11 mars 2008

L'OCDE sonne l'alarme sur l'état de la planète à l'horizon 2030

Article rédigé par Laurence CARAMEL, paru sur www.lemonde.fr , Jeudi 6 mars 2008.

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Planète et son Environnement.

Quel est votre avis sur l'article de Laurence CARAMEL publié sur le site internet du journal "Le Monde", Jeudi 6 mars 2008 ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cet article et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis opinions et critiques, - Merci.

(catégorie : IV Regard sur la Planete et son Environnement)

Urgence! Le secrétaire général de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), Angel Gurria, a, à son tour, mercredi 5 mars 2008, tiré la sonnette d'alarme en appelant la communauté internationale à prendre de véritables mesures pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation généralisée des ressources planétaires.

Arguments à l'appui avec la publication des "Perspectives de l'Environnement à l'horizon 2030", un pavé de plus de 500 pages qui examine dans le détail les effets combinés de la démograhie mondiale et de la croissance économique sur l'état de la planète. Et ce à une échéance beaucoup plus proche que ne s'y était, par exemple, essayé l'économiste britannique Nicolas Stern en 2006, dans le premier travail ayant fait date sur le sujet.

"Je vous préviens, si nous ne faisons rien, le tableau de notre planète en 2030 ne sera pas agréable à regarder", a averti Angel Gurria en pointant le risque de modifier de façon irréversible les conditions environnementales sur lesquelles repose le maintien de la prospérité économique.

En 2030, la population de la Terre atteindra 8,2 milliards de personnes contre 6,5 milliards aujourd'hui. Si l'économie mondiale continue de croître à un rythme comparable à celui de ces dernières années, sa taille aura doublé en trente ans. La demande de matières premières (produits agricoles, minerais, énergie fossile, bois, eau) progressera de 60% dans les pays industrialisés mais de 160% chez les nouveaux grands acteurs de la scène internationale - Brésil, Russie, Inde, Chine.

Au prix de quels déséquilibres ? L'OCDE a identifié quatre domaines dans lesquels il est urgent d'agir: le changement climatique, la perte de la biodiversité, le manque d'eau et l'impact sur la santé humaine de la pollution. Les deux derniers ont, jusqu'à présent, été les moins médiatisés.

Les chiffres livrés par l'organisation décrivent l'ampleur des enjeux: le nombre de personnes vivant dans des régions touchées par un fort stress hydrique devrait augmenter d'un milliard et concerner ainsi près de la moitié de l'humanité. La pollution de l'air aura des effets croissants sur la santé avec une explosion du nombre de décès prématurés liés à l'ozone troposphérique (dans la basse atmosphère) et aux particules. L'Asie serait la première touchée.

Il existe tout de même une bonne nouvelle: pour l'OCDE, ce constat accablant est cependant loin d'être insurmontable. Le rapport évalue à 1% de la richesse mondiale en 2030 le montant qu'il faudrait consacrer pour relâcher sensiblement la pression sur la planète et trouver un mode de développement plus soutenable. "Je ne dis pas que cela est bon marché ou facile, mais c'est à notre portée, surtout si on compare cet effort aux conséquences et aux coûts de l'inaction", a affirmé Angel Gurria.455173892.2.jpg

Afin de lutter contre le changement climatique, le secrétaire général de l'OCDE juge nécessaire l'introduction d'une taxe carbone. Ce qui est loin de faire consensus. "L'ennemi est connu. Il s'appelle carbone. Nous devons combattre cet ennemi en lui imposant un prix élevé", a t-il expliqué.

Ce n'est pas la seule suggestion qui risque de prendre à rebrousse-poil les pays industrialisés comme les pays en développement. L'OCDE défend ainsi la suppression des subventions aux énergies fossiles et se montre tout aussi prudente à l'égard des soutiens accordés aux agrocarburants, dont le bilan environnemental est aujourd'hui de plus en plus mis en cause.

La fiscalité ne devrait plus être incitative - récompenser les bons comportements -mais punitive, en taxant les activités qui polluent ou exploitent sans modération les réserves planétaires.

Pour l'OCDE, c'est à cette condition qu'il sera financièrement possible d'organiser le sauvetage de la planète, d'investir dans la recherche technologique et d'évoluer vers une économie "verte". Reste une question sans réponse, et sur laquelle achoppent les négociations internationales : qui paiera la facture?

Laurence CARAMEL, www.lemonde.fr, Jeudi 6 mars 2006

Photo: Copyright OCDE - Réf : CD207-117-459 (www.ocde.org)

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Commentaires

Isabelle Delannoy (rédactrice en chef adjointe de "Vu du ciel" www.eco-echos.com) avait fait un article sur le même sujet et j'avais laissé un commentaire que je reproduis ci-après.

chez Isabelle le 7/3/08

Le positif est la généralisation de la prise de conscience à tous les niveaux en particulier celle de l’urgence, au lieu de l’objectif de 2050, on en vient à 2030. L’insuffisance est dans le raisonnement : cela va coûter cher en oubliant l’autre face de la monnaie, cela va rapporter tout autant et surtout dans l’absence de solutions financières en dehors de la sempiternelle taxation. « Reste une question sans réponse », termine la journaliste du Monde qui en fait le compte-rendu, « et sur laquelle achoppent les négociations internationales : qui paiera la facture ? ».
Tout le monde va être acculé à comprendre que le système financier actuel est une aberration économique, voir l’écoLOGIQUE, les Dialogues avec Marianne et les Actualisations et à admettre enfin les solutions de libération monétaire que nous préconisons depuis des décennies. Je prépare une campagne pour cela pour laquelle je souhaite ta participation Isabelle et celle de Yann. Je te contacte prochainement lorsque je l’aurai finalisée.
Malgré tout les choses avancent. Dans le Monde 2 de ce jour un article sous le titre accrocheur « Mort aux vaches » pose la question de l’accroissement de la consommation de la viande. « Comment convaincre ces carnivores des dangers que cela implique ? ». Un autre article s’intitule « Manger local » et parle notamment des AMAP, plus de 500 concernent 100000 utilisateurs.

Ecrit par : drouet | 12 mars 2008

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