12 mars 2008

LE MONDE SELON MONSANTO

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Planète et son Environnement.

Quel est votre avis sur la note : "Le monde selon Monsanto" ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.

(catégorie : IV Regard sur la Planète et son Environnement)

Peut être avez-vous regardé le remarquable documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin, "Le monde selon Monsanto" (France, 2007, 1h48 mn), diffusé lundi 11 mars 2008 à 21h00 sur Arte ?

Ce reportage sur le Groupe Monsanto montre clairement que celui-ci est en train de devenir par le biais de rachats stratégiques, le premier groupe semencier de la planète. Le désir occulte du Groupe Monsanto semble être le contrôle de toute la chaîne alimentaire, donc de disposer d'un pouvoir de vie ou de mort sur la population mondiale, et ce, grâce aux brevets qu'il détient sur 90% du maïs, du soja, du colza ou du coton transgénique cultivés sur la planète.

Les rapports scientifiques contestables sur lesquels le Groupe se base pour convaincre avec succès les hommes politiques d'accepter les OGM, laissent sous-entendre que seule la corruption au plus haut sommet des Etats, peut expliquer l'obtention de ses autorisations "meurtrières".

Les théories des hommes politiques pèsent peu à côté de cette urgence. Mais existe t-il une solution, ou est-ce trop tard?

Créée aux Etats-Unis en 1901 (à Saint-Louis dans le Missouri) par John F. Quency, la société Monsanto vend d'abord de la saccharine, des arômes alimentaires et des produits pharmaceutiques contre la fièvre, l'insomnie ou les troubles gastriques, avant de se diversifier en 1960 dans l'agriculture. Sa spécialité: les engrais et des produits censés protéger des plantes.

Cette multinationale est présente dans 61 pays, emploie 17 500 salariés, et a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 7,3 milliards de dollars. Leader mondial des biotechnologies, le Groupe Monsanto joue un rôle majeur sur le marché des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

Le reportage de la journaliste Marie-Monique Robin nous oblige à prendre conscience de la gravité de la situation et de la destruction de l'environnement sur la planète. Depuis hier soir, 11 mars 2008, Marie-Monique Robin dispose sur le site internet de la chaîne franco-allemande d'un blog, pour exposer le sujet de ses recherches sur "Le monde selon Monsanto".

A SUIVRE ...

REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR

BLOG : //pascaljeangimenez.hautetfort.com

11 mars 2008

L'OCDE sonne l'alarme sur l'état de la planète à l'horizon 2030

Article rédigé par Laurence CARAMEL, paru sur www.lemonde.fr , Jeudi 6 mars 2008.

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Planète et son Environnement.

Quel est votre avis sur l'article de Laurence CARAMEL publié sur le site internet du journal "Le Monde", Jeudi 6 mars 2008 ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cet article et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis opinions et critiques, - Merci.

(catégorie : IV Regard sur la Planete et son Environnement)

Urgence! Le secrétaire général de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE), Angel Gurria, a, à son tour, mercredi 5 mars 2008, tiré la sonnette d'alarme en appelant la communauté internationale à prendre de véritables mesures pour lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation généralisée des ressources planétaires.

Arguments à l'appui avec la publication des "Perspectives de l'Environnement à l'horizon 2030", un pavé de plus de 500 pages qui examine dans le détail les effets combinés de la démograhie mondiale et de la croissance économique sur l'état de la planète. Et ce à une échéance beaucoup plus proche que ne s'y était, par exemple, essayé l'économiste britannique Nicolas Stern en 2006, dans le premier travail ayant fait date sur le sujet.

"Je vous préviens, si nous ne faisons rien, le tableau de notre planète en 2030 ne sera pas agréable à regarder", a averti Angel Gurria en pointant le risque de modifier de façon irréversible les conditions environnementales sur lesquelles repose le maintien de la prospérité économique.

En 2030, la population de la Terre atteindra 8,2 milliards de personnes contre 6,5 milliards aujourd'hui. Si l'économie mondiale continue de croître à un rythme comparable à celui de ces dernières années, sa taille aura doublé en trente ans. La demande de matières premières (produits agricoles, minerais, énergie fossile, bois, eau) progressera de 60% dans les pays industrialisés mais de 160% chez les nouveaux grands acteurs de la scène internationale - Brésil, Russie, Inde, Chine.

Au prix de quels déséquilibres ? L'OCDE a identifié quatre domaines dans lesquels il est urgent d'agir: le changement climatique, la perte de la biodiversité, le manque d'eau et l'impact sur la santé humaine de la pollution. Les deux derniers ont, jusqu'à présent, été les moins médiatisés.

Les chiffres livrés par l'organisation décrivent l'ampleur des enjeux: le nombre de personnes vivant dans des régions touchées par un fort stress hydrique devrait augmenter d'un milliard et concerner ainsi près de la moitié de l'humanité. La pollution de l'air aura des effets croissants sur la santé avec une explosion du nombre de décès prématurés liés à l'ozone troposphérique (dans la basse atmosphère) et aux particules. L'Asie serait la première touchée.

Il existe tout de même une bonne nouvelle: pour l'OCDE, ce constat accablant est cependant loin d'être insurmontable. Le rapport évalue à 1% de la richesse mondiale en 2030 le montant qu'il faudrait consacrer pour relâcher sensiblement la pression sur la planète et trouver un mode de développement plus soutenable. "Je ne dis pas que cela est bon marché ou facile, mais c'est à notre portée, surtout si on compare cet effort aux conséquences et aux coûts de l'inaction", a affirmé Angel Gurria.455173892.2.jpg

Afin de lutter contre le changement climatique, le secrétaire général de l'OCDE juge nécessaire l'introduction d'une taxe carbone. Ce qui est loin de faire consensus. "L'ennemi est connu. Il s'appelle carbone. Nous devons combattre cet ennemi en lui imposant un prix élevé", a t-il expliqué.

Ce n'est pas la seule suggestion qui risque de prendre à rebrousse-poil les pays industrialisés comme les pays en développement. L'OCDE défend ainsi la suppression des subventions aux énergies fossiles et se montre tout aussi prudente à l'égard des soutiens accordés aux agrocarburants, dont le bilan environnemental est aujourd'hui de plus en plus mis en cause.

La fiscalité ne devrait plus être incitative - récompenser les bons comportements -mais punitive, en taxant les activités qui polluent ou exploitent sans modération les réserves planétaires.

Pour l'OCDE, c'est à cette condition qu'il sera financièrement possible d'organiser le sauvetage de la planète, d'investir dans la recherche technologique et d'évoluer vers une économie "verte". Reste une question sans réponse, et sur laquelle achoppent les négociations internationales : qui paiera la facture?

Laurence CARAMEL, www.lemonde.fr, Jeudi 6 mars 2006

Photo: Copyright OCDE - Réf : CD207-117-459 (www.ocde.org)

A SUIVRE ...

REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR

BLOG ://pascaljeangimenez.hautetfort.com

10 mars 2008

EURO-REGION : “ALPES-MEDITERRANEE”

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue en Méditerranée.

Quel est votre avis sur la note  "Euro-Région Alpes-Méditerranée" ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.

(catégorie : VI Regard sur le Dialogue en Méditerranée)

2. Euro-Région : Alpes-Méditerranée

Les Présidents des Régions de la Vallée d'Aoste, du Piémont, de Ligurie, de Provence-Alpes-Côtes d'Azur et de Rhône-Alpes ont le signé le 10 juillet 2007 à Turin, puis au Fort de Bard dans la Vallée d'Aoste, le 18 juillet 2007, un protocole d'accord créant l'Euro-Région Alpes-Méditerranée. Sa création a été officiellement annoncée à Bruxelles, le 10 octobre 2007, à l'occasion de l'édition 2007 des Open Days, la semaine européenne des Villes et des Régions organisée par la Commission Européenne et le Comité des Régions. Et son acte de naissance a été signé le 27 novembre 2007 à Lyon.

Le PIB de l'Euro-Région Alpes-Méditerranée représente 4,2 % de celui de l'Europe des 25. Sa superficie est de 110 460 Km2 et sa population approche les 17 millions d'habitants.

Michel Vauzelle, Président de la Région Provence-Alpes-Côtes d'Azur, assure pour une période de six mois depuis le 1er janvier 2008, la première présidence tournante de cet espace transfrontalier européen. Lors de l'inauguration du siège de l'Euro-Région à Bruxelles (62, rue du Trône) aux côtés de ses homologues, le 31 janvier 2008, il a déclaré vouloir faire entendre la voix du sud de l'Europe : " L'Euro-Région, c'est la volonté politique commune, dans une Europe élargie, de se positionner sur des dossiers d'envergure et de développement de notre territoire franco-italien". Il a aussi présenté l'actualité et les priorités d'"Alpes-Méditerranée" pour le semestre à venir : " Dans le cadre de la présidence Provence-Alpes-Côtes d'Azur, nous développerons la communication autour de l'Euro-Région. Nous mettrons en oeuvre un plan d'activités, notamment autour de trois thèmes : l'innovation, la jeunesse et la Méditerranée " (source : "La Lettre de Région", n° 96, p 4).

Dans l'éditorial de "La Lettre de Région" du mois de février 2008, Michel Vauzelle écrit qu'avec le Piémont, la Ligurie, le Val d'Aoste et Rhône-Alpes, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur partage " le même destin, au coeur de l'Europe. (...) Forte de 17 millions d'habitants et d'une puissance économique qui s'illustre de Marseille à Turin, à Lyon et Gênes, nous nous défendrons mieux en Europe. (...) Face à la mondialisation, nous allons mettre en commun nos forces économiques en harmonisant et en mettant en réseaux solidaires nos filières industrielles, nos universités, nos technopôles, notre agriculture. Nous organiserons mieux ensemble la protection de notre environnement - la mer, nos fleuves, nos forêts, nos montagnes, nos paysages. Au centre de l'Europe, avec nos Alpes, et au coeur de la Méditerranée et de l'Arc latin, nous devons nous "désenclaver" pour jouer le rôle capital qui nous revient en tant que voisins immédiats du Maghreb dans l'espace euroméditerranéen. Sous ma présidence, l'Euro-Région  engagera dans les prochaines semaines les actions qui donneront une dynamique et une dimension nouvelle aux capacités de Provence-Alpes-Côtes d'Azur. Notre région dans cette première Euro-Région d'Europe décide de se donner une belle perspective, pour elle mais aussi pour la France. L'Euro-Région prend donc son envol, forte d'une volonté politique qui doit s'étendre à toute la Méditerranée, elle-même indispensable à un modèle européen au sein de la mondialisation".

Luciano Cavei, Président de la Région autonome de la Vallée d'Aoste, est intervenu pour sa part, en tant que rapporteur de la table ronde "Le GECT : nouvel élan pour la coopération territoriale en Europe", qui s'est déroulée à Bruxelles le 7 juin 2007, pour donner de l'Euro-Région Alpes Méditerranée qui allait naître, l'aperçu suivant : " L'histoire de proximité entre ces régions (...) n'est autre qu'une longue alternance d'unions ou de séparations que nos territoires ont subies, au gré de traités décidés à Paris, Vienne ou Madrid, sans tenir compte des volontés, des intérêts, ni même des affinités des peuples concernés " (source : www.unionvaldotaine.org, le 17 juillet 2007).

L'Euro-Région Alpes-Méditerranée est le premier ensemble de Régions à tester le nouveau statut juridique de Groupement Européen de Coopération Transfrontalière (GECT).

Le GECT est un nouvel instrument communautaire né du besoin de faciliter et de promouvoir la coopération transfrontalière (coopération de proximité au travers des frontières terrestres ou maritimes), interrégionale (coopération entre territoire non continu) et transnationale ( coopération au sein de vaste unité géographique - Alpes, Europe du nord-ouest...), entre les membres de l'Union Européenne. Son but : simplifier le processus de coopération territoriale entre les Etats membres, fournir un cadre commun et cohérent pour les interventions nationales, régionales et locales et surmonter les barrières institutionnelles, légales et  financières.

En France, l'Assemblée Nationale a adopté le 29 janvier 2008 les dispositions mettant en conformité le droit interne français avec le règlement communautaire créant le GECT (celui-ci est entré en application le 1er août 2007). Elles figureront dans le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) après leur adoption par le Sénat, qui examinera ces dispositions lors de la séance du jeudi 3 avril 2008 (source : Mission Opérationnelle Transfrontalière (MOT), www.espaces-transfrontaliers.org).

Pour l'historien Pierre Hillard, auteur en 2005 de "La décomposition des Nations Européennes : de l'Union euro-atlantique à l'Etat mondial, Géopolitique cachée de la Constitution Européenne" (Editions François-Xavier de Guibert), la transformation progressive des frontières nationales en frontières administratives, aurait été grandement favorisée par l'Association des Régions Frontalières Européennes (ARFE), un institut germano-européen, né en 1965 (www.aebr.net).

Pierre Hillard estime qu'à partir du moment ou les frontières étatiques sautent, il existe des possibilités de regroupement de régions transnationales à des fins économiques et/ou ethniques.

Ceci explique que la Commission Européenne ait produit des cartes proposant la création de grands blocs économiques régionaux ou les Etats ont complètement disparu.

La ratification de la Constitution Européenne ne fait à ses yeux qu'accélérer ce processus au détriment des Etats-Nations et au profit du mondialisme. Il évoque pour preuve les articles I-3 (les objectifs de l'Union), III-130 (titre III, politique et action interne) et III-246 (section 8: réseaux transeuropéens), qui évoquent la volonté d'aboutir à une Europe "sans frontières intérieures".

Dans la préface de ce livre, l'historien Edouard Husson décèle dans la "construction européenne" actuelle, un désir de détruire les Nations : " La deuxième moitié du XXe siècle aura été fondée sur un paradoxe. Des générations d'hommes politiques ont parlé de la "construction européenne" mais il semble s'agir d'un objectif, comme l'horizon, qui s'éloigne au fur et à mesure que l'on avance. En fait, avec les années, on assiste à la déconstruction, à la destruction des Nations, sans que rien ne vienne les remplacer. Et l'on peut même se demander, hypothèse encore plus terrible, mais vraisemblable, si "faire l'Europe" ne consiste pas en fait à détruire les Nations. L'historien allemand Rudolf von Thadden l'avait dit sans prendre de gants : "pour faire l'Europe, il faut défaire un peu la France". Il vaut la peine de s'arrêter quelques instants sur une telle formule : d'abord parce qu'elle constitue un aveu. Les artisans de la "construction européenne" veulent l'abolition des souverainetés en Europe ".

A SUIVRE...

REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR

BLOG : //pascaljeangimenez.hautetfort.com

Toutes les notes