23 avril 2008

NICOLAS SARKOZY

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique.

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(catégorie: I Regard sur la France)

1. Regard de nos hommes et femmes politiques français

Nicolas Sarkozy a réuni à Paris le 6 mars 2005, les 2 700 membres du "parlement" de l'UMP, afin de leur dévoiler dans le cadre de la campagne référendaire 2005, le slogan officiel du parti: "L'Europe mérite un OUI". Il a martelé que "dire OUI à la Constitution, c'est dire OUI à l'Europe", avant de s'attaquer aux arguments du NON qui reposaient en général sur l'entrée de la Turquie, la politique industrielle et agricole, les délocalisations et le dumping social.

C'est en affichant son hostilité à la candidature d'Ankara qu'il s'est attiré les applaudissements les plus nourris. Il a demandé aux membres du conseil national du parti d'approuver les termes de la notion de synthèse qu'il leur soumettait "pour que chaque français comprenne qu'en diasnt OUI à la Constitution européenne, il ne dit pas OUI à l'intégration de la Turquie".

Nicolas Sarkozy est parvenu à les convaincre. Le texte final qui plaide en faveur d'un "partenariat privilégié" avec la Turquie a été adopté par 90,8% des votants, quand seulement 6,5% l'ont rejeté et 2,7% se sont abstenus.

Il n'a pas manqué de réserver une grande partie de son intervention à dénoncer les partisans du NON qui se trompent de combat. "Ce qui est en cause le 29 mai 2005" a t-il assuré, "ce n'est pas le Président de la République, ce n'est pas le gouvernement, ni le Premier Ministre. Ce n'est pas l'UMP. Il ne s'agit pas de politique, la petite ou la grande. Il ne s'agit pas de la France, notre pays et notre patrie. Nous n'avons pas, nous les français, le droit de dire NON à l'Europe".

A Strasbourg, jeudi 17 mars 2005, il ajoute: "on n'a pas le droit de dire NON à une idée qui a apporté la paix (...). Cette paix que nous connaissons depuis 60 ans porte un nom : l'Union politique européenne (...). Un NON serait le triomphe de l'Europe anglo-saxonne, l'Europe du marché ou c'est le plus fort qui gagne (...). Je me fais une idée de la France première en Europe et pas derrière tous les pays".

Nicolas Sarkozy pense que cette Constitution européenne devait amener "trois progrès considérables": l'élection d'un Président de l'Union qui "corrigera la réalité si souvent bureaucratique et technocratique de l'Europe d'aujourd'hui", le passage de la règle de l'unanimité à celle de la majorité, et la reconnaissance par les 25 pays de l'Union des "mêmes valeurs" qui sont "celles de la démocratie française".

Le même jour sur "Radio J", Philippe de Villiers, le Président du Mouvement pour la France (MPF), accuse Nicolas Sarkozy de pratiquer un double langage:

"Nicolas Sarkozy annonce qu'il vote OUI à la Constitution européenne alors qu'il pense NON (...). C'est un OUI officiel et c'est un NON officieux. Je sais ce qu'il pense parce qu'il me l'a dit". Avant d'ajouter: "En réalité, il fournit à ses troupes ce qu'il appelle un kit, une boîte à outils pour le NON. Sur la boîte , il y a marqué OUI parce qu'il ne peut pas faire autrement, c'est le parti du Président (Jacques Chirac). Vous ouvrez la boîte et c'est tout pour le NON, et il dit :voilà pourquoi je vote".

(source : dépêche AFP, Paris le 6 mars 2005).

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