30 avril 2008
LE RETRAIT DE 68 PROJETS LEGISLATIFS à BRUXELLES
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe.
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(catégorie : II Regard sur l'Europe)
19. LE RETRAIT DE 68 PROJETS LEGISLATIFS A BRUXELLES
José Manuel Barroso a décidé en septembre 2005 de retirer près de 70 projets législatifs européens jugés inutiles ou bloqués par le Parlement et le Conseil Européen. Il a justifié ce choix dans Le Figaro du 20 septembre 2005:
"Nous venons d'entrer dans la siècle de la Mondialisation. Les changements interviennent à un rythme effréné. Nous devons faire face sans tenter d'y résister. Pour promouvoir la liberté, la sécurité et la prospérité, il nous faut récolter et non pas rejeter les fruits de la Mondialisation.
L'Europe doit s'ouvrir au côtés du monde en évolution, dans le respect de ses valeurs et de ses principes. Tels est le message que j'adresserai aujourd'hui aux membres de la Commission Européenne, lorsque nous discuterons de notre programme de travail. L'Union Européenne constitue pour ses peuples et ses pays le meilleur outil pour relever ce défi. Même les Etats membres les plus grands sont trop petits pour y parvenir seuls.
(...) L'Union Européenne doit relever ce défi en s'appuyant sur ses Traités. Sa Constitution ne deviendra pas réalité dans un avenir proche. C'est regrettable, mais cela ne doit pas servir de prétexte à la paralysie.
(...) La Commission Européenne se concentrera, comme elle l'a fait depuis le début, sur la croissance et l'emploi. Je n'ai pas à rougir de maintenir le cap. Mais la Commission Européenne n'a pas de solution magique à offrir pour créer croissance et emplois: une telle solution n'existe pas et elle n'est pas non plus nécessaire.
Il existe différents moyens de rendre les économies prospères et dynamiques. Les discussions interminables sur le meilleur modèle économique et social ne nous éclaireront pas, elles nous paralyseront.
C'est pourquoi la Commission Européenne a fixé des objectifs communs et a défini les moyens qui permettront à l'Union de les atteindre. Et elle s'efforce d'accélérer le processus de réforme. Une contribution essentielle de la Commission Européenne consistera à proposer une législation de qualité.
La semaine prochaine, nous déciderons de mettre au rebut pas moins de 60 propositions de lois. Non parce qu'elles favorisent un modèle ou l'autre, mais parce qu'elle sont inutiles ou inefficaces. Il s'agit d'un débat sur l'équilibre et non sur l'orientation: jusqu'ou l'Union Européenne peut elle aller dans sa législation?
La réponse est évidente: l'Union Européenne doit agir là ou elle ajoute de la valeur, que ce soit dans le domaine de la sécurité aérienne ou dans celui de la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme, pour citer deux exemples récents. Elle doit agir simplement et efficacement. Nous nous engageons à une meilleure règlementation et non pas à une dérèglementation pour le plaisir de dérèglementer. L'Europe doit également parvenir à un consensus sur son budget, et rapidement".
Réaction du député européen socialiste Gilles savary:
"Cette étonnante capacité de retrait pur et simple d'un texte en cours de procédure législative démontre, s'il en était besoin, que la Commission Européenne dispose du pouvoir d'utiliser la même procédure pour d'autres texte comme ...le fameux projet de directive Bolkestein sur les services".
(sources : Le Figaro du 20 septembre 2005 et Philippe Ricard, Le Monde du 16 septembre 2005)
A SUIVRE ...
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29 avril 2008
IGNACIO RAMONET, LE DIRECTEUR DU "MONDE DIPLOMATIQUE"
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation.
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(catégorie : III Regard sur la Mondialisation)
18. IGNACIO RAMONET, LE DIRECTEUR DU "MONDE DIPLOMATIQUE"
Ignacio Ramonet (né le 5 mai 1943 à Redondela, Galice, Espagne), journaliste de profession, est le directeur du mensuel français "Le Monde Diplomatique". Il a participé à fonder l'association ATTAC, née à la suite de son éditorial publié dans le "Monde Diplomatique" de décembre 2007.
Ignacio Ramonet et l'un des promoteur du Forum Social mondial de Porto Alegre, ainsi que le fondateur de l'ONG internationale "Media Watch Global" et de sa version française "l'Observatoire Français des Médias". Il est également membre du comité de parrainage de la "Coordination française pour la décennie de la culture de paix et de non-violence".
Hostile à la mondialisation et à la dictature de la pensée unique qu'il estime être son corollaire, Ignacio Ramonet en donne en janvier 1995 une sévère définition dans son éditorial du Monde Diplomatique:
"Dans les démocraties actuelles, de plus en plus de citoyens libres se sentent englués, poissés par une sorte de visqueuse doctrine qui, insensiblement, enveloppe tout raisonnement rebelle, l'inhibe, le trouble, le paralyse et finit par l'étouffer. Cette doctrine, c'est la pensée unique, la seule autorisée par une invisible et omniprésente police de l'opinion (...). Qu'est ce que la pensée unique? La traduction en termes idéologiques à prétention universelle des intérêts d'un ensemble de forces économiques, celles, en particulier, du capital international. Elle a été, pour ainsi dire, formulée et définie dès 1944, à l'occasion des Accords de Bretton-Woods. Ses sources principales sont les grandes institutions économiques et monétaires - Banque Mondiale, Fonds Monétaire International, Organisation de Coopération et de Développement Economique, Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce, Commission Européenne, Banque de France, ect- qui, par leur financement, enrôlent au service de leurs idées, à travers toute la planète, de nombreux centres de recherches, des universités, des fondations, lesquels, à leur tour, affinent et répandent la bonne parole.
Ce discours anonyme est repris et reproduit par les principaux organes d'information économique, et notamment par les "bibles" des investisseurs et des boursiers - The Wall Street Journal, Financial Times, The Economist, Far Eastern Economic Review, les Echos, Agence Reuter, etc - propriétés, souvent, de grands groupes industriels et financiers. Un peu partout, des facultés de sciences économiques, des journalistes, des essayistes, des hommes politiques, enfin, reprennent les principaux commandements de ces nouvelles tables de la loi et, par le relais des grands médias de masse, les répètent à satiété. Sachant pertinemment que, dans nos sociétés médiatiques, répétition vaut démonstration".
(source : Le Monde Diplomatique, janvier 1995, p 1)
A SUIVRE ...
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25 avril 2008
LE GRENELLE ENVIRONNEMENT
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Planète et son Environnement.
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(catégorie: IV Regard sur la Planète et son Environnement)
2. LE GRENELLE ENVIRONNEMENT
Lundi 21 mai 2007, le Président de la République et Alain Juppé, Ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable durables, ont reçu les principales organisations écologiques non gouvernementales, des scientifiques et des experts en matière de développement durable, pour préparer le "Grenelle de l'Environnement" de l'automne 2007.
Nicolas Sarkozy déclare ce jour-là:
"Une tâche immense nous incombe. Les français mesurent les enjeux du changement climatique et de la biodiversité. Ils n'en mesurent pas les implications. Parler de l'Environnement exige de penser notre relation à la nature. Parler de l'Environnement impose de s'interroger sur notre mode de consommation et notre mode de vie. Naturellement, il n'est pas question de contester le progrès technologique. Nombre de réponses aux questions de l'Environnement se trouvent dans ce progrès, et nous ne pouvons pas par ailleurs interdire aux pays les plus pauvres de se développer. Pour autant, il nous appartient bien d'en prévenir les excès ou les dérives. Quelles que soient nos convictions, l'épuisement des énergies fossiles, l'épuisement des ressources naturelles, les changements climatiques sont des échéances incontournables qui imposeront des changements.
Le rapport Stern évalue à 20% de la consommation mondiale l'inaction. L'estimation du nombre de réfugiés climatiques varie de 150 millions à un milliard. Le GIEC (Groupe International d'Experts du Changement Climatiques) a récemment conclu qu'il suffisait de 0,3% à 3% du PIB mondial pour prévenir ces changements. Ces données, nous les connaissons.
Le "Grenelle de l'Environnement" ne sera pas un énième colloque pour constater l'urgence écologique et conclure qu'il faut agir. L'époque des colloques est derrière nous. Le temps est à l'action. Et je voudrais vous proposer le cadre de ce "Grenelle de l'Environnement".
En premier lieu, il s'agit bien d'une négociation sur des mesures concrètes. Il faut prévenir le changement climatiques et ces conséquences. Quels sont nos engagements? Il faut prévenir la biodiversité. Quels sont nos engagements? Il faut prévenir les conséquences des pollutions sur la santé. Quels sont nos engagements? Ce sont mes trois priorités d'action. Et je vous propose que ce soient les trois priorités du "Grenelle de l'Environnement".
(Source : Palais de l'Elysée, lundi 21 mai 2007, www.elysee.fr).
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23 avril 2008
NICOLAS SARKOZY
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique.
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(catégorie: I Regard sur la France)
1. Regard de nos hommes et femmes politiques français
Nicolas Sarkozy a réuni à Paris le 6 mars 2005, les 2 700 membres du "parlement" de l'UMP, afin de leur dévoiler dans le cadre de la campagne référendaire 2005, le slogan officiel du parti: "L'Europe mérite un OUI". Il a martelé que "dire OUI à la Constitution, c'est dire OUI à l'Europe", avant de s'attaquer aux arguments du NON qui reposaient en général sur l'entrée de la Turquie, la politique industrielle et agricole, les délocalisations et le dumping social.
C'est en affichant son hostilité à la candidature d'Ankara qu'il s'est attiré les applaudissements les plus nourris. Il a demandé aux membres du conseil national du parti d'approuver les termes de la notion de synthèse qu'il leur soumettait "pour que chaque français comprenne qu'en diasnt OUI à la Constitution européenne, il ne dit pas OUI à l'intégration de la Turquie".
Nicolas Sarkozy est parvenu à les convaincre. Le texte final qui plaide en faveur d'un "partenariat privilégié" avec la Turquie a été adopté par 90,8% des votants, quand seulement 6,5% l'ont rejeté et 2,7% se sont abstenus.
Il n'a pas manqué de réserver une grande partie de son intervention à dénoncer les partisans du NON qui se trompent de combat. "Ce qui est en cause le 29 mai 2005" a t-il assuré, "ce n'est pas le Président de la République, ce n'est pas le gouvernement, ni le Premier Ministre. Ce n'est pas l'UMP. Il ne s'agit pas de politique, la petite ou la grande. Il ne s'agit pas de la France, notre pays et notre patrie. Nous n'avons pas, nous les français, le droit de dire NON à l'Europe".
A Strasbourg, jeudi 17 mars 2005, il ajoute: "on n'a pas le droit de dire NON à une idée qui a apporté la paix (...). Cette paix que nous connaissons depuis 60 ans porte un nom : l'Union politique européenne (...). Un NON serait le triomphe de l'Europe anglo-saxonne, l'Europe du marché ou c'est le plus fort qui gagne (...). Je me fais une idée de la France première en Europe et pas derrière tous les pays".
Nicolas Sarkozy pense que cette Constitution européenne devait amener "trois progrès considérables": l'élection d'un Président de l'Union qui "corrigera la réalité si souvent bureaucratique et technocratique de l'Europe d'aujourd'hui", le passage de la règle de l'unanimité à celle de la majorité, et la reconnaissance par les 25 pays de l'Union des "mêmes valeurs" qui sont "celles de la démocratie française".
Le même jour sur "Radio J", Philippe de Villiers, le Président du Mouvement pour la France (MPF), accuse Nicolas Sarkozy de pratiquer un double langage:
"Nicolas Sarkozy annonce qu'il vote OUI à la Constitution européenne alors qu'il pense NON (...). C'est un OUI officiel et c'est un NON officieux. Je sais ce qu'il pense parce qu'il me l'a dit". Avant d'ajouter: "En réalité, il fournit à ses troupes ce qu'il appelle un kit, une boîte à outils pour le NON. Sur la boîte , il y a marqué OUI parce qu'il ne peut pas faire autrement, c'est le parti du Président (Jacques Chirac). Vous ouvrez la boîte et c'est tout pour le NON, et il dit :voilà pourquoi je vote".
(source : dépêche AFP, Paris le 6 mars 2005).
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21 avril 2008
ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA MEDITERRANEE (APM) : PRESIDENT FONDATEUR RUDY SALLES
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue en Méditerranée.
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(catégorie : VI Regard sur le Dialogue en Méditerranée)
4. L'ASSEMBLEE PARLEMENTAIRE DE LA MEDITERRANEE (APM) : Président fondateur Rudy Salles
L'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM) est issue de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM), organe subsidiaire de l'Union Interparlementaire (UIP) qui a fonctionné de 1992 à 2005.
Pendant les années 1970 et 1980, l'Union Interparlementaire (UIP) a tenu sept Conférences interparlementaires sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE). En 1990, pour prolonger la dynamique CSCE et répondre aux problèmes et défis de la région, l'Union Interparlementaire (UIP) a lancé la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM).
Très vite, ce mouvement composé de diverses conférences et réunions a été baptisé "processus CSCM". Son objectif: parvenir à définir avec la participation de tous les pays de la région une politique régionale dans tous les domaines et de jeter les bases d'un processus CSCM aussi bien intergouvernemental qu'interparlementaire. La CSCM a été conçue comme un lieu de rencontre ou, dans un climat de sécurité et de stabilité, un véritable dialogue des cultures pourrait s'instaurer et des relations de partenariat se développer pour assurer à la région une croissance équilibrée.
Durant ses treize années d'existence (1992-2005), la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM) a tenu quatre conférences interparlementaires, à Malaga (Espagne) en 1992; La Valette (Malte) en 1995; Marseille (France) en 2000 et Nauplie (Grèce) en 2005. Les membres de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM) se sont aussi réunis deux fois par an lors des assemblées de l'Union Interparlementaire (UIP).
La quatrième et dernière Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM) qui s'est tenue à Nauplie (Grèce) en février 2005 a marqué la fin du processus de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée (CSCM) à l'Union Interparlementaire (UIP). Pendant la conférence les participants ont décidé de créer la première institution politique vraiment méditerranéenne: l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM).
La session inaugurale de l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée (APM) s'est déroulée à Amman (Jordanie) le 11 septembre 2006. Son siège, fixé à Malte, a ouvert ses portes le 22 novembre 2007.
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07:53 Publié dans VI REGARD SUR LE DIALOGUE EN MEDITERRANEE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 avril 2008
LA PLACE DE L'HOMME POLITIQUE DANS LA GESTION DU PAYS
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France.
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(catégorie : I Regard sur la France)
18. LA PLACE DE L'HOMME POLITIQUE DANS LA GESTION DU PAYS
Gilles Gaetner, rédacteur en chef adjoint du service "investigation" du magazine L'Express, s'inquiète dans "La République des copains" (Flammarion, 2005) de la dérive démocratique qui touche depuis plusieurs années la France :
"La compétence comme seul critère? Le talent comme unique motif de nomination ? La vertu comme CV ? On aimerait le croire dans l'attribution des postes-clefs du pouvoir. On aimerait rêver que les préfets, les responsables de la police, les membres du Conseil d'Etat ou de la Cour des Comptes, les ambassadeurs, les patrons des entreprises publiques..., soient uniquement choisis selon leurs aptitudes et qualités. On aimerait...mais on se berce d'illusions. Car est-il vraiment si loin le temps ou l'Emprereur Caligula nommait son cheval au poste de consul, quand on voit comment nombre de nominations se font, aujourd'hui en France, par copinage pur et simple ?
Depuis 1981, la France est entrée, sans l'avouer, dans l'ère des nominations politiques. Aide-moi et je te trouverai un job bien rémunéré. Porte ma couleur partisane et tu seras généreusement payé de retour. Soutiens mes idées et tu décrocheras une fonction qui nous servira par la suite. A gauche comme à droite, de Mitterrand à Chirac en passant par Rocard, Balladur, Juppé et Jospin, on a pris goût aux renvois d'ascenseur en tous genres, aux affinités avec le pouvoir en place, aux remerciements pour services rendus...".
En quatrième de couverture, les éditions Flammarion ajoutent:
"Cette dérive démocratique, Gilles Gaetner la passe au crible sans complaisance . En plongeant dans les coulisses des vingt-cinq dernières années de notre République, anecdotes et histoires étonnantes à l'appui, il brosse un tableau peu reluisant de la France d'en haut, de très haut même. Et révèle les dessous d'une "République des copains" ou règnent les petits arrangements entre amis".
(source : Gilles Gaetner, "La République des copains", Flammarion, 2005).
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16 avril 2008
LE 6e SOMMET DU "TRIANGLE DE WEIMAR"
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe.
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(catégorie : II Regard sur l'Europe)
20. LE SIXIEME SOMMET DU "TRIANGLE DE WEIMAR"
Lancée à Weimar en 1991 sous l'impulsion des Ministres français allemand des Affaires Etrangères, la relation trilatérale franco-germano-polonaise dite du Triangle de Weimar, exprime à l'origine la volonté de l'Allemagne et de la Pologne de s'inspirer dans leur réconciliation du modèle de la réconciliation franco-allemande.
La vocation du Triangle de Weimar a évolué avec la perspective de l'élargissement européen et son action s'est peu à peu orientée vers un soutien à la préparation de l'adhésion de la Pologne à l'Union Européenne. L'entrée de la Pologne dans l'Union Européenne le 1er mai 2004 renouvellera la vocation du Triangle de Weimar qui s'affirme comme un cadre de dialogue politique à divers niveaux des autorités des trois pays. Il leur permet d'échanger leurs vues sur les progrès de la construction européenne, sur les politiques internes, sur la politique extérieure de sécurité et de défense européenne ainsi que sur le développement des relations avec les "nouveaux voisins".
Une concertation étroite entre les trois pays s'est instaurée sur les grands dossiers européens, notamment sur les questions liées à l'avenir économique et financier de l'Union. La France et l'Allemagne ont fortement contribué à l'adhésion de la Pologne dans l'Union Européenne, en particulier par plusieurs jumelages institutionnels phare, notamment dans les domaines de l'agriculture, de l'environnement, des transports et des affaires étrangères.
La première rencontre trilatérale informelle s'est tenue à Gdansk le 21 septembre 1993 entre les Présidents français, allemand et polonais, à l'occasion de la remise de diplôme honoris causa à François Mitterrand et Lech Walesa. Et le premier Sommet s'est déroulé en Pologne, à Poznan, le 21 février 1998.
Dans son allocution du 19 mai 2005 place Stanislas à Nancy au pied de la statue de l'ancien Roi de Pologne Stanislas Leszczynski (devenu duc de Lorraine et de Bar grâce à son gendre le Roi de France Louis XV), comme au cours d'une conférence de presse commune à l'hôtel de ville, Jacques Chirac s'est montré très ferme.
En cas de victoire du NON au référendum 2005 " il n'y aura envidemment pas de rénégociation" du traité. Et d'ailleurs "sur quelles bases voulez-vous renégocier, sur les propositions du Front National, ou bien sur les propositions du Parti Communiste Français, ou sur un cocktail entre les deux? (...) Il n'y a aucun plan B possible, ni juridiquement, ni politiquement (...). On ne renégociera pas parce que nous n'aurons personne avec qui renégocier. Ne cédons pas à la tentation du repli! (...) Le 29 mai 2005, c'est un choix historique que nous aurons à faire, un choix qui engage chacun de nous. Faisons le choix du rayonnement de la France! Faisons le choix d'une Europe juste et d'une Europe puissante.! (...) La solidarité franco-allemande sera atteinte et c'est un vrai danger".
Rappelant que le traité était le fruit d'un compromis à vingt-cinq, il a souligné que chacun avait "fait évidemment des sacrifices par rapport à ce qu'il aurait souhaité" et était allé "à la limite de ce que son opinion pouvait accepter". Il s'est dit "imprésionné par le manque de réalisme" de ceux qui évoquent l'hypothèse "d'un plan B".
Prétendre qu'on renégociera c'est "ne pas connaître le fonctionnement de l'Union Européenne" ou "vouloir tromper les françaises et les français en faisant ce genre d'affirmation (...). Comment imaginer un instant que, parce que la France aurait dit NON, nos partenaires diraient: eh bien très bien, on va renégocier".
Gérhard Shröder, le Chancelier allemand a fait front commun avec Jacques Chirac : "La France assume une grande responsabilité : la responsabilité de ne pas laisser tomber les autres européens dans le domaine de la construction européenne. C'est la requête que nous vous adressons en ayant le plus profond respect pour la souveraineté du peuple qui va voter (...). Il faut utiliser cette occasion historique sans précédent , sans se réfugier dans des peurs, dans des craintes qui sont levées par l'adhésion de ces Etats à l'Union Européenne et à l'OTAN (...). A l'heure de la mondialisation, il faut comprendre que l'Europe, lorsqu'elle parle d'une seule voix ici, ou sur d'autres dossiers importants, est plus forte que si chacun s'exprime pour son compte et chacun pour soi. Voilà ce qu'il faut sans cesse rappeler". Sur le plan B il a été formel : "C'est une pure illusion. Il n'y a pas l'ombre d'une chance de rouvrir le processus constitutionnel".
Aleksander Kwasniewski, le Président polonais a lancé un appel similaire: " La Pologne croit et compte sur le résultat positif du référendum français (...). Je sais que cet argument du "plombier polonais" est en France très souvent utilisé, mais je vous dis que c'est vraiment une exagération. Ce n'est pas vrai qu'une main d'oeuvre bon marché des nouveaux membres de l'Union Européenne est venue inonder les autres pays. Nous non plus, nous ne sentons pas qu'y ait un exode de main d'oeuvre polonaise hautement qualifiée vers les autres pays, ce qui rendrait plus difficile le développement de notre pays".
Ils ont défendu ensemble le modèle social européen, résultat d'un "équilibre" entre la recherche de "l'efficacité économique", la justice sociale, "le respect de l'homme et de sa dignité".
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14 avril 2008
ERNEST-ANTOINE SEILLIERE
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19. ERNEST-ANTOINE SEILLIERE
Pour Ernest-Antoine Seillière de Laborde le MEDEF a voté OUI en 2005 au projet de Constitution européenne parce qu'il estime "que seul le grand ensemble stratégique européen est à la dimension du jeu économique mondial qui se met en place".
A la tribune du 11e Colloque économique franco-chinois, le 6 avril 2005 à Pékin, l'ancien patron du MEDEF a déclaré vouloir une Union Européenne forte :
"La Chine, le Brésil, l'Afrique du Sud et la Russie seront de grands acteurs dans vingt ans. Face à eux, il faut avoir une Europe forte et organisée. La Constitution européenne y contribue".
A sa sortie de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Ernest-Antoine Seillière de Laborde (né le 20 décembre 1937 à Neuilly-sur-Seine) devient chef de cabinet de Christian Fouchet (Haut-commissaire en Algérie, puis Ministre de l'Information).
A l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) il se lie avec Lionel Jospin avec lequel il joue dans un orchestre de Jazz. Sorti à la vingtroisième place de l'ENA, Lionel Jospin ne peut intégrer les grands corps. Il entre donc à la direction économique du Ministère des Affaires Etrangères, dans le service de la coopération et de l'aide au développement, ou il occupe le même bureau qu'Ernest-Antoine Seillière de 1965 à 1968.
Ernest-Antoine Seillière deviendra ensuite chargé de mission au cabinet de Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), puis succéssivement de Pierre Messmer, Maurice Schumann et Robert Galley aux Armées (1973-1974).
Après une année de réflexion au Center for International Affairs de Harvard, il rejoint le Groupe Wendel en 1976 dont il devient le Président Directeur Général en 1987. Un groupe industriel et familial vieux de trois siècle et de neuf générations.
Il est actuellement administrateur de Wendel Investissement depuis 1985 et préside son conseil de surveillance depuis le 31 mai 2005 (son mandat expirera à l'issue de l'Assemblée Générale appelée à statuer sur les comptes de Wendel investissement de l'exercice 2008).
A SUIVRE ...
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11 avril 2008
AL GORE
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(catégorie : IV Regard sur la Planète et son Environnement)
1. AL GORE
Albert Arnold Gore Junior, plus connu sous le nom d'Al Gore, ancien Vice-président des Etats-Unis (1993-2001), est Président de la châine Current TV et de la société Generation Investment Management, membre du conseil d'administration d'Apple Computer Inc, conseiller senior auprès de Google Inc, et professeur associé de l'Université d'Etat de Murfeesboro (Tennessee).
Al Gore est élu en 1976 à la Chambre des Représentants (quatre mandats consécutifs), puis au Sénat en 1984 et 1990. Il réside à Nashville dans le Tennesse.
Lors de la sortie du film "Une vérité qui dérange" réalisé par Davis Guggenheim, Al Gore, qui sillonnait les Etats-Unis pour inviter ses concitoyens à réagir à la crise du réchauffement climatique, déclare :
"Nous ne devons plus considérer le réchauffement climatique comme un problème politique, mais comme le plus grand challenge moral de notre civilisation".
Le film indique que le réchauffement climatique lié à l'augmentation dans l'atmosphère de dioxide de carbone pourrait causer de sérieux dégâts :
"Le nombre d'ouragans de catégories 4 et 5 a quasiment doublé en trente ans. Le paludisme affecte désormais certaines régions montagneuses, comme les Andes. La fonte des glaces du Groenland a plus que doublé en dix ans. Quelque 280 espèces végétales et animales ont déjà réagi à ce changement climatique en se rapprochant des pôles".
Si nous n'y prenons garde, le film annonce que le réchauffement climatique pourrait provoquer d'autres catastrophes :
"Le nombre des décès liés au réchauffement climatique pourrait doubler d'ici 25 ans et s'élever à 300 000 par an. La fonte des réserves glaciaires du Groenland et de l'Antarctique rehausserait le niveau des océans de plus de 7 mètres. Effet immédiat : la dévastation de nombreuses îles et régions côtières. Les vagues de chaleur deviendraient à la fois plus fréquentes et plus intenses. Les périodes de sécheresse se multiplieraient, ainsi que les feux de forêts et de broussailles. Avant 2050, toute la glace de l'Océan Arctique se liquéfierait chaque été. Plus d'un millier d'espèces pourraient s'éteindre à travers le monde d'ici 2050".
Présenté au Festival de Sundance (Etats-Unis) et au Festival de Cannes en 2006, "Une vérité qui dérange" a reçu en février 2007 l'Oscar du meilleur film documentaire et de la meilleure chanson originale.
Al Gore a reçu en 2007 pour ce film le Prix Nobel de la Paix.
Albert Arnold Gore Junior a créé la fondation "Alliance for Climate Protection" (Alliance pour la Protection du Climat).
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09 avril 2008
L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique.
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(catégorie : V Regard sur le Dialogue Politique)
4. L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)
Créée en 1889 à Paris, l'Union Interparlementaire est l'organisation des Parlements des Etats souverains dans le monde et la plus ancienne des institutions internationales à caractère politique. Elle oeuvre pour la paix, la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative. Depuis 1921, le siège de l'Union Interparlementaire Genève (Suisse), après avoir changé à trois reprises :
- 1892/1911 : Berne (Suisse)
- 1911/1914 : Bruxelles (Belgique)
- 1914/1920 : Oslo (Norvège)
L'Union Interparlementaire (UIP) est actuellement présidée par Pier Ferdinando Casini (né à Bologne le 3 décembre 1955), ancien Président de la Chambre des députés italienne, ancien Président du Centre Chrétien Démocrate (CCD), et ancien député européen (1994-2001). Elu à ce poste pour un mandat de trois ans le 19 octobre 2005, il quittera ses fonctions en octobre 2008.
Le souvenir des campagnes napoléoniennes et les tensions liées à la montée des nationalismes favorisèrent l'émergence de cette structure dans le contexte des idées pacifistes en vogue au XIXe siècle. L'idée de réunir les parlementaires de tous les pays a séduit, entre 1870 et 1890, les pacifistes de nombreux pays pour promouvoir la paix et le principe de l'arbitrage international.
" L'idée de créer une structure permettant de réunir régulièrement des parlementaire de tous les pays pour faire progresser l'application de ce que l'on appelait alors l'arbitrage international fut d'abord lancée, semble-t-il, par le député autrichien Robert de Walterdkircher puis reprise en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Belgique. Mais ce sont deux députés, français et britannique, qui la concrétisèrent : Frédéric Passy (1822-1912) et William Randal Cremer (1828-1908). (...) Ils se fixèrent un même but : la mobilisation des parlements au service de la paix".
Frédéric Passy, - neveu d'Hippolyte Passy (1793-1880), Ministre de Louis Philippe et de Louis Napoléon -, était " juriste, économiste, brillant conférencier, libéral convaincu opposé au socialisme, adversaire déclaré du régime impérial, fondateur en 1867 de la "Ligue Internationale de la Paix" qui devint plus tard la "Société Française pour l'Arbitrage entre Nations". Auréolée dès cette époque, du titre d'Apôtre de la paix, il contribua à la création de l'Institut de droit international et participa à tous les congrès internationaux de la paix. Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1877, député de la Seine de 1881 à 1889, il siégea à gauche mais fit preuve d'une très grande indépendance à l'égard des partis, refusant de s'inscrire à un groupe et d'obéir à des consignes de vote".
William Randal Cremer se voua quant à lui entièrement à la cause de l'arbitrage. "Proche des idées socialistes, il fut membre de la Chambre des Communes de 1885 à 1895, puis de 1900 à 1908. En 1888, William Randal Cremer, qui avait pris le relais de l'action de Henry Richard, fondateur en 1816 en Angleterre de la "Société de la Paix", et avait notamment lancé en 1871 un projet de Haute Cour des Nations, prit contact avec Frédéric Passy, qui venait, avec quarante-quatre de ses collègues députés, de demander au gouvernement français de négocier avec d'autres pays les moyens de régler les conflits internationaux à l'aide de l'arbitrage et de la médiation. Il lui proposa une rencontre entre parlementaires français et britanniques".
Le 31 octobre 1888 au Grand Hôtel à Paris, une délégation de neuf parlementaires britanniques conduite par William Randal Cremer rencontre une délégation de 24 députés français menée par Frédéric Passy, pour parler de l'arbitrage et jeter les bases d'une organisation dont ce serait la mission.
La 1ère Conférence Interparlementaire se tint les 29 et 30 juin 1889 à l'Hôtel Continental à Paris, en présence d'une centaine de parlementaires de neuf pays (dont 55 français, 28 anglais, 5 italiens, 1 belge, 1 espagnol, 1 danois, 1 hongrois, 1 américain et un membre du Libéria). "Si faible que fût la participation étrangère, elle était suffisante pour donner à la conférence un caractère international. Au lieu de se laisser décourager, on résolut de faire des Conférences Interparlementaires une institution permanente. On peut donc considérer cette décision du 30 juin 1889 comme l'acte de création des Conférences Interparlementaires et, par là même, indirectement de l'Union Interparlementaire".
Les parlementaires y adoptèrent des résolutions en faveur de la juridiction arbitrale et décidèrent de se réunir chaque année dans l'un des pays représentés. "L'Union Interparlementaire était née. Elle ne trouva sa dénomination actuelle qu'en 1905, après s'être appelée "Conférence Parlementaire de l'Arbitrage", "Conférence Interparlementaire de l'Arbitrage International", puis "Union Interparlementaire de l'Arbitrage et de la Paix", ces changements successifs traduisant l'évolution des buts et de la vocation d'une institution qui ne tarda pas à élargir son champ de réflexion au désarmement, à l'étude de questions économiques et financières, à la responsabilité des Etats vis-à-vis des colonies et à la protection des minorités nationales. Couronnant l'action à laquelle les fondateurs de l'Union Interparlementaire consacrèrent leur vie, le Prix Nobel de la Paix fut décerné à Frédéric Passy en 1901 (...); en 1903, le Prix fut attribué à William Randal Cremer".
La naissance de l'Union Interparlementaire (UIP) fut le premier forum permanent de négociations politiques multilatérales. Elle est à l'origine de la création de l'Organisation des Nations Unies et de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye. Si l'Union Interparlementaire travaille en étroite collaboration avec l'Organisation des Nations Unies, elle coopère aussi avec les organisations internationales régionales, les organisations internationales, intergouvernementales et non gouvernementales qui s'inspirent des mêmes idéaux.
Depuis la fondation de l'Union Interparlementaire, deux parlementaires français ont assuré sa présidence: Fernand Bouisson de 1928 à 1933 et André Chandernagor de 1968 à 1973.
En 2008, cent quarante-six Parlements Nationaux sont membres de l'Union Interparlementaire (UIP).
L'Assemblée de l'Union Interparlementaire, principal organe statuaire de l'Union, exprime ses positions sur les questions politiques. Elle réunit des parlementaires qui se penchent sur les grandes questions internationales et formulent des recommandations sur des mesures concrètes.
(source : Assemblée Nationale Française)
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