28 mai 2008
FRANCOIS FILLON
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la note : "François Fillon" ?
Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.
(catégorie : V Regard sur le Dialogue Politique)
1. FRANCOIS FILLON
François Fillon (né le 4 mars 1954, au Mans, Sarthe), Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004) et Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (2004-2005), s'est défendu dans Le Figaro paru le 7 avril 2005, du paradoxe né de le voir défendre le Traité constitutionnel alors qu'il a voté NON à Maastricht aux côtés de Philippe Séguin :
"Une grande partie des critiques que nous avons faites en 1992 tombe aujourd'hui d'elle-même. A l'époque, on pouvait reprocher aux règles européennes d'être édictées par un petit cercle d'initiés, et de ne pas établir de cadre politique. En toile de fond, se profilait une Europe fédérale. Cette fois, le débat a largement eu lieu, aboutissant à un texte de compromis. Il clarifie les compétences des Etats, des Parlements européens et nationaux, il donne des instruments pour faire de l'Europe une affaire politique et non technocratique. Qui aujourd'hui a encore peur du fédéralisme européen ? Cette Constitution permet à l'ambition française de s'affirmer dans la grande Europe que le Général de Gaulle appelait de ses voeux".
Le Figaro : "Le Traité est-il de nature à mettre en péril le service public à la française, dont celui de l'Education ?"
François Fillon : "Les partisans du NON réussissent à faire croire à une Constitution inspirée par les pays les plus libéraux, comme l'Angleterre. En réalité, le Traité est un compromis qui fait la part belle à des idées défendues par la France depuis longtemps. C'est vrai sur la question des services publics ou sur la finalité sociale de la politique économique. La France a tout fait pour que l'Education ne soit pas assimilée, dans le Traité européen, à une notion de marché ou de concurrence. C'est l'option qui a été retenue. La victoire du NON signifierait donc la défaite d'Une Europe ne se résumant pas à une zone de libre-échange. Il serait paradoxal que ceux qui défendent une Europe sociale plus affirmée à l'avènement d'une Europe sans protection" (source : Le Figaro, 7 avril 2005).
Le Nouvel Observateur dans sa rubrique le "Téléphone Rouge" du 26 mai au 1er juin 2005, a relevé le constat auquel est parvenu François Fillon sur le partage de la souveraineté de la France : "Nous sommes entrés dans une phase de partage de la souveraineté dans certains domaines. C'est inévitable" a dit François Fillon en campagne pour le OUI dans les Yvelines, lors d'une réunion d'appartement. C'est un aveu de taille pour ce gaulliste, ancien séguiniste. En 1992, le Ministre de l'Education avait appelé à voter NON à Maastricht".
De passage à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, vendredi 27 avril 2005, François Fillon a défendu l'Europe avec énergie, la qualifiant "d'aventure existentielle pour notre civilisation". Selon lui, "l'idée selon laquelle la force de notre Nation passe par le NON n'a aucun sens". Le Traité constitutionnel européen devrait au contraire garantir un "pacte historique" autour du "respect de l'homme, de la promotion de notre style de vie et de la défense de nos intérêts communs".
Charles Jaigu et Guillaume Tabard dans Le Figaro du 3 et 4 septembre 2005 lui posèrent la question suivante : "Après avoir été séguiniste, puis chiraquien, vous voici donc sarkozyste. Ne va t-on pas vous reprocher de manquer de constance ?".
François Fillon répond : "Je ne suis lié à aucun clan. Je suis constant avec mes convictions. Je suis un républicain qui veut moderniser son pays. J'ai à mon actif l'ouverture à la concurrence de France Télécom, la réforme des retraites, celle du dialogue social, le revenu minimum d'activité, la réforme de l'école,. Ma signature c'est l'action ! Notre société est bloquée par ses usages, ses structures, ses castes. Les espoirs de nos concitoyens notamment des classes moyennes se heurtent au statu quo. Nous devons créer la France des rêves accessibles" (source : Charles Jaigu et Guillaume Tabard, Le Figaro, 3-4 septembre 2005).
Parcours de François Fillon :
- Maire de Sablé-sur-Sarthe (1983-2001)
- Conseiller général du canton de Sablé-sur-Sarthe (1981-1988)
- Député de la Sarthe (1981-2005)
- Président du Conseil Général de la Sarthe (1992-1998)
- Président du Conseil Régional des Pays de la Loire (1998-2004)
- Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'Edouard Balladur (1993-1995)
- Ministre des Technologies de l'Information et de la Poste, puis Ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l'Espace d'Alain Juppé (1995-1997))
- Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité de Jean-Pierre Raffarin (2002-2004)
- Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de Jean-Pierre Raffarin (2004-2005)
- Sénateur de la Sarthe depuis 2004.
A SUIVRE ...
REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR :
BLOG://pascaljeangimenez.hautetfort.com/about.html
PS : Pensez à revenir sur ce blog, il est régulièrement mis à jour.
08:10 Publié dans V REGARD SUR LE DIALOGUE POLITIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Écrire un commentaire