30 mai 2008
LE B'NAI B'RITH
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation
Quel est votre avis sur la note : "Le B'nai B'rith" ?
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(catégorie : III Regard sur la Mondialisation)
5. LE B'NAI B'RITH
Le B'nai B'rith (B'B') est la plus ancienne et la plus grande des organisations juive du monde. Fondée le 13 octobre 1843 à New York, le B'nai B'rith s'occupe de protéger les intérêts juifs à travers le monde, de la pérennité du peuple juif et de l'Etat d'Israël. Le B'nai B'rith utilise la défense des droits de l'homme et la lutte contre l'antisémitisme et le racisme pour rassembler.
Présent dans 60 pays (27 en Europe) et fort de 500 000 membres, le B'nai B'rith est représenté en qualité d'Organisation Non Gouvernementale (ONG) à l'ONU, à l'UNESCO et au Conseil de l'Europe. Fondé en France en 1932, le B'nai B'rith est implanté dans 40 villes de l'hexagone ou il réunit près de 2 500 personnes. Parmi ses départements principaux figurent l'Anti-Defamation League (Ligue contre la Diffamation) qui combat l'antisémitisme, et les Maisons Hillel qui animent la vie juive sur les campus des Universités.
Sur son site Internet, le B'nai B'rith France précise : "Le B'nai B'rith est organisé en districts et régions; le B'nai B'rith France est une entité régionale représentant les loges françaises au sein du district européen. Ce nom "B'nai B'rith" signifie en hébreu "fils de l'Alliance". La notion d'Alliance est une notion chef du judaïsme. C'est en 1843 que 12 immigrants juifs d'Europe fondèrent le B'nai B'rith à New York. Leur but était d'aider les juifs de cette ville, à établir entre eux, compréhension et tolérance mutuelle. Aussi leur premier acte fût il la déclaration du principe fondamental du B'nai B'rith: l'unité du peuple juif. Ce principe est fondé sur la solidarité et le destin commun, plusieurs fois millénaire, du peuple juif. Les objectifs du B'nai B'rith sont de rassembler les juifs, dans la fraternité et l'harmonie, afin de renforcer les liens entre nos différentes communautés, combattre l'intolérance raciale et religieuse, soutenir les communautés juives en péril, favoriser la connaissance de la culture juive, subvenir aux besoins des nécessiteux, soutenir l'Etat d'Israël et maintenir notre jeunesse au sein du judaïsme. Pour atteindre ses objectifs, le B'nai B'rith travaille selon des programmes adaptés: pour raffermir les liens entre les communautés, à travers l'amitié et la fraternité, des programmes sociaux, culturels et de détente sont établis; pour combattre l'intolérance, les commissions politiques de chaque loge s'opposent à toute résurgence du nazisme, font obstacle à la propagande négationniste et combattent le racisme et l'antisémitisme masqué, tel l'antisionisme. Se faisant , elles se font aussi les défenseurs de l'Etat d'Israël; pour favoriser l'entraide, les commissions solidarité se préoccupent des besoins sociaux en France et en Israël; pour la jeunesse, le B'nai B'rith apporte son soutien à son organisation filiale, le BBYO (B'nai B'rith Youth Organisation) qui réunit les enfants de juifs de tous horizons, leur proposant des programmes éducatifs et des vacances culturelles juives" (source : www.bnaibrith-france.org).
En France par exemple, "la commission politique du B'nai B'rith Paris-Ile-de-France a organisé, le 3 décembre 2001, à la synagogue de Neuilly-sur-Seine, une conférence de Simon Epstein, - Professeur à l'Université de Jérusalem et membre de l'unité de recherche sur l'antisémitisme de l'Université de Tel-Aviv, Prix d'Histoire de l'Académie Française , pour son livre "Les dreyfusards sous l'Occupation"-, sur le thème : "Les juifs en France peuvent-ils compter sur la République ?".
A SUIVRE ...
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28 mai 2008
FRANCOIS FILLON
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la note : "François Fillon" ?
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(catégorie : V Regard sur le Dialogue Politique)
1. FRANCOIS FILLON
François Fillon (né le 4 mars 1954, au Mans, Sarthe), Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004) et Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (2004-2005), s'est défendu dans Le Figaro paru le 7 avril 2005, du paradoxe né de le voir défendre le Traité constitutionnel alors qu'il a voté NON à Maastricht aux côtés de Philippe Séguin :
"Une grande partie des critiques que nous avons faites en 1992 tombe aujourd'hui d'elle-même. A l'époque, on pouvait reprocher aux règles européennes d'être édictées par un petit cercle d'initiés, et de ne pas établir de cadre politique. En toile de fond, se profilait une Europe fédérale. Cette fois, le débat a largement eu lieu, aboutissant à un texte de compromis. Il clarifie les compétences des Etats, des Parlements européens et nationaux, il donne des instruments pour faire de l'Europe une affaire politique et non technocratique. Qui aujourd'hui a encore peur du fédéralisme européen ? Cette Constitution permet à l'ambition française de s'affirmer dans la grande Europe que le Général de Gaulle appelait de ses voeux".
Le Figaro : "Le Traité est-il de nature à mettre en péril le service public à la française, dont celui de l'Education ?"
François Fillon : "Les partisans du NON réussissent à faire croire à une Constitution inspirée par les pays les plus libéraux, comme l'Angleterre. En réalité, le Traité est un compromis qui fait la part belle à des idées défendues par la France depuis longtemps. C'est vrai sur la question des services publics ou sur la finalité sociale de la politique économique. La France a tout fait pour que l'Education ne soit pas assimilée, dans le Traité européen, à une notion de marché ou de concurrence. C'est l'option qui a été retenue. La victoire du NON signifierait donc la défaite d'Une Europe ne se résumant pas à une zone de libre-échange. Il serait paradoxal que ceux qui défendent une Europe sociale plus affirmée à l'avènement d'une Europe sans protection" (source : Le Figaro, 7 avril 2005).
Le Nouvel Observateur dans sa rubrique le "Téléphone Rouge" du 26 mai au 1er juin 2005, a relevé le constat auquel est parvenu François Fillon sur le partage de la souveraineté de la France : "Nous sommes entrés dans une phase de partage de la souveraineté dans certains domaines. C'est inévitable" a dit François Fillon en campagne pour le OUI dans les Yvelines, lors d'une réunion d'appartement. C'est un aveu de taille pour ce gaulliste, ancien séguiniste. En 1992, le Ministre de l'Education avait appelé à voter NON à Maastricht".
De passage à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, vendredi 27 avril 2005, François Fillon a défendu l'Europe avec énergie, la qualifiant "d'aventure existentielle pour notre civilisation". Selon lui, "l'idée selon laquelle la force de notre Nation passe par le NON n'a aucun sens". Le Traité constitutionnel européen devrait au contraire garantir un "pacte historique" autour du "respect de l'homme, de la promotion de notre style de vie et de la défense de nos intérêts communs".
Charles Jaigu et Guillaume Tabard dans Le Figaro du 3 et 4 septembre 2005 lui posèrent la question suivante : "Après avoir été séguiniste, puis chiraquien, vous voici donc sarkozyste. Ne va t-on pas vous reprocher de manquer de constance ?".
François Fillon répond : "Je ne suis lié à aucun clan. Je suis constant avec mes convictions. Je suis un républicain qui veut moderniser son pays. J'ai à mon actif l'ouverture à la concurrence de France Télécom, la réforme des retraites, celle du dialogue social, le revenu minimum d'activité, la réforme de l'école,. Ma signature c'est l'action ! Notre société est bloquée par ses usages, ses structures, ses castes. Les espoirs de nos concitoyens notamment des classes moyennes se heurtent au statu quo. Nous devons créer la France des rêves accessibles" (source : Charles Jaigu et Guillaume Tabard, Le Figaro, 3-4 septembre 2005).
Parcours de François Fillon :
- Maire de Sablé-sur-Sarthe (1983-2001)
- Conseiller général du canton de Sablé-sur-Sarthe (1981-1988)
- Député de la Sarthe (1981-2005)
- Président du Conseil Général de la Sarthe (1992-1998)
- Président du Conseil Régional des Pays de la Loire (1998-2004)
- Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'Edouard Balladur (1993-1995)
- Ministre des Technologies de l'Information et de la Poste, puis Ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l'Espace d'Alain Juppé (1995-1997))
- Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité de Jean-Pierre Raffarin (2002-2004)
- Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de Jean-Pierre Raffarin (2004-2005)
- Sénateur de la Sarthe depuis 2004.
A SUIVRE ...
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26 mai 2008
L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP) - Suite de la Note du 09 Avil 2008
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
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(catégorie : V Regard sur le Dialogue Politique)
4. L'Union Interparlementaire
Créée en 1989 à Paris, l'Union Interparlementaire (IUP) est l'organisation des Etats souverains dans le monde et la plus ancienne des institutions internationales à caractère politique. Elle oeuvre pour la paix, la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative. Depuis 1921 son siège est à Genève (Suisse) après avoir changé trois fois:
- de 1892 à 1911 : Berne (Suisse)
- de 1911 à 1914 : Bruxelles (Belgique)
- de 1914 à 1920 : Oslo (Norvège)
La plupart des membres appartiennent à un des six groupes géopolitiques de l'Union Interparlementaire (UIP):
- Groupe Afrique, 39 membres : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d'Ivoire, Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Jamahiriya arabe libyenne, Kenya, Libéria, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, République -Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-principe, Sénégal, Somalie, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.
- Groupe Arabe, 15 membres : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Jamahiriya arabe libyenne, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Qatar, République arabe syrienne, Soudan, Tunisie, Yémen.
- Groupe Asie-Pacifique, 26 membres : Afghanistan, Australie, Bangladesh, Cambodge, Canada, Chine, Inde, Indonésie, Iran, (République islamique d'), Japon, Malaisie, Mongolie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, République des Palaos, Papouasie Nouvelle-Guinée, Philippines, République de Corée, République démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée Samoa, Sri Lanka, Thaïlande, Viet Nam.
- Groupe Eurasie, 7 membres : Arménie, Biélorussie, Fédération de Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, République de Moldavie, Tadjikistan.
- Groupe Amérique Latine et des Caraïbes, 19 membres : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, El Salvador, Equateur, Guatemala, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Suriname, Uruguay, Venezuela.
- Groupe des Douze, 44 membres : Albanie, Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Ex-République de yougoslavie de Macédoine, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie.
Certains pays membres de l'Union Interparlementaire (UIP) ne sont cependant affiliés à aucun groupe géopolitique : l'Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, les Maldives, le Monténegro et l'Ukraine.
Les délégations qui prennent part aux Assemblées sont traditionnellement constituées de parlementaires de tous les partis. Siégeant deux fois par an (au printemps et à l'automne), l'Assemblée se tient à chaque fois dans un pays différent, donnant ainsi aux participants la possibilité de se familiariser avec diverses réalités nationales. La 118ème Assemblée Interparlementaire (IUP) s'est tenue au Cap (Afrique du Sud) du 13 au 18 avril 2008.
Trois commissions permanentes assistent l'Assemblée de l'Union Interparlementaire pour ses travaux :
- la Commission Permanente de la Paix et de la Sécurité Internationale,
- la Commission Permanente du Développement Durable, du Financement et du Commerce,
- la Commission Permanente de la Démocratie et des Droits de l'Homme.
L'Union Interparlementaire (UIP) compte aussi sept assemblées parlementaires régionales en qualité de membres associés :
- l'Assemblée législative Est-Africaine: Tanzanie, Ouganda, Kenya, Rwanda, Burundi;
- l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe composée de 47 Etats membres pléniers et 3 Etats observateur: Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Martin, Serbie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine. Les parlements du Canada, d'Israël et du Mexique ont un statut d'observateur.
- le Parlement Andin : Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou;
- le Parlement Centraméricain : Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, République dominicaine;
- le Parlement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierre Léone, Togo;
- le Parlement Européen (composé des 27 Etats de l'Union Européenne);
- le Parlement Latino-Américain : Antilles néerlandaises, Argentine, Aruba, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Salvador, Suriname, Uruguay, Venezuela.
Exemple de réunions et autres activités de l'Union Interparlementaire (UIP) en 2008:
- du 20 au 21 février 2008 à Luanda (Angola) - Séminaire régional sur le rôle des Parlements Nationaux et du Forum Parlementaire de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) : "Ce séminaire sera l'occasion de réfléchir aux défis actuels auxquels font face les Parlements de la région, notamment aux entraves à un contrôle parlementaire efficace. Il devrait déboucher sur une meilleure compréhension des problèmes de sécurité nationaux et transfrontalières que rencontrent les pays d'Afrique Australe, et susciter un renforcement du contrôle parlementaire du secteur de la sécurité au niveau national et régional, et le développement de la coopération entre Parlements sur les questions de sécurité".
Ce séminaire fut organisé par le Centre de formation du forum parlementaire de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) et par l'Union Interparlementaire avec le soutien du Centre pour le contrôle Démocratique des Forces Armées à Genève (DCAF) et l'Institut d'Etudes de Sécurité (ISS). Il était ouvert aux membres de l'union Interparlementaire (UIP) et aux membres du personnel de défense et de sécurité des Parlements des Etats membres du SADC et des Parlements du Burundi et du Rwanda (source : www.ipu.org/splz-f/luanda08.htm).
- le 27 février 2008 à New York, siège de l'ONU : "Lors de la 52ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui débattra du "financement pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes", l'Union Interparlementaire (UIP) et la Division de la Promotion de la Femme de l'ONU (UNDAW) organisent une réunion parlementaire sur le thème "Le rôle des Parlements dans le financement de l'égalité des sexes".
Cette réunion avait pour but de souligner la contribution décisive et spécifique que les Parlements sont en mesure d'apporter à la mise en place d'un soutien financier suffisant pour l'autonomisation des femmes et la mise en oeuvre de politiques et programmes en faveur de l'égalité des sexes. Les parlementaires étaient donc invités à se pencher sur cet objectif sous deux angles:
a. le rôle du Parlement dans la maximisation de la richesse nationale et du potentiel en faveur des femmes et de l'égalité des sexes.
b. le financement de l'égalité des sexes dans la vie politique.
- du 03 au 04 avril 2008 à Genève, siège de l'Union Interparlementaire (UIP) : 117ème session du Comité de pilotage de la Conférence parlementaire sur l'OMC, à huit clos (source : www.ipu.org/strct-f/futrmets.htm).
Le Groupe français de l'Union Interparlementaire se compose de 50 Députés et de 50 Sénateurs. Il a pour but de représenter le Parlement Français auprès de l'Union Interparlementaire (UIP) et de contribuer à la réalisation des objectifs de celle-ci.
Le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée Nationale sont, conjointement, Présidents de droit du Groupe français. Un comité directeur administre le Groupe français et désigne les délégués appelés à participer aux conférences de l'Union Interparlementaire (UIP).
Le comité directeur comprend : les Présidents de droit, un Président exécutif, huit Vice-présidents, dix Secrétaires et un Trésorier.
En 2008 :
- le Président exécutif du Comité directeur est Patrice Martin-Lalande (né en 1947), Député UMP du Loir-et-Cher.
- un des huit Vice-président est Rudy Salles (né en 1954), Député des Alpes-Maritimes.
- un des dix Secrétaires est Michel Vauzelle (né en 1944), Député des Bouches-du-Rhône et Président de la Région Provence-Alpes-Côtes d'Azur.
(source : www.senat.fr/uip/statuts.htm).
A SUIVRE ...
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23 mai 2008
LE FESTIVAL DE FES DES MUSIQUES SACREES DU MONDE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue en Méditerranée.
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(catégorie: VI Regard sur le Dialogue en Méditerranée)
1. LE FESTIVAL DE FES DES MUSIQUES SACREES DU MONDE
Initié en 1994 par l'Association Fès-Saïss sous la houlette de Faouzi Skali (Anthropologue), le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde se déroule chaque année au mois de juin à Fès (Maroc).
"Présentant les grands axes de cette manifestation en 2005, le directeur général du Festival des Musiques Sacrées de Fès, Faouzi Skali, souligne que l'enjeu est de trouver les voies qui, en intégrant positivement les spécificités locales, conduisent à un processus d'émergence d'une culture de paix. (...) Après avoir relevé que "le processus de paix est une construction de longue haleine qui suppose l'élaboration de véritables stratégies". Faouzi Skali a fait savoir que "ce travail en commun doit nécessairement passer par une réelle connaissance et une compréhension profonde des différences entre les cultures. Dans ce type de manifestation, que ce soit au travers de la musique ou par le biais de réflexion, chacun d'entre nous fait l'expérience d'une connaissance réciproque. C'est déjà une âme de paix qui est insufflée".
Parallèlement au Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde, Faouzi Skali a créé en 2001 "Les Rencontres de Fès": " Le succès croissant de ce colloque, depuis sa création, démontre qu'il répond à de réelles aspirations pour le dialogue entre les cultures et la paix dans le monde, a t-il dit, soulignant que l'objectif de ses organisateurs consiste à lui "donner toujours plus d'ampleur". Notre plus grand souhait dans cette démarche de promotion pour le dialogue entre les cultures et les religions serait d'insuffler cet "esprit de Fès", cette âme pour la mondialisation, partout dans le monde" a souligné Faouzi Skali.
(...) La 5ème édition des "Rencontres de Fès" du 4 au 8 juin 2005 a eu pour thème: une âme pour la Mondialisation. Les "Rencontres de Fès"ont été scindées en deux parties: la première, intitulée "Du conflit au dialogue des cultures", initiée en partenariat avec la Commission Européenne, fut axée sur "Identité et démocratie" et "L'éducation à la diversité". Organisée en partenariat avec "Agan Khan Trust for Culture" et la Banque Mondiale, la seconde partie, dont la thématique était "Changer le monde au quotidien", fut centrée sur "Diversité culturelle et développement", "Guérir la mémoire" et "Forger un avenir commun au Moyen-Orient".
Autour des tables rondes et dans les ateliers, furent notamment présents Benjamin Barber (Politologue américain), Roland Cayrol (Chercheur français), Michel Cazenave (Philosophe et écrivain français), Leila Chahid (délégué général de la Palestine en France), Bernard Kouchner (Ministre français), Rajmohan Gandhi (ancien Sénateur indien et petit-fils du Mahatma Gandhi), André Azoulay (Conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc), Rachid Benmokhtar (Président de l'Université Al-Akhawayne) et Fatima Mernissi (Sociologue et écrivain marocaine).
"L'esprit de Fès" a tissé sa toile en élargissant son réseau des villes qui adoptent la charte du Festival des Musiques Sacrées du Monde avec ses "rencontres de Fès", a indiqué Faouzi Skali, faisant remarquer que les villes françaises (Dijon, Perpignan et Saint-Denis), italiennes (Venise, Gérone, Milan et Florence), espagnoles (Madrid, Murcie et Léon), et anglaises (Brighton) sont sur le point ou ont déjà signé ladite charte. (...) Les organisateurs du Festival de Fès ont pour projet de créer, pour 2010, le forum mondial "Spirit of Fes", qui, chaque année se tiendra dans la capitale spirituelle du Royaume du Maroc pendant plusieurs mois , à l'instar du Forum Mondial des Cultures de Barcelone" (source : www.maghrebarts.ma/news/050411.html).
Mohamed Kabbaj est le Président du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde : lauréat de l'Ecole Polytechnique de Paris et diplômé en économétrie, il a occupé de nombreuses responsabilités, dont celles de Ministre marocain des Travaux Publics, puis des Finances. Actuellement Wali de Casablanca, l'ancien Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il préside le Forum de Fès.
Faouzi Skali est le Directeur général du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde : Professeur universitaire, Anthropologue, Ecrivain spécialiste du soufisme, il est aussi le directeur du Forum de Fès. Faouzi Skali est membre du groupe des sages pour le dialogue des peuples et des cultures dans l'espace Euro-Méditerranéen créé au sein de la Commission Européenne sur l'initiative de Romano Prodi, et membre du C 100 (conseil des 100 personnalités du Forum Economique Mondial pour l'Initiative de Dialogue entre l'Occident et le Monde Musulman).
En 2008, la 14ème édition du Festival de Fès des Musique Sacrées du Monde se déroulera du 06 au 15 juin (www.fesfestival.com).
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21 mai 2008
LE FESTIVAL DE CANNES
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation
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(catégorie: III Regard sur la Mondialisation)
9. LE FESTIVAL DE CANNES
Le Festival International du Film de Cannes est un des évènements les plus médiatiques au monde avec les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde de Football. Le site internet officiel du Festival de Cannes précise que "le Festival de Cannes est la plus importante manifestation cinématographique dans le monde, avec 30 000 accrédités représentant l'ensemble des profession du cinéma et près de 4000 journalistes. (...) Le budget du festival représente environ 20 millions dont la moitié provient de fonds publics par l'intermédiaire du Ministère de la Culture (Centre National de la Cinématographie), de la ville de Cannes et d'autres collectivités territoriales (le Conseil Régional Provence-Alpes-Côte-d'Azur et le Conseil Général des Alpes Maritimes). Le financement est complété par les apports d'un certain nombre de groupements professionnels, partenaires institutionnels et de sociétés privées, partenaires officiels du festival de Cannes) (source: www.festival-cannes.fr).
Selon le bimestriel Sophianews (février-mars 2007), le Conseil Général des Alpes-Maritimes est très impliqué dans le cinéma. "Il vient en aide à de nombreuses manifestations culturelles dont le Festival de Cannes qui bénéficie d'une subvention de 200 000 euros, festival qui engendre plus de 100 millions d'euros de retombées pour Cannes et son bassin. Preuve s'il en était que le Cinéma est une source de revenus puisqu'en 2006, les 158 réalisations audiovisuelles (films, téléfilms, pubs, séries...) ont généré 25 millions d'euros dans l'économie locale" (source : Pascal Gaymard, Sophianews, février-mars 2007, p 22).
Bernard Brochand (né en 1938), le député-maire de Cannes s'emploie à moderniser les infrastructures de sa ville pour lui permettre de rester compétitive en terme d'accueil et d'organisation d'évènements internationaux: "Avec 814 millions d'euros de retombées économiques et un impact social de plus de 16 000 emplois, le Palais des Festival et des Congrès de Cannes constitue un véritable vecteur de prospérité pour l'ensemble de l'agglomération cannoise et de sa région. Aujourd'hui, après un intense travail d'assainissement juridique et financier, et l'aménagement de 3 000 m2 supplémentaires, le Palais des Festivals doit relever le double défi de la modernité pour rester leader sur le marché des congrès, et d'une meilleure intégration dans le paysage cannois. C'est pourquoi, depuis plusieurs mois, Bernard Brochand et David Lisnard, responsables du Palais, travaillent sur un projet de rénovation et d'embellissement de l'équipement. Un enjeu local mais aussi national puisque Cannes est en compétition avec de grandes capitales mondiales" (source: www.bernard-brochand.com)
Lors de sa présentation des voeux aux cannois réunis au palais des festivals, samedi 12 janvier 2008, Bernard Brochand a souligné le lien entre mondialisation et nécessité d'agir localement: " (...) Nous devons avoir une vision globale du monde, pour agir localement. Nous devons savoir dans quel monde nous voulons vivre, pour le construire, au plus près de notre réalité quotidienne".
René Jeanne (1887-1969), acteur français, scénariste et historien du cinéma, et Emile Vuillermoz (1878-1960, connu sous les pseudonymes de Gabriel Darcy ou Claude Bonvin, chef d'orchestre, Emile Vuillermoz est à l'origine du concours international des jeunes chefs d'orchestre de Besançon. Il est aussi le père de la critique cinématographique en France), soumettent en 1938 à Jean Zay, Ministre français de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, l'idée de créer un festival international du cinéma en France par l'intermédiaire de Philippe Erlanger (1903-1987), haut fonctionnaire et historien français.
Membres du jury de la Mostra de Venise (René Jeanne l'a été en 1937 et 1938, Emile Vuillermoz en 1936), ils n'apprécient pas de voir Paul Joseph Goebbels (1897-1945) inaugurer en août 1939 la Mostra de Venise, ni la "Coupe Mussolini" qui récompense le meilleur fim étranger, être remise à Leni Riefenstahl (1902-2003) en 1938 pour son film "Les dieux du stade", financé par Hitler.
Une centaine d'établissements scolaires portent aujourd'hui le nom de Jean Zay: député du Loiret en 1932 (radical-socialiste), franc-maçon (il s'est fait initier à la loge maçonnique Etienne Dolet en 1926) et Ministre de l'Education Nationale et des Beaux-Arts de Léon Blum (1936-1939).
Jean zay (né en 1904 à Orléans, Loiret) est le fils d'un juif alsacien, secrétaire général des Prud'hommes et rédacteur en chef du journal local socialiste "Le progrès du Loiret". Sa mère est une institutrice protestante originaire de la Beauce.
Jean Zay embarquera en 1940 à bord du paquebot Massilia affrété par le gouvernement français pour emmener en juin 1940 vingt-sept parlementaires français de Bordeaux vers l'Afrique du Nord. Jean Zay désirait monter un réseau de résistance avec Georges Mandel (de son vrai nom Louis Georges Rothschild, maître à penser de Nicolas Sarkozy) et Pierre Mendès-France, lorsqu'il est arrêté à Casablanca par la police de Vichy, puis condamné.
Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine, inspecteur général de l'Education Nationale, conseiller de Nicolas Sarkozy à l'UMP, Secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre François Fillon, chargé des relations avec le Parlement, a consacré avec Olivier Badeau un livre à Jean Zay. En quatrième de couverture de ce livre intitulé "Jean Zay, 1904-1944, Ministre de l'Instruction du Front Populaire, résistant, martyr" (Editions Ramsay, Paris, 2006), il écrit : "L'oeuvre ministérielle de Jean Zay est d'une exceptionnelle richesse: le Festival de Cannes, l'ENA, le statut moderne des droits d'auteur, le CNRS et même les bibliobus lui doivent leur existence ! Mais c'est surtout dans l'éducation que son action fut la plus considérable: avec une remarquable avance sur son temps, ce grand pédagogue a posé les fondements de ce qui deviendra le système scolaire moderne. Si la guerre n'avait pas mis un terme à sa carrière, il est certain que Jean Zay aurait pu accomplir encore beaucoup".
Antoine Veil (l'époux de Simone Veil) est membre du Prix Jean Zay. Le Parti Radical de Gauche (PRG) et l'association "Laïcité et République" ont fondé en 2005, à l'occasion des célébrations du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, le concours littéraire appelé "Prix Jean Zay", dont l'objet est de récompenser un livre "porteur de valeurs républicaines, qu'il soit consacré à un personnage, une période historique ou une réflexion politique".
L'ouvrage récompensé voit son auteur recevoir un chèque d'un montant symbolique de 1905 euros, ainsi qu'un fac-similé de la "Une" du quotidien régional La dépêche de Midi (propriété de Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche) daté du 9 décembre 1905. Le "Prix jean Zay" est remis tous les 7 décembre, commémorant ainsi le vote de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat.
Liste des membres du "Prix Jean Zay":
- Président d'honneur : Jean-Michel BAYLET
- Présidente : Nine MOATI : Ecrivain et Journaliste
- Philippe BESSON : Ecrivain
- Claudette BRUNET-LECHENAULT : Vice-présidente du Conseil Général de Saône et Loire, Vice-présidente du Parti Radical de Gauche
- Gérard DELFAU : Sénateur de l'Hérault, Vice-président du Parti Radical de Gauche
- Joëlle DUSSEAU : Inspecteur général de l'Education nationale, Sénateur honoraire de Gironde
- Marie-Paule HERVIEU-DHAILLE : Professeur d'Histoire-Géographie
- Pascal-Eric LAMY : Professeur d'Histoire-Géographie, Essayiste, membre du Secrétariat National du Parti Radical de Gauche
- Frédéric NAUD : Avocat
- Patricia MAMET : Journaliste
- Antoine PROST : Professeur d'Histoire à l'Université Paris I
- Yvette ROUDY : Ministre des Droits de la Femme de Pierre Mauroy et de Laurent Fabius (1981-1986), Maire de Lisieux (1989-2001); Député Européen (1979-1981), plusieurs fois Député socialiste du Calvados (1986-2002)
- Jacques SOPPELSA : Président honoraire de l'Université Paris I
- Jean-Pierre SUEUR : Sénateur du Loiret
- Antoine VEIL
- Charles ZORGBIRE : Professeur de Sciences Politiques à l'Université de Paris I
(source : http://jeanzay.blogspot.com).
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19 mai 2008
LE VATICAN
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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(catégorie: II Regard sur l'Europe)
17. LE VATICAN
Le Vatican a pris part à la construction européenne. Le Pape Paul VI a par exemple reçu et encouragé les membres du Conseil International du Mouvement Européen. Samedi 9 novembre 1963, le Pape Paul VI a prononcé le discours ci-après:
"Nous sommes heureux d'accueillir aujourd'hui les personnalités qui participent à la conférence organisée par le Conseil International du Mouvement Européen et de leur manifester la sympathie avec laquelle l'Eglise catholique et le Saint Siège en particulier suivent tout effort sérieux et loyal pour donner une unité profonde, plus solide et plus organique . C'est vous dire combien Nous apprécions les finalités que vous poursuivez, les travaux auxquels a été consacrée votre réunion romaine et aussi les intentions qui vous ont été suggéré de porter jusqu'ici l'écho de vos discussions, convaincus comme vous l'êtes de trouver en nous compréhension et appui.
(...) Nous aussi sommes pour l'Europe Unie! Nous ne pouvons pas ne pas souhaiter que le processus d'ou l'Europe doit sortir plus unie, plus dégagée des intérêts particuliers et des rivalités locales, et plus liée aux systèmes d'entraide mutuelle, progresse et aboutisse à des résultats concrets et définitifs. (...) Ceux qui craignent que l'unification de l'Europe aboutisse au nivellement et à la submersion des valeurs historiques et culturelles des différents pays, bien loin de retarder, devraient plutôt favoriser la formation des structures juridiques du nouveau corps de l'Europe, pour éviter que l'unité ne soit imposée effectivement par des facteurs d'ordre extérieur et matériel, aux dépens des patrimoines intérieurs, ou par la force de la nécessité, à laquelle il serait difficile demain d'opposer une résistance efficace.
Aux raisons de fait et de nécessité, Nous pourrions en ajouter une autre, qui nous touche de plus près, le devoir: le devoir qui naît du désir de promouvoir et de sauvegarder la paix. (...) Pour atteindre ces buts aussi souhaitables que difficiles, la préparation psychologique ne peut que jouer un rôle bienfaisant, peut-être décisif. C'est ce à quoi tend votre travail. Il faut créer une opinion publique, aussi générale que possible, il faut idéaliser les tâches que les chefs et les organes responsables doivent poursuivre, il faut faire connaître à tout le monde, à la jeunesse surtout, l'excellence de la cause de l'Europe unifiée, afin que sa nouvelle organisation politique et sociale puisse se réaliser et se maintenir avec le soutien spontané des peuples et dans un esprit de mutuelle et sincère collaboration.
Et c'est cela que l'Eglise croit devoir et pouvoir apporter son appui à la cause de votre mouvement. Son appui, comme tout le monde le sait, est d'ordre spirituel, c'est-à-dire religieux, pour tous ceux qui ont le bonheur d'appartenir à l'Eglise et de respirer son atmosphère de charité universelle; il est offert aussi, sur le plan humain, à tous ceux qui reconnaissent l'effort de l'Eglise pour défendre et diffuser les principes de la raison naturelle, sur lesquels les peuples doivent appuyer leur humanisme fondamental, l'Encyclique "Pacem in terris" (lettre encyclique du souverain pontife Jean XXIII "sur la paix entre toutes les Nations, fondée sur la vérité, la justice, la charité, la liberté", prononcée le jeudi saint 11 avril 1963 à Rome). Notre vénéré prédécesseur Jean XXIII a proclamé des vérités essentielles à ce sujet; et c'est à ce document magistral que nous osons inviter votre mouvement à puiser sa meilleure inspiration".
(source : extrait du discours du Pape Paul VI aux membres du Conseil International du Mouvement Européen, samedi 9 novembre 1963 à Rome, www.vatican.va).
Le Vatican s'est prononcé en 2002 en faveur de l'Europe. Le 20 juin 2002, le Pape Jean-paul II a pronocé un discours en ce sens:
"(...) L'élargissement de l'Union Européenne, ou mieux encore, "l'européisation" de toute la région continentale, que j'ai souvent appelé de mes voeux, constitue une priorité à poursuivre avec courage et sans délai, en apportant une réponse concrète à l'attente de millions d'hommes et de femmes qui sont conscients d'être liés par une histoire commune et qui espèrent un destin d'unité et de solidarité. Cela implique de repenser les structures institutionnelles de l'Union Européenne, pour les adapter aux nouvelles exigences, et requiert, dans le même temps, l'identification d'un Nouvel Ordre dans lequel soient explicités les objectifs de la construction européenne, les compétences de l'Union et les valeurs sur lesquelles elle doit être fondée.
(...) Dans cette perspective, la recherche et la définition d'un Nouvel Ordre, que visent également les travaux de la "Convention" instituée par le Conseil Européen de décembre 2001, à Laeken, doivent être saluées comme des avancées positives en elles-mêmes. En effet, elles visent au renforcement souhaitable du cadre institutionnel de l'Union Européenne qui, grâce à un réseau librement mis en place de liens et de coopération, peut contribuer efficacement au développement de la paix, de la justice et de la solidarité sur tout le continent. (...) Sur la base de ces valeurs partagées, il sera possible de parvenir à des formes de consensus démocratiques qui sont nécessaires pour définir, également au niveau institutionnel, le projet d'une Europe qui soit véritablement la maison de chacun, dans laquelle aucune personne et aucun peuple ne se sentent exclus, mais ou tous puissent se sentir appelés à participer à la promotion du bien commun sur le continent et dans le monde entier".
(source : Le Vatican, extrait du discours de Jean-Paul II prononcé le 20 juin 2002).
L'association Entraide d'Eglises (solidarité avec l'Europe du Centre et de l'Est) note dans son périodique trimestriel (Bruxelles, 2003, n°2):
"L'apport chrétien à la construction de l'Europe a, dès le départ, été considérable. Du côté catholique, dès 1950, un secrétariat catholique pour les problèmes européens a été à Strasbourg, à l'initiative du père Jean de Riveau (jésuite). Le Pape Pie II a salué la signature du Traité de Rome comme "une condition nécessaire de paix et un frein à la menace communiste". Jean XXXIII et Paul VI ont à leur tour soutenu les initiatives européennes. Le Vatican a fortement appuyé les efforts de la convocation pour la sécurité et la coopération en Europe (processus d'Helsinki)".
(source: périodique trimestriel de l'association Entraide d'Eglises, 2003, n°2, p 3).
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16 mai 2008
RUDY SALLES
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France.
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(catégorie: I Regard sur la France)
1. Regard de nos hommes et femmes politiques français :
RUDY SALLES
Membre de l'UDF depuis longtemps et ami de François Bayrou, Rudy Salles (né à Nice en 1954) a néanmoins décidé de participer à la création du Nouveau Centre au lendemain du second tour de l'élection présidentielle 2007, pour répondre aux nouveaux enjeux nés de la victoire de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République.
Le Nouveau Centre est une formation politique française dont les statuts ont été déposés sous l'appellation de "Parti Social Libéral Européen" par des membres de l'UDF, en désaccord avec la décision prise de François Bayrou et le Conseil national de l'UDF du 10 mai 2007 visant à créer la Mouvement Démocrate (Modem), dont l'UDF est devenue la composante.
Le Nouveau Centre est un parti membre de la "majorité présidentielle" de Nicolas Sarkozy, mais il est politiquement et juridiquement indépendant de l'UMP. Sa création a été officiellement annoncée le 29 mai 2007 à l'occasion d'une conférence de presse à l'Assemblée Nationale, réunissant ses principaux dirigeants autour d'Hervé Morin et d'André Santini. Dix-huit des vingt-neuf députés de groupe UDF de l'Assemblée Nationale sortante se sont associés à cette démarche.
Les députés du Nouveau Centre précisent sur leur site Internet:
"Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l'existence d'un parti du Centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en oeuvre concrètement le massage centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique: sous la cinquième République, la majorité présidentielle s'est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l'histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne. Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n'est pas un reniement, ni un ralliement à l'UMP. C'est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utile au pays.
Membres de l'UDF, nous avons soutenu Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, pour trois raisons majeures:
- le programme de Ségolène Royal nous a paru incompatibles avec les exigences du redressement du pays, sur des points centraux: l'économie, les retraites, les 35 heures, l'interventionnisme de l'Etat. Au contraire, le projet de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens: réformer l'Etat, réduire les dépenses publiques, revaloriser le travail, développer l'emploi...
- Nicolas Sarkozy a pratiqué l'ouverture, en annonçant son intention de former un gouvernement rassemblant des femmes et des hommes compétents issus d'horizons politiques différents, de la gauche moderne à la droite modérée, pour sortir la France du déclin.
- il a également repris plusieurs de nos propositions: la réduction de la dette, l'Etat impartial, le "small business act" pour les PME, l'introduction d'une dose de proportionnelle.
- Enfin, sur l'Europe, l'intention de Nicolas Sarkozy de relancer la construction européenne est conforme à nos convictions.
Nous restons fidèles à nos convictions et à nos principes. Nous avons toujours été et restons des femmes et des hommes de centre-droit, attachés aux valeurs du travail, de la bonne gestion des finances publiques, de la famille, de la défense de la Nation...Ce choix d'entrer dans la majorité présidentielle n'est pas un reniement, ni un ralliement à l'UMP, et nous ne baisserons pas notre drapeau. C'est le choix de la raison et de la responsabilité. Nous n'entrons pas à l'UMP, nous restons membres d'un parti du centre, indépendant. Nicolas Sarkozy ne veut pas d'un parti unique de la droite et du centre. Il souhaite construire une majorité ouverte, rassemblant toutes celles et tous ceux qui sont prêts à participer au redressement du pays, qu'ils soient du centre, de la gauche ou de la droite. Comme nous l'avons dit pendant la campagne présidentielle, une majorité de projet rassemblant des femmes et des hommes de sensibilités différentes doit pouvoir travailler ensemble pour résoudre enfin les difficultés de la vie quotidienne des français: retraites, sécurité, emploi, pouvoir d'achat...La première étape importante pour réussir le rassemblement de cette nouvelle majorité présidentielle est clairement celle des élections législatives des 10 et 17 juin 2007.
Face aux graves enjeux auxquels est confronté le pays - chômage, endettement public, retraites, pouvoir d'achat, école..., il est nécessaire de se rassembler largement, au-delà de son camp d'origine, pour entreprendre les réformes nécessaires. La division est stérile et le rassemblement est une exigence, parce que la France n'est forte que lorsqu'elle est unie et qu'aujourd'hui elle a besoin d'être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée".
Le Nouveau Centre compte 22 députés, ce qui lui permet de constituer un groupe à l'Assemblée Nationale (20 députés minimum). Deux députés apparentés (Philippe Folliot -Tarn - Pierre Lang - Moselle) le composent également.
Les Ministres du Nouveau Centre qui participent au gouvernement de François Fillon depuis les élections municipales de mars 2008 : Hervé Morin (Ministre de la Défense), Valérie Létard (Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, chargée de la Solidarité), André Santini (Secrétaire auprès du Ministre du Budget , des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Fonction publique), Christian Blanc (Secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale, auprès du Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire).
Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, a expliqué dans son discours de clôture au Conseil national du Nouveau Centre réuni à Paris le 16 décembre 2007:
"Pourquoi sommes-nous là ? Pour faire revivre un courant de pensée, c'est aussi simple et aussi ambitieux que cela. S'inspirant des philosophes des lumières allant de Tocqueville au personnalisme chrétien, de Benjamin Constant à Marc Sangnier, il y a toujours eu en France une famille qui incarne cette belle et grande idée: rassembler l'inspiration libérale, l'humanisme chrétien et le réformisme ou encore rassembler le personnalisme chrétien et l'humanisme laïc. Il y a toujours eu une famille politique qui a pour objet de mettre l'énergie de l'économie au service d'un projet central : l'homme. (...) Et bien moi je vous le dis, nous allons la faire revivre avec cette famille; la famille de Monet, de Schuman, de Lecanuet, de Simone Veil, de Raymond Barre, de François Léotard, de Valéry Giscard d'Estaing, de ces grandes figures qui ont marqué l'histoire de la France de ces cinquante dernières années car le courant de pensée qui l'anime est immensément moderne. La famille qui faisait jeu égal avec le RPR aux législatives de 1993, qui était en tête en 1988, le parti qui avait le plus grand nombre d'élus locaux, et bien cette famille, je n'accepte pas - nous n'acceptons pas - qu'elle soit enterrée, qu'elle soit liquidée, un soir en catimini dans un hangar à Villepinte, parce que tout simplement elle ne pourrait pas servir la cause d'une ambition" (source: www.le-nouveaucentre.org)
Rudy Salles, Avocat de profession, est en charge des fédérations au sein du Nouveau Centre. Député de la troisième circonscription des Alpes-Maritimes depuis 1988, Rudy Salles a été Conseiller Municipal de Nice de 1983 à 1995 et Conseiller Régional de 1985 à 1992. Il siège au Conseil Régional PACA depuis 2004. En 2002, il est élu par ses pairs Vice-président de l'Assemblée Nationale, fonction qu'il occupe jusque fin 2004, quand il choisit d'y mettre un terme pour se consacrer davantage à sa circonscription.
Après avoir longtemps siégé dans la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale, il est aujourd'hui membre de la Commission des Affaires Etrangères. Rudy Salles est un élu écouté au parlement sur les questions méditerranéennes, de sécurité, de justice, de sectes, de travail illégal et d'audiovisuel. Il préside le groupe d'études sur les droits de l'homme et le groupe Amitié France-Israël à l'Assemblée Nationale. Il est Vice-président de plusieurs groupes d'études : sur les rapatriés, la musique, les sectes, la lutte contre la contrefaçon, les nuisances aéroportuaires, les séismes et les risques naturels. Il est membre de la mission d'information sur la grippe aviaire.
Présent sur la scène internationale, Rudy Salles est Président Fondateur du Parlement de la Méditerranée et Vice-président du groupe français de l'Union Interparlementaire ("l'ONU des Parlements"). Il fut aussi membre de la délégation française au Conseil de l'Europe et à l'Union de l'Europe Occidentale (UEO).
Très heureux d'avoir été réélu à la Vice-présidence de l'Assemblée Nationale en juin 2007, Rudy Salles confie à "Nice Rendez-vous":
"Désormais Vice-président de l'Assemblée Nationale, je sais que je ne vais pas manquer de travail", annonce Rudy Salles qui sait qu'il devra être à pied d'oeuvre tout l'été. "La législature qui s'annonce va être riche en débats. Je vais devoir être vigilant pour permettre aux uns et aux autres de s'exprimer librement tout en tenant compte de la nécessité de mener l'examen des textes à leur terme dans des délais raisonnables. J'occupe cette place pour la seconde fois. C'est même la première fois qu'un niçois revient à ce poste d'une législature à l'autre. Je mesure l'honneur qui m'est fait à la fois de servir la majorité présidentielle mais aussi de représenter mes concitoyens à cette place et je suis fier de l'exercer au nom de tous les habitants des Alpes-Maritimes. Je pense à mes prédécesseurs Pierre Pasquini et Louise Moreau qui m'ont précédé au "perchoir". Dès la semaine prochaine j'exercerai cette présidence en pensant aussi à toutes celles et tous ceux qui m'ont soutenu pendant ma dernière campagne électorale et qui, j'en suis sur, partagent cette fierté avec moi. Car cette vice-présidence comme mon élection à la députation, je la leur dois et cela je ne l'oublie pas.
Rudy Salles, sera amené à présider les travaux de l'Assemblée Nationale aux côtés du nouveau Président Bernard Accoyer, qui, rappelons-le, est le quatrième personnage de l'Etat. Réélu le 10 juin 2007, député de la troisième circonscription des Alpes-Maritimes, au premier tour avec près de 57% des voix, le parlement niçois, fin connaisseur du travail parlementaire, retrouve ainsi une fonction qu'il avait déjà occupée lors de la précédente législature. Elu par ses pairs au premier tour, à la majorité absolue, il est le seul Vice-président issu du Nouveau Centre".
En deuxième position sur la liste "Nice Ensemble" menée avec succès aux élections municipales 2008 de Nice par Christian Estrosi, Rudy Salles est désormais en charge du Tourisme et des Relations Internationales de la Ville.
(source : www.rudy-salles.com)
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14 mai 2008
SIMONE VEIL
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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(catégorie: II Regard sur l'Europe)
18. SIMONE VEIL
Simone Jacob (née le 13 juillet 1927 à Nice) a épousé Antoine Veil en 1946, futur inspecteur des finances et futur collaborateur de Michel Debré, rencontré sur les bancs de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris. Ils ont trois enfants: Jean (1947), Nicolas (1949) et Pierre-François (1954). Après des études à la faculté de droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Simone Veil devient magistrat et la première femme à être Secrétaire général du Conseil Supérieur de la Magistrature en 1970.
Simone Veil effectue ses premiers pas en politique quand elle rejoint en 1969 en tant que conseiller technique le cabinet de René Pleven, Garde des Sceaux. Elu à la charge suprême, Valéry Giscard d'Estaing désire féminiser le gouvernement que va former Jacques Chirac. Nommée Ministre de la Santé (1974-1976), puis Ministre de la Santé, chargé de la Sécurité sociale (1976-1979), Simone Veil travaille à libéraliser l'accès à la contraception (1974). Sous son impulsion décisive, le projet de loi sur l'Intervention Volontaire de Grossesse (IVG) qui dépénalise l'avortement est voté dans un climat passionnel. Il rentrera en vigueur le 17 janvier 1975.
Simone Veil quitte le gouvernement de Raymond Barre en juillet 1979 à la demande expresse du Président Giscard d'Estaing qui souhaitait la voir mener la liste "Le Centre pour l'Europe" de l'UDF aux élections européennes, se déroulant pour la première fois au suffrage universel. Elle sera député européen jusqu'en 1993.
Simone Veil est élue première Présidente du Parlement Européen (1979-1982) conformément à un accord tacite entre groupes pour instaurer une présidence tournante à mi-mandat. Lorsque Simone Veil quitte la présidence du Parlement Européen, elle poursuit son engagement en faveur de l'Europe en présidant notamment le service juridique du Parlement.
En 1984 Jacques Chirac ferraille pour l'imposer à la tête d'une liste d'union de la droite aux élections européennes : "Union pour la France en Europe". Le succès est au rendez-vous : le 17 juin 1984, sa liste remporte 43% des voix. Simone Veil devient Présidente du groupe libéral, démocratique et réformateur du Parlement Européen.
Edouard Balladur la nommera en mars 1993, Ministre des Affaires Sociales, de la santé et de la Ville. C'est la première fois qu'une femme accède au rang de Ministre d'Etat.
Nommée la 10 février 1998 membre du Conseil Constitutionnel par le Président du Sénat René Monory, Simone Veil prête serment en mars 1998. Son mandat est venu à échéance en mars 2007.
Parallèlement à sa carrière, Simone Veil soutient de nombreuses associations à vocation européenne ou plus orientées politiquement: elle est membre du Haut Conseil à l'Intégration (Présidente de 1997 à 1998); du Fonds Européen pour la Liberté d'Expression; de la Fondation de l'Europe des Sciences et de la Culture (Présidente d'honneur); de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (Présidente); membre d'honneur de l'Oeuvre de Secours aux enfants (OSE).
Simone Veil a été sollicitée en 1996 pour être membre de la Commission pour les Balkans dirigée par Léo Tindemans (né en 1922, Premier Ministre de Belgique de 1974 à 1979, Ministre des Affaires Etrangères Belge de 1981 à 1989, Président du Parti Populaire Européen de 1976 à 1985, plusieurs fois député, Président d'honneur du PPE).
Simone Veil fut également : membre du conseil d'administration de l'ORTF (1972); Présidente du Conseil de l'Information sur l'Energie Electro-Nucléaire (1977); Président du Comité Français pour l'Année Européenne de l'Environnement (1987); Présidente du Comité Européen pour l'Année du Cinéma et de la Télévision (1988)...
Chevalier de l'ordre national du Mérite, Simone Veil est aussi Grand officier de l'Empire Britannique.
Simone Veil a reçu le titre de Docteur Honoris Causa de l'Université de Princeton (1975); de l'Institut Weizmann (1976); de l'Université hébraïque de Jérusalem (1980); de l'Université de Cambridge (1980); de Yeshiva Université de New York (1982); des Universités de Yale (1980)...
Plusieurs Prix lui furent remis pour saluer son action: Prix Athènes de la Fondation Onassis (1980); Prix Charlemagne (1981); Prix Fondation Louis Weiss (1981); Prix Louis Michel (1983); Prix Jabotinsky (1983); Prix de la Fondation Eleonore et Franklin Roosevelt (1984), Prix Johanna Lowenherz (1987); Prix Thomas Dehler (Munich, 1988); Prix Fondation Klein (Philadelphie, 1991); Prix Truman pour la Paix (Jérusalem, 1991); Prix Henrietta Szold (Miami, 1966)...
Plusieurs médailles d'or lui ont été décernées à titre divers: médaille d'or du B'nai B'rith (Washington, 1993); médaille d'or de l'association Stresemann (Mayence, 1993); médaille d'or de la Santé pour tous de l'Organisation Mondiale de la santé (1997).
(source : Conseil Constitutionnel)
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12 mai 2008
PAX CHRISTI INTERNATIONAL
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation.
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17. PAX CHRISTI INTERNATIONAL
Lundi 31 octobre 2005 au palais d'Egmont à Bruxelles (Belgique), Jacques Delors a reçu lors d'une cérémonie officielle le Prix de la Paix "Pax Christi", "non seulement pour ses idées visionnaires d'une Europe unie en tant que projet de paix mais aussi pour les efforts qu'il a déployés pour renforcer la contribution de l'Europe à la paix". Le Prix lui a été remis par Sa Béatitude Michel Sabbach, Patriarche latin de Jérusalem, après une allocution du Cardinal Godfried Danneels, Archevêque de Malines-Bruxelles et ancien Président de "Pax Christi International".
Le Prix de la Paix "Pax Christi" est une récompense internationale attribuée annuellement depuis 1998 afin d'honorer les femmes et les hommes qui agissent de manière remarquable pour l'édification de la paix, de la justice, de la non violence et de la réconciliation dans les différentes parties du monde.
Ce mouvement a vu le jour en France à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale sous la forme d'une campagne prière en faveur de la réconciliation franco-allemande, à l'initiative d'un professeur de français Marthe Dortel Claudot et Monseigneur Théas, qui venaient de rentrer d'un camp de détention après avoir été arrêtés par la Gestapo pour s'être exprimés contre la persécution des juifs.
C'est le Nonce de Paris à cette époque, Monseigneur Roncalli, devenu plus tard le ¨Pape Jean XXIII, qui encouragera cette initiative. Sous le leadership du Cardinal de Paris, la "croisade" franco-allemande est devenue un "mouvement international de prière et d'action en faveur de la Paix" parmi toutes les Nations.
Depuis les années soixante le mouvement s'est également fortement engagé dans le conflit israélo-palestinien et a tenté de maintenir le contact avec les groupes de la société civile des deux camps. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le Président international du mouvement, Monseigneur Sabbah, est à la fois palestinien et Patriarche de Jérusalem.
Dans les années 90 le comité exécutif de "Pax Christi" est devenu un véritable groupe mondial. "Pax Christi" est reconnue comme une Organisation Non Gouvernementale (ONG) consultative auprès d'institutions internationales telles que les Nations Unies (ONU), l'Unesco et l'Union Européenne.
"Notre Mouvement est arrivé à un point ou plus que jamais il peut devenir un mouvement mondial pour la Paix et la Réconciliation" a déclaré Etienne de Jonghe, Secrétaire général de "Pax Christi International", à l'occasion du 60 ème anniversaire du mouvement le 12 mars 2005 à Bruxelles (source : Note publiée par Anne-Sophie Poncelet, "Pax Christi", Wallonie-Bruxelles).
"Pax Christi France" est actuellement présidée par Monseigneur Marc Stenger, Evêque de Troyes.
(source : http://paxchristi.cef.fr)
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11 mai 2008
LE GRENELLE DE L'ENVIRONNEMENT
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Planète et son Environnement
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(catégorie: IV Regard sur la Planète et son Environnement)
2. LE GRENELLE ENVIRONNEMENT
Sur la base des travaux issus de plusieurs groupes de travail et après une phase de consultation de différents publics, la phase de négociation du "Grenelle de l'Environnement" s'est déroulée les 24, 25 et 26 octobre 2007 (www.legrenelle-environnement.fr).
Suite aux quatre tables rondes organisées en présence des 5 collèges (collectivités territoriales, Etat, ONG, employeurs et salariés), puis à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy, des mesures ont été prises sur la consommation en énergie des bâtiments, les prix écologiques, le traitement des déchets, les transports, la santé, l'agriculture, la biodiversité et les OGM.
Exemples des mesures prises:
Une des décisions les plus significative du "Grenelle de l'Environnement" concerne le renforcement des normes d'efficacité énergétique dans le logement. A l'horizon 2010, tous les bâtiments et équipements publics devront être construits en "basse consommation énergétique", l'objectif chiffré étant de 50 kwh/m2/an contre 260 actuellement. La date de 2012 a été retenue pour la généralisation de ce niveau de consommation aux logements privés neufs. Cet effort devrait avoir des effets considérables: réduction de la facture énergétique, baisse des charges pour les ménages, développement de l'emploi dans le bâtiment, amélioration du bien-être des habitants (source : Portail du Premier Ministre, "La fin des bâtiments et des villes énergivores", 6 novembre 2007, www.premier-ministre.gouv.fr).
Les émissions des transports ayant atteint 139,5 Mt en 2005, soit une hausse de 18% par rapport à 1990, l'objectif du gouvernement est de les faire baisser de 20% d'ici à 2020. Les propositions formulées lors du "Grenelle de l'Environnement" ont abouti à la création d'une "éco-pastille" donnant la priorité aux véhicules propres et à une convention avec le secteur aérien sur leurs émissions de gaz à effet de serre. Elles donnent également la priorité au rail et aux voies navigables (source : Portail du Premier Ministre, "La réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports", 5 février 2008).
Avec le "Grenelle de l'Environnement" la France s'est engagée à arrêter le déclin de la biodiversité à l'horizon 2010. Comment ? En créant une "trame verte": des couloirs de passage permettant de rétablir la circulation des espèces de faune et de flore entre zones de haute valeur écologique. Certaines espèces ont en effet besoin de se déplacer sur de grands territoires, de se mélanger à d'autres populations ou, tout simplement, de vivre dans un écosystème complet. Le groupe de travail "biodiversité" a donc ouvert un chantier de deux ans visant à créer ces corridors écologiques sur tout le territoire. Selon le même principe sera également élaborée une "trame bleue" visant à garantir la continuité des cours d'eau et la libre circulation des espèces sauvages.
L'Outre-Mer bénéficie d'un traitement particulier de la part du gouvernement en raison de sa grande richesse biologique. Il représente une part prépondérante de la biodiversité française, 10% des récifs mondiaux, 14 des 17 éco-régions françaises et l'un des 15 derniers grands massifs de forêt tropicale non encore fragmenté par les activités humaines.
Parallèlement, un plan d'action pour la forêt dans le "Grenelle de l'Environnement" a été décidé lors des assises de la forêt de janvier 2008. Il comprend trois axes : produire plus de bois et mieux valoriser la ressource bois; protéger la biodiversité en forêt et garantir la gestion durable; adapter les forêts françaises et anticiper le changement climatique (source: Portail du Premier Ministre, "La réduction des émissions de gaz à effet de serre des transports", 5 février 2008).
Sur la scène internationale, la lutte contre le changement climatique fait l'objet d'un engagement très ferme de la France et de l'Europe dans la perspective de l'après-Kyoto. La composition de son bouquet énergétique (à près de 50% d'origine non fossile) place la France à un niveau d'émissions de CO2 / habitant de 25% inférieur à la moyenne européenne (source : Portail du Premier Ministre, Chantiers le "Grenelle Environnement", 12 février 2008).
La conférence de Bali est intervenue au lendemain de la publication le 17 novembre 2007, du 4e rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC), créé en 1988 à la demande du G7 par deux organismes de l'ONU : l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM, www.wmo.int) et le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE, www.unep.org). Dans ce rapport, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) confirme la gravité de la menace que fait peser le changement climatique sur notre planète (www.ipcc.ch):
"Si rien n'est fait pour diminuer les gaz à effet de serre, la température du globe pourrait augmenter de 4,5°C (8,1°F) ou plus. Ce sont les plus pauvres et les plus vulnérables qui seront les premières victimes des changements climatiques, d'après le GIEC, mais personne ne sera épargné. Les pays industrialisés, qui disposent de plus de ressources économiques et techniques, peuvent agir le plus efficacement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais tout le monde a un rôle à jouer. Les pays en développement prennent eux aussi de plus en plus de mesures pour diminuer les émissions et s'adapter aux impacts des changements climatiques. La communauté internationale est en train de recenser les ressources, les outils et les approches nécessaires pour appuyer ces efforts. D'après le GIEC, les stratégies d'adaptation doivent prendre en compte les questions environnementales, économiques et sociales liées au développement durable".
L'Union Européenne de son côté se propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 de 20% par rapport à 1990. Un projet auquel la France adhère (source: Portail du Premier Ministre, "Négocier l'après-Kyoto", 24 janvier 2008).
La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui s'est déroulée à Bali (Indonésie) du 03 eu 15 décembre 2007, a rassemblé 10 000 participants dont les représentants de 180 pays. L'adoption de la "feuille de route de Bali" a lancé les négociations sur un accord global concernant les changements climatiques.
A SUIVRE ...
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