27 juin 2008
LA FONDATION DU PRIX INTERNATIONAL CHARLEMAGNE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation.
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(catégorie : III Regard sur la Mondialisation)
10. LA FONDATION PRIX INTERNATIONAL CHARLEMAGNE
Le Prix International Charlemagne d'Aix-la-Chapelle est créé en 1949 à Aix-la-Chapelle. En décembre 1949, Kurt Pfeiffer, un commerçant d'Aix-la-Chapelle propose de fonder un Prix des Citoyens récompensant des efforts extraordinaires pour promouvoir la compréhension européenne. En souvenir de Charlemagne, "fondateur de la culture occidentale", cette distinction est baptisée Prix Charlemagne et célèbre chaque année la meilleure contribution européenne.
En mai 1950, le Prix Charlemagne est remis au Comte Coudenhove-Kalergi, initiateur du Mouvement PanEuropéen. Depuis, les messages et impulsions qu'envoie le Prix International Charlemagne rayonnent bien au-delà d'Aix-la-Chapelle et de l'Allemagne. L'importance des personnalités récompensées confère à cette distinction un poids particulier et lui permet au fil des ans de devenir le Prix le plus réputé pour les "grands européens".
Le choix des lauréats du Prix Charlemagne reflète clairement l'histoire du processus d'intégration. Pères fondateurs de la Communauté Européenne, grands architectes de l'Union Européenne, porte-drapeaux des premiers élargissements et représentants de l'éveil démocratique en Europe Centrale et Orientale sont mis à l'honneur.
En mai 2004 un Prix Charlemagne extraordinaire est décerné pour la première fois au Pape Jean-Paul II; fait inhabituel, il lui sera remis à Rome.
Traditionnellement la remise du Prix International Charlemagne a lieu le jour de l'Ascension à l'Hôtel de Ville d'Aix-la-Chapelle. La veille se déroule le Forum Européen organisé par la Fondation du Prix Charlemagne, en collaboration avec son partenaire et sponsor principal, Deutsche Telekom SA et la Ville d'Aix-la-chapelle.
Le Prix International Charlemagne d'Aix-la-Chapelle a été remis depuis 1950 à :
- Comte Richard Nicolas COUDENHOVE-KALERGI, Fonfateur du Mouvement PanEuropéen, 1950.
- Hendrik BRUGMANS, Recteur du Collège d'Europe à Bruges, 1951.
- Alcide de GASPERI, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne, 1952.
- Jean MONNET, Président de la Haute Autorité de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CECA), 1953.
- Konrad ADENAUER, Chancelier de la République Fédérale d'Allemagne, 1954.
- Sir Winston CHURCHILL, Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, 1955.
- Paul Henri SPAAK, Secrétaire Général de l'OTAN, 1957.
- Robert SCHUMANN, Président du Parlement Européen, 1958.
- George C. MARSHALL, Ministre des Affaires Etrangères des USA, 1959.
- Joseph BECH, Ministre d'Etat honoraire, Président de la Chambre des Députés du Grand-duché de Luxembourg, 1960.
- Walter HALLSTEIN, Président de la Commission de la Communauté Economique Européenne, 1961.
- Edward HEATH, Lord du Sceau privé du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, 1963.
- Antonio SEGNI, Président de la République d'Italie, 1964.
- Jens OTTO KRAG, Ministre Président du Royaume du Danemark, 1966.
- Joseph LUNS, Ministre Affaires Etrangères du Royaume des Pays-Bas, 1967.
- La Commission des Communautés Européennes, représentée par Jean REY, Président de la Commission Européenne, 1969.
- François SEYDOUX DE CLAUSONNE, Ambassadeur de la République Française en République Fédérale d'Allemagne, 1970.
- Roy JENKINS, Homme politique britannique, 1972; Député travailliste (1948-1976); Chancelier de l'Echiquier (1967-1970); Ministre de l'Intérieur (1965-1967; 1974-1976); Président de la Commission Européenne (1977-1981).
- Don Salvador de MADARIAGA, Philosophe; Historien des civilisations, 1973.
- Leo TINDEMANS, Ministre Président du Royaume de Belgique, 1976.
- Walter SCHEEL, Président de la République Fédérale d'Allemagne, 1977.
- Konstantin KARAMANLIS, Ministre Président République Hellénique, 1978.
- Emilio COLOMBO, Président du Parlement Européen, 1979.
- Simone VEIL, Président du Parlement Européen, 1981.
- Sa Majesté Juan CARLOS Ier, Roi d'Espagne, 1982.
- Karl CARSTENS, Président de la République Fédérale d'Allemagne, 1984.
- Le Peuple Luxembourgeois, représenté par le Grand-duc Jean, 1986.
- Henry A. KISSINGER, Ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis, 1987.
- François MITTERAND, Président de la République Française et Helmut KOHL, Chancelier de la République Fédérale d'Allemagne, 1988.
- Frère ROGER, Fondateur de la Communauté de Taizé, 1989.
- Gyula HORN, Ministre des Affaires Etrangères de la République de Hongrie, 1990.
- Vaclav HAVEL, Président de la République Fédérale Tchèque et Slovaque, 1991.
- Jacques DELORS, Président de la Commission des Communautés Européennes, 1992.
- Felipe GONZALEZ MARQUEZ, Ministre Président du Royaume d'Espagne, 1993.
- Gro Harlem BRUNDTLAND, Ministre du Royaume de Norvège, 1994.
- Franz VRANITZKY, Chancelier de la République d'Autriche, 1995.
- Sa Majesté Beatrix Ier, Reine des Pays-Bas, 1996.
- Roman HERZOG, Président de la République Fédérale Allemande, 1997.
- Bronislaw GEREMEK, Ministre des Affaires Etrangères de Pologne, 1988.
- Antony (Toni) Charles Lynton BLAIR, Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, 1999.
- William (Bill) Jefferson CLINTON, Président des Etats-Unis d'Amérique, 2000.
- György KONRAD, Ecrivain et Sociologue, 2001.
- L'EURO, représenté par Wim Duisenberg, Président de la Banque Centrale Européenne (BCE), 2002.
- Valéry GISCARD D'ESTAING, Président de la Convention Européenne, 2003.
- Patrick COX, Président du Parlement Européen, 2004.
- Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, Prix Charlemagne exceptionnel, 2004.
- Carlo Azeglio CIAMPI, Président de la République Italienne, 2005.
- Jean-Claude JUNKER, Premier Ministre du Grand-duché de Luxembourg, 2006.
- Javier SOLANA DE MADARIAGA, Secrétaire Général du Conseil de l'Union Européenne et Haut Représentant de l'Union Européenne, 2007.
- Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne, 2008.
Le 29 mai 2003, Valéry Giscard d'Estaing alors Président de la "Convention sur l'avenir de l'Europe", a reçu le Prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle. Lors de son discours, Valéry Giscard d'Estaing a souligné la nécessité de rédiger un projet durable de l'Europe : "Notre tâche est de rédiger, pour la première fois dans l'histoire de l'Europe, une Constitution PanEuropéenne. (...) Vous, membres du Comité du Prix Charlemagne, vous avez été particulièrement clairvoyants en attribuant, en 1950, votre premier Prix au père du Mouvement Européen, Monsieur Coudenhove-Kalergi" (source : Pierre HILLARD, "La décomposition des Nations européennes", Editions François-Xavier de Guibert, 2005, p 75).
L'Union PanEuropéenne s'organisant, elle favorisa la naissance de "filiales" comme le "Comité Français pour l'Union PanEuropéenne" (plus tard appelé "PanEurope France"), fondé en 1960, avec à sa tête Louis Terrenoire, Alain Peyrefitte (Secrétaire Général) et Georges Pompidou (Trésorier).
Depuis 1993 trois Présidents s'y sont succédés : Yvon Bourges (1993-2000), Hervé Gaymard (2000-2002) - ancien Ministre de l'Agriculture puis Ministre de l'Economie et des Finances des gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, Alain Terrenoire (depuis 2002) - Conseiller Régional de Basse-Normandie). Le Comité directeur de "PanEurope France" élu le 29 janvier 2002 se compose de plusieurs Présidents d'honneur (liste non exhaustive) : Jacques Chirac, Raymond Triboulet, Yvon Bourges, Hervé Gaymard...
Il faut ajouter au Comité directeur de "PanEurope France" un autre groupe avec notamment : Hervé Lavenir de Buffon, Alain Madelin, Lucien Newirth ou encore Roland Nungesser.
Le Comité d'honneur regroupe des personnalités publiques telles que Jacques Chirac, Hélène Carrère d'Encausse, Michel Barnier, Raymond Barre (décédé en 2007), Jean-François Deniau (décédé en 2007), Alain Juppé, Christian Poncelet (Président du Sénat), Yves Thibault de Silguy (ancien Commissaire Européen) ou encore Philippe Séguin (source : Pierre HILLARD, "La décomposition des Nations Européennes", Editions François-Xavier de Guibert, 2005, p 77-79).
A SUIVRE ...
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23 juin 2008
PHILIPPE DE VILLIERS
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France
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1. Regard de nos hommes et femmes politiques français
PHILIPPE DE VILLIERS
Origines :
Philippe de Villiers, est né le 25 mars 1949 à Boulogne (Vendée), d'un père lorrain et d'une mère catalane. Il est issu d'une lignée anoblie depuis la fin du XVIe siècle (le Jolis de Villiers de Saintignon). Philippe de Villiers "(...) n'a jamais connu ses deux grands-pères, à cause de la guerre de 14-18. Son grand-père maternel fut gazé en 1917, alors qu'il montait à l'assaut des lignes ennemies. Il mourut plus tard des séquelles de sa blessure. Son grand-père paternel fut fauché par un obus allemand à la tête de sa Compagnie, à la Bataille du Grand Couronné, qui sauva Nancy en septembre 1914. Philippe de Villiers est le deuxième d'une famille de quatre enfants élevés dans le respect du service public et de la patrie.
Son père :
Son père, Jacques de Villiers (1913-2000), était un des officiers proches du Colonel de Lattre de Tassigny, au prestigieux régiment du Quinze-Un, à Metz. Il se comporta en héros de la Résistance, s'évadant quatre fois et quatre fois repris. Il termina sa guerre, en 1945, au camp de représailles de Lübeck, souffrant dans sa chaire sous la botte nazie. Il fut alors distingué par une décoration rare, la "croix du combattant de la Résistance" (source : www.pourlafrance.fr/bilan_vendee.php).
Comme plusieurs membres de la famille de son épouse, Jacques de Villiers a été élu local : Maire de Boulogne (85) (450 habitants) de 1947 à 1983, Conseiller Général des Essarts, Vice-président du Conseil Général de Vendée (1973-1987) et Conseiller Régional des Pays de Loire jusqu'en 1992.
Son parcours :
Après une Maîtrise de droit public (Nantes 1971) et un diplôme de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (1973), Philippe de Villiers intègre l'ENA (promotion Pierre-Mendès-France de 1976 à 1978). C'est pendant ses années à l'ENA qu'il concrétise son rêve du Puy du Fou. A sa sortie, il rejoint le corps préfectoral. Sous-préfet de la Charente-Maritime (La Rochelle), puis du Loir-et-Cher (Vendôme), il demande à être mis en disponibilité au lendemain de la victoire de François Mitterrand en 1981. Il devient alors délégué général de la Chambre Régionale de Commerce et de l'Industrie des Pays de la Loire (CRCI). Après avoir lancée Alouette FM le 27 novembre 1981, quand François Mitterrand autorise les radios libres, il crée la Fondation pour les Arts et les Sciences de la Communication (1982-1984), transformée en une école de communication appelée Sciences Com' (Nantes). En 1985, il démissionne de l'Administration et s'inscrit au Parti Républicain.
Nommé en 1986, Secrétaire d'Etat à la Communication dans le Gouvernement de Jacques Chirac, il démissionne un an plus tard en raison d'un désaccord avec son Ministre de tutelle, François Léotard.
En juin 1987, le décès du Député vendéen Vincent Ansquer, lui permet d'entrer à l'Assemblée Nationale. La même année, en juillet, il est élu Conseiller Général de la Vendée. Aux élections présidentielles de 1988, il soutient Raymond Barre. Le 11 juin 1988, il est le Député le mieux élu de France avec 74,56 % des suffrages exprimés dès le premier tour. Et le 3 octobre 1988, il prend la présidence du Conseil Général de Vendée à l'âge de 39 ans, fonction qu'il occupe toujours.
En 1991, Philippe de Villiers fonde l'association "Combat pour les valeurs" et déclenche une lutte sans merci contre la corruption du milieu politique.
Il fait campagne pour le NON au référendum sur le Traité de Maastricht en 1992, aux côtés de Charles Pasqua et de Philippe Séguin. Lors des élections européennes de 1994, il prend la tête d'une liste souverainiste dans laquelle se retrouvent le Juge Thierry Jean-Pierre et Jimmy Goldsmith. Avec 12,34 % des suffrages, sa liste obtient 13 Députés.
En 1995, candidat à l'élection présidentielle, il recueille 4,7 % des suffrages (soit 1,5 millions de voix), ce qui ne lui donnera pas droit au remboursement de ses frais de campagne. Avec Charles Pasqua il fonde ensuite en 1999 le Rassemblement pour la France (RPF). La même année , aux élections européennes, la liste RPF et Indépendance de l'Europe obtient 13,05 % des suffrages, dépassant les résultats de la liste RPR-DL, conduite par Nicolas Sarkozy. Mais Philippe de Villiers démissionne de son mandat de Député Français au Parlement Européen cinq mois plus tard. En 2005, il fait campagne en faveur du NON à la Constitution Européenne et lance avec Jacques Bompard, la création du Collectif national des élus de la République contre le droit de vote des étrangers.
A l'occasion de la publication du classement des départements ou il fait "bon vivre", le magazine l'Express du 25 octobre 2004 rend hommage au travail du Président du Conseil Général de Vendée. Titré "Département heureux. Ou vit-on le mieux en France? La Vendée gagnante", Romain Rosso écrit au sujet de Philippe de Villiers :
" (...) C'est l'homme du NON. NON à Maastricht, NON à l'entrée de la Turquie dans l'Europe, NON au mariage des homosexuels...Souvent cruellement caricaturé, l'ancien Sous-préfet qui refusa de servir François Mitterrand en 1981 est, en réalité, plus atypique qu'il n'y paraît. Catho, réac, archéo, provocateur, sans doute, mais aussi imaginatif, fonceur, indépendant, saltimbanque et écolo - ce qui lui vaut l'amitié de personnalités du show-business. Pas conservateur, en tout cas : le créateur du Puy du Fou regorge d'idées et d'énergie. Si l'on en juge par son action à la présidence du Conseil Général de la Vendée, au service de ses 550 000 âmes, sur lequel le Vicomte, entouré de ses fidèles, règne en maître depuis seize ans : 28 des 31 cantons appartiennent à sa majorité départementale.
Si les français le boudent, les vendéens l'adoubent. Aux européennes de juin 2004, ses listes n'ont obtenu que 6,7 % des suffrages sur le plan national, et seulement trois élus. Dans son département , aux mêmes élections, il écrase ses concurrents avec 38,7 % des voix, mieux qu'en 1999 (31,9 %), ou il était portant allié avec Charles Pasqua, et qu'en 1994 (34,7 %), l'année de son émergence. Inauguration du "Vendée Globe", le 15 octobre 2004 aux Sables-d'Olonne. Pour sauver l'épreuve, Philippe de Villiers a créé une société d'économie mixte., contrôlée par le Conseil Général.
L'histoire et la géographie jouent un grand rôle dans l'assise de Philippe de Villiers. (...) C'est surtout une terre de paysans, consciencieux, travailleurs, se trouvant bien chez eux et qui, à l'heure de la mutation agricole d'après-guerre, se sont reconvertis sur place en patrons de PME, donnant naissance à ce que l'on a appelé le "miracle vendéen". De "Fleury-Michon" à "Sodebo", en passant par "Bénéteau", n°1 des bateaux de plaisance dans le monde, les exemples abondent d'ouvriers et d'artisans devenus, à la force du poignet, des capitaines d'industrie dont les usines sont installées à la campagne.
Un monde ou le chômage est résiduel, ou les conflits sociaux n'existent pas, ou presque, ou les patrons et les ouvriers, à 70 % propriétaires de leur logement, ont connu les bancs des mêmes écoles, en majorité catholiques. "Ici, on n'attend pas que les solutions viennent de l'extérieur", expliquent les vendéens. Une terre ou, depuis les massacres de 1793, l'on a appris à se serrer les coudes, ou la solidarité n'est pas un vain mot, mais ou "l'Eglise, qui a constitué le ciment de la reconstruction, en s'impliquant fortement dans la vie sociale et économique, s'est effondrée brutalement dans la seconde moitié du XXe siècle", souligne l'historien Alain Gérard.
Villiers le vendéen fait certes corps avec l'identité de son pays, mais tous les vendéens ne sont pas villiéristes. (...) Cette identification permanente, mais sincère, à la Vendée, constitue à la fois sa force et sa faiblesse. A 55 ans, cet orgueilleux, capable de se brouiller avec les autres pour un bon mot, n'a pas su, pour l'instant, nouer d'alliance durable en dehors de son département. Son univers indépassable ?" (source : Romain Rosso, L'Express, 25 octobre 2004).
Philippe de Villiers pourfend l'idée selon laquelle "l'Europe des souverainistes" serait celle d'une Europe recroquevillée sur elle-même, tournée vers le passé, évoluant en marge du reste du monde. Il affirme au contraire que "l'Europe des souverainistes" est seule en mesure de relancer l'Europe actuelle, ennemie des souverainetés nationales. Ce qui délégitime les Etats et donc l'autorité publique, processus qu'il résume d'une phrase : "Le pouvoir a de moins en moins de pouvoir". Il redoute que la destruction des Nations ne conduise "à subir le joug des Empires, toujours accompagnés de leur cortège de frustration, de tension et finalement toujours promis à l'effondrement".
Il propose par conséquent de revenir à l'origine des fondements de la construction européenne - qui prévalaient jusqu'au tournant fatidique de 1983 dans l'esprit de l'Europe des souverainetés nationales - c'est à dire l'Europe de la GEOMETRIE VARIABLE.
L'Europe de la GEOMETRIE VARIABLE est celle "de la raison et de la liberté". Elle part du principe "qu'il n'est ni juste ni raisonnable d'attendre de 25 à 30 Etats - tous différents - qu'ils éprouvent le besoin et le désir de mener, à tout instant et dans tous les domaines, une politique uniforme". C'est une Europe à la carte, élaborée en fonction des intérêts et des priorités de chaque Etat, libre de nouer des coopérations dans les secteurs de leur choix, "sans jamais contraindre aucun d'entre eux".
Cette manière de procéder permet de garantir que "ceux qui s'engagent dans une action en ont réellement et LA VOLONTE et la CAPACITE". Ce n'est pas l'Europe du nivellement par le bas, mais celle ou les différents partenaires de même niveau peuvent avancer à leur rythme. Enfin, l'Europe de la GEOMETRIE VARIABLE remet les technocrates de Bruxelles à leur place, c'est-à-dire à de simples postes administratifs.
Si Philippe de Villiers occupe au sein du paysage politique français le créneau "souverainiste", beaucoup de personnes ignorent ce que cela veut dire. Invité à l'Académie des Sciences Morales et Politiques, lundi 27 septembre 2004, il en a donné une définition précise :
"(...) Qui sont les Souverainistes, que veulent-ils ? Vous le savez, ce mot importé du Québec, connaît en France, une certaine vogue depuis cinq ou six ans - au point que l'on pourrait dire, sans grand risque de se tromper, qu'il est même le seul mot nouveau et corrélativement le seul mouvement neuf que l'on ait vu émerger sur la scène politique française depuis bien longtemps; il a pris place dans le grand débat qui agite en France depuis plus d'une décennie, depuis le Traité de Maëstricht.
Mais pour important qu'il soit, le contexte européen réduit ce mot à un seul de ses aspects, la revendication du maintien de la Souveraineté Nationale dans le cadre de la Construction Européenne, alors que les questions qu'il embrasse sont plus larges. Comme le dit Paul-Marie Coûteau, qui fut le premier à le théoriser dans plusieurs ouvrages, le Souverainisme n'est rien d'autre que, je le cite, "le coeur caché de la politique de la France depuis des siècles, la défense de la souveraineté nationale et populaire, autrement dit la défense du primat du pouvoir légitime sur les pouvoirs de fait, selon la vieille dialectique ou s'inscrivit toujours la politique française dans ce qu'elle a de plus constant : la défense, vis-à-vis de l'extérieur, de la Souveraineté de la Nation face aux hégémonies et aux Empires, et, à l'intérieur, l'affirmation de la souveraineté de l'Etat face aux féodalités de tous ordres, ainsi que l'illustration d'une civilisation originale dans un monde qui tend plus que jamais à nier l'originalité et la diversité des peuples". Ce qui, aujourd'hui, assure la paix du monde et protège la pluralité des Nations, c'est précisément la Souveraineté.
(...) La Souveraineté est un concept juridique qui, dans l'ordre international, rend égales des puissances par nature inégales, et dans l'ordre intérieur, affirme la supériorité du droit, de la loi et finalement du bien commun (...), contre les intérêts particuliers et les coalitions intérieures qui tentent d'accaparer l'Etat. On peut en déduire que le Souverainisme est une double pensée de l'indépendance : indépendance de l'Etat-Nation vis-à-vis des autres puissances extérieures, et, à l'intérieur, indépendance d'un Etat suffisamment détaché des intérêts particuliers, pour mettre en oeuvre ce que commande le bien commun.
La Souveraineté est au centre du logiciel politique français. Le souverainisme se déploie au-dessus de toutes les idéologies et de tous les camps, notamment de la droite et de la gauche en ce qu'il s'intéresse d'abord à la possibilité même qu'il y ait, un cadre politique, la Nation et un instrument politique à son service - l'Etat. Ce que nous voulons aujourd'hui, face à l'entrelacs des oligarchies et des pouvoirs de fait que multiplie la mondialisation, c'est précisément qu'il y ait de la "politique", c'est-à-dire qu'il y ait une pensée et une action qui se réfèrent uniquement à une volonté générale, un bien commun de la Nation (...).
Et puis, il y a une autre question qui est de savoir si une France sans Souveraineté peut elle-même survivre. Une France sans Etat, sans légitimité, sans politique. Il y a, dans l'actuelle orientation fédérale de l'Europe, une si grande hostilité envers les souverainetés nationales qu'elle finit par "délégitimer" l'Etat, c'est-à-dire l'idée même de l'autorité publique. Le pouvoir a de moins en moins de pouvoir.
(...) Quand il n'y a plus les Nations, on s'expose irrémédiablement à subir le joug des Empires, toujours accompagnés de leur cortège de frustration, de tension et finalement toujours promis à l'effondrement. C'est cette logique là, la logique du dépassement des Nations, au bénéfice des blocs, des Empires et aujourd'hui d'une hégémonie à prétention mondiale qui doit être désormais dépassée afin que nous entrions sans complexe dans un XXIe siècle qui sera, je le souhaite, plus pragmatique, plus fidèle aussi à l'esprit pluraliste de l'Europe.
(...) Je suis souverainiste, attaché à la souveraineté nationale et populaire sans laquelle il n'est plus de démocratie. Je suis souverainiste : je n'accepte plus d'être livré aux forces du monde qui viennent briser, un à un, mes attachements vitaux. Je suis souverainiste et européen. L'Europe des Souverainistes existe. Elle a un passé et elle aura un avenir, elle n'a pas à rougir de l'un ni de l'autre. Avec des principes éprouvés au feu de l'expérience, un projet susceptible de se décliner dans de multiples directions et une méthode à la fois souple et pratique, elle est en mesure d'affronter les défis du siècle qui commence aussi bien qu'elle a relevé ceux du siècle qui a fini. La fameuse et si commode formule selon laquelle il n'y a pas d'alternative à l'Europe qui se fait sous nos yeux, cette formule est fausse. Il y a une alternative crédible, c'est celle de l'Europe des souverainistes" (source : 27 septembre 2004, www.pourlafrance.fr/discours_detail.php?id_inter=1).
Mardi 27 février 2007, dans son éditorial intitulé "Le coup d'Etat permanent", Paul-Marie Coûteaux (Député Européen du Mouvement pour la France) s'inquiète des moeurs politiques de certains députés européens UMP-PS :
"Rencontré ce matin, à la buvette du Parlement Européen deux collègues français, un PS, un UMP que par charité je ne nomme pas. Le premier me lance : "Vous n'avez pas vos signatures, et Jean-Marie Le Pen ou Dupont-Aignan pas davantage. C'est désolant, mais les Maires sont tellement lassés par les requêtes des uns et les pressions des autres que même certains élus socialistes refusent de parrainer Ségolène!" Ayant encore l'humeur à sourire, je propose en boutade une nouvelle révision constitutionnelle interdisant la candidature de qui conque s'est prononcé pour le NON :"on éliminerait ainsi le risque de voir élu un Président de la République qui prendrait la Souveraineté Nationale, donc la République, au sérieux. Intervient alors le député UMP, goguenard : "De toutes façons, vous ne faites que quelques pourcents, cela ne change pas grand chose !"...Ainsi, pour cet élu UMP, 55 % des français "ne change pas grand chose!" Un peu gêné, il conclut: "il y aura au moins deux candidats du NON : Buffet et Laguiller !".
Il faut ronger son frein, se convaincre qu'il y a tant de bonnes volontés, à travers tous les départements de France, que Philippe de Villiers aura, lui au moins, les signatures requises. Mais comment se satisfaire de ce constat : il se trouve des élus pour envisager froidement que 20 à 25 % du corp électoral français (toutes les études sur le 29 mai 2005 démontrent que les NON se répartissaient à égalité à droite et à gauche) n'ait aucun représentant à l'élection présidentielle. Encore ces candidats sont-ils systématiquement placés en situation d'infériorité par rapport aux deux ou trois personnalités bien aimées du système, assurées de leurs parrainages, et prêtes à dire OUI là ou les français on dit NON - un NON pourtant emblématique et majeur, qui, à travers la dérive de l'Union Européenne, a justement refusé le dessaisissement de la démocratie. En somme, c'est le Coup d'Etat permanent.
De cela, il faut tirer les conséquences : le Président de la République que nous allons élire a pour fonction d'incarner l'unité de la Nation, de protéger sa Souveraineté, d'assurer le bon fonctionnement des Services Publics, en un mot de garantir l'autorité de l'Etat, par là du bien commun, par là de la paix civile. Ces missions, il ne peut les remplir qu'à une seule condition : qu'il dispose d'une légitimité populaire forte, condition de toute action publique. Qu'elle vienne à disparaître, et c'est le corps social tout entier qui se délite. Or, la légitimité, procédant toute entière de l'élection au suffrage universel, est bien plus fragile qu'on ne le croit. Si le suffrage n'était plus universel parce que s'en trouverait d'emblée exclu le quart de l'électorat, ou si les abstentionnistes représentaient la plus grande partie des quelque 47 millions de français en âge de voter, on peut être alors certain que le quinquennat ouvert en mai achèverait la République, la légitimité entrant dans une sorte de déliquescence en spirale, d'ou pourrait surgir n'importe quelle violence, n'importe quel tremblement de terre. Tel est l'enjeu de l'incroyable partie qui va se jouer en ce mois de mars 2007 : le respect de l'électeur, ou le chaos" (source : 27 février 2007, www.pourlafrance.fr/editos_couteaux.php).
Quand il a déposé, mardi 13 mars 2007, au Conseil Constitutionnel ses 530 parrainages, Philippe de Villiers a déclaré être "la voix de la France" et "l'homme du patriotisme", et vouloir une "protection européenne pour garrotter et stopper les hémorragies des délocalisations liées au mondialisme" ainsi que le "renouveau civique et moral et l'autorité de l'Etat".
Dans un communiqué de presse du vendredi 13 juin 2008, Philippe de Villiers a déclaré :
"Nous sommes tous des Irlandais. Le peuple irlandais a pris le relais des français qui avaient rejeté la Constitution Européenne en 2005. C'est pourquoi je dis que "nous sommes tous des Irlandais", en indiquant qu'il buvait au même moment du "mousseux irlandais" dans son bureau du Conseil Général de Vendée.
Ce vote sonne comme un rejet massif de la dérive anti-nationale et anti-démocratique de l'Europe de Bruxelles. Chaque fois que les peuples s'expriment directement, leur message est clair : ils ne veulent plus d'un système qui les dépossède de leur souveraineté. Il revient désormais à Nicolas Sarkozy qui va assurer pendant six mois la Présidence de l'Union Européenne, de jeter les bases d'une nouvelle Europe respectueuse des peuples.
Il a également estimé que le prochain référendum en France sur l'Europe serait l'élection européenne de juin 2009 : "J'appelle tous mes souverainistes à se rassembler et je vais - à partir d'aujourd'hui, - mener cette grande bataille comme j'ai mené celle du référendum. Nos politiciens ne peuvent plus continuer à étouffer ceux qui veulent une autre Europe".
Communiqué de presse, que tous les présidents et présidentes départementaux du Mouvement pour la France ont été appelés à diffuser sans modération autour d'eux depuis le 15 juin 2008, - ainsi que la Lettre ouverte du 15 juin 2008 à Nicolas Sarkozy, futur Président Européen, dans laquelle Philippe de Villiers et tous ses présidents et présidentes départementaux invitent : "Tous leurs militants et sympathisants à demander à Nicolas Sarkozy, prochain Président Européen, d'entreprendre les bases d'une nouvelle Europe démocratique et respectueuse des peuples et de rejeter le système européen actuel qui vise à les déposséder de leur souveraineté, conformément aux souhaits exprimés par la majorité des Français consultés lors du référendum sur la Constitution Européenne de 2005, souhaits confirmés par le vote des Irlandais le 12 juin 2008" (source : mfp.marie-france@orange.fr - Joëlle Martinaux, MPF 06, 16 juin 2008).
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20 juin 2008
JEROME RIVIERE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France
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(catégorie : I Regard sur la France)
1. Regard de nos hommes et femmes politiques français
JERÔME RIVIERE
Député UMP - CNI de la première circonscription de Nice de 2002 à 2007, Jérôme Rivière (né le 8 juillet 1964 à Suresnes, Hauts-de-Seine) a voté NON lors du référendum 2005.
Dans Le Monde du 4 février 2005, Jérôme Rivière avait expliqué :
"Le coeur du problème, c'est la Turquie. Quelle Europe veut-on ? La Turquie n'a rien à faire dans l'Europe. Mais le problème va au-delà. Normalement, une Constitution définit un cadre exécutif, législatif et judiciaire et la façon dont tout cela fonctionne. Là, on n'a pas ces trois points, pas de définition des contours de l'Europe. C'est seulement l'organisation d'un grand marché. C'est insuffisant. Ce n'est pas un projet politique (...). Dans ce Traité, je ne trouve pas l'Europe de Jean Monet. C'est une Europe résignée. On nous vante des coopérations renforcées qui seraient possibles entre pays. Mais, soumises à veto, elles ne seront jamais utilisées. Pour la défense, on a fait un pas avec la création d'une agence européenne. Mais il n'y a des références à l'OTAN dans le texte qui ne sont pas que de principe. Dans la façon dont les choses sont écrites, on pourrait nous obliger à adopter les normes OTAN. Je suis un atlantiste. Mais je ne veux pas d'une Europe sous tutelle de l'OTAN, je veux une Europe partenaire de l'OTAN" (source : Jérôme Rivière, Le Monde, 4 février 2005).
Jérôme Rivière est diplômé de l'Institut Supérieur de Gestion (Paris) et de l'Université de San-Francisco (Master Administration - MBA, 1986-87). Analyste financier, il devient l'attaché parlementaire de Louis Colombani, Député du Parti Républicain du Var. Premier secrétaire général en 1989 du Mouvement des Jeunes Républicains (MJR) qu'il a contribué à fonder, il intègre la même année en qualité de Chargé de Mission, le Cabinet de François Léotard, Président du Parti Républicain (PR), avec lequel il travaillera dix ans de suite. Il sera successivement son Chef Adjoint de Cabinet lorsque François Léotard est nommé Ministre de la Défense du Gouvernement d'Edouard Balladur (de 1993 à 1995), puis son Chef de Cabinet à la présidence de l'UDF (1996-1997).
Chef d'entreprise, Jérôme Rivière fonde en 1997 la société Traqueur (détection de véhicules volées) et dirige à Sophia Antipolis l'une des sociétés du Groupe Antipolis SAS, spécialisée dans l'incubation et le développement de sociétés des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.
Jérôme Rivière est élu Conseiller Régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur de 1998 à 2004 et Député des Alpes-Maritimes de 2002 à 2007.
A l'Assemblée Nationale, Jérôme Rivière fut membre de la Commission de la Défense Nationale des crédits de la Mission équipement des forces et Vice-président des groupes d'études sur l'industrie de l'armement, sur la politique portuaire et sur les professions libérales.
Spécialiste sur les questions de Défense, Jérôme Rivière fut l'un des douze Députés membres titulaires de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN (ex délégation de l'Assemblée Nationale à l'Assemblée de l'Atlantique Nord). Il a aussi présidé la Sous-commission sur la prolifération des technologies militaires.
Lorsque Jérôme Rivière est écarté par la Commission d'investiture de l'UMP à l'automne 2006, Philippe de Villiers écrit sur son blog le 22 octobre 2006 : "Un Député UMP courageux. C'est le seul Député sortant à n'avoir pas été réinvesti par l'UMP pour les prochaines législatives. Son crime: une fidélité sans failles aux valeurs de la droite" (source : http://p2v2007.blogspirit.com).
Interrogé par Arnaud Folch dans le magazine Valeurs Actuelles (20 octobre 2006) au sujet de son conflit avec l'UMP, Jérôme Rivière répond:
"(...) Si je me suis engagé en politique, c'est pour défendre mes convictions, pas pour faire plaisir à untel ou untel. Mais je ne suis pas le seul. J'ai voté NON au référendum sur la Constitution Européenne ? C'est le cas de 40% des électeurs de l'UMP. J'ai soutenu jusqu'au bout le CPE (Contrat Première Embauche) ? 70% de nos militants ont regretté que nous cédions à la rue. Je suis hostile au droit de vote pour les immigrés, au mariage homosexuel et à la "discrimination positive". Nicolas Sarkozy lui-même reconnaît qu'il est , sur ces questions, minoritaire dans notre parti politique. A l'instar du Parti Radical d'André Rossinot et Jean-Louis Borloo et du Forum des Républicains Sociaux de Christine Boutin, le CNI est aujourd'hui un mouvement associé à l'UMP. J'ajoute que si mes idées étaient si abominables, il aurait fallu m'exclure de l'UMP. Or il n'en a jamais été question. J'en conclus que ma liberté d'esprit et de ton n'est qu'un prétexte à la non-reconduction de mon investiture. Je ne veux pas croire que Nicolas Sarkozy, qui partout vante la "diversité" de l'UMP, et à qui j'ai demandé un rendez-vous, puisse cautionner, en appel, ce qui s'apparente pourtant à une chasse aux sorcières.
Je reconnais à Philippe de Villiers, qui est un ami, une constance de conviction et un vrai courage, y compris physique: oser défier les extrémistes islamistes, voir sa famille menacée et ne pouvoir se déplacer qu'entouré d'une protection rapprochée témoignent d'une détermination peu commune en politique. En voulant, à travers moi, évincer les idées "nationales" que je représente, l'UMP sans le vouloir, fait la courte échelle au MPF. Souhaitant voir déplacer vers la droite le curseur de la majorité, je ne puis, de ce point de vue, que m'en féliciter" (source : "Pour une aile droite à l'UMP", entretien Jérôme Rivière / Arnaud Folch, Valeurs Actuelles, 20 octobre 2006).
Sur son blog, jeudi 18 janvier 2007, Jérôme Rivière prend ses distances avec Nicolas Sarkozy qu'il accuse de pratiquer un double langage. Pour nous en convaincre, il donne trois exemples :
"Il est préférable de ne rien promettre et de tout accomplir plutôt que tout promettre et de ne rien accomplir". POUR QUE TOUT DEVIENNE POSSIBLE, tel est le slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy. C'est presque 1 adhérent sur 3 qui a refusé de plébisciter le Ministre de l'intérieur. Ce n'est pas rien, et je crois que cela tient à l'excessive personnalisation de la pré-campagne, qui a jeté un voile obscur sur les projets réels du candidat Sarkozy. Dimanche, son discours posé sur le fond et délivré avec talent ne fait pas oublier ses positions ambiguës et les concessions incessantes aux idées de la gauche (double peine, vote des étrangers, droit opposable au logement...).
D'ailleurs le slogan de sa campagne m'inquiète. Comme l'a très joliment écrit la romancière québécoise Monique Corriveau, "tout demeure possible, tant qu'on ne choisit rien", et je crains que le candidat soutenu par l'UMP n'ait rien encore choisi. J'illustrerai cette absence de choix, par 3 exemples tirés du discours de dimanche : Ne pas transiger sur les "valeurs de la France". Nicolas Sarkozy veut être le Président d'une France qui ne transigera jamais sur son indépendance ni sur ses valeurs. Alors pourquoi remettre en cause le principe de la laïcité sanctionné par la loi de 1905 ? Pourquoi, en opposition avec nos valeurs, notre histoire, notre consensus national vouloir faire financer des édifices religieux, des mosquées en particulier par l'argent public ? Il réclame une "démocratie irréprochable" et ne veut plus de nominations qui se "décident en fonction des connivences et des amitiés, mais en fonction des compétences". Bel exemple autour de lui place Beauvau avec Brice Hortefeux et Christian Estrosi, dont il est évident qu'ils n'ont pas été choisi pour leur connivence et leur amitié avec Nicolas Sarkozy, mais pour leur compétence.
Enfin, Nicolas Sarkozy dit ne pas vouloir 'ressusciter la Constitution Européenne", alors même qu'il veut 'faire en sorte que l'Europe puisse fonctionner de nouveau en adoptant par la voie parlementaire un Traité simplifié". Mais alors si demain le Parlement doit s'exprimer au nom du peuple français, de quelle Europe parle-t-on, avec quelles frontières et quels pays membres ? Ce projet de Constitution permettrait-il encore des élargissements ? Pourquoi ne pas vouloir, sur ce nouveau texte, interroger à nouveaux les français ? Slogan contre slogan, je rappellerai cette citation du cardinal Marty ancien Archevêque de Paris : "L'art de gouverner ne consiste pas à rendre souhaitable ce qui est possible. Il consiste à rendre possible tout ce qui est souhaitable" (source : http://www.jerome-riviere.fr/spip.php?article352).
Mercredi 31 janvier 2007, Jérôme rivière rajoute sur son blog :
"A Londres Nicolas Sarkozy s'affirme à gauche. Reçu mardi 30 janvier 2007 à Londres par Tony Blair, Nicolas Sarkozy le candidat UMP a rendu le plus bel hommage à son hôte en lançant : "Les socialistes européens peuvent être fiers de ce qu'a fait l'un des nôtres...Euh, l'un des leurs...Quand j'affirme que Nicolas Sarkozy est ambigu sur sa pensée, je ne fais que dire tout simplement , ce que nous constatons tous les jours : inscription dans la Constitution de l'interdiction de la peine de mort même en cas ou un danger exceptionnel menacerait l'existence de la Nation ! Vote des étrangers en France, mais interdiction de vote pour les français de la Nouvelle Calédonie. Vous connaissez tous les exemples... désormais il l'affirme lui-même, le socialiste Tony Blair est l'un des siens ! Même s'il se reprend, l'ambiguïté est bien là" (source : http://www.jerome-riviere.fr/spip.php?article372).
Mardi 6 mars 2007, Jérôme rivière s'interroge sur le degré de sincérité de Nicolas Sarkozy :
"Aujourd'hui je ne peux que constater que le durcissement du discours dans cette campagne est bien une posture d'opportunisme, un peu à l'image de son slogan "tout est possible". J'espère que nos concitoyens ne seront pas dupes".
Dans Le Figaro, en décembre 2005, Jérôme Rivière a rédigé un article dont les thèmes alimenteront largement la campagne présidentielle 2007 :
"Notre climat intellectuel, rongé par la culture de l'excuse, est paralysé par les tabous politiques. Cette lâcheté ordinaire atteint aujourd'hui ses limites. L'immigration que nous connaissons est-elle réellement une chance pour la France, ou seulement une colonisation à l'envers ? Il est temps de se poser sérieusement la question. Sommée par des minorités de faire repentance et de renier son Histoire, la France apparaît comme une Nation en état de coma culturel dépassé. Certaines périodes de notre passé ne peuvent plus être évoquées sans que se dressent les revendications agressives, les complexes historiques revanchards et les réflexes victimaires parfois concurrents, sauf sur un point : la détestation de la France et de son identité. Le sens du ridicule ne gène pas ces iconoclaste haineux, qui s'acharnent à judiciariser la Mémoire pour demander des comptes à nos ancêtres. Après des Croisades prétendument "génocidaires" et une oeuvre coloniale forcément négative, il faudrait aujourd'hui que les français jettent Napoléon aux poubelles de l'histoire. A la voirie, nos épopées nationales 'ringardes", nos siècles chrétiens "obscurantistes", les soldats de l'Empereur "esclavagiste", les médecins au service du continent africain, les bâtisseurs de l'Empire. A la poubelle la France, cette "garce" dénoncée dans les textes de rap de nos banlieues. Les lueurs des incendies de novembre, les écoles et les églises incendiées, les pompiers "caillassés", les bibliothèques brûlées, le racisme anti-blanc ordinaire préfigurent un conflit culturel qui n'épargnera rien.
Au lieu de défendre notre identité que l'on suicide, on préfère diaboliser les élus qui s'inquiètent de l'avenir. Comme si la continuité française et l'avenir de nos enfants ne nous intéressaient plus. Par lâcheté ou par indifférence, selon la tranquillité toute provisoire de sa ville ou de son arrondissement, on chante les vertus d'un multiculturalisme mal défini. Lui-même d'origine africaine, l'Archevêque de la ville d'York, en Angleterre, l'affirmait pourtant récemment : "Le multiculturalisme autorise les autres cultures à s'exprimer, mais il empêche la culture de la majorité d'exprimer ses victoires, ses combats, ses joies, ses souffrances". Toutes les Nations sont déterminées pour une culture structurante qui participe de la beauté et de la diversité du monde et sur laquelle les peuples conjuguent, à chaque génération, les fondements de leur identité. Nous vivons en France, pays héritier d'une histoire et d'une civilisation plus que millénaires, dont les joyaux de notre patrimoine, de notre langue, de nos coutumes nous rappellent sans cesse les merveilles renouvelées. Je soutiens que le multiculturalisme ne peut être qu'un état instable de transition entre deux cultures concurrentes.
A l'heure de la "Mondialisation", les cultures, les racines, les appartenances sereines et fortes sont les meilleurs remparts contre le racisme. Un pays sûr de son identité peut s'ouvrir aux autres sans peur. Pourquoi l'Amérique intègre t-elle ses immigrés ? Parce que son identité et ses valeurs, appuyées sur une histoire pourtant récente, restent fortes et respectées. Ce n'est pas le cas de la France, dans laquelle trente ans de repentance et de masochisme soixante-huitard ont étouffé toute fierté, toute conviction sereine d'être soi-même. J'ajoute une chose : même si cela était, il existe un seuil d'immigration à partir duquel un pays se regarde dans le miroir sans se reconnaître. Faut-il balayer la définition de l'identité française d'après de Gaulle : "Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne" ? C'est Giscard d'Estaing qui parlait "d'invasion", Mitterrand de "seuil de tolérance", Rocard de l'impossibilité d'accueillir "toute la misère du monde". Paroles de bon sens, vite noyées dans le flot des aveuglements laxistes. Les français, qui ne furent jamais consultés sur l'immigration de peuplement, subissent ces changements avec surprise et sans adhésion. Leur colère éclatera un jour ou l'autre.
La France est, depuis plus de mille ans, un pays d'héritage judéo-chrétien. A titre personnel je ne veux pas qu'elle devienne une "terre d'Islam". Nos 100 000 demandeurs d'asile par an (chiffre 2003), qui pour la plupart s'évaporent dans la nature, et les 130 000 arrivées régulières formées pour l'essentiel du regroupement familial ou de leur lien de famille avec des français (l'étranger naturalisé qui va chercher son épouse dans son pays d'origine), sans parler des clandestins, viennent profondément modifier la nature de notre société. Mais les effets directs de l'Islam sur la société restent inexplicablement tabous. A rebours des endormeurs médiatiques, je suis néanmoins persuadé que cette situation préoccupe gravement nos concitoyens. Leurs craintes concernent la place de l'Islam à l'école, dans les administrations, mais aussi sa conquête de la rue et de la vie de tous les jours. La plupart des décideurs y font référence à la marge, sans aucune mise en perspective. Comme si l'islam, projet politico-théologique "totalisant", était un sujet neutre.
Comme si la vague migratoire extra-européenne, associée à la présence grandissante des Musulmans en France, ne remettait pas brutalement en question le destin même et l'identité pluriséculaire de ce pays. Quant aux solutions proposées, elles ne résolvent rien. On parle d'immigration "choisie", sans voir que nous priverions ainsi ces pays de leurs élites, les maintenant dans une situation ou l'immigration est une nécessité : hypocrisie. La mode de la pensée unique est à la discrimination positive, à la représentation exigée des minorités dans l'entreprise, les médias...alors même qu'il reste interdit en France de demander à l'occasion des recensements l'origine ethnique ou la religion des personnes interrogées : hypocrisie encore. La polygamie est interdite en France, mais largement pratiquée, et payée par nos impôts : hypocrisie toujours.
Notre société change, et c'est bien ainsi. Qu'elle s'enrichisse des apports de ceux qui souhaitent vivre chez nous et que nous acceptons librement ! Mais il ne faut pas oublier que vivre avec nous, c'est aussi vivre comme nous. Le premier devoir des immigrés est de respecter la culture du pays qui les accueille. Et ce n'est pas négociable. Nos "minoritaires ethniques" nous le rappellent, nous sommes, nous restons des "gaulois". Aussi, il doit être possible d'affirmer qu'exercer librement sa religion dans des lieux de prière ne signifie pas pouvoir construire de nouveaux minarets, étendards d'un Islam conquérant et d'une charia contraire aux lois de la République. Le débat sur ce sujet doit s'engager sereinement mais publiquement, dans le respect mais sans hypocrisie. Que les censeurs francophones hurlent donc, qu'ils éructent, qu'ils fulminent leurs fatwas : les français ne les écoutent plus. Ils l'ont montré le 21 avril 2005. Continuons à nous excuser d'être nous-mêmes, et ils nous le montreront à nouveau" (source : Jérôme Rivière, Le Figaro, 30 décembre 2005).
Jérôme Rivière a publié en 2007 " La droite la plus repentante du monde" (Edition du Rocher) : "Pour retrouver la fierté d'être français, parce que c'est la sauvegarde même de notre identité qui est en jeu".
Le 2 février 2008, sur son blog, Jérôme Rivière s'interrogeait au sujet du Traité de Lisbonne : "Les parlementaires vont-ils bâillonner les français ? Il y bientôt trois ans, le 29 mai 2005, les français ont massivement voté NON à l'occasion du référendum leur proposant une Constitution Européenne. Trois ans ont passé, une présidentielle et une législative plus tard, les députés ont achevé dans la nuit d'hier l'examen du projet de loi qui modifie la Constitution afin de permettre la ratification du nouveau Traité Européen dit "Mini Traité". Le 4 février 2008 par un vote du Parlement réunis en Congrès à Versailles ceux qui sont chargés de représenter les françaises et les français mettront un terme au NON. Les français n'ont après tout que ce qu'ils méritent Nicolas Sarkozy nous l'avait dit pendant la campagne, il reviendrait sur le vote de mai 2005.
Tout cela ne fait qu'apporter de l'eau au moulin de ceux qui comme moi ne croient plus dans l'Europe qui nous est imposée. Ce n'est pas une Europe des peuples, ce n'est même pas une Europe de peuples, c'est une chimère technocratique qui doit avancer pour survivre. Son but politique : Personne n'en sait rien. Ses frontières ? C'est un sujet qui fâche. Sa représentativité ? Tous ceux qui vivent du système s'en foutent ...ils vivent du système ! Son coût ? Difficile a estimer, mais le gaspillage est à tous les niveaux. Il n'est qu'à voir en fin d'année la trépidation des fonctionnaires européens pour trouver des projets - n'importe quel projet - pour y consommer leurs lignes budgétaires jusqu'au dernier euro ! Une dernière chance alors serait qu'il n'y ait pas une majorité des deux tiers lundi prochain à Versailles pour approuver le Traité. Nous aurions alors droit à un référendum et les français auraient à nouveau le choix. Mais là, et je parle d'expérience, il faudrait des députés et sénateurs qui possèdent une colonne vertébrale...pas fréquent depuis longtemps !".
La veille du second tour des éléctions municipales 2008, le 15 mars 2008, Jérôme Rivière note sur son blog : "Les municipales ont caché un scrutin lui aussi bien important, celui des cantonales. Le constat, c'est qu'après dix mois d'une politique d'ouverture...à gauche, cette même gauche se trouve demain en mesure de gagner plus de 55 départements ! N'en déplaise aux "stars" de l'UMP présentes sur les plateaux de télé, ce résultat est aussi terrible que celui de 2004 qui avait vu la gauche s'emparer de la plupart des Régions de France. A quand un ouverture à droite pour changer ? Cette semaine, une sémantique habile a permis de maquiller, de cacher le formidable échec de la droite au premier tour. Demain soir, je ne suis pas certain qu'il soit possible d'en faire de même. En mai dernier, les français n'avaient voté ni pour l'ouverture, ni pour une "people-isation" de notre vie politique. Ils l'expriment avec force en ce mois de mars 2008. A bon entendeur...!".
Et le 17 mars 2008, Jérôme Rivière dresse sur son blog au lendemain des élections municipales, un bilan peu réjouissant de ces résultats pour la droite en général et l'UMP en particulier : "Après dix mois d'une politique d'ouverture à gauche, les résultats sont là : Toulouse, Caen, Strasbourg, Amiens, Reims, Périgueux, Pau, Metz, Saint-Etienne, Blois, Quimper, Angoulême, Dax, Roanne, Mende, Valence sont conquises sur la droite par le Parti Socialiste et ses alliés. Pour le Président de la République le message me semble simple. Elu sur un discours de droite, il doit mener une politique de réformes basées sur ses engagements de la campagne présidentielle et non sur des coups médiatico-politiques en débauchant des personnalités de gauche. D'ailleurs, Jean-Marie Bockel, ex-PS soutenu par l'UMP et symbole de cette ouverture, ne réussit à sauver sa Mairie de Moulhouse que de justesse ! A Paris, Bertrand Delanoë gagne avec plus de 57% des voix, un score d'adhésion à sa politique mais surtout de rejet de la candidate de l'UMP. Si Marseille sauve la face au parti de la majorité c'est d'une poignée de voix, et c'est bien le seul motif de soulagement hier soir à l'UMP (...).
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16 juin 2008
JACQUES CHIRAC
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la note : "Jacques Chirac" ?
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(catégorie : V Regard sur le Dialogue Politique)
1. JACQUES CHIRAC
Jacques Chirac est attiré par le vaste monde. Lundi 18 avril 2005, dans la matinée, il a promu Jean Malaurie Commandeur de la légion d'honneur. Ethnologue, Géographe, Ecrivain et Editeur, Jean Malaurie a créé la collection "Terre humaine" aux Editions Plon. Lors de cette cérémonie le Président de la République lui a rendu un vibrant hommage pour avoir "toujours soutenu les mouvements d'autonomie inuit" et partagé et étudié la vie des peuples hyperboréens. Un peuple, qui, comme les aborigènes ou les indiens d'Amérique passionne tellement Jacques Chirac qu'il s'est rendu à Saint-Pétersbourg le 30 mai 2003, pour visiter l'Académie Polaire de Saint-pétersbourg.
Dans Le Figaro du 31 mai 2003, Luc de Barochez précise au sujet de cette visite :
"Dans la ville de la rationalité des Lumières, Jacques Chirac a fait hier un détour par la sorcellerie des chamans de Sibérie afin de manifester le vif intérêt qu'il porte aux peuples premiers. Chirac avait promis de longue date de venir visiter le nouveau bâtiment d'une Université dont il a déjà rencontré les membres à plusieurs reprises. L'Académie Polaire, ou l'enseignement du français est obligatoire, va devenir la première Université russe à entrer dans la catégorie des établissements francophones. Elle coopère avec la France et son Président d'honneur est le savant français Jean Malaurie, directeur du Centre d'Etudes Arctiques. En accueillant le Président de la République hier à l'Académie, Jean Malaurie lui a offert une queue de cheval qui, a-t-il précisé, a été bénie par tous les chamans de Sibérie. "Elle sert à éloigner les mauvais esprits", a-t-il au Président.
A la veille du Sommet des huit grands pays industrialisés qu'il doit présider à Evian, Jacques Chirac a semblé intéressé par un instrument qui pourrait peut-être l'aider à dissiper la brouille franco-américaine. "Je souhaite bien entendu qu'il me permette d'éloigner du G8, et aussi de Saint-Pétersbourg, les mauvais esprits", a-t-il dit en souriant. Revenant à un thème qui lui tient à coeur et qui doit trouver un écho du G8, le Président de la République a loué "le dialogue nécessaire entre les Cultures et les Civilisations". Car, à l'heure de la Mondialisation néo-libérale, Jacques Chirac avait un message à délivrer : "Le respect que l'on doit aux peuples premiers, dont on n'a pas encore mesuré l'apport qu'ils peuvent fournir au monde de demain". Après avoir reçu en cadeau des dents de morse gravées, le chef de l'Etat, qui a appris le russe dans sa jeunesse, a un "spassiba bolchoï" (merci beaucoup) retentissant. Il s'est ensuite plongé dans les festivités du tricentenaire, avec concert et dîner de gala à bord d'un bateau à quai sur la Neva, s'offrant une détente avant les débats animés qui l'attendent à Evian" (source : Luc de Barochez, Le Figaro, 31 mai 2003).
Le Président de la République a inauguré mardi 20 juin 2006, le Musée du Quai Branly. Celui-ci réunit sur un vaste plateau de 4 500 mètres carrés, les collections du département d'ethnologie du Musée de l'Homme situé au Trocadéro, et celles du Musée des Arts Africains et Océaniens situé Porte Dorée (Paris). L'idée a été lancée dans les jours qui ont suivi en 1995 la prise de fonction de Jacques Chirac à l'Elysée. Ce lieu "manifeste un autre regard sur le génie des Peuples et des Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques" (source : extrait de allocution de Jacques Chirac à l'occasion de l'inauguration du Musée du Quai Branly).
Après son départ de l'Elysée, fidèle à ses convictions, Jacques Chirac a décidé de la création d'une Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures. La Fondation Chirac "oriente ses premières actions vers l'accès aux médicaments, l'accès à l'eau, la lutte contre la déforestation et la désertification, et le soutien aux langues et cultures menacées" (source : www.fondationchirac.eu).
Le 16 mai 2007, l'Assemblée Générale des Nations Unies proclamait 2008 "Année internationale des langues" sous le slogan "Les langues, ça compte". "Les questions de langue étant au coeur du mandat de l'UNESCO dans les domaines de l'Education, des Sciences, des Sciences Humaines et Sociales, de la Culture ainsi que de la Communication et de l'Information, l'UNESCO a été nommée organisme chef de file pour la célébration de cet évènement" (source : UNESCO).
Composition du Conseil d'Administration de la Fondation Chirac (2008) :
- Mohamed ARKOUN : Professeur émérite d'histoire de la pensée islamique à la Sorbonne Nouvelle,
- Yan ARTHUS-BERTRAND : Photographe, Journaliste, Ecrivain et Militant écologiste
- Marie-Hélène BERARD : Présidente-Directrice générale de MHB SA, société d'investissement conseil spécialisée dans l'implantation des entreprises françaises dans les pays d'Europe Centrale et Orientale et de l'ex-Union Soviétique.
- Michel CANDESSUS : Président d'honneur des "Semaines Sociales de France", membre de "Africa Progress Panel" présidé par Kofi Annan, il a été Directeur du Fonds Monétaire International (FMI) de 1987 à 2000.
- Catherine COLONNA : Ambassadrice de France auprès de l'UNESCO, ancien Ministre délégué aux Affaires Européennes.
- Geneviève FERONE : Directrice du Développement Durable chez Véolia Environnement.
- Jean-Pierre LAFON : Président du Bureau International des Expositions (BIE), Ambassadeur.
- Tristan LECOMTE : Fondateur et Président d'Alter Eco.
- Besnik MUSTAFAJ : Homme politique et homme de lettres albanais.
- René RICOL : Vice-Présidente de Ricol, Lasteyrie & Associés, Président de la Fédération internationale des experts-comptables.
- Jean-Michel SEVERINO : Directeur de l'Agence Française de Développement.
- Valérie TERRANOVA : Conseiller de Jacques CHIRAC à la Présidence de la République depuis 1995, spécialiste du Japon.
- Bernard VATIER : Avocat, ancien Bâtonnier de Paris, ancien Président du Conseil des Barreaux de l'Union Européenne.
- Wu JIANMIN : Président de l'Université des Affaires Etrangères de Chine, il est membre fondateur du Forum Chine-Europe.
La création de la Fondation Chirac est parue dimanche 9 mars 2008 au Journal officiel : "Reconnue comme un établissement d'utilité publique par décret en date 7 mars 2008" du Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités locales, elle peut désormais recevoir des fonds privés d'entreprises ou de particuliers.
Lors du lancement de la Fondation Chirac, lundi 9 juin 2008, au théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly à Paris (www.quaibranly.fr), Jacques Chirac déclare :
" (...) Construire une culture du respect mutuel, tisser des liens entre les hommes, bâtir une société internationale plus harmonieuse, est une urgence vitale pour l'humanité.
La crise alimentaire ou l'ébranlement des finances mondiales nous rappellent que notre monde est confronté à une conjonction de périls sans précédent. Tous les hommes de bonne volonté doivent se mobiliser pour que prévale la paix sur les facteurs de guerre, la solidarité sur l'indifférence, le partage sur l'égoïsme, la responsabilité sur la résignation à la fatalité.
La grande question aujourd'hui est bien celle du monde que nous allons léguer aux générations futures.
(...) Alors que la Mondialisation a favorisé une multiplication des échanges et des progrès sans équivalent dans l'histoire, l'humanité peut-elle poursuivre sa marche sans résoudre les crises profondes qui l'affectent.
Depuis la fin des années 1980, un triple danger s'impose à nos consciences : le danger d'uniformisation de nos cultures, celui de la destruction de notre environnement, celui du scandale de la pauvreté. Ce sont là autant de menaces majeures pour la paix et pour la survie même de notre Planète.
(...) Au moment ou s'impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l'homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures, au coeur du projet même de l'humanité.
Ma conviction est que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. Chaque peuple peut enrichir l'humanité en apportant sa part de beauté, de création, de vérité. L'attention à la diversité culturelle, c'est le prix donné à la singularité de toute création, c'est le goût retrouvé des choses, c'est le refus d'un standard qui bâtirait un univers exclusivement rationnel et parfaitement aseptisé- pour tout dire, inhumain.
"L'humanité s'apprête à produire la civilisation de masse, comme la betterave. L'ordinaire ne comptera plus que ce plat...": cette mise en garde de Lévi-Strauss, dont le lieu ou nous nous trouvons réunis célèbre la pensée visionnaire, est hélas devenue pour partie réalité. Si nous ne voulons pas que cette sombre prédiction s'accomplisse, nous devons agir en faveur d'un monde divers, pluriel, d'un monde qui garde intacte sa capacité à créer du nouveau, de l'inédit, de la différence" (source : extrait du discours de Jacques Chirac lors du lancement de sa Fondation, le 9 juin 2008, Salle Lévi-Strauss, Musée du quai Branly, Paris).
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11 juin 2008
FERNAND ICART
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France.
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(catégorie : I Regard sur la France)
11. FERNAND ICART
Il est intéressant d'avoir le REGARD de JEAN ICART sur la politique en FRANCE et en Europe.
Ses fonctions ministérielles sous VALERY GISCARD d'ESTAING et son parcours d'homme politique local à NICE et dans les ALPES-MARITIMES, lui ont permis d'expérimenter parfois les limites de l'action politique et la complexité de ce qui était alors la Communauté Economique Européenne (CEE), devenue depuis l'Union Européenne (UE).
FERNAND ICART est un homme politique français (né le 3 décembre 1921 à Nice, Alpes-Maritimes), fils du Fondateur en 1866 de l'entreprise niçoise : Chauffage Central Icart.
FERNAND ICART a travaillé directement avec JACQUES CHIRAC, VALERY GISCARD D'ESTAING et RAYMOND BARRE.
Chef d'entreprise, Fernand Icart a été :
- Ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement et de l'Aménagement du Territoire du deuxième gouvernement de Raymond Barre (27 septembre 1977 - 31 mars 1978),
- Député des Alpes-Maritimes (1963-1967, 1968-1977, 1978-1981),
- Compétent et pragmatique, Fernand ICART sera élu de 1978 à 1981, Président et Rapporteur Général du Budget de la Commission des Finances à l'Assemblée Nationale.
Dans son livre "D'UN PERIL, L'AUTRE, OU LE PARCOURS D'UN INGENU EN POLITIQUE" (texte imprimé, 2005), Fernand ICART revient de manière concrète sur son opposition au Traité de Maastricht et les problèmes que ce dernier engendre :
"Il est un épisode qui me revient à l'occasion du débat relatif à la ratification de Maastricht et qui me paraît digne d'être relaté. En 1978, François Essig, délégué à la DATAR, est informé de démarches auxquelles se livre directement auprès des instances bruxelloises de l'Europe le Maire de Marseille, Gaston Defferre, en vue d'obtenir une subvention destinée à je ne sais quel équipement.
Il est facile d'imaginer la situation dans laquelle je vais me trouver (en tant que Ministre à l'Aménagement du Territoire) si le concours européen est accordé, même si l'objet de l'investissement ne correspond ni aux priorités nationales, ni ne s'intègre au schéma d'aménagement préalablement établi, défini et arrêté; j'imagine la pression à laquelle mon Ministère va être soumis, voire le chantage, s'agissant d'un opposant de cet acabit (...).
La démarche paraît avoir un certain succès auprès des "eurocrates"pas fâchés sans doute de faire la nique à cette France encore sûre d'elle même, telle que l'a léguée le Général de Gaulle.
J'en conçois une réelle émotion. Car enfin je me trouve en présence d'une remise en cause de mon autorité ministérielle, donc d'un éventuel dessaisissement de l'Etat. L'affaire set si grave que je m'en ouvre auprès de Raymond Barre. "Elle me dépasse, lui dis-je, elle est de votre niveau et même de celui du Président". Il me paraît qu'une démarche urgente doit être entreprise auprès des autorités bruxelloises, du Président de la Commission en l'occurrence, afin de rendre impossible tout contact direct entre elles et les représentants des collectivités locales, quels qu'ils fussent, toute demande de concours ne pouvant être instruite et présentée que par les instances étatiques. Tolérer qu'il en soit autrement représenterait, disais-je un abandon partiel de souveraineté qui me paraissait impensable. Raymond Barre enregistre mon propos, admet qu'il y a matière à vigilance, mais sans manifester la réaction que j'avais espérée.
Au fond, nous nous trouvions là, en 1978, par anticipation, au coeur du vrai débat de 1992 relatif à la ratification du Traité de Maastricht. Ma réaction à quatorze ans d'intervalle, était la même. Je refusais le risque que ce Traité comporte de voir l'Etat s'amoindrir au point de le faire disparaître au profit d'une Europe des régions. Or je crois que le couple Etat-Nation est inséparable, l'un ne pouvant exister sans l'autre. L'effacement de l'Etat porte en lui le germe de celui de Nation.
Elevé par mon père dans l'esprit d'une République à l'image de celle de la Rome antique et dans l'amour de ma patrie, la France, vieille Nation à l'histoire à la fois émouvante et glorieuse, je ne saurais m'y résoudre. Dès lors, engager son destin dans les arcanes de ce Traité conçu dans un esprit internationaliste ne pouvait que rencontrer mon opposition" (source : Fernand Icart, "D'un péril, l'autre, ou le parcours d'un ingénu en politique", texte imprimé, 2005, p 234).
Le livre de FERNAND ICART est à lire avec attention par les personnes qui s'intéressent à la politique en FRANCE et en EUROPE.
A SUIVRE ...
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09 juin 2008
GUY TARADE
Blog de Pascal Jean Gimenez : REGARD
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(catégorie : REGARD)
GUY TARADE
Aujourd'hui, en ce début de XXIe siècle, il est peut-être très judicieux de s'intéresser, aussi, au REGARD concis et concret de GUY TARADE, car bien au-delà de son Regard sur la France, l'Europe, la Mondialisation, la Planète et son Environnement, le Dialogue Politique ou le Dialogue en Méditerranée... - Guy TARADE, originaire de Nice (Alpes-Maritimes, France), a également un Regard extrêmement pointu sur le Passé qui a fait notre Présent et qui va faire notre Avenir - car il faut savoir qu'il étudie depuis de très nombreuses années le symbolisme, le paranormal, l'ufologie, les phénomènes liés au temps, etc..., - et que nous ne pouvons pas, volontairement, ignorer ou occulter de notre raisonnement sur la Société actuelle.
GUY TARADE (né en 1930) est donc, un écrivain-conférencier, spécialisé dans le paranormal et l'ésotérisme; il est également Fondateur du "Centre d'Etudes et de Recherches d'Eléments Inconnus de Civilisation". "Globe-trotter, Guy TARADE a parcouru le Monde, des rives du Gange à celles du Nil, et de l'antique Mexique à la Chine légendaire. Très attaché à la Tradition et passionné d'hermétisme et de symbolisme, il a parcouru les lieux les plus mystérieux de la Planète. Ses enquêtes s'appuyant sur une démarche opérative et spéculative lui ont permis de découvrir de remarquables archives de pierre. C'est en prospectant certains hauts lieux, qu'il a tenté de retrouver les traces d'anciennes et grandes organisations initiatiques qui ont laissé dans le sillon des siècles l'empreinte de leur grandeur et de leur savoir. A l'instar des hommes, l'Histoire en a oublié beaucoup! En nous faisant communier avec un Passé parfois volontairement effacé, Guy TARADE a su livrer à travers tous ses livres et ses films, ce que notre Epoque actuelle a de plus précieux : son Humanisme Magique que, peu à peu, la Science moderne redécouvre et confirme. Comme l'affirmait Ernest RENAN : "Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont le plus profond respect pour les choses du Passé" (source : http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com).
Dans un de ses livres intitulé "LA MAGIE DES CATHEDRALES" (Edition Les 3 Spirales, 2006, p 199), Guy TARADE nous invite à ne pas faire preuve d'angélisme au sujet de la réalité qui nous entoure : "En France, le résultat du référendum du 29 mai 2005, sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, constitua un échec retentissant pour le pouvoir. Plus de 55% des électeurs le rejetèrent. Deux jours plus tard dans un même élan, nos amis hollandais rendaient un verdict identique. Les temps sont venus de "se construire et de construire autrement". Ce texte déséquilibré, élaboré par des technocrates mollement allongés sur un nuage doré, sans même daigner regarder la paupérisation qui s'étend sur notre Vieux Continent, doivent s'attendre à une révolution de l'esprit" (source : Edition Les 3 Spirales, 2006).
GUY TARADE nous donne aussi à voir dans la Revue "Les Mondes de l'Etrange" (SEPTEMBRE 2006, n°2, page 62) une autre forme de réalité : " Nous savons maintenant, vue la gravité de la situation, qu'on ne peut plus attendre des gouvernements une intervention positive à redresser une intervention rompue. Ce devrait être l'ensemble de toute la population qui devrait se sentir concernée. Des évènements récents confirment le pouvoir des masses. Si nous voulons changer le Monde, il faut dans un premier temps, "que nous nous transformions nous-mêmes", et que nous engendrions une autre forme de Civilisation différente et plus évoluée.
(...) Nous nous rendons compte actuellement que tous les modèles de Sociétés qui fonctionnent depuis plus de quarante ans sont totalement utopiques et faux. Des "Sages Hindous" (Inde Védique de 1800 à 800 av-J.-C) affirment que nous sommes politiquement le jouet de "MAROUTS", - Marout est un terme qui signifie Ame morte, susceptible de se réincarner dans de faux vivants; les Marouts sont les instruments du "dieu védique Roudra" qui les manipule.
Les Brahmanes prétendent que lorsque "Shiva" veut rabaisser l'Humanité, il place - aux postes les plus importants de la Société - des Marouts ne possédant par essence qu'une Ame corrompue. Ces êtres pourriront à leur tour : la Morale, la Religion, les Arts et la Nature; ils engendreront le déclin de ceux qu'ils dominent. Soyons en conscients, nous vivons le temps des Marouts et rares sont ceux qui en perçoivent les effets pervers. L'affirmation de la tradition hindoue n'est sans doute qu'une "Image Mystique", mais nous devons bien admettre que si nous regardions attentivement autour de nous, sans nous laisser manipuler par les Médias, nous en serions rapidement convaincus !
Ce n'est un secret pour personne, la future décennie va connaître un changement global Géo-bioclimatique, d'une ampleur jamais vue de mémoire humaine. Notre Planète va radicalement changer. Cependant nos Politiques ne font rien, ou quand ils le font, cela consiste à étouffer les informations susceptibles de tomber dans le domaine public ! De très amples et très profonds changements polymorphes sont envisageables. (...) Les haines raciales, politiques et confessionnelles devront un jour s'aplanir et laisser la place à un Monde uni et fraternel" (source : Guy Tarade, Revue "Les Mondes de l'Etrange", Septembre 2006, n°2, page 62).
GUY TARADE expliquait également en JUIN 2002 : " En ce début de IIIe millénaire, les prophéties ont rendez-vous avec l'histoire. Depuis plusieurs siècles, prophètes, voyants et inspirés semblent avoir décrit notre époque avec une précision surprenante. Mieux il n'est pas besoin d'être un obsédé de l' : "APOCALYPSE DE SAINT JEAN", pour constater que les données de la Géopolitique cadrent de façon formelle avec grands et douloureux évènements qui se déroulent chaque jour sous nos yeux : évènements apocalyptiques, au sens familier du terme, c'est-à-dire catastrophique.
Nous vivons un temps déraisonnable ou dans les profondeurs des cités à l'architecture anarchique, des tueurs insomniaques se préparent à une rouge moisson des Sociétés en crise annonçant le Réveil de la Bête. Un étrange voyant juif, ZACHARIE, qui vaticinait en 1807 et dont les visions orageuses furent révélées en 1865 dans un livre de l'ABBE FATACIOLI, intitulé "Le Jour de la Colère", avait axé toutes ses prophéties autour de la lutte éternelle de l'Homme contre la Bête, de la Civilisation contre le Léviathan des Ténèbres qu'il nomme le Dragon. ZACHARIE avait prévu Hitler et l'implacable dictature communiste de l'ex-URSS, mais pour lui, le Dragon viendra de l'Empire d'Aquilon !
L'instinct prémonitoire fonctionne en quelque sorte comme un ordinateur, qui ne fait que restituer les résultats logiques des causes dont on l'informe. Mais rien ne nous empêche de changer les causes, et dès lors l'ordinateur se trompera, tout en ayant parfaitement fonctionné.
Les hommes d'aujourd'hui ne savent pas et ne veulent pas exercer leur vigilance, leur liberté et leur volonté, il s'ensuit que les prémonitions et prophéties, surtout de malheurs, sont le plus souvent justes.
Tous ceux qui ont lu RENE GUENON (1886-1951) se souviennent de l'avertissement qu'il avait lancé dans son remarquable livre, "Le règne de la quantité et le signe des temps". Ce livre publié au début de l'entre-deux-guerres prophétisait que les masses seraient soumises à une robotisation de plus en plus contraignante. René GUENON écrivait : "Les hommes deviendront des automates, animés artificiellement et momentanément par une volonté infernale, ce qui donne l'idée la plus nette de ce qui est arrivé aux confins même de la dissolution finale". Dans les années 1920, René GUENON avait également écrit : "Les hommes vivront dans des tours de verre et d'acier". Alors prémonition ou voyance ?
Quelques mois après le début du III Millénaire, de grandes secousses ont marqué sa naissance. L'Histoire de la Civilisation étant rythmée par une sorte de mouvement de balancier, on découvre actuellement que tous les modèles de Sociétés créés depuis plus d'un demi-siècle sont totalement utopiques et faux. Un terrorisme aveugle, mais parfaitement organisé répond à une paupérisation des masses orchestrées par la Mondialisation. Des chèques en blanc ont été tirés sur le Futur. La pollution et les destructions de l'équilibre écologiques pèsent sur les jeunes générations. La Nature annonce toujours les grands évènements qui vont affecter l'Humanité par la projection de leur ombre.
Au mois de Mars 2002, le Monde a appris avec stupeur les profondes modifications provoquées par le "réchauffement climatique", une fracture géante s'est ouverte au Pôle Sud, -LARSEN B : une énorme plaque de glace antarctique, plus vaste que le Luxembourg ou l'Ile de Majorque s'est fractionnée sur une période de trente-cinq jours, 720 millions de tonnes de glaces se sont effondrées et plusieurs dizaines de milliers d'icebergs sont partis à la dérive dans la Mer de Weddel. Malgré les cris d'alarme lancés par des experts américains, nul ne s'inquiète du réchauffement de la Planète provoqué par l'effet de serre. La calotte glacière vieille de 12 000 ans et épaisse de 200 mètres se fractionne chaque jour de plus en plus.
De nombreux prophètes ont annoncé un gigantesque cataclysme provoqué par le basculement des Pôles. Etaient-ils de doux rêveurs ou d'excellents voyants ?
Parmi les nombreuses théories avancées par les Scientifiques, pour expliquer les différents cataclysmes qui ont eu lieu sur notre Planète depuis des millénaires, celle suggérée par le Dr. JHON T. HOLLIN de l'UNIVERSITE DU MAINE, mérite de retenir notre attention. En effet, il affirme que la calotte glaciaire de l'Antarctique se brise périodiquement, glisse dans l'Océan et pourrait alors provoquer un gigantesque raz-de-marée !
Notre Planète, sphéroïde imparfait, incliné de 23°27 sur son axe, ne doit sa stabilité que grâce au renflement existant au niveau de l'Equateur. Si les glaces des Pôles venaient à fondre, la Terre serait destabilisée et alors, nous assisterions à un bouleversement des Pôles.
L'antique Loi d'Hermès stipule : "que ce qui est en Bas est comme ce qui est en Haut". Les désordres que nous constatons, actuellement dans notre Environnement, sont peut-être les reflets d'une révolution cosmique qui se prépare.
Au XVIe siècle dans une lettre adressée à son fils César, NOSTRADAMUS (1503-1566) écrit : " Mais à cette fin, mon fils, que je ne vague trop profondément pour la capacité de tes sens, et aussi que je trouve que les lettres feront si grande et incomparable jacture, que je trouve le monde avant l'universelle conflagration advenir, tant de déluges et si hautes inondations, qu'il ne sera par si long temps, que hors mis enographies et topographies, que le tout soit péri : aussi avant et après telles inondations, en plusieurs contrées les pluies seront exiguës et tombera du ciel si grande abondance de feu et de pierres candentes, qui ne demeura rien qu'il ne soit consumé; et ceci avenir en bref et avant dernière conflagration".
Nous n'avons pas encore assisté à des chutes de pierres ardentes, mais une récente actualité nous a fourni des centaines de cas de catastrophes provoquées par des inondations meurtrières engendrant des glissements de terrains" (source : Guy Tarade, Juin 2002).
En JUIN 2002, GUY TARADE avait aussi déclaré : " (...) Sachant que les écrits inspirés sont souvent sujet à caution, je confronte toujours toutes ces vaticinations avec les données de la Géopolitique actuelle.
Curieusement il est possible de constater que les voyants et inspirés du Passé ont dépeint avec une effarante précision les troubles qui agitent notre Monde d'Aujourd'hui. Tous annoncent de grands bouleversements.
Et comme l'affirmait également BLAISE PASCAL (1623-1662) qui s'était longuement penché sur les Centuries de Nostradamus : "Le sens en a été couvert en foule de passages et en a été découvert si clairement en quelques uns qu'il est plus clair que le soleil".
Mais comme je le prouve avec précisions et références à l'appui, de nombreux sensitifs semblent avoir franchi les barrières du temps et vu, avec une acuité qui étonne, les conflits qui agitent Aujourd'hui la Planète.
Mieux, je compare les graves évènements qui se déroulent sous nos yeux, et les tragiques faits divers que l'Actualité nous livre au quotidien, avec des textes datant parfois de plusieurs Siècles, véritables clichés, qui concordent d'une façon parfaite avec : la Réalité.
En étudiant l'Histoire et les Mythes Anciens des Grandes Civilisations, tout comme les écrits laissés par certains initiés, j'apporte la preuve, -comme l'écrivait le physicien ARTHUR EDDINGTON (1882-1944) : " Les évènements ne se produisent pas, ils sont en place et nous les rencontrons inéluctablement suivant notre ligne d'Univers" (source : Guy Tarade, juin 2002).
ET... Si cela vous intéresse aujourd'hui, 9 Juin 2008, pour être informé du travail quotidien de GUY TARADE - et connaître les titres de tous les livres qu'il a écrit jusqu'à ce jour : il suffit de cliquer sur le lien suivant http://lesarchivesdusavoirperdu.over-blog.com/pages/Qui_s... + appuyer sur "Qui sommes-nous ? ...".
A SUIVRE ...
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04 juin 2008
JEAN-MARC GOVERNATORI
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France
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(I Regard sur la France)
1. Regard de nos hommes et femmes politiques français
JEAN-MARC GOVERNATORI
Jean-Marc Governatori (né en 1958 à Nice) est un homme politique français atypique.
Diplômé de l'Ecole Supérieure de Nice, cadre supérieur de gestion à 21 ans, il crée en quelques années douze entreprises (Meubles Fly, Basika, Planet Wood...) et emploie plus de 500 personnes. Alors qu'il est déjà le premier franchisé de France, ses talents de chef d'entreprise lui valent à 32 ans seulement d'être désigné Meilleur Gestionnaire du Mobilier Européen (près de 4 milliards de francs de CA). Une prouesse qu'il réitère en 1997 quand il est à nouveau nommé Meilleur Gestionnaire de France, Jean-Pierre Raffarin, Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l'Artisanat (1995-1997), lui rendra un hommage appuyé en 1997 quand il lui remet le Trophée de l'Emploi.
Fier de figurer "parmi les mille plus gros contribuables français" et animé de solides convictions, il met sa fortune personnelle au service de la France en Action (www.lafranceenaction.com), le mouvement politique qu'il a fondé en 2004.
Jean-Marc Governatori est Président fondateur de la Fédération Agissons (http://federation.agissons.free.fr); Président de l'Association humanitaire ALPHA et de l'Association Centinelles; Fondateur et Vice-président de la Ligue Nationale contre la Drogue; administrateur délégué de Région Verte; délégué de SOS Petits Porteurs (www.sos-petits-porteurs.com); bienfaiteur des Restos du Coeur (www.restosducoeur.org), membre du comité de l'Orphelinat Mutualiste de la Police Nationale (www.ompn.org). Et losque cela est nécessaire, il n'hésite pas à tisser des liens avec l'Association des Paralysées de France (www.apf.asso.fr), la Fondation Abbé Pierre pour le Logement des Défavorisés (www.fondation-abbe-pierre.fr), l'Armée du Salut (www.armeedusalut.fr) ou WWF (www.wwf.fr)...
Composé principalement d'individus issus du milieu associatif présents sur le terrain, La France en Action se démarque des autres partis politiques par l'absence remarquée d'intellectuels inadaptés à la vie réelle ou d'énarques stéréotypés.
Jean-Marc Governatori affirme être animé par une farouche volonté d'apporter "le bien être durable à tous les êtres". Il souhaite que nous puissions concilier "activité humaine et respect du vivant". Au delà du clivage habituel gauche-droite réducteur à ses yeux, il aspire à rassembler tous les citoyens qui le souhaitent. La France en Action veut améliorer la société à partir de points précis: une écologie active (par opposition à une écologie verbale qui n'a pas d'action concrète), une autre forme d'éducation (basée "sur le savoir-être plutôt que l'intellect"), le contrôle des fonds publics (par l'opposition), et une démocratie réalisée. Ses valeurs sont basées sur : Le Réalisme, le Respect, la Responsabilité.
Jean-Marc Governatori souhaite que l'on désacralise la croissance économique: "(...) Tous les pays qui jouent la carte de la croissance voient le chômage s'installer, les déficits s'accrpoître et les écosystèmes se détériorer. (...) Croire que notre société, et je dirais même notre monde peut continuer sur le chemin sur lequel il s'est engagé, voilà la véritable utopie de notre époque. Tout est prêt pour l'avènement d'une société autre, d'une société à construire, à chacun de s'investir! (...) De nombreux être humains aspirant à vivre autrement que selon le modèle dominant présenté par les politiciens, les multinationales, la publicité, etc..., se sont, en France, souvent depuis des années, détournés de la politique et même des urnes. (...) Vouloir insérer tout le monde dans un système de productivité , de compétition est une grave erreur. Certaines personnes n'ont pas cette façon d'être. Elles s'épanouiront et serviront la collectivité par une activité associative et rurale. (...) Il est vital, pour l'équilibre de notre société, de rétablir la confiance, de redonner aux français le goût de la politique, l'envie de croire en des hommes et des femmes intègres soucieux de leur bien-être. (...) Nous savons que la réussite de l'action politique n'est pas la croissance, c'est le bien-être durable de tous les êtres. Notre projet est véritablement neuf et viable.
(...) A ce niveau, les projets de la "France en Action" pourraient faire réellement changer les choses. Aujourd'hui, pour évoluer, pour vraiment améliorer la vie de chaque citoyen, une nécessaire refonte de notre système est indispensable. (...) Pour ce qui set de la confiance que l'on pourrait m'accorder, je n'ai pas à convaincre, apprenez à connaître mon passé, voyez comme je suis au présent. J'applique d'abord à moi-même les principes que je prône pour un plus grand nombre. La qualité d'une civilisation se mesure à son exemplarité et à l'attention qu'elle porte, à ceux qu'on n'entend pas. (...) La politique c'est tout le monde. L'acte de consommer, c'est de la politique. Il est urgent de s'emparer de l'action politique et de nous rassembler au sein de la "France en Action". Il faut absolument faire connaître ce que nous sommes, ce que nous voulons. Il faut faire savoir que nous existons puisque nous sommes la seule option crédible, constructible et réaliste de dimension nationale face au désastre qui se prépare".
Aux élections européennes de 2004, la parti politique de Jean-Marc Governatori a recueilli 269 958 voix. Il est devenu en peu de temps le dixième parti politique français avec 12 000 adhérents et 300 associations. Concernant le projet de Constitution européenne soumis à référendum, il estime "(...) que le Traité constitutionnel que l'on nous propose est à l'image de nos politiques; il manque de courage, de conscience et de réalisme. Evidemment on doit faire l'Europe! Demain, nos enfants auront face à eux la Chine, l'Inde outre les Etats-Unis. Les atteintes graves infligées aux écosystèmes (ils n'ont pas de frontières), ne peuvent se solutionner qu'au niveau international. Proposer une Constitution aux européens permet de stimuler cette magnifique idée dans l'esprit des peuples et de montrer une voie novatrice. Mais comment ceux chargés de l'écrire ont-ils pu transformer purement et simplement dans le texte, des politiques économiques et sociales qui ont créé extrémismes, chômage, pauvreté, déficits, impôts abracadabrantesques ? Oui au libéralisme, mais au libéralisme respectueux. Oui à l'Europe, mais à une Europe qui évolue. La Constitution proposée présente de belles avancées, mais aussi des travers inacceptables. Voter "OUI" c'es les accepter, voter "NON" c'est nuire au projet européen. Votez blanc massivement, sera un signal gigantesque pour cette France d'en haut (les politiciens), pour l'Europe, pour le monde" (source : Nice Matin, le 28 décembre 2004).
Penseur, écrivain et directeur de recherches émérite au CNRS, Edgard Morin rejoint le point de vue de Jean-Marc Governatori sur certains sujets. Notamment lorsqu'il explique dans Libération le 29 juillet 2006:
"(...) Nous sommes formés dans un système d'éducation qui, séparant les connaissances, nous empêche de voir les problèmes globaux et fondamentaux. Les politiques vivent au jour le jour, non seulement ils ne parlent plus d'avenir, mais ils sont incapables de projeter des scénarios d'actions. La politique s'est réduite à l'économie, c'est-à-dire à un aspect de la réalité humaine qui ignore les réalités affectives de nos vies. Notre civilisation, le monde, sont en crise. La prolifération nucléaire continue, la dégradation de la biosphère également, et il n'y a aucune instance mondiale légitime capable de changer le cours des choses. Le monde souffre, entre autres, d'une absence d'instance mondiale de contrôle, de régulation, étant bien entendu que cela ne devrait pas être celle d'un empire dominateur. Dans ces conditions et selon les probabilités, on court à la catastrophe. Pour qu'il y ait transformation, aussi bien que celles de la vie de chacun, il faut une crise. Quand un système ne parvient pas à régler ses problèmes vitaux, ou bien il se désintègre, ou bien il est capable de faire sortir de lui un système meilleur, suscpetible de traiter ses problèmes. Le système planétaire est capable de traiter les problèmes de vie ou de mort, à commencer par celui de la faim, alors qu'on a tous les moyens techniques d'y remédier. Ce système est condamné à mort ou à la transformation".
C'est exactement ce que pense Jean-Marc Governatori depuis de très nombreuses années.
A SUIVRE ...
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02 juin 2008
JOSE MANUEL BARROSO
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(catégorie: II Regard sur l'Europe)
1. JOSE MANUEL BARROSO
Lundi 25 avril 2005, l'émission télévisée "90 Minutes", diffusée sur Canal+ et présenté par Paul Moreira et Luc Hermann, proposa un documentaire signé Thierry Vincent sur le Président de la Commission Européenne. Thierry Vincent a "longuement rencontré José Manuel Barroso à Bruxelles. Il a également enquêté au Portugal sur son parcours atypique. Il a retrouvé ses fidèles amis, ainsi que ses anciens amis d'extrême gauche. Car l'itinéraire de José Manuel Barroso est étonnant. Il mène du gauchisme au pro-américanisme. Issu d'un parti maoïste, José Manuel Barroso a rejoint le Centre-droit, puis il est devenu un ami fidèle des américains tout en prenant la tête de l'Europe (source : Jacques Guérin, TéléObs, semaine du 23 au 29 avril 2005).
Né le 23 mars 1956 à Lisbonne (Portugal), José Manuel Barroso est nommé Président de la Commission Européenne le 22 novembre 2004 (mandat de cinq ans). Il a fait ses premières armes en politique au sein de la formation maoïste Mouvement pour la Réorganisation du Prolétariat (MRPP) en 1975, lorsqu'il est encore étudiant en droit à l'Université de Lisbonne : "Le 25 avril 1974 a été le jour le plus impressionnant de ma vie. J'ai pris conscience que la politique, ce n'est pas que de la gestion, du management, mais quelque chose de vital". Cette date correspond au coup d'Etat militaire perpétré par Ernesto Melo Antunes et Otelo Saraiva de Carvalho, plus connu sous le nom de "révolution des oeillets", qui fit sept morts dont un policier.
José Manuel Barroso s'engage alors activement en politique à partir de cette date historique pour le Portugal : "Orateur charismatique, organisateur de talent, (...) il tient des discours enflammés sur les bancs de la faculté, lance des nouveaux cours sur l'histoire du marxisme-léninisme, et entreprend même de déménager le mobilier de la faculté pour meubler le siège du MRPP, à la grande surprise de ses camarades qui lui feront rendre ses prises de guerre".
Le Président de la Commission Européenne s'est justifié en disant : "Il y avait deux partis d'extrême gauche, j'ai choisi les pro-chinois parce qu'ils luttaient contre les communistes". Cette coalition qui va des socialistes à l'extrême droite, en passant par le MRPP de José Manuel Barroso, parvient à déloger du pouvoir les militaires de gauche: "C'était comme si je me réveillais d'un rêve ou d'un cauchemar. Je revenais dans mon cercle naturel, celui de la petite bourgeoisie, favorable aux réformes, pas à la révolution" (source : Jacques Guérin, TéléObs, semaine du 23 au 29 avril 2005).
Il rejoindra cependant le Parti Social Démocrate (PSD) de Cendre-droit cinq ans plus tard, dirigé par le "père" de la droite portugaise moderne, Anibal Cavaco Silva. "Un temps maoïste avant de se convertir à l'économie de marché lors d'un passage à la George Washington University, l'ancien étudiant en droit n'est assurément pas un idéologue" (source : Gilles Delafon, Le Journal du Dimanche, 21 mai 2006, p 13).
Certains de ses anciens camarades sont convaincus que sa subite conversion est liée à ses relations avec Franck Carlucci, membre de la CIA depuis 1978, nommé Ambassadeur des Etats-Unis à Lisbonne lors de cette période trouble, afin d'y rétablir la situation. Adhérent lui aussi du Parti Social Démocrate (PSD), son ancien professeur de droit à la faculté de Lisbonne est persuadé que le tournant idéologique de José Manuel Barroso est lié à des questions pragmatiques: "Il voulait faire de la politique, conquérir le pouvoir. Il s'est demandé ou ce serait le plus efficace. Ce n'était pas avec les socialistes, ni avec les communistes, c'était donc avec le Parti Social Démocrate" (source : Jacques Guérin, TéléObs, semaine du 23 au 29 avril 2005).
Ce sera le bon choix! Sa carrière politique va alors connaître une ascension fulgurante. Quant Anibal Cavaco Silva devient Premier Ministre du Portugal en 1985, il nomme tout d'abord José Manuel Barroso Secrétaire d'Etat aux Affaires Intérieures à 29 ans, ensuite Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères et à la Coopération, puis Ministre des Affaires Etrangères dans le XIe et XIIe gouvernements constitutionnels du Portugal, à l'age de 36 ans (1991-1995).
Après l'échec des élections législatives de 1995 au Portugal, bien qu'il travaille dans une banque privée portugaise, José Manuel Barroso se rend aux Etats-Unis mettre à profit sa traversée du désert qui n'est que passagère. Les élections législatives de mars 2002 ramènent au pouvoir le PSD. Nommé à son tour Premier Ministre, José Manuel Barroso signe la lettre de soutien des "huit" à l'intervention américaine en Irak, qui débouche auw Açores sur un Sommet réunissant José Manuel Barroso, Tony Blair, George Bush Junior et José Maria Aznar quelques jours avant l'offensive guerrière menée en Irak.
Premier Ministre, José Manuel Barroso privatise la société nationale portugaise au profit du Groupe Carlyle qui est l'axe central du parti républicain américain et de la famille Bush : "Le réseau Carlyle n'occupe rien de moins que le centre de cette puissance de la politique, du pétrole et de l'armement. A la fois système d'influence et machine de spéculation financière, le fond d'investissement Carlyle a installé le complexe militaro-industriel à la tête des Etats-Unis depuis l'accession de George Bush junior à la Maison Blanche. Ainsi, au-delà des discours officiels et des campagnes de communication, cet établissement financier très particulier développé par Frank Carlucci, ex-fonctionnaire de la CIA et ex-Secrétaire à la Défense néo-conservateur, incarne pour une large part le nerf de la politique étrangère des républicains" (source : François Missen, Le réseau Carlyle, Flammarion, 2004).
Titulaire de plus de vingt décorations, José Manuel Barroso a été nommé en 1993 "Global leader for tomorrow" par le Forum Economique Mondial de Davos.
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