23 juillet 2008
LVMH ET LA MONDIALISATION
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation
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Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques..., Merci.
(III Regard sur la Mondialisation)
15. LVMH ET LA MONDIALISATION
Leader mondial de luxe, LVMH (Moêt Hennessy-Louis-Vuitton) dispose d'un portefeuille unique de plus de 60 marques prestigieuses. Le Groupe LVMH est présent dans cinq secteurs d'activités : Vins & Spiritueux; Mode & Maroquinerie; Parfums & Cosmétiques; Montes & Joaillerie; Distribution sélective.
Grâce à sa politique de développement des marques et à l'expansion de son réseau de distribution international (plus de 1 800 magasins à travers le monde), LVMH s'inscrit depuis sa création en 1987 dans une dynamique de croissance forte. Le Groupe LVMH emploie plus de 61 000 collaborateurs, dont 69 % basés hors de France (source : www.lvmh.fr).
Dans le Figaro Magazine du samedi 12 mai 2007, Christophe Navarre, Président Directeur Général de Moët-Hennessy explique que "la Mondialisation est un formidable vecteur de croissance pour nos sociétés, même si les marchés sont souvent cycliques".
Vincent Martineau, l'auteur de l'article, note quant à lui :
"Pour Christian Navarre (...) pas question de céder à la morosité de la planète vin, bien au contraire. Et on se prendrait presque à le taxer de provocateur si les chiffres ne venaient conforter son propos : de 2004 à 2006, ses ventes ont bondi de 2,26 à 2,99 milliards d'euros, le nombre de bouteilles de Champagne expédiées est passé de 55 à 62,1 millions et celui des bouteilles de Cognac, de 47,9 à 56,2 millions. Evidemment, il ne peut être question de produire du Dom Pérignon en Afrique du Sud, du Hennessy au Chili ou du Glemmorangie en Nouvelle-Ecosse. En revanche, quand il s'agit de vendre, la Mondialisation est en effet une excellente chose, parce qu'elle élargit considérablement la clientèle potentielle. De ce point de vue, Christophe Navarre distingue trois types de marchés.
D'abord, les marchés dits "matures", ceux qui ne connaîtront plus de grands bouleversements : en gros, l'Europe. Ensuite les "booster markets", ceux qui connaissent aujourd'hui une croissance rapide et régulière : les Etats-Unis, la Chine et la Japon. Enfin, les marchés dits "émergents", ceux qui commencent à peine à s'ouvrir mais qui sont promis à un grand avenir : l'Inde et la Russie. (...) De là à ce qu'un jour on boive du Champagne et du Cognac sur toute la planète, il y a beaucoup plus qu'un pas. Pour Christophe Navarre : "LVMH est leader mondial dans l'univers du luxe, y compris pour les vins et spiritueux de luxe. Notre but est d'inviter le consommateur dans l'exceptionnel" (source : Vincent Martineau, Le Figaro Magazine, 12 mai 2007, n° 19 525, p 147).
Dans "Le capitalisme est en train de s'autodétruire" (Editions La découverte, 2005), Patrick Artus (Directeur des études économiques du Groupe Caisse d'Epargne et de la Caisse des dépôts et consignations, Professeur à l'Ecole Polytechnique et Professeur associé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Marie-Paule Virard (Rédactrice en chef des Enjeux-Les Echos), tirent la sonnette d'alarme en expliquant que le capitalisme est en train de s'autodétruire :
"La question peut sembler saugrenue, voire provocatrice, au moment même ou les grandes entreprises de la planète, y compris en France, affichent des profits insolents, rémunèrent très confortablement leurs dirigeants et distribuent des dividendes records à leurs actionnaires...alors que la croissance économique (en Europe en tout cas) stagne, que les délocalisations se multiplient et que le chômage et précarité s'aggravent, on comprend que le débat devienne vif sur la légitimité d'une telle captation de richesses.
(...) C'est au moment ou le capitalisme n'a jamais été aussi prospère qu'il apparaît le plus vulnérable, et nous avec lui. Parce qu'il s'agit d'un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d'utile de ses milliards, qui n'investit pas, qui ne prépare pas l'avenir. Et face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème. Ce problème, c'est l'absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats beaucoup trop élevés.
Du coup, elles privilégient le rendement à trois mois plutôt que l'investissement à long terme, quitte à délocaliser, à faire pression sur les salaires et à renoncer à créer des emplois ici et maintenant. Voilà pourquoi il est urgent de réformer en profondeur la gestion de l'épargne, d'imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gérants comme aux régulateurs. faute de quoi on n'évitera pas une nouvelle crise du capitalisme, avec toutes les conséquences politiques et sociales" (source : Patrick Artus et Marie-Paule Virard, "Le capitalisme est en train de s'autodétruire", Editions La découverte, Paris, 2005).
A SUIVRE ...
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15:04 Publié dans III REGARD SUR LA MONDIALISATION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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