25 juillet 2008

LE GROUPE CARLYLE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation.

Quel est votre avis sur la note : "Le Groupe Carlyle" ?

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(catégorie : Regard sur la Mondialisation)

10. LE GROUPE CARLYLE

Le Groupe Carlyle est un société mondiale de financement par capitaux propres domiciliée à Washington DC. Son nom s'inspire du Carlyle Hôtel de New York ou se déroulent la plupart des réunions du Groupe Carlyle. Ce fonds d'investissement américain est principalement présent dans les secteurs sensibles : industrie d'armement, télécommunications, hautes technologies, industrie pharmaceutique, presse et papeterie...

Depuis janvier 2003, Louis Gerstner l'ancien patron d'IBM est chargé de diriger le Groupe Carlyle en remplacement de Franck Carlucci.

Ce dernier n'est pas un inconnu : ancien Secrétaire d'Etat à la Défense sous Ronald Reagan entre 1987 et 1989 et ancien patron de la Central Intelligence Agency (CIA), son nom apparaît dans différents scandales de premier plan dont celui de la Bank of Crédits and Commerce International (BCCI), dans lequel 12 milliards de dollars se sont évaporés.

"Créée en 1987, le Groupe Carlyle commence à se développer massivement en 1989, après la nomination à sa tête d'un certain Franck Carlucci. Après avoir dirigé la CIA de 1977 à 1981, Franck Carlucci est nommé Directeur de la société Wackenhut, "une société de sécurité, communément décrite comme un paravent de la CIA, proche de l'extrême droite". D'après Pascal Dallecoste (Chercheur associé au laboratoire de recherche de l'Ecole de Guerre Economique), la société Wackenhut est spécialisée, entre autres, dans la sécurité des Ambassades et des Centrales Nucléaires américaines, ainsi que dans "la mise au point de centres de recherche quasi-clandestins sur les armes biologiques et chimiques". "La société Wackenhut fut également impliquée dans l'un des plus grands scandales d'espionnage industriel et technologique, l'affaire Promis: un logiciel commercialisé dans le monde entier auprès d'un grand nombre de forces de l'ordre, sociétés privées et services de renseignements, au profit du Pentagone, qui avait préalablement installé une "porte dérobée", de sorte de pouvoir accéder aux données soi-disant "sécurisées".

Conseiller pour la Sécurité Nationale de Ronald Reagan, Franck Carlucci est nommé en 1987 Secrétaire d'Etat à la Défense. Il en profite pour réformer les procédures d'appel d'offre de la Défense américaine. Fort de ses relations dans les milieux du Renseignements, de la Police et de l'Armée, il passe, en 1989 à la tête de Carlyle Group, qui réalisera dès lors l'essentiel de son chiffre d'affaires dans l'industrie militaire. Le grand mouvement de privatisation de la Sécurité Nationale se met alors en marche" explique Pascal Dallecoste. "Au milieu des années 90, le Carlyle Group participe de manière très active à la reconstruction du complexe militaro-industriel américain", au point que d'aucuns la surnomme la "CIA des affaires" (source : www.infoguerre.com, d'après le travail de Pascal Dallecoste, Chercheur associé au Laboratoire de recherche de l'Ecole de Guerre Economique).

Les liens noués par le Groupe Carlyle avec les dirigeants politiques et le milieu des affaires internationales sont particulièrement étroits. Avec par exemple en 2002, 13 milliards de dollars d'actifs en gestion et 16 milliards de dollars de revenus annuels (70 000 salariés), le Groupe Carlyle est l'un des principaux bailleurs de fonds de l'élection présidentielle américaine. D'ou des conflits d'intérêts inévitables avec l'Administration Bush dans la mesure ou ce dernier lui est redevable. On trouve dans le Groupe Carlyle des Conseillers permanents ou occasionnels très influents (liste non exhaustive) :

- George BUSH père (ancien Président des Etats-Unis),

- Otto POHL (ancien Président de la Bundesbank),

- John MAJOR (ancien Premier Ministre de Grande-Bretagne),

- Arthur LEVITT (ancien Président de la Security Exchange Commission),

- James BAKER (ancien Secrétaire d'Etat de Georges Bush père),

- Karl Fidel RAMOS (ancien Président des Philippines),

- Park TAE-JOON (ancien Premier Ministre de la Corée du Sud),

- Anan PANYARACHUM (ancien Premier Ministre de Thaïlande),

- Alice ALBRIGHT (fille de Madeleine Albright, Secrétaire d'Etat de Bill Clinton),

- Frederic V. MALEK (ancien chef du personnel du Président Nixon, www.fredmalekblog.com),

- George SOROS (financier),

-Henri MARTRE (transfuge de Matra Aérospatiale),

- Mikhaïl KHODORKOVSKY (oligarche russe), 

- Afsaneh Mashayekhi BESHLOSS (ancienne trésorière en charge des investissements de la Banque Mondiale),

(source : "Carlyle, la pieuvre", Politis, n°722 et "Carlyle a t-il réellement abandonné Yeslam ?", Intelligence Online, 25 avril 2002)

Co-patron de FIG Investment Banking, une division de la banque UBS à New York, Pierre-Olivier Sarkozy, le demi-frère du Président français, a rejoint en 2008 le Private Equity Carlyle créé en juin 2007 (76 milliards de dollars en gestion). Co-head et Managing director du Global Financial Services Group, le communiqué du Groupe Carlyle daté du 3 mars 2008, dit que Pierre-Olivier Sarkozy a été engagé pour "ses incroyables réseaux et expérience professionnelle, qui aideront Carlyle à capitaliser sur la dislocation du secteur des services financiers".

George Walker Bush, l'actuel Président des Etats-Unis, s'est retrouvé un temps au sein de la société Caterair, une filiale du Groupe Carlyle, spécialisée dans la fourniture de repas aux passagers d'une pléthore de compagnies aériennes américaines, en qualité de membre du Conseil d'administration. Il aurait servi à obtenir les autorisations fédérales en matière de régulation aérienne dont avait besoin Caterair pour se développer. Ses dirigeants étaient à l'époque Stephen Norris et David Rubenstein, ancien assistant en politique intérieure du Président Jimmy Carter (source : "Carlyle, la pieuvre", Politis, n°722 et "Carlyle a t-il réellement abandonné Yeslam ?", Intelligence Online, 25 avril 2002).

Jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001 des membres de la famille Ben Laden faisaient partie du Conseil d'Administration du Groupe Carlyle, celui-ci gérant l'essentiel des placements financiers du Saudi Binladen Group, dans lequel figurent douze membres directs de cette famille. "Contrairement à une idée reçue, Oussama Ben Laden n'est pas seulement un sous-traitant de la CIA, employé pour combattre le nationalisme arabe, puis l'URSS, au nom de l'Islam radical. Il a été et sa famille reste, l'un des principaux partenaires financiers de la famille Bush. S'il est exact, comme le prétendent de nombreux officiels américains, que la famille Ben Laden continue à entretenir des relations avec Oussama Biladen Group, il serait nécessairement impliqué dans des délits d'initiés. Georges Bush père serait alors l'un des heureux bénéficiaires des manoeuvres boursières du 11 septembre 2001. (...) En 1990, le Carlyle Group a été mis en cause dans une affaire d'extorsion de fonds. Un lobbyiste du Parti Républicain, Wayne Berman, avait racketté des fonds de retraite américains pour financer les campagnes électorales des Bush, l'un de ces fonds avait accepté de verser 1 million de dollars au Carlyle Group pour obtenir un contrat public dans le Connecticut" (source : Réseau Voltaire, 16 janvier 2001, www.voltaire.org/fr).

Le Groupe Carlyle contrôle plus de 160 sociétés (chiffre à revoir sans cesse à la hausse) réparties dans 55 pays dont la France. Le bureau français du Groupe Carlyle a attiré l'attention en juillet 1999, en prenant le contrôle de 40% de la holding financière du Figaro, via des opérations de conversion d'actions et d'obligations. Est-ce avec l'accord de la famille Dassault, propriétaire via la Socpresse du Figaro ?

"(...) Le Groupe Carlyle a investi dans l'immobilier de bureaux à Boulogne, Ivry, La Défense, Malakoff, Montrouge et Paris, avec une nette préférence pour les immeubles hébergeant des sociétés liées à l'armement" (source : Réseau Voltaire, 9 février 2004).

Jean Botella dans le magazine Capital de Juin 2006, qualifie le phénomène des fonds anglo-saxons de déferlement :

"C'est un déferlement. Les fonds anglo-saxons (Barclays Private Equity; Apax Partners; Texas Pacific Group; Duke Street Capital; Colony Capital) rachètent nos entreprises à tour de bras pour les gérer à la hussarde puis les revendre au plus haut. Aux commandes, des financiers très discrets. (...) Plus d'un millier d'entreprises, la plupart inconnues du grand public, sont ainsi tombées dans leur escarcelle. Le Fonds Carlyle vient même de racheter une trentaine d'anciennes succursales de la Banque de France pour 65 millions d'euros" (source : Jean Botella, Capital, Juin 2006, n°177, p 18-20). 

Les activités liées à l'armement et à la défense ont fait du Groupe Carlyle un des plus importants fournisseurs du Pentagone. Le gouvernement américain représente 80% des ventes de United Defense Industrie, contrôlée par le Groupe Carlyle. A la suite des attentats du septembre 2001 qui résonnent comme une aubaine pour ce Groupe, l'Armée américaine a comandé via le Congrès, un nouveau char Crusader pour 500 millions de dollars, fabriqué précisément par la United Defense Industrie. La famille Ben Laden venait à cette date d'investir 2 millions de dollars dans le fonds de participation Carlyle Partners II Fund, dans lequel figure la...United Defense Industrie.

"Le fonds d'investissement américain Carlyle a annoncé, lundi 9 Juillet 2007, le rachat de l'américain "Sequa", qui fabrique des pièces détachées pour l'aéronautique et l'automobile, pour environ 2,7 milliards de dollars en numéraire. (...) L'opération marque une nouvelle acquisition de Carlyle dans le secteur. C'est l'un des fonds d'investissement qui profite le plus de la fragilité du secteur automobile pour reprendre des pièces détachées. En mars dernier, le fabricant américain de pneumatiques Goodyear, en restructuration, lui a vendu sa division de pièces détachées pour 1,475 milliards de dollars. Et fin juin 2007, General Motors a vendu à Carlyle et au fonds canadien Onex, sa filiale Allison Transmission, l'un des principaux fabricants mondiaux de transmissions automatiques, pour environ 5,6 milliards de dollars" (source : Lemonde.fr avec AFP, 9 Juillet 2007, 19h07).

Le Groupe Carlyle n'est pas cotée en bourse ce qui représente quelques avantages. Hors du circuit boursier, le Groupe Carlyle n'est pas obligé de divulguer à la Security Exchange Commission (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières, l'équivalent de la COB en France) le noms des associés, des actionnaires, pas plus que leurs parts respectives. Cela permet aussi de dissimuler les détails d'éventuelles opérations gênantes.

Cette volonté farouche de rester discret pour faire de lucratives affaires a été mise à mal par les révélations de deux Organismes Non Gouvernementaux (ONG) qui épluchent chaque année les textes du Congrès et les documents déclassifiés de la CIA et du FBI : Judicial Watch et Center for Public Integrity (source : "Carlyle, la pieuvre", Politis, n°722 et "Carlyle a t-il réellement abandonné Yeslam ?", Intelligence Online, 25 avril 2002).

Mondialiste par essence, le Groupe Carlyle est étroitement lié au monde politique, ce qui est loin d'être une exception en Amérique, en Europe ou ailleurs, en aidant des hommes politiques à se faire élire, en finançant leurs travaux ou en les aidant à étoffer leur réseau.

A SUIVRE ...

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23 juillet 2008

LVMH ET LA MONDIALISATION

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

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(III Regard sur la Mondialisation)

15. LVMH ET LA MONDIALISATION

Leader mondial de luxe, LVMH (Moêt Hennessy-Louis-Vuitton) dispose d'un portefeuille unique de plus de 60 marques prestigieuses. Le Groupe LVMH est présent dans cinq secteurs d'activités : Vins & Spiritueux; Mode & Maroquinerie; Parfums & Cosmétiques; Montes & Joaillerie; Distribution sélective.

Grâce à sa politique de développement des marques et à l'expansion de son réseau de distribution international (plus de 1 800 magasins à travers le monde), LVMH s'inscrit depuis sa création en 1987 dans une dynamique de croissance forte. Le Groupe LVMH emploie plus de 61 000 collaborateurs, dont 69 % basés hors de France (source : www.lvmh.fr).

Dans le Figaro Magazine du samedi 12 mai 2007, Christophe Navarre, Président Directeur Général de Moët-Hennessy explique que "la Mondialisation est un formidable vecteur de croissance pour nos sociétés, même si les marchés sont souvent cycliques".

Vincent Martineau, l'auteur de l'article, note quant à lui :

"Pour Christian Navarre (...) pas question de céder à la morosité de la planète vin, bien au contraire. Et on se prendrait presque à le taxer de provocateur si les chiffres ne venaient conforter son propos : de 2004 à 2006, ses ventes ont bondi de 2,26 à 2,99 milliards d'euros, le nombre de bouteilles de Champagne expédiées est passé de 55 à 62,1 millions et celui des bouteilles de Cognac, de 47,9 à 56,2 millions. Evidemment, il ne peut être question de produire du Dom Pérignon en Afrique du Sud, du Hennessy au Chili ou du Glemmorangie en Nouvelle-Ecosse. En revanche, quand il s'agit de vendre, la Mondialisation est en effet une excellente chose, parce qu'elle élargit considérablement la clientèle potentielle. De ce point de vue, Christophe Navarre distingue trois types de marchés.

D'abord, les marchés dits "matures", ceux qui ne connaîtront plus de grands bouleversements : en gros, l'Europe. Ensuite les "booster markets", ceux qui connaissent aujourd'hui une croissance rapide et régulière : les Etats-Unis, la Chine et la Japon. Enfin, les marchés dits "émergents", ceux qui commencent à peine à s'ouvrir mais qui sont promis à un grand avenir : l'Inde et la Russie. (...) De là à ce qu'un jour on boive du Champagne et du Cognac sur toute la planète, il y a beaucoup plus qu'un pas. Pour Christophe Navarre : "LVMH est leader mondial dans l'univers du luxe, y compris pour les vins et spiritueux de luxe. Notre but est d'inviter le consommateur dans l'exceptionnel" (source : Vincent Martineau, Le Figaro Magazine, 12 mai 2007, n° 19 525, p 147).

Dans "Le capitalisme est en train de s'autodétruire" (Editions La découverte, 2005), Patrick Artus (Directeur des études économiques du Groupe Caisse d'Epargne et de la Caisse des dépôts et consignations, Professeur à l'Ecole Polytechnique et Professeur associé à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Marie-Paule Virard (Rédactrice en chef des Enjeux-Les Echos), tirent la sonnette d'alarme en expliquant que le capitalisme est en train de s'autodétruire :

"La question peut sembler saugrenue, voire provocatrice, au moment même ou les grandes entreprises de la planète, y compris en France, affichent des profits insolents, rémunèrent très confortablement leurs dirigeants et distribuent des dividendes records à leurs actionnaires...alors que la croissance économique (en Europe en tout cas) stagne, que les délocalisations se multiplient et que le chômage et précarité s'aggravent, on comprend que le débat devienne vif sur la légitimité d'une telle captation de richesses.

(...) C'est au moment ou le capitalisme n'a jamais été aussi prospère qu'il apparaît le plus vulnérable, et nous avec lui. Parce qu'il s'agit d'un capitalisme sans projet, qui ne fait rien d'utile de ses milliards, qui n'investit pas, qui ne prépare pas l'avenir. Et face au malaise social, les gouvernements ne traitent le plus souvent que les symptômes, faute de prendre en compte le fond du problème. Ce problème, c'est l'absurdité du comportement des grands investisseurs, qui exigent des entreprises des résultats beaucoup trop élevés.

Du coup, elles privilégient le rendement à trois mois plutôt que l'investissement à long terme, quitte à délocaliser, à faire pression sur les salaires et à renoncer à créer des emplois ici et maintenant. Voilà pourquoi il est urgent de réformer en profondeur la gestion de l'épargne, d'imposer de nouvelles règles de gouvernance aux gérants comme aux régulateurs. faute de quoi on n'évitera pas une nouvelle crise du capitalisme, avec toutes les conséquences politiques et sociales" (source :  Patrick Artus et Marie-Paule Virard, "Le capitalisme est en train de s'autodétruire", Editions La découverte, Paris, 2005).

A SUIVRE ...

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16 juillet 2008

NICOLAS SARKOZY

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique

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(V Regard sur le Dialogue Politique)

3. NICOLAS SARKOZY

NICOLAS SARKOZY est né le 28 janvier 1955 à Paris, - au sujet des origines familiales paternelles, les thèses les plus fantaisistes côtoient les hypothèses les plus contradictoires.

Celle de Serge Raffy dans Challenges en OCTOBRE 2005 (n°9, p 56-59) en est une parmi d'autres :

Son père : "PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA, aristocrate hongrois, né à Budapest en 1928, vit dans un château, à ALATTYAN, à une centaine de kilomètres de la capitale. Sa famille possède des centaines d'hectares de terres et quelques usines.   

 En 1944, l'invasion de l'Armée Rouge provoque la fuite des SARKOZY VON NAGY BOCSA vers l'Autriche. A 20 ans, le jeune Pal Sàrközy von Nagy Bocsa ne veut pas rester dans cette zone si incertaine, il décide d'aller vivre en France, il dessine plutôt bien et rêve d'exercer son art à Montparnasse. Le garçon a le tempérament d'un artiste. Pour organiser son départ, les siens le déclarent mort, et vont même jusqu'à reconnaître le cadavre d'un autre jeune homme, mort noyé dans un lac.        

Officiellement, donc, PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA est décédé. C'est donc un fantôme qui fuit le communisme vers l'Ouest. Après un périple tumultueux, il rejoint Marseille et s'inscrit à la Légion Etrangère, afin d'obtenir la nationalité française. Mais il découvre que les légionnaires sont envoyés en Indochine pour faire la guerre. Il se fait aussitôt réformer et saute dans le premier train en direction de Paris, sans un centime en poche, avec pour seul bagage, un kilo de pain.

"Ah, oui, la légende du train....", soupire, dubitatif, NICOLAS SARKOZ à ses interlocuteurs. Le patron de l'UMP a des doutes. Le château de son père ? En voyage en Hongrie, il n'en a pas retrouvé la trace. Là encore, la "légende" prétend que les communistes l'auraient rasé.               

Mais poursuivons : en 1948, PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA débarque à Paris, dans l'euphorie des années d'après-guerre. Les premiers jours, il vit comme un clochard, à la belle étoile. Pas très longtemps. le jeune homme, grand séducteur, ne tarde pas à trouver des soutiens du côté du beau sexe. Il est grand, élancé, très bel homme. Il a un sourire ravageur et l'insouciance de ses 20 ans. Il trouve un job de dessinateur industriel chez Boussac, expose un temps ses croquis, puis atterrit dans la publicité.   

Il additionne les conquêtes, jusqu'au jour ou il s'éprend d'une jeune fille de bonne famille : Andrée MALLAH. Elle est étudiante en droit et ambitionne de devenir avocate. Pour lui elle plaque tout. Ils se marient en 1960. Trois enfants naissent : GUILLAUME, l'aîné, - puis NICOLAS, - et FRANCOIS, le petit dernier.

Tout paraît sourire à la famille. PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA vient d'ouvrir un studio de publicité et gagne beaucoup d'argent. Andrée MALLAH est une mère aimante et très présente. Mais le jeune marié n'a pas l'âme d'un père de famille. C'est un dandy invétéré, absent la plupart du temps. Le couple ne résiste pas aux frasques de "PAL le magnifique".

NICOLAS SARKOZY vit très mal la séparation de ses parents. A cette époque, les enfants de divorcés sont montrés du doigt, comme des animaux de foire. Il n'a que 5 ans et redoute le regard des autres. D'autant que très vite, sa petite famille lui pose un problème. Il est le vilain petit canard, le gosse au patronyme dont les sonorités viennent d'on ne sait ou; SARKOZY ? C'est de quelle origine, dites-vous ? Le gosse découvre qu'il est, lui aussi, à sa manière un exilé, comme papa, ce père qu'il chérissait tant et qui se révèle si peu adulte. "PAL le versatile", après Andrée MALLAH, se remarie trois fois. C'est un papillon, souriant toujours, courant d'une conquête à une autre, ayant peu de temps à consacrer à ses enfants. NICOLAS SARKOZY en souffre terriblement, mais serre les dents. Pas question de se lamenter. Il admire sa mère, qui élève seule ses trois rejetons, reprend néanmoins ses études et devient avocate. Dadoue, comme ses enfants la surnomment, est une femme exemplaire, libérale, moderne, mais dure à la tâche. Ils vivent dans le XVIIe arrondissement de Paris, près du parc Monceau, dans un hôtel particulier (loué) du grand-père, BENEDICT MALLAH, gaulliste ardent qui va entraîner son petit-fils dans le culte du Général de GAULLE

(SOURCE : Serge Raffy, Challenges, OCTOBRE 2005, n°9, p 56-59).

 

Au sujet du Docteur AARON BENICO MALLA dit BENEDICT MALLAH (1890-1972), - Catherine Nay, auteur d'une biographie consacrée à NICOLAS SARKOZY, "UN POUVOIR NOMME DESIR" (Editions Grasset, 2007), explique dans le "Paris Match" du 11 au 17 JANVIER 2007 (n°3008, p 38-39) :

"(...) C'était un juif de SALONIQUE, converti au catholicisme pour épouser une jeune veuve de guerre qu'il avait connue à Lyon. Il adorait la France, le pays de son choix. Il était gaulliste . Il n'a jamais parlé de ses origines à ses petits-fils, non par reniement mais parce qu'il jugeait inutile de leur faire humer ce malheur : sa plus jeune soeur avait été déportée avec son mari et leur fillette. Ils n'en étaient pas revenus".

(SOURCE : Catherine Nay, Janvier 2007).

 

Le 13 JANVIER 2008, Pierre Rouchaléou écrit sur www.rue89.com, au sujet d'un livre rédigé et publié en GRECE par deux chercheurs et un journaliste grecs : Georges Anastasiadis, Léon Nar et Christos Raptis, et intitulé : "MOI, LE PETIT-FILS D'UN GREC" (Editions Kastaniotis), qui retrace les racines familiales maternelles de NICOLAS SARKOZY :

"Pour qu'un livre soit présenté (...), par la Ministre des Affaires Etrangères Grecque Dora Bakoyannis, accompagnée de son prédécesseur socialiste Théodore Pangalos, en présence de l'ex-Premier Ministre conservateur Costas Mitsotakis et des Ambassadeurs de France et d'Israël, il faut bien qu'il ait une importance diplomatique majeure.

"MOI, LE PETIT-FILS D'UN GREC" n'est pourtant pas un savant Traité Géopolitique, mais une Histoire des racines Judéo-Grecques de NICOLAS SARKOZY. Rédigé par ces deux chercheurs et ce journaliste grecs, ce livre décrit la destinée de sa famille maternelle, qui appartient à la communauté juive de SALONIQUE.    

 Edité par la prestigieuse Maison d'Editions Kastaniotis à Athènes, cet ouvrage dont le titre fait référence, - à un des premiers discours que NICOLAS SARKOZY a tenu le 27 MAI 2007 au Havre, - évoque l'Histoire des Juifs de Grèce à la fin du XIXe et XXe siècle, à travers la saga de la grande Famille Sépharade des MALLAH, établie à SALONIQUE à la fin du XVIe siècle et dont est issue : Andrée MALLAH, la mère de Nicolas Sarkozy. Après avoir longuement dépouillé les archives locales, les auteurs ont établi qu'en des temps reculés : la Famille de la mère de NICOLAS SARKOZY est arrivée à SALONIQUE - sous domination Ottomane jusqu'en 1912 -, après avoir quitté la PROVENCE ou la Famille MALLAH s'était installée après avoir été chassée d'ESPAGNE par Ferdinand le Catholique.

L'arrière-grand père de Nicolas Sarkozy, MORDOHAI MALLAH (1865-1913), était artisan et il s'imposera rapidement comme un bijoutier talentueux ayant pignon sur rue. Il eut sept enfants de son épouse, REINA MAGRISO (1868-1944).                                                               

Un des enfants de MORDOHAI MALLAH affichera des ambitions politiques (Centre-Droit) et cherchera à se faire élire au Parlement Grec en 1915. Il échouera en raison de ses opinions sionistes qui furent peu appréciées des électeurs de SALONIQUE.   

Un autre : AARON BENICO MALLAH , deviendra le grand-père de NICOLAS SARKOZY. A l'âge de quatorze ans, AARON BENICO MALLAH et sa mère se sont rendus en France ou, quelques années plus tard, il entame des études de médecine. Lors du premier conflit mondial, AARON BENICO MALLAH exerce en tant que médecin pour l'Armée Française. Pendant une permission à Paris, il y rencontre ADELE JEANNE BOUVIER (1891-1956), et se convertit au Catholicisme en prenant le prénom de : BENEDICT, pour pouvoir l'épouser en 1917. Vient la Seconde Guerre Mondiale. La famille se réfugie dans les Pyrénées pour échapper aux persécutions du régime de Vichy.

Après 1945, BENEDICT MALLAH s'engage résolument dans le camp Gaulliste. Une des deux filles : ANDREE MALLAH, épouse un réfugié hongrois du nom de : Paul Etienne Ernest Sarkozy de Nagy Bocsa. (...) NICOLAS SARKOZY et ses frères n'ont rien su de leurs racines jusqu'au décès de leur grand-père en 1972. Les auteurs du livre affirment que Bénédict Mallah ne leur a rien dit à ce sujet afin de les protéger. Traumatisé par l'antisémitisme européen d'avant-guerre, il aurait craint la malédiction d'un nouvel Holocauste. Douloureux réveil pour l'adolescent NICOLAS SARKOZY, qui découvre ce trou noir dans son histoire. Les auteurs révèlent - photocopies de documents notariés à l'appui - qu'à l'âge de 20 ans, il s'est rendu à SALONIQUE pour vendre la propriété familiale afin de résoudre des problèmes financiers auxquels sa famille est confrontée. Nicolas Sarkozy aurait caché l'argent de la vente dans la doublure de sa veste pour échapper aux douanes grecques.

"Le fait que le Président Français ait des racines juives et grecques suscite un fort intérêt des Grecs", nous a déclaré Christos Raptis, l'un des trois auteurs du livre, avec Georges Anastasiadis et Léon Nar. (...) Les Grecs manifestent un vif intérêt pour l'histoire de la communauté juive de SALONIQUE, longtemps surnommée "la JERUSALEM DES BALKANS", dont l'histoire a été occultée par les GRECS pendant de longues années", souligne Christos Raptis. Avant la Seconde Guerre Mondiale, la population de confession juive de SALONIQUE était estimée à 53 000 personnes, - voir Raoul Hilberg dans son livre "La destruction des juifs d'Europe". De 1942 à 1945, environ 50 000 membres de cette communauté vont être massacrées par l'occupant nazi. La communauté de Grèce ne compterait plus aujourd'hui que quelque 6 000 personnes.  

Lors du dernier Sommet Européen de Bruxelles, de juin 2007, le Premier Ministre Costas Caramanlis a remis un exemplaire du livre à NICOLAS SARKOZY Président de la République Française, en lui promettant qu'il serait traduit en français au printemps 2008. Nicolas Sarkozy a pu prendre connaissance de certains passages, les auteurs lui ayant fait parvenir une traduction partielle. Lors de la présentation du livre à la presse, Dora Bakoyiannis, la Ministre Grecque des Affaires Etrangères, a rapporté que le Président Français s'était déclaré "très content" de l'ouvrage.

(source : Pierre Rouchaléou, 13 JANVIER 2008, www.rue89.com/2008/01/13/trois-chercheurs-grecs-e...).

 

Le 16 MAI 2007, sur le site officiel de la CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE ISRAEL, David Rosenfeld regrette que "rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille de Nioclas Sarkozy : LES MALLAH".     

David Rosenfeld déclare : "Le nouveau Président est différent : il n'est pas énarque et ne termine pas ses études à Sciences Po. Il est Avocat, proche des milieux d'affaires et issu de la nouvelle génération d'après-guerre. Mais sa dissemblance avec ses prédécesseurs ne s'arrête pas là : C'EST LE SEUL PRESIDENT FRANCAIS ISSU DE L'IMMIGRATION.    

En ce jour d'intronisation du nouveau Président Français : NICOLAS SARKOZY, tous les journaux ont écrit sur son père PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA et ses origines hongroises. Rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille maternelle de Sarkozy : LES MALLAH. Nous allons donc vous présenter la famille juive sépharade d'ANDREE MALLAH, mère de Nicolas Sarkozy. Car Nicolas Sarkozy va grandir dans la famille de sa mère.   

BENEDICT MALLAH, né AARON "BENIKO" MALLAH, est un megorashim, c'est-à-dire un descendant des juifs sépharades expulsés d'ESPAGNE en 1492 par le Roi Ferdinand le Catholique, (à l'instar du Sénateur UMP Roger Karoutchi -actuel Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement de François Fillon-, un des proches de Nicolas Sarkozy). Le grand-père BENEDICT MALLAH est un "JUIF DE GRECE", né à SALONIQUE en 1890. Il appartient à la Famille MALLAH : "Messager" ou "Ange" en Hébreu, qui s'installe au XVIe siècle en Provence dans le Sud de la France, avant de s'installer à SALONIQUE : deuxième ville de Grèce au XVIIe siècle.

SALONIQUE est une communauté juive installée dès le Ier siècle, et SAINT PAUL DE TARSE prêcha dans la Synagogue de la ville sur son chemin vers ROME. Saint Paul de Tarse y écrivit ses célèbres : DEUX EPITRES AUX THESSALONICIENS, - Salonique est devenu le Centre du Mouvement Messianique Juif des Sabbatéens, déclenché par Sabbataï Tsevi, du XVIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle. A cette époque, la communauté juive représente plus de la moitié de la population de Salonique, on y parle le ladino, jusqu'au grand incendie de 1917 qui détruisit et ruina ses habitants, forcés à l'exil.

BENEDICT MALLAH est l'aîné de sept enfants. A la mort de son père en 1913, sa mère part avec tous ses enfants en France ou le jeune Bénédict Mallah devient Médecin.

(...) Lors d'un voyage à SALONIQUE en 2006, la communauté juive de la ville a remis à NICOLAS SARKOZY : l'Arbre Généalogique de la FAMILLE MALLAH. On y retrouve le père de BENEDICT MALLAH : Joaillier, - son oncle MOSHE : Rabbin et Editeur du journal grec "El Avenir". On trouve également deux cousins : ASHER MALLAH, Sénateur grec qui en 1912 participa à établir l'Université de Technion à HAÏFA en ISRAËL, et PEPPO MALLAH également Sénateur grec, appelé à devenir le premier représentant diplomatique d'ISRAËL EN GRECE.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la plupart de la FAMILLE MALLAH de SALONIQUE périt dans l'Holocauste, - les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce. Les survivants sont établis en France, en Angleterre, en Israël et en Suisse. En France, la Famille Mallah se cache en Corrèze pour échapper aux rafles.

(...) NICOLAS SARKOZY est le plus proche de Bénédict Mallah qu'il considère dans un récit biographique comme son père. (...) En 1972, lors du décès de BENEDICT MALLAH, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c'est la déchirure, une profonde tristesse. L'idéal Judéo-Grec n'est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s'installer à Neuilly-sur-Seine, ou habite Pal Sarkozy von Nagy Bocsa, et dont Nicolas Sarkozy deviendra à l'âge de 28 ans le plus jeune Maire de Neuilly-sur-Seine, - la suite appartient à l'HISTOIRE.

NICOLAS SARKOZY a effectué plusieurs visites en ISRAËL. Il entretient des liens amicaux avec plusieurs personnalités : dont BENJAMIN NETANYAHU, ancien Ministre Israélien (...). Sa position par rapport à Israël était déjà résumé dans son : "DISCOURS D'HERZLIYA" prononcé en DECEMBRE 2004 dans la capitale de la high-tech israélienne NICOLAS SARKOZY rappelle dans ce "discours tout ce qui rapproche nos deux pays, la francophonie forte de 500 000 personnes en ISRAËL et la coopération intense avec des compagnies comme : BNP-PARIBAS, CALYON, CIC, DEXIA, ROTHSCHILD ou TEVA..." .

(source : David Rosenfeld, 16 MAI 2007, www.israelvalley.com/news/2007/05/16/10290/israel-france-......).

 

NICOLAS SARKOZY, Président de la République Française est très apprécié en ISRAËL.

Le 9 Mai 2007, le journal Le Monde a fait savoir qu'ISRAËL se félicitait de la victoire de NICOLAS SARKOZY : "(...) Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien Ministre de l'Intérieur réjouit l'Etat juif. NICOLAS SARKOZY n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël et le Gouvernement Israélien espère que ce réchauffement des relations entre les deux pays engagé depuis trois ans va s'accentuer.

"UNE ERE NOUVELLE DANS LES RELATIONS AVEC LA FRANCE" a titré en "une" le grand quotidien Yedo Aoronide : "Les origines juives du prochain Président catholique français ont suscité de grands espoirs à JERUSALEM", note l'éditorial, et fait remarquer qu'il "est significatif qu'il ait entamé sa campagne électorale à l'étranger en visitant "YARD VASO - le MEMORIAL DE L'HOLOCAUSTE", lors d'une visite effectuée comme Président de l'UMP, en DECEMBRE 2004".

(SOURCE : Michel Bôle-Richard, Le Monde, 9 MAI 2007).

 

Quelques jours avant l'ELECTION PRESIDENTIELLE 2007, - Le 4 MAI 2007 : une dépêche de l'ASSOCIADED PRESS (AP) publiée sur YAHOO.FR ACTUALITES, affirmait que :

"D'ici deux ans, le petit village hongrois d'ALATTYAN aimerait célébrer : son 800e ANNIVERSAIRE, avec NICOLAS SARKOZY, - donné favori de l'élection présidentielle française.

Avant de quitter le pays issue de la Seconde Guerre Mondiale, son père PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA, y avait passé de nombreux étés. S'il ne reste que quelques souvenirs de la FAMILLE SARKOZY à ALATTYAN, son histoire démontre que le prétendant à l'ELYSEE est loin d'être le premier à dédier sa vie à la politique.                                                                                                                                                  

Son grand-père et son arrière-grand-père, qui s'appelaient tous deux : GYÖRGY SARKOZY VON NAGY BOCSA, ont été Conseillers municipaux et maires adjoints de la ville voisine de SZOLNOK.                                                                                                                             

Pendant son mandat du début des années 1920 jusqu'en 1936, le grand-père : Gyorgy III Alexander Sàrközy von Nagy Bocsa, 1896-1948, Maire Adjoint de SZOLNOK et Lieutenant de l'ARMEE HONGROISE s'est fait connaître pour le grand nombre de projets de développement qu'il avait encouragés, dont la construction du Théâtre de la Ville et son principal hôtel, le Tisza Szallo.

Selon un ouvrage publié en 1935, - sur l'Histoire du COMTE de JASZ-NAGYKUN-SZOLNOK, ou figure ALATTYAN, à environ 85 km au Sud-Est de BUDAPEST, - les SARKOZY ont été anoblis en 1628 par le Roi Ferdinand II. L'arbre généalogique de la Famille Sarkozy compte également des Juges et Vice-gouverneurs, aussi loin qu'au XVIIIe et XIXe siècles. "C'est une famille dans laquelle le service rendu à la collectivité s'est transmis pratiquement de père en fils à travers de nombreuses générations", observe Sandor Mosonyi, 67 ans, policier à la retraite, travaillant sur l'histoire du village pour son 800e ANNIVERSAIRE, en 2009.       

"NICOLAS SARKOZY réunit le meilleur de cette Tradition, d'abord comme Ministre de l'Intérieur, et maintenant peut-être comme Président de la République Française. "Selon le policier, une crise économique a containt les SARKOZY à vendre leur résidence d'été à AALATTYAN en 1934 pour quelques sacs de blé seulement. Mais ils ont continué à y venir en vacances et à séjourner dans la maison plus grande d'un proche : Lajos Toth-Maar. (...) Les terres ayant appartenu à la Famille Sarkozy ont été divisées par le régime communiste après la Seconde Guerre Mondiale. ALATTYAN se prépare doucement pour l'anniversaire de 2009. "Je suis en contact avec Pal Sarkozy von Nagy Bocsa et il m'a assuré qu'il participerait à ce grand évènement", affirme Sandor Mosonyi. "Ce serait un immense honneur pour nous si NICOLAS SARKOZY pouvait aussi venir".

L'ancien Ministre de l'Intérieur s'est rendu en HONGRIE à plusieurs reprises, même s'il n'est jamais venu, à la connaissance des villageois à ALATTYAN. En 1994, NICOLAS SARKOZY s'était rendu avec son père dans une autre commune hongroise : BOCSA, d'ou est originaire la Famille Sarkozy. Il avait même signé le livre d'or du village de son nom complet : Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa.

(SOURCE : Assiated Press, vendredi 4 mai 2007, 17h15, Yahoo.fr actualités).

***

L'ascension sociale des deux frères de NICOLAS SARKOZY est également un exemple d'intégration française réussie :

GUILLAUME SARKOZY, né en 1950, est connu du grand public depuis qu'il s'est présenté en binôme avec Francis Mer, ancien Ministre de l'Economie et des Finances, pour succéder à Ernest-Antoine Seillière à la tête du PATRONAT FRANCAIS. Chargé de Mission à la direction de la sécurité civile du Ministère de l'Intérieur (1975-1976), Guillaume Sarkozy a cumulé les mandats de Président du Groupe Protection Sociale du MEDEF de 2003 à 2005, ou il a représenté le Patronat dans les négociations sur les Retraites et l'Assurance-Maladie. Il fut aussi Vice-président de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), membre de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM), du Comité de surveillance du Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV) et du Conseil d'orientation des Retraites.                            

Guillaume Sarkozy préside depuis 2006 Menway International, un Cabinet de conseil en recrutement qui réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros par an. Les 30 et 31 mai 2006, les Conseils d'administration des différentes institutions de Médéric, l'un des tous premiers acteurs de la protection sociale complémentaire en France, ont approuvé dans le cadre du processus de renouvellement de la direction générale annoncé le 28 mars 2006, la nomination de Guillaume Sarkozy comme Délégué Général à compter du 1er septembre 2006.        Initiateur des premiers systèmes d'allocations familiales en 1920, puis promoteur des assurances sociales dans les années 1930, Médéric (www.mederic.com) s'est développé après la Deuxième Guerre Mondiale dans le domaine des retraites complémentaires et des assurances collectives. Médéric a 3 750 collaborateurs présents dans quarante villes en France. Depuis, Guillaume Sarkozy est devenu le Président du Directoire du Groupe Résalliance Conseil (350 millions d'euros de CA).

FRANCOIS SARKOZY, né en 1959 : ancien pédiatre, il préside depuis 2006 le Cabinet de conseil en stratégie et en organisation Advisors Experts & Consultants Partners Inc (www.aec-partners.com), spécialisé dans le domaine pharmaceutique. Il est parallèlement Vice-président et membre du Conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma (www.bioalliancepharma.com) depuis 2005. Il anime aussi avec François de la Brosse depuis avril 2008, une web télé magazine Longevitv.com "dédiée au vieillir jeune et à l'anti-âge"

***

A SUIVRE ... 

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08 juillet 2008

LA COMMISSION TRILATERALE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

Quel est votre avis sur la note : "La Commission Trilatérale" ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques..., Merci.

(Regard sur la Mondialisation)

8. LA COMMISSION TRILATERALE

Membre de la Commission Trilatérale, Raymond Barre (1924 - 2007) a travaillé à la mise en place de la Mondialisation, même si les français la rejettent massivement : "L'organisation des relations sociales et (...) les règles de plus en plus complexes (...) empêchent les ajustements indispensables aux entreprises. Les français hostiles à la Mondialisation qui repose à la fois sur la généralisation de la concurrence et sur l'exigence de l'adaptation. José Bové est une sorte de symbole de ce refus" (source : Raymond Barre, Le Figaro, 10 juin 2002).

La Commission Trilatérale est fondée en 1972 à l'initiative de David Rockefeller (Chase Mahattan, EXXON...). Cette structure a longtemps été dirigée par Zbigniew Brzezinski (né en 1928 à Varsovie, fils d'un Diplomate polonais), Conseiller pour la sécurité de Jimmy Carter, Consultant pour les Etudes Stratégiques Internationales (CSIS) à Washington, Professeur à L'université Johns-Hopkins, auteur de nombreux ouvrages sur les questions géostratégiques et accessoirement grand ami d'Henry Kissinger.

Soumise au droit néerlandais, la Commission Trilatérale dispose de bureaux à Paris (5, rue de Téhéran, 75008), Washington (345 East), New York (46th Street) et Tokyo.

La Commission Trilatérale réunit les magnats des Etats-Unis (Wall Street), de l'Europe (City de Londres) et du Japon (Tokyo Stock Echange), tous déjà membre de sociétés secrètes : le B'nai B'rith, le Bilderberg, le Concil on Foreign Relations (CFR), la Round Table, les Skull & Bones (Crâne et Os), le Club de Rome, le Bohemian Club et différentes loges maçonniques...

Les secteurs stratégiques des pays les plus riches de la planète sont ainsi "contrôlés" : Appareil d'Etat (Elysée, Matignon, Ministères, Conseils Régionaux, Conseils Généraux, Conseils Municipaux...), Appareil Militaire, Secteur Energétique (Pétrole, Nucléaire, Energie Libre), Médias (Presse Ecrite et Télévisuelle, Radio, Satellite, Internet, Edition), Secteur Bancaire (toutes les Banques, Paradis Fiscaux...), Secteur Immobilier, Syndicat....

La Commission Trilatérale compte environ 160 membres européens, 115 nord-américains (Etats-Unis, Canada, Mexique) et 110 asiatiques (Corée, Japon, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Australie, Nouvelle Zélande).

Le premier grand succès de la Commission Trilatérale fut sans conteste l'accession à la Présidence des Etats-Unis de Jimmy Carter. D'après le Time du 20 décembre 1976, se trouvaient dans l'entourage immédiat du Président Carter, seize membres de la Trilatérale, dix-huit personnes appartenant au Concil on Foreign Relations (CFR) et une douzaine d'affiliés au Bilderberg : "(...) Jimmy Carter fut "accroché" lors d'un voyage à Londres en 1973, ou il se rendait pour y promouvoir les exportations de l'Etat de Géorgie. Invité à un repas privé par David Rockefeller flanqué de son conseiller Zbigniew Brzezinski, il adhéra immédiatement à la Trilatérale et Zbigniew Brzezinski devint son professeur de politique étrangère " (source : Yann Moncombe, "La Trilatérale et les secrets du Mondialisme, Editions Faits et Documents, Paris, 1980, p 180).

Dans "La trilatérale et les secrets du Mondialisme" (p 181), Yann Moncombe montre le rôle stratégique de la Commission Trilatérale : "(...) Son deuxième succès fut l'instauration de rencontres régulières entre les dirigeants des principales puissances industrielles d'Europe, du Japon et d'Amérique. L'un des principaux artisans de ces rencontres fut le Président de la République française".

 "L'initiative en fut prise par Monsieur Valéry Giscard d'Estaing, dès son arrivée à l'Elysée. Elle se concrétisait, en novembre 1975, par le Sommet de Rambouillet, minutieusement préparé par un Ministre obscur, Raymond Barre, lui aussi membre de la Trilatérale. Et l'autre semaine, le Premier Ministre Français réunissait discrètement à Versailles les principaux responsables économiques et financiers des Etats-Unis, d'Allemagne Fédérale, de Grande-Bretagne et du Japon, pour préparer le Sommet de Londres, comme l'avait fait, quelques jours auparavant, une autre société internationale discrète : le Groupe du Bilderberg, réuni à Torquay, encore en Grande-Bretagne" (source : Valeurs Actuelles, 9 mai 1971).

En 1975 la Commission Trilatérale fait paraître un ouvrage qui va devenir sa bible : The crisis of democracy" ("La crise de la démocratie"). "(...) Rédigé par trois auteurs, Samuel Huntington, Professeur à Harvard et membre du CFR, Joji Watanuki, de la Fondation Rockefeller et Michel Crozier, Professeur à Harvard et membre du Club Jean Moulin, donna lieu à plusieurs réunions à Palo-Alto, Londres, New-York et Kyoto. Dès 1972, Michel Crozier avait eu l'occasion de développer certaines de ces thèses dans un colloque organisé par le Grand-Orient de France sur le thème : "Les bases économiques sociales et institutionnelles de la cité de l'an 2000" (source : Le Monde, 14 mars 1972).

"Dans cette ouvrage, il est souligné, entre autres choses, que "plus un système est démocratique, plus il est exposé à des menaces intrinsèques", et l'on y constate "qu'au cours des années récentes, le fonctionnement de la démocratie semble incontestablement avoir provoqué un effondrement des moyens traditionnels de contrôle social, une délégitimation de l'autorité politique et une surcharge d'exigences adressées au gouvernement qui excèdent sa capacité de les satisfaire" (source : "The crisis of démocracy", p 88). D'autres part, les auteurs de ce rapport regrettent que la presse échappe souvent au contrôle exercé par les classes dirigeantes, et que des journalistes "tendent à s'organiser pour résister à la pression des intérêts financiers et gouvernementaux" (p 35). Dans ces conditions il est nécessaire d'agir de telle sorte que les gouvernements conservent "le droit et la possibilité pratique de retenir l'information à la source (p 182)" (source : Yann Moncomble, "La Trilatérale et les secrets du Mondialisme, Editions Faits et Documents, 1980, p 183).

Réunis au sein de groupes de travail appelés "Task Forces", les membres de la Commission Trilatérale sont chargés de réaliser des notes "Draft Reports" publiées dans les "Triangles Papers" à la suite de délibération confidentielles. Elles sont ensuite distribuées à une pléiade de gouvernants et de dirigeants de groupes bancaires, médiatiques et industriels. Ces notes sont de véritables directives à respecter pour aller dans le sens des desideratas des leaders mondiaux auxquelles les membres doivent obéir. La liste non exhaustive de certains membres français peut être trouvée dans les pages du QUID (source : Editions Robert Laffont, Quid 2006, p 1040). Elle donne une idée de la capacité opérationnelle de la Commission Trilatérale.

Les personnes qui composent cette liste non exhaustive font ou ont fait partie de la Commission Trilatérale à des degrés divers :

- Michel ALBERT (né en 1930) : Administrateur de la Banque Européenne d'Investissement à Bruxelles (1966-1970), - Vice-président du Conseil de Surveillance du Groupe Express (1970-1971), - Commissaire au Plan (1978-1981), - Président du Groupe Assurances Générale de France (AGF) de 1982 à 1994), - Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques depuis 1994, Membre du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France (1994), - Président d'honneur du Centre International de Formation Européenne (CIFE) depuis 2006, - ...

- Edmond ALPHANDERY (né en 1943) : Ministre de l'Economie et des Finances (1993-1995) d'Edouard Balladur, - Président d'Electricité de France (EDF) de 1995 à 1998, - ...

- Jacques ANDREANI (né en 1929) : Premier Conseiller de la délégation permanente de la France auprès de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord à Bruxelles (1970-1972), - Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire au Caire (1979-1981), à Rome (1984-1988) et à Washington (1989-1995), - Administrateur de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (présidée par Simone Veil), - ...

- François BAYROU (né en 1951) : www.bayrou.fr

- Georges BERTHOIN (né en 1925) : Direction du Cabinet de Jean Monnet alors Président de la Haute Autorité du Charbon et de l'Acier à Luxembourg (1952-1955), - Ambassadeur de la Commission des Communautés Européennes au Royaume-Uni (1956), - Chargé de Mission par Walter Hallstein (Président de la Commission Européenne) en URSS, aux USA, Islande, Irlande, dans l'ensemble de l'Amérique Latine, premiers contacts avec la Chine Populaire pendant la Révolution Culturelle, - Fondateur et membre exécutif de la Commission Trilatérale (1973-1975), - Co-président de la Commission Trilatérale (1975-1992), - Président du Mouvement Européen (1978-1981), - Membre d'honneur de l'Association Jean Monnet, - Membre d'honneur du Comité d'Action pour un Parlement Mondial, - ...

- Nicolas BEYTOUT (né en 1956) : Journaliste, - Directeur de DI Group, le pôle Médias de LVMH, - Directeur de la rédaction du Figaro (2004-2007), - ...

- Jean-Louis BOURLANGES (né en 1946) : www.jlbourlanges.com

- François BUJON DE L'ESTANG (né en 1940) : Chargé de Mission au Secrétariat Général de la Présidence de la République en 1966 et Adjoint du Conseiller diplomatique du Général de Gaulle, - Conseiller pour les affaires internationales du Délégué Général à l'Energie (1975) au Ministère de l'Industrie, - Directeur des relations internationales au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), il occupe les fonctions de représentant de la France au Conseil des gouvernements de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique à partir de 1979, - Conseiller pour les affaires diplomatiques, la défense et la coopération de Jacques Chirac alors Premier Ministre, - Ambassadeur de France au Canada (1989-1991), - Ambassadeur de France aux Etats-Unis (2000-2003), - ...

- Hervé DE CARMOY (né en 1937) : www.hervedecarmoy.fr

- Jean-Claude CASANOVA (né en 1934) : Professeur à l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) de 1966 à 1968, - Professeur titulaire à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris (1969), - Professeur à la Faculté de Paris-Nanterre (1968-1969) et à l'Ecole Supérieure du Pétrole (1970-1976), - Membre du Conseil Economique et Social depuis 1994, - Président du Conseil scientifique de l'Institut National d'Etudes Démographiques depuis 1996, - Co-Fondateur en 1978 avec Raymond Aron de la revue Commentaire, - Editorialiste à L'Express (1985-1995), il collabore régulièrement au Figaro depuis 1996, - Directeur-Adjoint de la collection "Thémis économie" aux Presses Universitaires de France (PUF) depuis 1986, - Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques depuis 1997, -...

- Henri DE CASTRIE  (né en 1954) : Président du Directeur d'AXA depuis l'an 2000, - ...

- Bertrand COLLOMB (né en 1942) : Président d'honneur de LAFARGE, - Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques depuis 2001, -...

- Michel-David WEILL (né en 1932) : Héritier de la Maison Lazard, - Président Directeur Général de Lazard Frères Banque SA, -...

- Patrick DEVEDJIAN (né en 1944) : www.patrickdevedjian.fr

- Laurent FABIUS (né en 1946) : www.laurent-fabius.net

- Alain JOLY (né en 1938) : Président du Conseil de surveillance d'Air Liquide depuis 2001, - Membre de l'International Council of JP Morgan, -...

- Denis KESSLER (né en 1952) : Président Directeur Général de SCOR depuis 2002 (une des grandes compagnies de réassurance mondiale), - Président de la Commission Economique du MEDEF, chargé des affaires économiques et internationales (1994-1998), - Directeur Général et membre du Comité exécutif d'AXA, - Directeur d'études à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, - ...

- Anne LAUVERGEON (née en 1959) : Président du directoire d'AREVA (Framatone + Cogema) depuis 2001 mandat renouvelé en juillet 2006), - Secrétaire Général Adjoint de l'Elysée en charge auprès du Président de la République (François Mitterand) de l'organisation de Sommets Internationaux (G7) en 1991, - Associée-Gérant de Lazard Frères & Cie (1995), - Directeur Général Adjoint d'Alcatel Télécom (1997), -...

- Daniel LEBEGUE (né en 1943) : Administrateur civil de la direction du Trésor au Ministère de l'Economie et des Fiances (1969), - Attaché financier près de l'Ambassade de France au japon (1974-1976), -  Conseiller technique auprès du cabinet du Premier Ministre Pierre Mauroy, chargé des affaires économiques et financières (1981), - Directeur du Trésor (1984-1987), -...

- Pierre LELLOUCHE (né en 1951) : http://pierre-lellouche.fr

- Dominique MOÏSI (né en 1946) : A enseigné à l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) et à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, - Conseiller spécial et fondateur de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), - Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques à Paris, - Professeur à la Chaire de géopolitique européenne du Collège d'Europe à Natolin (Varsovie), -  Membre du groupe d'experts auprès du Parlement Européen sur la prévention des conflits, - Rédacteur en chef de la revue trimestrielle "Politique Etrangère", - Editorialiste aux quotidiens "The Financial Times", "Die Welt", "Ouest France", - A publié notamment "Les cartes de la France à l'heure de la Mondialisation", dialogue avec Hubert Védrine (Fayard, 2000), - ...

- Thierry DE MONTBRIAL (né en 1943) : Ingénieur des Mines au service régional de l'industrie à Metz (1970), - Chargé de Mission au service du Commissariat au Plan (1970-1973), - A dirigé (1979) l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) dont il est un des fondateurs, - Créateur du rapport annuel RAMSES qu'il dirige depuis 1981, - Président délégué du Conseil de Prospective Européenne et Internationale pour l'Agriculture et l'Alimentation depuis décembre 2003, -  Siège au Conseil de plusieurs Institutions internationales, - Président de la Fondation pour la Recherche Stratégique (1993-2001), - Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques depuis 1992, - ...

- Benoît POTIER (né en 1957) : Carrière effectuée essentiellement chez Air Liquide, - Président du Directoire d'Air Liquide SA depuis 2001, -...

- Henri PROGLIO (né en 1949) : Président du Directoire de Vivendi Environnement (2000), - ...

- Alain RICHARD (né en 1945) : Auditeur puis Maître des Requêtes au Conseil d'Etat (1971-1978), - Député socialiste du Val d'Oise (1978-1993), - Vice-président de l'Assemblée Nationale (1978-1988), - Sénateur du Val d'Oise depuis 1995, - Ministre de la Défense du Gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), - Administrateur de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) depuis 1991, - Membre du Comité d'orientation scientifique de l'association "A Gauche en Europe" (cercle de réflexion fondé par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn), - ....

- Louis SCHWEITZER (né en 1942) : Directeur de Cabinet de Laurent Fabius (1984-1986), - Président Directeur Général de Renault (1977-2005), - Président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité (HALDE) créée en 2004, - ....

- Jean-Philippe THIERRY (né en 1948) : Entre chez GPA Assurances (1978-1989), - Président de Worms & Cie (futur Athéna Assurances), - Président Directeur Général du Groupe AGF depuis 2001, - ...

- Hubert VEDRINE (né en 1947) : www.hubertvedrine.net

- Serge WEINSBERG (né en 1951) : Sous-préfet dans diverses affectations (1976-1981), - Chef de Cabinet du Ministre du Budget Laurent Fabius (1981-1982), - Directeur Général Adjoint des Finances de FR3 (1982-1983), - Président de la Compagnie Française de l'Afrique Occidentale (CFAO) du Groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR) en 1990, - Associé-Gérant de Weinsberg Capital Partners, Président de l'Institut d'Etudes Stratégiques et internationales (Paris), - ...

Le Baron Edmond de Rothschild a déclaré au magazine Entreprise du 18 juillet 1970 : "La structure qui doit sauter, c'est la Nation".

En 1928, le Convent du Grand Orient de France affichait le même objectif : "L'idée de Patrie, du moins telle qu'elle est comprise actuellement, doit être détruite dans l'esprit des enfants. Elle doit être modifiée complètement" (source : Convent du Grand Orient de France, 1928, p 120).

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04 juillet 2008

LE BILDERBERG

Blog de Pascal Jean Gimenez : "Regard sur la Mondialisation"

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(catégorie : Regard sur la Mondialisation)

4. LE BILDERBERG

Le Bilderberg est créé en mai 1954 par le Prince Bernhard des Pays-Bas (époux de la Reine Beatrix) et surtout David Rockefeller à l'hôtel Bilderberg situé à Oosterbeek (Pays-Bas). Ce réseau très influent rassemble des dirigeants de la finance, de l'économie, des médias, ainsi que des membres de familles royales européennes. Cooptés, si les deux tiers de ses membres sont européens, les autres sont américains.

Les réunions annuelles du Bilderberg se déroulent en moyenne sur trois jours dans des lieux différents à chaque fois.

- Sur l'île de Stenungsund en Suède, près de Gothenburg, au Stenungsbaden Hôtel, du 24 au 27 mai 2001.

- Au Trianon Palace à Versailles (France) du 22 au 25 mai 2003.

- Près de la frontière Suisse, sur les rives du Lac Majeur, au Grand Hôtel des Iles Borromées à Stresa (Italie), du 3 au 6 juin 2004, avant la réunion du G8 à Sea Island (Etats-Unis) du 8 au 10 juin 2004.

- Au Dorint Sofitel Seehotel Überfahrt Tegernsee à Rottach-Egern, en Bavière (Allemagne), situé à 60 kilomètres de Munich, du 5 au 8 mai 2005.

- A l'hôtel Brookstreet d'Ottawa (Canada) du 8 au 11 juin 2006.

- Au Ritz-Cartlon à Istanbul (Turquie) du 31 mai au 3 juin 2007.

- Au Westfields Mariott Washington Dulles à Chantilly (Etat de Virginie, USA) du 5 au 8 juin2008.

 Ce club fermé de 130 personnes réunit l'élite politico-économico-médiatico-intellectuelle pour y débattre d'enjeux géostratégiques, de questions énergétiques, de la libéralisation des échanges, de la guerre contre le terrorisme...

"La mondialisation, le néo-libéralisme, le protocole de Kyoto, l'Union Européenne, l'OMC, l'OTAN et les casques bleus sont autant d'idées élaborées par le Bilderberg et autes Commission Trilatérale et Concil of Foreign Relation. Bill Clinton, Tony Blair et même Stephen Harper n'ont-ils pas été invités par le Bilderberg quelques années à peine avant leurs élections ? Cela ne prouve t-il pas que le Bilderberg peut faire et défaire les gouvernements ? (...) Lorsque les gens se rencontrent pour discuter en profondeur de questions qui les préoccupent, ils finissent, à l'occasion , par arriver à des consensus. Lorsque ces concensus unissent d'importants politiciens, de puissants hommes d'affaires ainsi que d'influents experts et autres leaders d'opinion, on comprend que cela peut avoir un certain impact sur le cours des évènements. (...) Mis à jour chaque année en fonction d'un système de quotas par pays, la liste de ses participations est un inventaire des plus grosses pointures du gotha de droite et de gauche, ou de ceux qui semblent destinés à le devenir. S'y sont retrouvés des têtes couronnées, comme le Roi Juan Carlos et la Reine Beatrix, des politiciens, comme Henry Kissinger, Tony Blair, Donald Rumsfeld, Angela Merkel et Bernard Kouchner : des hommes d'affaires, comme David Rockefeller, George Soros et Bill Gates; des dirigeants d'institutions internationales , comme Pascal Lamy (OMC), Paul Wolfowitz (Banque Mondiale) et Jean-Claude Trichet (Banque Centrale Européenne); ainsi que des experts dont des journalistes réputés du Financial Times, du Figaro, de la revue The Economist, de Newsweek" (source : Eric Desrosier, Le Devoir.com, lundi 5 juin 2006).

Il est demandé aux participants de garder un silence absolu sur la teneur des débats et les décisions qui en découlent.

Au mois de juin 2008, les personnalités françaises qui ont participé à la réunion du Bilderberg qui s'est tenue à Chantilly (Etat de Virginie, USA) du 5 au 8 juin 2008, sont (liste non exhaustive) :

- Nicolas BAVEREZ (Avocat à la Cour d'Appel de Paris, Associé du Cabinet Gibson.Dunn & Crutcher LLP)

- Henri DE CASTRIES (Président du Directoire d'AXA depuis 2000)

- Christophe JACQUIN DE MARGERIE (Directeur Général de TOTAL)

- Thierry DE MONTBRIAL (Fondateur et Directeur Général de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), www.ifri.org)

- Bertrand COLLOMB (Administrateur, Président d'honneur de LAFARGE)

- Jean-Pierre JOUYET (Secrétaire d'Etat chargé des Affaires Européennes, auprès du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes) s'est rendu à Chantilly du samedi 7 au dimanche 8 juin 2008, www.jpjouyet.eu

- Bassma KODMANI ("a quitté la Syrie en 1968 avec ses parents, contraints de partir pour des raisons politiques. Chargée de Mission au CNRS, Chercheur associée au CERI (Sciences-po), elle est Directrice de l'Initiative Arabe de Réforme, un consortium d'Instituts de recherche du monde arabe travaillant en partenariat avec des Instituts européens et américains sur la transition démographique dans le monde arabe. Bassma Kodmani a dirigé précédemment le programme de Gouvernance et Coopération International à la Fondation Ford, basée en Egypte, et à conduit à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) les études sur le Moyen Orient et l'Islam. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur le Moyen Orient. Elle vit aujourd'hui à Paris". Source : Editions Liana Levi).

- Christine OCKRENT (Directrice générale de "France Monde", holding qui va regrouper les participations de l'Etat Français dans les différentes sociétés de l'audiovisuel extérieur français : France 24, TV5 Monde et Radio France International - RFI).

- François PEROL (Secrétaire Général Adjoint de la Présidence de la République Française, Associé-Gérant de Rothschild & Cie de 2005 à 2007).

- Manuel VALLS (Député PS de l'Essonne, Maire d'Evry), www.valls.fr

- Hubert VEDRINE (ancien Ministre des Affaires Etrangères), www.hubertvedrine.net

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