25 septembre 2008
LE COMITE JUIF AMERICAIN (AMERICAN JEWISH COMMITTEE)
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation
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(catégorie : III Regard sur la Mondialisation)
7. LE COMITE JUIF AMERICAIN (THE AMERICAN JEWISH COMMITTE)
Lors de son voyage outre-atlantique, vendredi 7 octobre 2005, Jean-François Copé, en qualité de Ministre délégué au Budget dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a rencontré de 15h00 à 18h00, David A. Harris, le directeur exécutif de l'American Jewish Committee (Comité Juif Américain).
Fondé le 11 novembre 1906 à la suite du pogrom de Kichinev, l'American Jewish Committee (AJC) a la charge de défendre les droits civils et religieux des juifs dans le monde.
David A. Harris s'est par exemple présenté le 22 octobre 2003 devant la sous-commission pour les affaires européennes de la Commission du Sénat américain pour les affaires étrangères, afin d'apporter son témoignage sur l'antisémitisme en Europe :"(...) L'antisémitisme se présente dans ses vieux habits familiers de l'extrême droite, dans ses déguisements variés de l'extrême gauche (y compris le mélange explosif d'anti-américanisme, d'anti-mondialisme et d'anti-sionisme) par l'intermédiaire de sources musulmanes qui colportent des théories malsaines de complot dans les écoles, les mosquées et les médias pour diffuser la haine des juifs, la voix de l'Europe doit être forte et cohérente. Et des gestes doivent être joints à la parole" (source : American Jewish Committee).
L'American Jewish Committee (AJC) a inauguré le 12 février 2004 à Bruxelles, le Transatlantic Institute (www.transatlanticinstitute.org), un organisme dont l'objectif principal est de renforcer les liens entre l'Europe et les Etats-Unis. Plusieurs ministres européens ont participé à l'inauguration. L'ambassade d'Israël en France a indiqué dans sa Newsletter n°65 du 19 février 2004, qu'à cette occassion : "Javier Solana a rendu hommage à cette initiative qui renforcera les triangles Etats-Unis-Europe-Israël et christianisme-judaïsme-islam".
Le Comité Juif Américain (AJC) a félicité Nicolas Sarkozy lors de son élection à la Présidence de la République : "(...) Nous admirons depuis longtemps Nicolas Sarkozy en tant que leader politique profondément engagé en faveur des valeurs démocratiques de la France, son empressement à affronter les menaces (...) et son dévouement au renforcement des relations transatlantiques. L'American Jewish Committe (AJC) envisage de travailler étroitement avec le Président Sarkozy et son administration sur les questions cruciales relevant de l'intérêt commun. L'American Jewish Committe a eu la joie d'avoir une relation coopérative et productive avec Nicolas Sarkozy depuis qu'il est devenu Miinsitre de l'Intérieur en 2002. (...) Nous espérons que vous continuerez à considérer l'Américan Jewish Committee comme un allié dans la tâche essentielle du renforcement de la compréhension et de la coopération entre la France et les USA", ont écrit le Président de l'American Jewish Committee, Richard Siderman, et le directeur exécutif, David D. Harris, dans une lettre de félicitations envoyée à Nicolas Sarkozy dès son élection (source : www.ajc.org).
A SUIVRE ...
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23 septembre 2008
LA FRENCH AMERICAN FOUNDATION
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation.
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(catégorie : III. Regard sur la Mondialisation)
11. THE FRENCH AMERICAN FOUNDATION
Sur son site internet, la French American Foundation explique : "Depuis sa création en 1976, la French American Foundation -France (FAF- FR), en coopération avec la French American Foundation aux Etats-Unis (FAF - US), oeuvre pour enrichir les relations franco-américaines et encourager un dialogue actif entre les deux Nations. Elle rassemble des personnalités d'horizons différents, que ce soient des dirigeants d'entreprise, des responsables politiques, des leaders, ou d'autres professionnels français et américains afin qu'ils échangent leurs points de vue sur des questions de société et qu'ils développent des liens entre les individus qui aient un effet d'une grande portée dans les deux pays. De Paris ou de New York, en commun ou indépendamment, les deux soeurs pilotent une vingtaine de programmes chaque année : voyages de français aux Etats-Unis, visites d'américains en France, séminaires dans l'un ou l'autre pays, colloques, bourses universitaires et conférences sur les problèmes d'intérêt commun.
En 1975 - 1976, plusieurs personnalités françaises et américaines, des milieux politiques, universitaires, de la presse et des affaires, s'emploient à susciter la création d'une structure franco-américaine qui soit un lieu de débat, d'échanges réguliers et de rapprochement des deux sociétés. Après un an de préparation il est finalement décidé de créer deux structures, l'une à Paris, l'autre à New York. Cette décision est annoncée à Washington par le Président Valéry Giscard d'Estaing, à l'occasion de la déclaration d'indépendance. La fondation de New York a trouvé le soutien de nombreux francophiles américains de Washington et New York.
La fondation française a été soutenue par le Ministère des Affaires Etrangères et les milieux d'affaires et notamment par "Pechiney" qui abordait alors une croissance américaine avec le rachat de "Howmet". Pierre Jouven, Président de "Pechiney" sera président de la fondation jusqu'en 1982. (...) Les deux structures françaises et américaines mènent une vingtaine d'opération annuelles parfois communes et en tous cas complémentaires. La French American Fondation - France se situe 21, Boulevard de Grenelle 75015 Paris" (source : www.french-american.org).
Pour le professeur Pierre Hillard, auteur de plusieurs livres et observateur de la politique internationale, la French American Foundation : "(...) Doit son origine aux actions de trois éminents Etats-Uniens : James G. Lowenstein, membre entre autres du Council on Foreign Relations (CFR) ou s'élabore la politique étrangère des Etats-Unis et dont l'équivalent britannique est le Royal Institute of International Affairs (RIIA, dit Chatham House); James Chace, directeur de la rédaction de "Foreign Affairs", revue du CFR et de Nicholas Wahl, professeur de science politique et fin connaisseur de la classe dirigeante française lui permettant des contacts en particulier avec le Général de Gaulle et Michel Debré.
Dans les années 1970, les trois hommes mirent en commun leurs réseaux français dans le monde politique, économique, ainsi que dans la presse et le milieu universitaire. Parmi leurs relais on trouvait Olivier Chevrillon (un des fondateur du magazine "Le Point"), Pierre Jouven (Président de Pechiney), Jean-Louis Gergorin (qui deviendra membre du Comité exécutif d'EADS) et Thierry de Montbrial (qui deviendra Président de l'Institut Français des Relations Internationales - IFRI - alors qu'il co-dirigeait le Centre d'Analyse et de Prévision du Ministère des Affaires Etrangères). Ensemble, ils obtinrent l'appui officiel du Président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Ce dernier annonça (en accord avec son homologue états-unien Gerald Ford et le secrétaire d'Etat Henry Kissinger) la création d'une double Fondation Frano-Américaine, lors d'un dîner à l'Ambassade de France à Washington, le 18 mai 1976.
(...) Une telle représentation souligne l'influence capitale qu'exerce la French Americain Foundation dans les liens franco-états-uniens. de multiples rencontres ont lieu entre représentants français et états-uniens afin de discuter de sujets comme la défense, la politique, le journalisme, le syndicalisme... En fait, il s'agit de "lisser" les points de vue afin d'aboutir à un consensus favorable au partenariat transatlantique. Toutes ces rencontres officielles et officieuses permettent de créer une communion de pensée parmi les acteurs de la French American Foundation appartenant à des secteurs variés. On trouve parmi les participants, des noms bien connus comme François Bayrou, Bernard Kouchner, Jean-François Copé, Michel Barnier, Nicolas Beytout, le Général Henri Bentegeat etc. Tous ces colloques poursuivent, bien entendu, le but suprême de servir au mieux les intérêts de l'humanité" .
(...) La clef du système de la French American Foundation est sa capacité à recruter des personnes appelées à occuper de hautes fonctions. Sa grande force est d'accueillir, en son sein les représentant politiques issus de courants, qui officiellement, s'opposent - des socialistes à l'UMP en passant par le gaulliste Nicolas Dupont-Aignan ou le représentant de la communication de la campagne présidentielle 2007 de José Bové, Bernard Loche. Pour éviter toute conclusion hâtive, soulignons que les personnes approchées par la Fondation et qui ont accepté de la fréquenter n'ont pas pour autant accepté les offres de services qui leur ont été ultérieurement présentées.
(...) C'est dans le programme intitulé "Young Leaders" qu'une véritable sélection s'opère. (...) Au sein de la sélection, c'est le professeur de science politique états-uniens et membre du CFR, Ezra Suleiman, qui fut l'unique responsable de 1981 à 1984, puis de 1994 à 2001, du recrutement des "Young Leaders" en France. Après une sélection drastique, seuls 125 états-uniens et 126 français composent les "Youngs Leaders" depuis 1981.
(...) Dans le cas de la French American Foundation US, nous pouvons citer les noms suivants avec la date d'admission : Antony Blinken (1998, ancien conseiller en politique étrangère du Président Bill Clinton), Ian Brzezinski (2001, chargé aux affaires de défense de l'OTAN, fils du célèbre géopolitologue Zbigniev Brzezinski), le Général Wesley K. Clark (1983, ex-commandant en chef des troupes de l'OTAN en Europe), le Président Bill Clinton en 1984 et Hillary Clinton en 1983. (source : Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007, www.voltairenet.org/article146888.html#article146888).
Le 20 avril 2004, Arthur Lepic, journaliste français spécialiste des questions énergétiques et militaires, relate dans un article diffusé par le Réseau Voltaire au sujet de Dimitri Negroponte (né le 21 juillet 1939 à Londres) :
"(...) John Negroponte est né d'un père gréco-état-unien magnat du transport maritime. John Negroponte obtient un diplôme à l'Université de Yale et entre au Foreign Service en 1960. A partir de 1964, il est stationné en tant qu'officier chargé des affaires politiques au Sud Viêt-Nam. (...) De 1971 à 1973, John Negroponte est officier responsable du Viêt-Nam au Conseil National de Sécurité (NSC) sous les ordres d'Henry Kissinger. Il travaille à nouveau au Conseil National de Sécurité (NSC) sous l'autorité du Général Colin L. Powell de 1987 à 1989 en tant qu'assistant délégué du Président pour les questions de sécurité nationale, avant d'être nommé Ambassadeur au Mexique ou il se maintiendra jusqu'en 1993. John Negroponte y dirige les Services de renseignement Etats-Uniens dans la guerre menée contre les rebelles zapatistes du Chiapas. John Negroponte est Ambassadeur aux Philippines, de 1993 à 1997, c'est-à-dire pendant le mandat du Général Fidel Ramos, puis passe dans le privé en qualité de Vice-président pour les marchés mondiaux de Mc Graw-Hill, une firme qui établit les indices boursiers Etats-uniens. Cependant, il ne quitte pas les Services secrets pendant cette période : il préside alors la French American Foundation qui "forme"des hommes politiques et des journalistes français et finance des travaux universitaires. A ce titre, il dispose d'un bureau à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) à Paris.
Alors que le nom de John Negroponte est associé à de nombreuses irrégularités et aux pires exactions, il rentre par la grande porte à Washington, en 2001, lorsque George W. Bush le nomme Ambassadeur aux Nations Unies, malgré les protestations internationales. (...) John Negroponte n'a jamais admis avoir joué un rôle actif dans la répression militaire du Honduras au début des années 80 et se justifie en expliquant qu'il n'avait guère le choix compte tenu des réalités politiques. Lorsqu'il a été nommé Ambassadeur de l'ONU, en 2001, et un temps Ambassadeur du Honduras à l'ONU, plusieurs anciens membres du bataillon 316 dont le visa avait été annulé, s'était alors vengé en confirmant publiquement le soutien des Etats-Unis aux opérations de ses escadrons de la mort et le rôle exact de John Negroponte.
A l'ONU, l'honorable Ambassadeur John Negroponte s'est illustré en conduisant une campagne de dénigrement des inspecteurs en désarmement, et plus particulièrement d'Hans Blix. Il a de la sorte réussi à monter la fable des armes de destruction massives irakiennes et à donner une apparence de justification à l'invasion de l'Irak. Pour manipuler le Secrétaire Général de l'ONU et le Conseil de sécurité il eu recours à un arsenal sophistiqué d'interception des communications diplomatiques et d'espionnage. A n'en pas douter, c'est en raison de ses états de service que John Negroponte a été nommé à Bagdad. Il n'y vient pas pour garantir le transfert de la souveraineté, mais pour empêcher l'ONU de se mêler du conflit et mener la répression par la terreur, selon les méthodes sales dont il est devenu maître (source : Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 20 avril 2004, www.voltairenet.org/article13476.html).
Le Président George Walker Bush a dû affronter l'opposition des sénateurs démocrates lorsqu'il nomme en février 2001, John Négroponte au poste d'Ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU (de 2001 à 2004), nomination ratifiée le 15 septembre 2001, soit quatre jours après les attentats du 11 septembre 2001.
Le Président Bush a nommé John Negroponte :
- le 19 avril 2004, Ambassadeur des Etats-Unis en Irak, en remplacement de Lewis Paul Bremer (directeur de la reconstruction et de l'assistance humanitaire en Irak depuis le mois de mai 2003);
- le 17 février 2005, premier directeur du Renseignement National (la plus puissante communité de renseignement au monde créée suite aux recommandations de la Commission sur le 11 septembre 2001, qui regroupe 16 agences civiles et militaires);
- le 5 janvier 2007, adjoint de Condoleezza Rice au Département d'Etat (lors d'une courte cérémonie à la Maison Blanche, poste laissé vacant depuis le mois de juillet 2006, ce qui fait de John Negroponte le n°2 du Département d'Etat américain).
Noms de quelques personnes qui ont participé au programme "Young Leaders" de la French American Foundation avec la date de l'année de leur participation :
- Jean-Luc ALLAVENA (2001) : Ancien directeur général adjoint du Groupe Lagardère Médias, ancien Président de la Fondation HEC, directeur de cabinet de SAS Albert II de Monaco de 2005 à 2006, membre du Conseil de surveillance de la French American Foundation;
- Pascal AUSSEUR (2002) : Capitaine de Vaisseau, commandant de la Frégate anti-aérienne le "Jean Bart". Etat-Major des Armées.
- Patricia BARBIZET (1994) : Directrice générale d'Artémis (holding de François Pinault), membre du Conseil de surveillance de la French American Foundation;
- Nicolas BAZIRE (1998) : Auditeur puis conseiller référendaire à la Cour des Comptes, directeur de cabinet du Premier Ministre Edouard Balladur (1993-1994), associé-gérant de Rothschild & Cie Banque (1995-1999), directeur général du Groupe Arnault SAS (holding de Bernard Arnault), directeur du développement et acquisitions de LVMH, administrateur de LVMH, de Rothschild & Cie Banque, de SCS France, de l'Institut de sondages IPSOS;
- Frédérique BREDIN (1994) : Directrice déléguée auprès du directoire de Lagardère Active Médias, vice-présidente stratégie et développement (branche médias) du Groupe Lagardère (2000), chargé de mission auprès de François Mitterrand (1986-1988), ancien député-maire socialiste de la ville de Fécamp, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports (1991-1993);
- Henri DE CASTRIES (1994) : Président du directoire du Groupe AXA;
- Emmanuel CHAIN (1999) : Chef de groupe marketing de Danone Italie (1987), directeur information et magazines informations M6 (1997-1999), ancien animateur TV de l'émission Capital sur M6, création société Elephant & Cie;
- Jérôme CLEMENT (1982) : Président de la SEPT-ARTE depuis sa création en 1991;
- Jean-Marie COLOMBANI ((1983) : Ancien directeur du journal Le Monde;
- Nicolas DUPONT-AIGNAN (2001) : Député-maire de la ville de Yerres (Essonne), président de l'association "Debout la République";
- François HOLLANDE (1996) : Premier secrétaire du Parti Socialiste (PS);
- Jean-Noël JEANNENEY (1983) : Président de la Bibliothèque Nationale de France (BNF);
- Laurent JOFFRIN (1994) : Directeur de publication du journal "Libération";
- Alain JUPPE (1981) : Ancien Premier Ministre, maire de la ville de Bordeaux;
- Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (2005) : Actuel Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables, chargé de l'Ecologie.
- Anne LAUVERGEON (1996) : Présidente du directoire d'AREVA, ancien sherpa de François Mitterrand;
- François LEOTARD (1981) : Ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988), Ministre d'Etat, ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995);
- Alain MERIEUX (1982) : Président-directeur général de BioMérieux;
- Emmanuelle MIGNON (2005) : Ancien directeur de cabinet du Président de la République Nicolas Sarkozy;
- Alain MINC (1981): Président de AM Conseil, ancien Président du Conseil de surveillance et de la société des lecteurs du journal "Le Monde";
- Arnaud MONTEBOURG (2000) : Député socialiste de Saône-et-Loire;
- Pierre MOSCOVICI (1996) : Ancien Ministre délégué aux Affaires Européennes du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), Secrétaire national aux affaires internationales du parti socialiste;
- Christine OCKRENT (1983) : Directrice générale de la holding France Monde, chargée de regrouper l'audiovisuel extérieur : TV5 Monde, France 24, RFI;
- Denis OLIVENNES (1996) : Actuel directeur de la publication du magazine "Le Nouvel Observateur", ancien directeur général du Groupe FNAC;
- Valérie PECRESSE (2002) : Actuel Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche;
- Eric RAOULT (1994) : Député-maire du Raincy (Seine-Saint-Denis);
- Alain RICHARD (1981) : Ministre de la défense du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), administrateur de l'Institut Français des relations Internationales (IFRI);
- Guy SORMAN (1982) : Président des Editions Sorman, philosophe, enseignant, global adviser du Président de Corée du Sud depuis 2008 (http://gsorman.typepad.com);
- Jacques TOUBON (1983) : Ministre de la Culture et de la Francophonie dans le gouvernement d'Edouard Balladur (1999-1995), Ministre de la Justice dans les gouvernements d'Alain Juppé (1995-1997);
- Laurent WAUQUIEZ - MOTTE (2005) : Actuel Secrétaire d'Etat à l'Emploi, auprès du Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi dans le second gouvernement de François Fillon, député de Haute-Loire depuis 2004, maire de la ville du Puy-en-Velay depuis 2008.
...etc...
La French American Foundation précise sur son site Internet au sujet du programme "Young Leaders" :
"La promotion Young Leaders regroupe des dirigeants à haut potentiel, âgés de 30 à 40 ans, réunissant des origines, des formations, des parcours professionnel et des intérêts reflétant les tendancesà venir des sociétés française et américaine. L'objectif de cette sélection est d'obtenir un groupe de "Young Leaders" qui soit à la fois équilibré en son sein et avec les sélections précédentes qui composent le "Young Leaders Circle". Les "Young Leaders" sont invités chaque année au symposium annuel. Cet évènement est l'occasion d'échanges riches entre les différentes promotions de ce programme. Les candidats sélectionnés participent à deux séminaires de cinq jours sur deux années consécutives - alternativement en France et aux Etats-Unis - afin d'échanger sur des sujets d'actualité communs aux deux pays et tisser des liens. Ces séminaires regroupent ainsi une trentaine de "Young Leaders" répartis pour moitié en France et Américains. Chaque participant est invité pour deux séminaires consécutifs.
Nous comptons parmi les anciens "Young Leaders" de nombreux ministres du gouvernement actuel et des précédents, plusieurs hauts responsables de la presse écrite ou parlée, des présidents d'entreprises cotées au CAC 40 ou des secteurs se services et de haute technologie, mais aussi des artistes, écrivains, scientifiques...." ( source : French American Foundation - FAF).
A SUIVRE ...
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04 septembre 2008
JORGE SEMPRUN, ANCIEN MINISTRE ESPAGNOL DE LA CULTURE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
Quel est votre avis sur la note : "Jorge Semprun, ancien Ministre espagnol de la Culture" ?
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(II. Regard sur l'Europe)
16. JORGE SEMPRUN, ANCIEN MINISTRE ESPAGNOL DE LA CULTURE
Ecrivain, scénariste et dialoguiste, Jorge Semprun (né le 10 décembre 1923 à Madrid) s'est associé avec Dominique de Villepin pour défendre dans leur ouvrage commun leur conception de l'Europe : "L'homme européen" (Plon, 2005).
Jorge Semprun fut un militant communiste antifranquiste. C'est son ami Javier Solana Madariaga (Secrétaire Général de l'OTAN de 1995 à 1999, Secrétaire Général du Conseil de l'Union Européenne depuis octobre 1999, Haut-représentant pour la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC), Membre de la cellule espagnole du Club de Rome. Il avait été convenu que Javier Solana serait nommé Ministre des Affaires Etrangères de l'Union Européenne, dès l'entrée en vigueur du Traité constitutionnel pour l'Europe) qui l'appella en 1998 de Madrid, pour lui demander de faire partie du nouveau gouvernement formé par le Premier Ministre espagnol, Felipe Gonzalez.
Entré au parti socialiste espagnol en 1964, Jorge Semprun devient Ministre espagnol de la Culture de 1982 à 1988, Ministre de l'Education et des Sciences de 1988 à 1992, et Ministre des Affaires Etrangères de 1992 à 1995.
Jorge Semprun habitait Paris depuis longtemps quand il accepte de devenir Ministre de la Culture : "(...) J'ai accepté ce rôle et je ne le regrette pas. Après la politique clandestine et la politique militante, j'ai goûté à la politique au pouvoir, à ses limites, à ses contraintes, au poids de son administration. J'étais sans doute aussi un Ministre atypique. En Espagne, la tradition veut qu'un membre d'un gouvernement n'ait pas d'opinion. Je n'ai pas cessé de dire la mienne. Mais à bien y regarder, le bilan personnel est positif même si le bilan ministériel est, disons, plutôt nul" (source : Lire, novembre 1995, n° 250, p 48).
Jorge Semprun est issu d'une famille marquée par l'action politique. Son grand-père, Antonio Maura, fut le Premier Ministre du Roi d'Espagne Alphonse XIII. Son père et son oncle étaient en revanche de farouches républicains antifranquistes. Lorsque les républicains espagnols remportent à une écrasante majorité les élections municipales d'avril 1931, elles provoquent l'exil du Roi Alphonse XIII (qui n'abdique pas pour autant) et la naissance de la IIe République espagnole, proclamée le 14 avril 1931. Nommé Ministre de l'Intérieur de la IIe République, l'oncle de Jorge Semprun, Miguel Maura, sort alors de prison "pour aller directement prendre possession de son ministère!" (source : Jorge Semprun, Point de Vue, semaine du 9 au 15 septembre 2005, n° 2990, p 28). Son père, José Maria Semprun, professeur de droit, était en revanche chargé d'affaires de la République Espagnole à La Haye (Pays-Bas). Mais il est contraint de se réfugier en France en 1939. Jorge Semprun suit sa scolarité au Lycée Henry IV (1940-1941), puis entreprend des études de philosophie à la Sorbonne.
Jorge Semprun dit avoir rejoint la résistance communiste des Francs-tireurs et partisans au moment de l'occupation nazie. Il intègre la parti communiste espagnol en 1942, mais il est arrêté par la Gestapo fin 1943, puis déporté à Buchenwald. Après la Libération, "il s'engage dans la lutte clandestine (ou il affirme avoir coordonné clandestinement la Résistance chargée de lutter contre le régime du Général Franco) au sein du parti communiste espagnol sous un nom d'emprunt, "frederico Sanchez".
Pour Jorge semprun : "(...) Le marxisme est assimilable à une forme de religiosité. Mon engagement m'a aidé à entrevoir, alors que j'étais à Buchenwald, l'idée d'un avenir collectif possible, d'un statut social révolutionnaire" (source : Philosophie, avril-mai 2006, n° 1, p 88).
Membre du Comité central, puis du politburo, Jorge Semprun est cependant exclu du parti communiste espagnol en 1964, pour cause de divergence avec la ligne officielle. Il décide alors de se consacrer avec succès à l'écriture et à l'élaboration de nombreux scénarios de films et de pièces de théâtre. Il obtient le Prix Formentor en 1963, le Prix Fémina en 1969 et le Prix Femina Vacaresco en 1994.
Parrainé par Hélène carrère d'Encausse et Pierre Moinot, et soutenu par Maurice Druon pour entrer à l'Académie Française, Jorge Semprun retire cependant sa candidature le 6 mai 1995, ulcéré de devoir fournir de plus amples explications sur son passé communiste. Initialement prévue le 30 mai 1995, son élection sous la Coupole avait été spécialement reportée au 30 octobre 1995, afin de lui donner le temps de la réflexion nécessaire. Il préfèrera finalement rentrer à l'Académie Goncourt en 1996.
Président du Comité Malraux, Jorge Semprun s'est s'occupé du transfert des cendres d'André Malraux au Panthéon en novembre 1996.
A SUIVRE ...
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