17 novembre 2008

BERNARD THIBAULT (CGT)

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

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(catégorie : Regard sur la France)

16. BERNARD THIBAULT (CGT)

Jeudi 3 février 2005, le Comité Confédéral National (CNN), c'est à dire le parlement de la centrale CGT, a désavoué Bernard Thibault (né le 2 janvier 1959 à Paris). Les deux tiers des Secrétaires départementaux avaient en effet appelé les militants à voter NON au référendum sur le projet de Constitution européenne.

Dans une atmosphère particulièrement tendue, Bernard Thibault a relevé de "graves carences en matière de démocratie interne" au sein de la CGT (www.cgt.fr). Il n'a pu s'opposer ce jour là au NON au Traité constitutionnel européen décidé massivement par le Comité Confédéral National (CNN) contre sa propre ligne. Bernard Thibault n'avait pas donné de consigne de vote lors de ce référendum interne et expliquait volontiers que le texte du traité était "libéral, tout simplement parce que la construction européenne est libérale".

Il était pourtant parvenu à "neutraliser" les conservateurs de la CGT, en intégrant par exemple Mourad Rhabi (venu du privé), à qui il a confié la responsabilité de la fédération textile. En octobre 2003, il avait réussi la prouesse de convaincre ses troupes de signer un accord avec le patronat sur la formation professionnelle, ce qui est une première depuis trente ans !

La Confédération Européenne des Syndicats au sein de laquelle la CGT représente la France, s'est en revanche prononcée en faveur du OUI. Et Joël Decaillon, un des proches de Bernard Thibault, a pris ouvertement parti pour le OUI. Les adhérents de la CGT, nombreux à être victimes des contrecoups de la Mondialisation, n'ont pas toujours compris les choix d'orientation de Bernard Thibault. Exemple le cas du : "(...) Cartonnier OTOR, ou une bataille homérique a opposé pendant quatre ans ses dirigeants, Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier, au tout puissant Fonds Carlyle, entré dans la société en 2000 après avoir investi 45 millions d'euros. Jean Millet, du groupe Carlyle Europe, a  fini par gagner et a mis dehors les anciens patrons !" (source : Jean Botella, Capital, juin 2006, n° 177, p18-20).  

Alors que certains dirigeants français dénoncent le Groupe Carlyle comme un "dépeceur d'entreprise", la CGT déclare de son côté en 2005 que les fonds d'investissements américains peuvent avoir une stratégie industrielle. Mardi 21 juin 2005, le syndicat CGT d'OTOR salue les "bonnes intentions" du Groupe Carlyle et demande "le maintien de l'intégrité du Groupe Carlyle, et le développement industriel afin de pérenniser tous les sites et l'emploi". Nicolas Cori dans le journal Libération du 22 juin 2005 s'en étonnera le lendemain dans un article intitulé "La CGT salue l'arrivée du Groupe Carlyle chez OTOR" : "Dans ces (...) affaires, on a soupçonné les américains d'avoir pris le contrôle des entreprises à des fins d'espionnage technologie. Du coup, Matignon a nommé un ancien des Services Secrets, Alain Juillet, comme "monsieur intelligence économique". Mission : "surveiller la stratégie des fonds étrangers!" (source : Jean Botella, Capital, juin 2006, n° 177, p 18-20).

Dans le livre "La Trilatérale et les secrets du Mondialisme" (Editions faits et documents, 1980, p 155), Yan Moncombre écrit : "(...) Samedi 19 avril 1980, le Comité National du Mouvement pour la Paix pour l'Indépendance et le Développement (CNDI), d'obédience communiste et présidé alors par André Zweyacker, écrivait que : "L'édification d'un Nouvel Ordre Economique International suppose que soit progressivement satisfait le besoin d'égalité et de justice dans les rapports entre Etats et les peuples" (source de Yan Moncombre, L'Humanité du 21 avril 1980).

Le 26 avril 1980, le journal L'Humanité notait : "Quelques jours après s'ouvrait à Belgrade la Conférence Syndicale Mondiale. La délégation française était conduite par George Séguy, Secrétaire général de la CGT et membre directeur du Parti communiste (PCF). On examina, en particulier, le problème de "l'édification et l'introduction graduelle dans la pratique du Nouvel Ordre Economique International".

Bernard Thibault a été réélu pour la troisième fois (mandat de trois ans) Secrétaire général de la CGT, lors de son 48e congrès à Lille, vendredi 28 avril 2006. Le rôle joué par la CGT dans la crise du Contrat Première Embauche (CPE) lui a donné du baume au coeur. Mais sollicité par Dominique de Villepin "à la recherche d'une issue sur le conflit de la SNCM, Bernard Thibault a accepté de monter en première ligne, non sans faire part de son embarras au Premier Ministre : "j'ai des difficultés avec la CGT des Bouches-du-Rhône. C'est elle qui m'a fait battre au moment du référendum sur l'Europe". Le leader syndical, lui-même ancien patron des cheminots CGT, a ainsi prévenu qu'il n'était guère familier du monde maritime" (source : Challenges du 13 au 19 octobre 2005, n° 7, p 21).

Bernard Thibault est entré à l'âge de quinze ans au centre d'apprentissage de la SNCF de Noisy-le-Sec. Il y obtiendra en 1976 un CAP de mécanique générale, ce qui lui permet d'être affecté au dépôt de la SNCF de Paris-la-Villette. Il adhère à la CGT en 1977, au Parti Communiste (PCF) en 1986, et succède en 1999 lors du 46e congrès de la CGT, à Louis Viannet.

En mai 2006, Paris Match a indiqué dans ses colonnes que la CGT était infiltrée par des trotskistes : "Entre la première et la dernière version du texte d'orientation, le programme des trois années à venir de la centrale, adoptée au 48e congrès de la CGT à Lille, le mot "compromis" a disparu lors de prochaines négociations. "Il posait plus de problèmes que la démarche" explique Maryse Dumas, Secrétaire confédérale. "Cette fois-ci, on n'a pas su le garder. La prochaine fois, il choquera moins". Un optimisme qui pourrait être tempéré par la présence de plus en plus nombreuses de trotskistes dans le syndicat de Bernard Thibault. "Lutte des classes" et "chartes d'Amiens", texte qui fête ses 100 ans et prône un syndicalisme révolutionnaire, ont résonné pendant le congrès, et une déléguée, proche de la direction de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), trouvait qu'il y avait "beaucoup de membres du parti des travailleurs", les frères ennemis de la IVe Internationale, parmi les congressistes" (source : Paris Match du 4 au 10 mai 2006, n° 2972, p 104).

Les syndicats et les partis politiques peuvent pratiquer l'entrisme, tout en étant eux-mêmes infiltrés. Voir pour cela les extraits du livre de Frédéric Charpier "La CIA en France, 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises" (Seuil, 2008), diffusés sur le site Internet Bakchich (www.bakchich.info/).

Extraits : www.bakchich.info/article2289.html; www.bakchich.info/article2290.html; www.bakchich.info/article2293.html.

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Commentaires

bonjour mr Thibault vous etes bien gentil de dire que les patrons doivent payer plus ;;mais reflechissez 5 minutes un patron qui a 10 ouvriers qui fait son maximum pour les garder et les payer le mieux possible ;;;expliquez nous ou prendre l'argent ???on ne peut pas faire payer les clients plus que les cours sinon on les perds ;;mais vous'argent vous tombe du ciel des syndiqués c'est trés facile de parler de mettre toute le france a la ruine et aprés vous proposez quelle solution ::??? même si le ps viens au pouvoir vous croyez vraiment que tous les petrons des entreprises pouront arroser d'argent tout le monde ;vous revez mais cela a toujours eté car a l'epoque de Mitterand vous vous teniez a carreau et la vous parlez de trop et surtout vous mettez les gens dans la rue y compris des enfants la honte pour les francais ???????

Ecrit par : GERARD | 11 février 2009

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