28 novembre 2008

L'ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL / ALLIANCE GENERAL KOENING

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

Quel est votre avis sur la note : "L'Association France-Israël/Allaince Général Koening" ?

Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.

(catégorie : Regard sur la France)

10. ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL /ALLIANCE GENERAL KOENING

L'association France-Israël-Alliance Général Koening (www.france-israel.org) est née en 1987 de la fusion de deux associations. Son objectif est d'agir "pour défendre l'image et les droits d'Israël. Mais l'association veut aussi tenir un langage français qui soit, si nécessaire, différent du langage officiel et échappe aux modes intellectuels".

De nombreuses personnalités de la classe politique et de la société civile composent le Comité d'Honneur et le Comité directeur. Environ quatre vingt personnalités composent le Comité directeur dont plusieurs anciens Ministres :

- Alain BOMBARD (1924-2005) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (22 mai-23 juin 1981);

- Alain DEVAQUET (né en 1942) : Ministre délégué auprès du Ministre de l'Education Nationale chargé de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (1986) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- François LEOTARD (né en 1942) : Ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988) et Ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995);

- Pierre-Christian TAITTINGER (né en 1926) : Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères (1986-1988) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- Gabriel KASPEREIT (1919-2006) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique Bernard Lafay en 1969, puis Secrétaire d'Etat à la Moyenne et Petite Industrie (1969-1972);

- Jacques GUYARD (né en 1937) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale, chargé de l'Enseignement Technique (1991-1992) dans le gouvernement d'Edith Cresson;

- Michèle ANDRE (né en 1947) : Secrétaire d'Etat aux Droits des Femmes dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

 

Le Comité d'Honneur se compose en moyenne d'une quarantaine de personnalités :

- Dominique BAUDIS (né en 1947)  : ancien Maire de la Ville de Toulouse, ancien Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), actuel  Président de l'Institut du Monde Arabe;

- Pierre DE BENOUVILLE (1914-2000) : ancien Député de Paris;

- Daniel GELIN (1921-2002) : Acteur;

- Pierre GILLES DE GENNES (1932-2007) : Prix Nobel de Physique en 1991;

- Emmanuel LE ROY LADURIE (né en 1929)  : Historien et Académicien des Sciences Morales et politiques;

- Christian PONCELET (né en 1928)  : ancien Président du Sénat;

- Pierre PFLIMLIN (1907-2007) : ancien Président du Conseil;

- Jacqueline WORMS DE ROMILLY (né en 1913) : Historienne et Académicienne.

Après le Sommet de l'Union pour la Méditerranée qui s'est déroulée à Paris le 13 juillet 2008, le Général Michel Darmon, Ingénieur général du Génie maritime et Président d'Honneur de l'association France-Israël/Alliance Général Koening, a publié sur le site Internet de l'association ses commentaires sur ce Sommet controversé, dans une tribune intitulée : "L'Union pour la Méditerranée, entre dindons et rapaces":

 "Le spectacle de l'Union pour la Méditerranée à Paris, le 13 juillet 2008, s'est déroulé de façon quasi-parfaite selon le scénario prévu. Mais ce scénario comme son exécution ont comporté de sérieuses entorses à la géographie, à la morale et même au respect dû au peuple français.

La première entorse fut faite à la géographie puisque, sous la pression de l'Allemagne, le Président de la République a été obligé d'élargir l'Union pour la Méditerranée aux pays de l'Union Européenne, même s'ils sont loin de border la Méditerranée. On voit mal pourquoi la Finlande ou les pays baltes devaient être investis d'un rôle en Méditerranée. Preuve que l'Union Européenne peut être un carcan pour la France.

La deuxième entorse fut faite aux valeurs de la démocratie dès lors qu'étaient invités nombre de despotes qui les violent en permanence. Parmi eux, au premier rang, le dictateur syrien Bachar al Assad.

Non seulement, il n'a donné aucun gage préliminaire qui aurait un peu justifié son invitation, mais, appelé à faire la paix avec Israël, il n'a pas estimé devoir être présent au Sommet à l'instant ou le Premier Ministre israélien prenait la parole. Coïncidence étrange mais révélatrice, son Ministre des Affaires Etrangères n'était pas non plus présent lors de la réunion du matin à l'instant ou Madame Tsipi Livni, Ministre israélien des Affaires Etrangères, prenait la parole. L'affront n'est pas seulement pour Israël.

Et, à deux reprises sur France Inter, le Président syrien a ajouté l'insolence à l'affront : D'abord quand il a traité de "tapage franco-français sans importance" les manifestations contre sa présence en France. Ensuite, quand il a demandé aux français si "l'occupation des territoires faisait partie des principes prônés par le 14 juillet".

Ils ont dû bien rire sous cape, tous ces despotes, en écoutant la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et en approuvant la déclaration commune du 13 juillet 2008 par laquelle ils s'engageaient à les respecter. Ils ont dû bien noter aussi que le Sommet n'avait pas posé, comme préalable fondamental à la paix, l'éradication de la haine antijuive qu'ils inculquent à leur peuple.

Entorse à la vérité extrêmement grave quand, dans la déclaration commune, "les parties s'emploient à établir au Proche-Orient, une zone exempte de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques...". Les parties -dont Israël- mettent ainsi sur le même plan une arme nucléaire qui, dans les mains d'Israël, serait une arme de la dissuasion et qui, dans les mains de ses ennemis, serait une arme de l'impérialisme et de l'agression (selon les mots de l'Ambassadeur Alain Pierret en 2003). L'approbation d'Israël ne doit tromper personne. Sa désapprobation eût signifié un aveu que, légitimement, il se refuse à faire. Il faut aux responsables de notre diplomatie beaucoup d'inconscience ou de malveillance pour ouvrir encore une fois la voie à des mises en cause de l'ultime citadelle qui assure la sécurité d'Israël.

La déclaration commune abonde ainsi en voeu pieux à tel point qu'elle ne peut être prise au sérieux en tous ses termes et qu'elle risque de tomber dans la poussière de tant de résolutions antérieures. Il y a des tragi-comédies ou figurants, dindons, renard et rapaces ne font que jouer aux colombes de la paix" (source : www.france-israel.org/articles.php?id=3498rub=19).

L'Union pour la Méditerranée est loin de faire l'unanimité. Patrick Bonazza écrit dans le magazine Le Point du 20 novembre 2008 (n° 1888, p 15) : "Mouammar Kadhafi pense le plus grand mal du projet d'Union pour la Méditerranée (UMP), et il veut que cela se sache. Le Comité populaire général pour la culture et l'information libyen (le ministère de la Propagande) vient d'éditer un opuscule en trois langue (arabe, français, anglais) diffusée en France et titré : "La face cachée de l'UPM". Sous une couverture glacée, le texte fait l'exégèse d'un discours prononcé par le "Guide" de Tripoli le 9 juillet 2008 et dans lequel il expliquait son refus de participer au Sommet organisé quatre jours plus tard à Paris par Nicolas Sarkozy. Après la réconciliation franco-libyenne consécutive à la libération des infirmières bulgares, Kadhafi avait pourtant adhéré avec ferveur à l'idée initiale, qui visait à rassembler une dizaine de pays du Maghreb et du Sud de l'Europe. Mais il a vu rouge quand, sous la pression d'Angela Merkel, l'UPM s'est étendue aux 27 pays de l'Union Européenne ainsi qu'à la Syrie, au Liban et -surtout- à Israël, qu'il qualifie toujours "d'Etat illégal".

 A SUIVRE...

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