28 novembre 2008

L'ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL / ALLIANCE GENERAL KOENING

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

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10. ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL /ALLIANCE GENERAL KOENING

L'association France-Israël-Alliance Général Koening (www.france-israel.org) est née en 1987 de la fusion de deux associations. Son objectif est d'agir "pour défendre l'image et les droits d'Israël. Mais l'association veut aussi tenir un langage français qui soit, si nécessaire, différent du langage officiel et échappe aux modes intellectuels".

De nombreuses personnalités de la classe politique et de la société civile composent le Comité d'Honneur et le Comité directeur. Environ quatre vingt personnalités composent le Comité directeur dont plusieurs anciens Ministres :

- Alain BOMBARD (1924-2005) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (22 mai-23 juin 1981);

- Alain DEVAQUET (né en 1942) : Ministre délégué auprès du Ministre de l'Education Nationale chargé de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (1986) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- François LEOTARD (né en 1942) : Ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988) et Ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995);

- Pierre-Christian TAITTINGER (né en 1926) : Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères (1986-1988) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- Gabriel KASPEREIT (1919-2006) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique Bernard Lafay en 1969, puis Secrétaire d'Etat à la Moyenne et Petite Industrie (1969-1972);

- Jacques GUYARD (né en 1937) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale, chargé de l'Enseignement Technique (1991-1992) dans le gouvernement d'Edith Cresson;

- Michèle ANDRE (né en 1947) : Secrétaire d'Etat aux Droits des Femmes dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

 

Le Comité d'Honneur se compose en moyenne d'une quarantaine de personnalités :

- Dominique BAUDIS (né en 1947)  : ancien Maire de la Ville de Toulouse, ancien Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), actuel  Président de l'Institut du Monde Arabe;

- Pierre DE BENOUVILLE (1914-2000) : ancien Député de Paris;

- Daniel GELIN (1921-2002) : Acteur;

- Pierre GILLES DE GENNES (1932-2007) : Prix Nobel de Physique en 1991;

- Emmanuel LE ROY LADURIE (né en 1929)  : Historien et Académicien des Sciences Morales et politiques;

- Christian PONCELET (né en 1928)  : ancien Président du Sénat;

- Pierre PFLIMLIN (1907-2007) : ancien Président du Conseil;

- Jacqueline WORMS DE ROMILLY (né en 1913) : Historienne et Académicienne.

Après le Sommet de l'Union pour la Méditerranée qui s'est déroulée à Paris le 13 juillet 2008, le Général Michel Darmon, Ingénieur général du Génie maritime et Président d'Honneur de l'association France-Israël/Alliance Général Koening, a publié sur le site Internet de l'association ses commentaires sur ce Sommet controversé, dans une tribune intitulée : "L'Union pour la Méditerranée, entre dindons et rapaces":

 "Le spectacle de l'Union pour la Méditerranée à Paris, le 13 juillet 2008, s'est déroulé de façon quasi-parfaite selon le scénario prévu. Mais ce scénario comme son exécution ont comporté de sérieuses entorses à la géographie, à la morale et même au respect dû au peuple français.

La première entorse fut faite à la géographie puisque, sous la pression de l'Allemagne, le Président de la République a été obligé d'élargir l'Union pour la Méditerranée aux pays de l'Union Européenne, même s'ils sont loin de border la Méditerranée. On voit mal pourquoi la Finlande ou les pays baltes devaient être investis d'un rôle en Méditerranée. Preuve que l'Union Européenne peut être un carcan pour la France.

La deuxième entorse fut faite aux valeurs de la démocratie dès lors qu'étaient invités nombre de despotes qui les violent en permanence. Parmi eux, au premier rang, le dictateur syrien Bachar al Assad.

Non seulement, il n'a donné aucun gage préliminaire qui aurait un peu justifié son invitation, mais, appelé à faire la paix avec Israël, il n'a pas estimé devoir être présent au Sommet à l'instant ou le Premier Ministre israélien prenait la parole. Coïncidence étrange mais révélatrice, son Ministre des Affaires Etrangères n'était pas non plus présent lors de la réunion du matin à l'instant ou Madame Tsipi Livni, Ministre israélien des Affaires Etrangères, prenait la parole. L'affront n'est pas seulement pour Israël.

Et, à deux reprises sur France Inter, le Président syrien a ajouté l'insolence à l'affront : D'abord quand il a traité de "tapage franco-français sans importance" les manifestations contre sa présence en France. Ensuite, quand il a demandé aux français si "l'occupation des territoires faisait partie des principes prônés par le 14 juillet".

Ils ont dû bien rire sous cape, tous ces despotes, en écoutant la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et en approuvant la déclaration commune du 13 juillet 2008 par laquelle ils s'engageaient à les respecter. Ils ont dû bien noter aussi que le Sommet n'avait pas posé, comme préalable fondamental à la paix, l'éradication de la haine antijuive qu'ils inculquent à leur peuple.

Entorse à la vérité extrêmement grave quand, dans la déclaration commune, "les parties s'emploient à établir au Proche-Orient, une zone exempte de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques...". Les parties -dont Israël- mettent ainsi sur le même plan une arme nucléaire qui, dans les mains d'Israël, serait une arme de la dissuasion et qui, dans les mains de ses ennemis, serait une arme de l'impérialisme et de l'agression (selon les mots de l'Ambassadeur Alain Pierret en 2003). L'approbation d'Israël ne doit tromper personne. Sa désapprobation eût signifié un aveu que, légitimement, il se refuse à faire. Il faut aux responsables de notre diplomatie beaucoup d'inconscience ou de malveillance pour ouvrir encore une fois la voie à des mises en cause de l'ultime citadelle qui assure la sécurité d'Israël.

La déclaration commune abonde ainsi en voeu pieux à tel point qu'elle ne peut être prise au sérieux en tous ses termes et qu'elle risque de tomber dans la poussière de tant de résolutions antérieures. Il y a des tragi-comédies ou figurants, dindons, renard et rapaces ne font que jouer aux colombes de la paix" (source : www.france-israel.org/articles.php?id=3498rub=19).

L'Union pour la Méditerranée est loin de faire l'unanimité. Patrick Bonazza écrit dans le magazine Le Point du 20 novembre 2008 (n° 1888, p 15) : "Mouammar Kadhafi pense le plus grand mal du projet d'Union pour la Méditerranée (UMP), et il veut que cela se sache. Le Comité populaire général pour la culture et l'information libyen (le ministère de la Propagande) vient d'éditer un opuscule en trois langue (arabe, français, anglais) diffusée en France et titré : "La face cachée de l'UPM". Sous une couverture glacée, le texte fait l'exégèse d'un discours prononcé par le "Guide" de Tripoli le 9 juillet 2008 et dans lequel il expliquait son refus de participer au Sommet organisé quatre jours plus tard à Paris par Nicolas Sarkozy. Après la réconciliation franco-libyenne consécutive à la libération des infirmières bulgares, Kadhafi avait pourtant adhéré avec ferveur à l'idée initiale, qui visait à rassembler une dizaine de pays du Maghreb et du Sud de l'Europe. Mais il a vu rouge quand, sous la pression d'Angela Merkel, l'UPM s'est étendue aux 27 pays de l'Union Européenne ainsi qu'à la Syrie, au Liban et -surtout- à Israël, qu'il qualifie toujours "d'Etat illégal".

 A SUIVRE...

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26 novembre 2008

SERGE JULY ET LE MECONTENTEMENT DES LECTEURS DU JOURNAL LIBERATION

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12. SERGE JULY ET LE MECONTENTEMENT DES LECTEURS DU JOURNAL LIBERATION

Au lendemain de la victoire du NON au référendum sur l'Europe, des lecteurs du journal Libération ont vivement réagi à l'éditorial de Serge July publié lundi 30 mai 2005. Sous le titre "Chef d'oeuvre masochiste", Serge July assimile le résultat du vote des français à un "désastre général et une épidémie de populisme" et de "xénophobie", suscitant un fort mécontentement parmi les lecteurs du journal.

L'un d'entre eux écrit à Serge July : "Je ne vous permets pas de résumer mon vote à la caricature que vous en faites (...). Une Constitution doit être neutre et permettre à la démocratie, sur des règles qu'elle définit, de s'exprimer. Donner les règles du jeu et rien de plus". Un autre s'insurge : "J'ai refusé ce texte, j'ai usé de mon droit de dire NON, et vous, qui êtes habituellement un esprit éclairé, vous me refusez ce droit en considérant que j'aurais été abusé ou instrumentalisé. C'est faire bien peu de cas de la capacité de vos lecteurs à avoir une réflexion libre". Un autre conclut : "Que vous soyez partisan du OUI et avez fait campagne est tout à fait votre droit. Mais que vous injuriez la majorité des électeurs, et, dans le même temps, la majorité de vos lecteurs montre simplement à quel point vous perdez tout sens de la démocratie" (source : dépêche AFP, 01 juin 2005). 

Dans "Les nouveaux chiens de garde" (Raison d'Agir éditions, 2005), le journaliste Serge Halimi épingle un certain nombre de ses confrères. En quatrième de couverture de son livre il est écrit : "Les médias français se proclament "contre-pouvoir". Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents (et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence) impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux "chiens de garde" de notre système économique".

Etudiant en histoire de l'art à la Sorbonne et membre en 1963 de l'Union des Etudiants Communistes (UEC), Serge July (né le 27 décembre 1942 à Paris) réussit à échapper au service militaire en se faisant réformer grâce à la complicité du psychiatre Félix Guattari (membre du Mouvement du 22 Mars). En charge en 1965 de l'information de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Serge July enseigne de 1966 à 1969 au collège Sainte-Barbe à Paris. Le 23 mars 1968, il rejoint à l'Université de Nanterre le comité du Mouvement du 22 Mars d'inspiration libertaire, dont Daniel Cohn-Bendit est la tête d'affiche. Le 31 octobre 1968, Serge July fonde la Gauche Prolétarienne, un groupuscule maoïste qui exige un retour au marxisme-léninisle pur (source : Le Monde, 12 juin 2006). Cette organisation maoïste regroupe des militants du Mouvement du 22 Mars et de l'Union des Jeunes Communistes Marxistes-Léninistes, fondée sous l'influence du philosophe marxiste Louis Althusser. En avril 1970, Serge July devient responsable du mouvement maoïste dans le Nord de la France sous un pseudonyme. En 1973, aux côtés de Jean-Paul Sartre et de Benny Lévy (alias Pierre Victor), Serge July fonde le journal Libération qui commence à paraître le 18 avril 1973.

Serge July ne quittera Libération qu'en 2006 : "Samedi 10 juin 2006, Edouard de Rothschild a confirmé de vive voix à Serge July qu'il lui retirait sa confiance. Déjà tendue depuis plusieurs semaines, les discussions se sont envenimées autour des indemnités de 500 000 euros (...)" (source : Pascale Santi, Le Monde, 14 juin 2006).

Quelques jours plus tard, "Edouard de Rothschild, actionnaire principal de Libération, a décidé de se séparer du PDG historique du titre, Serge JUly, ainsi que du directeur général, Louis Dreyfus. Serge July a annoncé son départ "contraint et forcé" mardi 13 juin 2006, lors d'une réunion du comité du quotidien (...)" (source : Pierre-Yves Lautrou, site Internet de L'Express, mardi 13 juin 2006, mis à jour 11h28).

Edouard de Rothschild possédait depuis janvier 2005, via la société Holding Financier Jean Goujon (HFJG), 38,87% du capital de Libération comptant 340 permanents dont 246 journalistes.

A SUIVRE...

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24 novembre 2008

LES MEDIAS FRANCAIS ET LE REFERENDUM DU 29 MAI 2005

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13. LES MEDIAS FRANCAIS ET LE REFERENDUM 2005

Dans l'émission de télévision "Face à la presse" diffusée sur Public Sénat début 2005, le président du Groupe Prisma Presse, Axel Ganz (né le 25 juillet 1937 à Auggen, Allemagne) a reconnu avoir "réfléchi à débattre de la Constitution européenne lors du prochain comité de direction, pour savoir si le groupe ne devait pas prendre position". Interrogé par plus tard par le journal Le Monde, Axel Ganz a toutefois nuancé ses propos : "Le Groupe ne souhaite pas imposer les recommandations et appeler à voter OUI".

Axel Ganz a commencé par adapter en France des titres qui existaient dans d'autres pays : Geo et Ca m'intéresse. Puis il a créé : Gala, Capital, Prisma ou encore Femme Actuelle. Il procèdera également à des rachats de titres comme VSD. De nationalité allemande, Axel Ganz vit en France depuis vingt-neuf ans ou il paie ses impôts précise t-il. Il se dit "européen convaincu" et affirme avoir voté OUI au référendum du 29 mai 2005.

Axel Ganz a estimé en 2005 que "le débat était mal posé et qu'il y avait un besoin d'éclairer sur la Constitution européenne" et que "les rédacteurs en chef devaient poser la question. C'est un devoir de journaliste d'aider à prendre position dans ce débat". Concrètement, une lettre a été adressée en avril 2005 aux éditeurs du groupe pour qu'ils consultent tous les rédacteurs en chef : "En tant que directeur de publication de la part des titres du groupe, je peux suggérer des sujets aussi différents que la prévention de maladies ou bien l'Europe" a insisté Axel Ganz. Cette question s'est surtout posée pour le mensuel Capital ou l'hebdomadaire VSD. Coïncidence, dans le numéro de Capital du mois de mai 2005, l'éditeur du pôle économique du Groupe Prisma Presse, Jean-Joël Gurviez a pris position en faveur du OUI dans son éditorial. Il a cependant apporté la précision suivante : "Un article du mensuel Capital tente d'apporter des réponses aux questions que les gens se posent, ce qui n'a rien à voir avec les propos d'Axel Ganz. (...) Les rédactions sont libres d'écrire ce qu'elles veulent".

Certes, le débat s'est moins posé pour les lecteurs de Cuisine Gourmande ou de Voici. Même si Monsieur Cau, le rédacteur en chef de Gala, a admis "qu'il y a peut-être une façon détournée d'aborder le sujet en donnant la parole à une people". Cela a été fait le 27 avril 2005 en consacrant un article à Dominique Strauss-Kahn, intitulé : "Amour et politique sous les tropiques", lorsqu'il s'est rendu en Guadeloupe, vendredi 8 avril 2005, puis à la Réunion pour les besoins de la campagne référendaire.

Toute la presse écrite a connu des débats houleux en son sein. Si on en croit le magazine Marianne, les rédactions furent coupées en deux : d'un côté "les journalistes d'en bas", de l'autre les éditorialistes. Un rien simpliste, même s'il est vrai qu'à Marianne, Jean-François Kahn a pris position à titre personnel pour le OUI, alors que la rédaction s'est prononcée à 60% pour le NON au référendum interne. Au journal Le Monde, un comité de rédaction s'est tenu auquel tous les journalistes ont pu assister : "Il ne s'agissait pas de voter, mais de débattre et d'avoir une indication avant que Jean-Marie Colombani ne prenne position", a expliqué une représentante de la société des rédacteurs. Quelques jours plus tard, Jean-Marie Colombani s'est prononcé pour le OUI. A Libération, les conférences de rédaction du matin ouvertes à tous furent animées entre partisans du OUI et du NON.

 Au Figaro, Nicolas Beytout, le directeur de la rédaction d'alors, a trouvé une idée astucieuse pour faire campagne pour le OUI sans pour autant engager ouvertement son journal. La méthode : rédiger une pétition en faveur du OUI et inviter ensuite la rédaction à recueillir des signatures de personnalités avant de les publier dans le journal. Le texte qui invitait les directeurs adjoints du journal à mobiliser leur troupe a été envoyé par courriel le week-end du 1er mai 2005. Ils devaient ensuite être transmis aux chefs de service. Mais sa teneur en a choqué plus d'un, notamment les phrases du type : "Nous n'avons pas le droit de laisser à nos enfants une planète déréglée", ou encore, "Pour que l'Europe soit le continent des lumières, nous voterons OUI". Des accusations que Nicolas Beytout rejette : "Jamais il a été question (...) que les journalistes signent eux-mêmes", ni ne soient obligés "de rabattre des signatures".

Mais Jean-Pierre Tailleur a rappelé dans Le Monde Diplomatique de septembre 1999 : "En France, la plupart des grands groupes de communication dépendent des commandes de l'Etat. Et la plupart des publications économiques sont contrôlées par des actionnaires industriels. Pour qui se soucie de transparence de l'information, cette double dépendance serait déjà assez préoccupante. S'y ajoute encore le manque de moyens d'enquêtes des journalistes, qui leur interdit trop souvent de suivre comme ils le voudraient l'actualité économique et sociale des entreprises" (source : Jean-Pierre Tailleur, Le Monde Diplomatique, septembre 1999, p 26).

L'Observatoire Français des Médias (OFM) - association regroupant plus de 70 associations, syndicats ou partis politiques, fondée en 2003 dans la foulée du forum social de Porto Alegre - a estimé de son côté que les médias dits "dominants", les éditorialistes et les chroniqueurs s'étaient livrés pendant la campagne référendaire de 2005 à une propagande éhontée pour le OUI. L'Observatoire Français des Médias considère que dans les journaux télévisés, "les défenseurs de la Constitution européenne avaient accaparé 73% du temps de parole". Et la "quasi-totalité des titres de presse écrite" a fait campagne en faveur du OUI, ce qui l'amène à conclure que le débat sur le référendum 2005 a été biaisé.

Las, des journalistes du Groupe France Télévision et de Radio France ont lancé, mardi 4 juillet 2005, sur internet (appel-info-impartial.ra.eu.org), une pétition qui a recueilli 7 800 signatures en quelques jours, ceci afin de dénoncer "un matraquage pour le OUI sous prétexte de pédagogie". Ils évoquèrent en particulier "les positions publiques exprimées, ou sous entendus comme une évidence, par nombre de chroniqueurs, correspondants, présentateurs ou patrons de presse qui, dans l'exercice de la profession, outrepassent leur fonction en prenant position pour le OUI".

A SUIVRE ...

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21 novembre 2008

LE POINT DE VUE DE DANIELLE MITTERRAND SUR LE TRAITE EUROPEEN ET LA MONDIALISATION

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14. LE POINT DE VUE DE DANIELLE MITTERRAND SUR LE TRAITE EUROPEEN ET LA MONDIALISATION

Danielle Mitterrand a fait connaître aux français son opposition au Traité européen à l'occasion du 24e anniversaire de l'élection présidentielle de François Mitterrand (élu le 10 mai 1981). Le 20 mars 2005, dans une tribune publiée dans Le journal du dimanche, elle a dénoncé cette "Constitution libérale".

Invitée le 11 mai 2005 sur le plateau du journal télévisé de 20 heures de France 2, Danielle Mitterrand confirme qu'elle votera contre ce Traité constitutionnel qui "institutionnalise" selon elle "une autre dictature, celle de l'homme comme sujet économique", et qui génère "la plus grande des misères humaines". N'acceptant pas l'idée que ceux qui votent NON sont "anti-européens", elle estime que la "stratégie" de ceux qui à gauche pensent pouvoir changer le système de l'intérieur "est dépassé". "Il faut savoir dire NON" a t-elle martelé. Et de juger "imprudent de faire parler quelqu'un qui n'est pas là", faisant référence à tous ceux qui utilisent François Mitterrand comme faire valoir.

La querelle sur le Traité constitutionnel a même divisé sa propre famille. Son fils Gilbert a fait campagne pour le OUI et s'est affiché au côté du premier secrétaire du parti socialiste à Dijon lors de la célébration du 24e anniversaire de l'accession de François Mitterrand au pouvoir. Ce 10 mai 2005, une réunion s'est tenue à Dijon en présence notamment d'Elisabeth Guigou, Jack Lang et Hubert Védrine (président de l'Institut François Mitterrand). Elle a été suivie d'un concert gratuit du chanteur de reggae Alpha Blondy sur la place de la Libération. Gilbert Mitterrand a expliqué aux journalistes présents : "Maman, elle est plutôt pour le NON. Ce qui alimente de bonnes discussions à la maison. C'est passionnant. Elle n'arrive pas à me convaincre et je crois que c'est réciproque. Moi, je suis dans le système, je veux le faire évoluer de l'intérieur. Elle, elle veut le remplacer de l'extérieur. Maman se base sur une position d'un autre monde, elle oppose son monde idéal à la question très pragmatique que nous avons à trancher le 29 mai 2005".

De son côté, François Hollande s'est déclaré "ni peiné, ni déçu" par la position adoptée par Danielle Mitterrand qu'il juge "sincère".

Dans l'émission de Catherine Ceylac, "Thé ou café", diffusée sur France 2 dimanche 18 février 2007 à 7h00, Danielle Mitterrand a déclaré au sujet de la marche du monde, se référant à sa propre expérience : "(...) Se faire élire, c'est admettre des contraintes que François Mitterrand a admises, que j'ai vécu à travers lui, et je sais à quel point c'est non seulement frustrant, mais quelquefois désespérant de se trouver sur les rails, d'essayer de s'en échapper un peu, et d'être ramené sur les rails". Mais "par qui?" lui demande alors Catherine Ceylac. "Par le POUVOIR MONDIAL, c'est simplement une DICTATURE qui est une DICTATURE ECONOMIQUE, et évidemment avec son instrument, qui est l'ARGENT", lui répond Danielle Mitterrand.

Michel Charasse, très proche de François Mitterrand, a fustigé lui aussi ce projet de Constitution européenne qui "menace la République" et "néglige les intérêts de la France". Il a déclaré sur France 2, le 10 mai 2005, dans l'émission "Les 4 vérités" de Télématin : "(...) C'est parce que je reste fidèle à François Mitterrand que je vote NON". Il est persuadé que François Mitterrand "n'aurait sûrement pas négocié le Traité comme cela".

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19 novembre 2008

LES SYNDICATS

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15. LES SYNDICATS

L'Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA, www.unsa.org) a soutenu le Traité constitutionnel européen. Pour son Secrétaire général Alain Olive, "il est dans la nature du syndicalisme réformiste de défendre les avancées du Traité et la position de la Confédération Européenne des Syndicats (CES)", tout en soulignant que ses propos n'étaient pas "assimilables à une consigne de vote pour le référendum franco-français". Une ligne de conduite pour le moins ambiguë. Essayons par conséquent de comprendre la logique à géométrie variable de nombreux syndicats.

Avant le basculement de la CGT française dans le camp du NON, la Confédération Européenne des Syndicats (CES, www.etuc.org/fr) pouvait se prévaloir sur la Constitution d'une quasi-unanimité. Elle s'était prononcée en sa faveur dès le 13 juillet 2004 au cours d'une comité directeur élargi à toutes les organisations membres. Ce vote a été reconduit deux mois plus tard lors d'un comité exécutif. Le 13 octobre 2004, c'est à 90% que la Confédération Européenne des Syndicats (CES) s'est prononcée pour le Traité. Seule Force Ouvrière (FO) a voté contre. La CGT, dont le débat en interne n'avait pas été tranché s'est abstenue, comme le TCO suédois (syndicats des cols blancs), la CGT portugaise et la Fédération Européenne des Transports.

Comme souvent, tout se passe comme s'il y avait d'un côté la Confédération Européenne des Syndicats et de l'autre ses affiliés. "La Confédération Européenne des Syndicats (CES) est historiquement liée à la construction communautaire, elle en est une émanation directe, ce qui lui permet difficilement de s'en distancier" note Jean-Marie Pernot, chercheur à l'Institut Français des Relations Economiques et Sociales (IRES). Les échanges se font, mais une certaine étanchéité existe entre la Confédération Européenne des Syndicats et les centrales nationales qui se concentrent sur les questions internes (chômage, pouvoir d'achat), plus que sur les enjeux européens souvent utilisés comme repoussoir. Du coup, constate Corinne Gobin de l'Université libre de Bruxelles, "depuis vingt ans que la marché intérieur existe, il y a un décalage croissant entre ce que ressent la base des militants et ce que pensent les leaders syndicaux".

Pour Jean-Marc Governatori, Président de la France en Action (www.lafranceenaction.com) : "(...) Valéry Giscard d'Estaing, en fin politique qu'il est, a prévu un sommet annuel réunissant les institutions européennes, les représentants des salariés et les représentants des employeurs, qui devra discuter des questions relatives à la sempiternelle croissance et au plein emploi. Vous savez maintenant pourquoi la majorité des syndicats sont favorable à la Constitution : elle les fait exister et reconnaît leur représentativité" (source : Jean-Marc Governatori, texte écrit, "Oui à une Constitution européenne. Non au sabotage proposé. Votons blanc", 2004, p 48).

Le 3 mai 2006, Raphaël Hadas-Lebel, Président de section au Conseil d'Etat, a remis au Premier Ministre Dominique de Villepin conformément à sa lettre de mission du 20 décembre 2005, un rapport intitulé : "Pour un dialogue social efficace et légitime : représentativité et financement des organisations professionnelles et syndicales". Destiné à être présenté devant la Commission nationale de la négociation collective au Conseil Economique et Social, ce rapport précise par exemple (p 10, 122) que : "(...) Les données récentes confirment la faiblesse du taux de syndicalisation français, situé aux alentours de 8% au total et de 5% dans le secteur privé. (...) Dans la fonction publique, 15% des salariés sont affiliés à un syndicats (...). Cette étude montre également que le taux de syndicalisation global a quasiment été divisé par deux en 25 ans, même si la tendance est à la stabilisation depuis une dizaine d'années. En 2003, 1 845 000 salariés ont déclaré être affiliés à un syndicat. Il apparaît enfin que les cadres sont plus syndiqués que les catégories intermédiaires, les employés et les ouvriers, dans le secteur public comme dans le secteur privé. Ces chiffres placent la France au trentième et dernier rang des pays membres de l'OCDE" (source : Raphaël Hadas-Lebel, rapport au Premier Ministre, 2006, p 10-22).

Paul Labrique écrit dans une note diffusée sur le Réseau Voltaire que : "(...) Dès le début, les Etats-Unis se sont appliqués à neutraliser l'influence soviétique dans le mouvement syndical européen. S'appuyant sur l'AFL-CIO, une organisation qui tient plus de la corporation de branche que du syndicat de classe, la CIA a fait exploser la CGT française et a financé la dissidence de Force Ouvrière (FO). Puis, l'Agence a regroupé les centrales atlantistes européennes au sein d'une Confédération des Syndicats Libres. Le système a été ultérieurement étendu à l'Afrique et à l'Asie. L'opération a été dirigée par Irving Brown, responsable du réseau stay-behind en Europe. (...) Son premier fait d'armes concerne la France. Allié stratégique de Washington du fait de sa puissance économique et démographique, mais aussi de sa situation géographique (sa frontière avec l'Allemagne, dont une moitié du pays est occupée par les troupes soviétiques, en font un partenaire privilégié en cas d'offensive de l'URSS), le pays connaît d'importantes turbulences sociales une fois l'état de grâce de la Libération disparu. Les grèves de Renault d'avril-mai 1947 font éclater l'accord de gouvernement entre le Parti Communiste Français (PCF), la SFIO et le MRP. Paul Ramadier révoque les ministres communistes, et plonge la vie politique dans une instabilité menaçante. D'autant que les difficultés économiques s'accumulent : pénurie de charbon et de denrées alimentaires, hausse des prix, provoquent des mouvements sociaux importants dans tout le pays. La CGT, premier syndicat du pays, est secouée par des dissensions internes entre ceux qui acceptent "le rôle dirigeant du PCF dans le mouvement ouvrier et ceux qui s'y opposent". Washington profite de l'occasion : la CIA aborde le Secrétaire général de la CGT, Léon Jouhaux, à l'occasion de son voyage à l'ONU. Jouhaux accepte de provoquer la scission qui donnera naissance à Force Ouvrière (FO), en 1948, et affaiblira durablement le syndicalisme français" (source : Paul Labarique, Réseau Voltaire, 2 juin 2004, www.voltairenet.org/article14074.html).

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17 novembre 2008

BERNARD THIBAULT (CGT)

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16. BERNARD THIBAULT (CGT)

Jeudi 3 février 2005, le Comité Confédéral National (CNN), c'est à dire le parlement de la centrale CGT, a désavoué Bernard Thibault (né le 2 janvier 1959 à Paris). Les deux tiers des Secrétaires départementaux avaient en effet appelé les militants à voter NON au référendum sur le projet de Constitution européenne.

Dans une atmosphère particulièrement tendue, Bernard Thibault a relevé de "graves carences en matière de démocratie interne" au sein de la CGT (www.cgt.fr). Il n'a pu s'opposer ce jour là au NON au Traité constitutionnel européen décidé massivement par le Comité Confédéral National (CNN) contre sa propre ligne. Bernard Thibault n'avait pas donné de consigne de vote lors de ce référendum interne et expliquait volontiers que le texte du traité était "libéral, tout simplement parce que la construction européenne est libérale".

Il était pourtant parvenu à "neutraliser" les conservateurs de la CGT, en intégrant par exemple Mourad Rhabi (venu du privé), à qui il a confié la responsabilité de la fédération textile. En octobre 2003, il avait réussi la prouesse de convaincre ses troupes de signer un accord avec le patronat sur la formation professionnelle, ce qui est une première depuis trente ans !

La Confédération Européenne des Syndicats au sein de laquelle la CGT représente la France, s'est en revanche prononcée en faveur du OUI. Et Joël Decaillon, un des proches de Bernard Thibault, a pris ouvertement parti pour le OUI. Les adhérents de la CGT, nombreux à être victimes des contrecoups de la Mondialisation, n'ont pas toujours compris les choix d'orientation de Bernard Thibault. Exemple le cas du : "(...) Cartonnier OTOR, ou une bataille homérique a opposé pendant quatre ans ses dirigeants, Jean-Yves Bacques et Michèle Bouvier, au tout puissant Fonds Carlyle, entré dans la société en 2000 après avoir investi 45 millions d'euros. Jean Millet, du groupe Carlyle Europe, a  fini par gagner et a mis dehors les anciens patrons !" (source : Jean Botella, Capital, juin 2006, n° 177, p18-20).  

Alors que certains dirigeants français dénoncent le Groupe Carlyle comme un "dépeceur d'entreprise", la CGT déclare de son côté en 2005 que les fonds d'investissements américains peuvent avoir une stratégie industrielle. Mardi 21 juin 2005, le syndicat CGT d'OTOR salue les "bonnes intentions" du Groupe Carlyle et demande "le maintien de l'intégrité du Groupe Carlyle, et le développement industriel afin de pérenniser tous les sites et l'emploi". Nicolas Cori dans le journal Libération du 22 juin 2005 s'en étonnera le lendemain dans un article intitulé "La CGT salue l'arrivée du Groupe Carlyle chez OTOR" : "Dans ces (...) affaires, on a soupçonné les américains d'avoir pris le contrôle des entreprises à des fins d'espionnage technologie. Du coup, Matignon a nommé un ancien des Services Secrets, Alain Juillet, comme "monsieur intelligence économique". Mission : "surveiller la stratégie des fonds étrangers!" (source : Jean Botella, Capital, juin 2006, n° 177, p 18-20).

Dans le livre "La Trilatérale et les secrets du Mondialisme" (Editions faits et documents, 1980, p 155), Yan Moncombre écrit : "(...) Samedi 19 avril 1980, le Comité National du Mouvement pour la Paix pour l'Indépendance et le Développement (CNDI), d'obédience communiste et présidé alors par André Zweyacker, écrivait que : "L'édification d'un Nouvel Ordre Economique International suppose que soit progressivement satisfait le besoin d'égalité et de justice dans les rapports entre Etats et les peuples" (source de Yan Moncombre, L'Humanité du 21 avril 1980).

Le 26 avril 1980, le journal L'Humanité notait : "Quelques jours après s'ouvrait à Belgrade la Conférence Syndicale Mondiale. La délégation française était conduite par George Séguy, Secrétaire général de la CGT et membre directeur du Parti communiste (PCF). On examina, en particulier, le problème de "l'édification et l'introduction graduelle dans la pratique du Nouvel Ordre Economique International".

Bernard Thibault a été réélu pour la troisième fois (mandat de trois ans) Secrétaire général de la CGT, lors de son 48e congrès à Lille, vendredi 28 avril 2006. Le rôle joué par la CGT dans la crise du Contrat Première Embauche (CPE) lui a donné du baume au coeur. Mais sollicité par Dominique de Villepin "à la recherche d'une issue sur le conflit de la SNCM, Bernard Thibault a accepté de monter en première ligne, non sans faire part de son embarras au Premier Ministre : "j'ai des difficultés avec la CGT des Bouches-du-Rhône. C'est elle qui m'a fait battre au moment du référendum sur l'Europe". Le leader syndical, lui-même ancien patron des cheminots CGT, a ainsi prévenu qu'il n'était guère familier du monde maritime" (source : Challenges du 13 au 19 octobre 2005, n° 7, p 21).

Bernard Thibault est entré à l'âge de quinze ans au centre d'apprentissage de la SNCF de Noisy-le-Sec. Il y obtiendra en 1976 un CAP de mécanique générale, ce qui lui permet d'être affecté au dépôt de la SNCF de Paris-la-Villette. Il adhère à la CGT en 1977, au Parti Communiste (PCF) en 1986, et succède en 1999 lors du 46e congrès de la CGT, à Louis Viannet.

En mai 2006, Paris Match a indiqué dans ses colonnes que la CGT était infiltrée par des trotskistes : "Entre la première et la dernière version du texte d'orientation, le programme des trois années à venir de la centrale, adoptée au 48e congrès de la CGT à Lille, le mot "compromis" a disparu lors de prochaines négociations. "Il posait plus de problèmes que la démarche" explique Maryse Dumas, Secrétaire confédérale. "Cette fois-ci, on n'a pas su le garder. La prochaine fois, il choquera moins". Un optimisme qui pourrait être tempéré par la présence de plus en plus nombreuses de trotskistes dans le syndicat de Bernard Thibault. "Lutte des classes" et "chartes d'Amiens", texte qui fête ses 100 ans et prône un syndicalisme révolutionnaire, ont résonné pendant le congrès, et une déléguée, proche de la direction de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), trouvait qu'il y avait "beaucoup de membres du parti des travailleurs", les frères ennemis de la IVe Internationale, parmi les congressistes" (source : Paris Match du 4 au 10 mai 2006, n° 2972, p 104).

Les syndicats et les partis politiques peuvent pratiquer l'entrisme, tout en étant eux-mêmes infiltrés. Voir pour cela les extraits du livre de Frédéric Charpier "La CIA en France, 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises" (Seuil, 2008), diffusés sur le site Internet Bakchich (www.bakchich.info/).

Extraits : www.bakchich.info/article2289.html; www.bakchich.info/article2290.html; www.bakchich.info/article2293.html.

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14 novembre 2008

DANIEL COHN-BENDIT ET LES VERTS

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5. DANIEL COHN-BENDIT ET LES VERTS

Lors du référendum du 29 mai 2005, les Verts décidèrent début mars 2005 au sein du Conseil National Interrégional (CNIR), leur parlement interne, d'exclure de leurs meetings officiels quiconque participerait à des actions organisées par d'autres partis, même si c'était en faveur du OUI. Si les Verts disaient OUI à ce projet de Constitution européenne, ils désiraient se distinguer des autres partis en menant une campagne "100% verte".

Mais Daniel Cohn-Bendit (né le 4 avril 1945 à Montauban, Tarn-et-Garonne) leur a posé un problème de lisibilité externe. D'origine franco-allemande il est inscrit chez les Verts allemands. Il n'avait donc pas officiellement de comptes à rendre à la direction parisienne, même s'il lui est redevable d'avoir été élu au Parlement européen en 1999.

Invité à la Faculté de Droit et de Sciences Politiques de Nantes, mardi 3 mai 2005, Daniel Cohn-Bendit (www.cohn-bendit.de) propose de venir en tandem avec François Bayrou, une première dans cette campagne référendaire. Les deux hommes se connaissent bien. En juin 2000, ils avaient lancé un appel commun "pour que l'Europe devienne une démocratie". François Bayrou a rappelé à Nantes que "Dany et moi avons déjà tenu une conférence de presse commune, il y a cinq ans, qui avait déjà fait beaucoup parler d'elle, pour demander une Constitution européenne".

C'est à Montpellier le 8 avril 2005, que Daniel Cohn-Bendit (http://blog.cohn-bendit.eu/fr/) a inauguré le premier des vingt meetings pour le OUI qu'il avait prévu de faire en France. Un groupe local des Verts, le Collectif de Résistance et d'Offensive Anticapitaliste (CROAC, http://collectif.croac.free.fr) avait invité ses sympathisants à dire à "l'ex-homme de gauche ce qu'il pensaient de la Constitution libérale". Avant la réunion, le CROAC a décerné à Daniel Cohn-Bendit un "étron d'or". Pendant le meeting, ces opposants au Traité européen l'ont bombardé d'oeufs, tandis que d'autres brandissaient des panneaux aux messages explicites : "menteur" ou "vert de honte". "La dernière fois que j'ai été accueilli de cette façon c'était par les fachos chasseurs. Vous êtes de la même espèce", leur a lancé Daniel Cohn-bendit tandis que les lumières de la salle s'éteignaient à plusieurs reprises. Un épisode qui illustre à quel point il est contesté chez les Verts hostiles à la Constitution européenne. Ils ne lui pardonnent pas ses positions "libérales-libertaires" et moins encore sa décision de défendre le Traité européen aux côtés de François Hollande, François Bayrou et Michel Barnier. Après un meeting à Talence, il a déploré que "les vrais militants, les plus actifs et les plus déterminés, sont contre la Constitution" (source : Alain Auffray, Libération, 21 avril 2005).

Son implication dans la campagne référendaire est dû à "des raisons existentielles". Daniel Cohn-Bendit aurait une dette envers l'Europe. Son père, allemand, et sa mère, française, ont fui le nazisme pour se réfugier à Montauban. Sur son site Internet, il déclare que s'il a étudié au lycée allemand d'Oberhambach ou il a passé son baccalauréat en 1965, c'est à Nanterre qu'il a commencé des études de sociologie, grâce à l'aide d'une bourse d'études que lui a accordé l'Allemagne en tant que juif. Apatride jusqu'à l'âge de 18 ans, il optera pour la nationalité allemande pour échapper au service militaire en France.

L'Université de Nanterre (Paris X) fondée en 1964, s'est fait connaître pour être le théâtre du développement de groupes d'extrême gauche. La création de nombreuses associations et syndicats étudiants lui vaut le surnom de "Nanterre la rouge". Membre de la fédération anarchiste, puis du groupe anarchiste de Nanterre, Daniel Cohn-Bendit explique sur son site Internet, être resté en contact avec ses amis gauchistes allemands lorsqu'il était étudiant en France.

Expulsé du territoire français après les révoltes de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit devient aide-éducateur dans une crèche "antiautoritaire" et "autogérée". Daniel Cohn-Bendit a évolué au sein du milieu anarchiste de Francfort (Sponti Szene) qui se caractérise par le squat de maisons, d'organisation d'émeutes dans la rue et le maintien d'une forme d'agitation permanente dans les entreprises. En 1978, il décide de s'installer définitivement à Francfort (Allemagne) après avoir obtenu l'invalidation de son interdiction de séjour en France, décision qui le fait jubiler.

Le milieu anarchiste auquel il appartenait, commence en 1978 à soutenir le parti écologiste "Die-Grüner" auquel il adhère en 1984 en tant que membre "réaliste" du parti (Realo-Grüner). Il dit avoir combattu avec acharnement la tendance fondamentaliste écolo-socialiste qui sévissait en son sein. Le Maire de Francfort-sur-le-Main (Frankfurt am Main) accepte en 1989 la présence de trois représentants de "Die Grüner" dans son équipe municipale. Le poste de chef bénévole en charge de l'office des affaires multiculturelles de la ville échoit à Daniel Cohn-Bendit.

Francfort-sur-le-Main est plus grande ville du Land de Hesse avec environ 650 000 habitants. Centre financier de l'Allemagne, Francfort-sur-le-Main abrite le siège de la Banque Centrale Européenne (BCE) et concentre sur son territoire plus de 400 banques, dont la bourse (lieu ou s'effectuent 85% des échanges allemands en actions).

Nommé à la huitième place sur la liste des Verts allemands aux élections européennes du 12 juin 1994, qui recueille 10,1% des voix, Daniel Cohn-Bendit est élu Député européen. En 1999, il réussit la prouesse de rester au Parlement Européen en se présentant aux élections européennes en tant que tête de liste des Verts français (9,72% des voix), alors qu'il réside à Francfort. Pouvait-il dès lors représenter loyalement les électeurs français ? Il intègre la Commission des Affaires Etrangères, des Droits de l'Homme, de la Sécurité commune et de la Politique de défense. Membre suppléant de la Commission des Budgets, il est également Président de la délégation à la Commission parlementaire mixte "Union Européenne-Turquie".

Daniel Cohn-Bendit a fini par être exclu de la campagne officielle des Verts à cause de sa participation à diverses réunions publiques organisées par d'autres partis politiques, comme celle qui s'est déroulée à Maraussan dans l'Hérault, aux côtés de François Hollande.

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12 novembre 2008

JEAN-LOUIS DEBRE

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6. JEAN-LOUIS DEBRE

Jean-Louis Debré s'est rendu en Turquie du 3 au 5 février 2005 en qualité de Président de l'Assemblée Nationale, accompagné des présidents des quatre groupes de l'Assemblée : Bernard Accoyer (UMP), Jean-Marc Ayrault (PS), Alain Bocquet (PC) et Hervé Morin (UDF). Objet de cette visite : évoquer avec les autorités turques l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne : "Ma responsabilité est de permettre aux présidents de groupe, dans leur diversité, d'écouter, d'entendre et de comprendre les principaux dirigeants politiques turcs", explique le Président de l'Assemblée Nationale, très satisfait d'organiser un déplacement totalement inédit sous la Ve République. Après avoir publié deux débats - qu'il a jugés "extrêmement décevants" - sur la Turquie, Jean-Louis Debré a permis "à cette Maison (comme il appelle volontiers l'Assemblée Nationale) de s'associer au processus d'adhésion ou non de la Turquie à l'Union Européenne". (...) Ce fidèle de Jacques Chirac est donc plus proche de la position du chef de l'Etat, partisan de l'adhésion à terme de la Turquie dans l'Union, que de l'UMP, qui a manifesté d'emblée sa présence pour un "partenariat privilégié" (source : Sophie Huet, Le Figaro, 3 février 2005).

La délégation française fut reçue vendredi 3 février 2005 à Ankara par le Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, puis le Président de l'Assemblée Nationale de Turquie, Bulent Aric.

Samedi 4 février 2005, la délégation française a rencontré le Président de la République de Turquie, Ahmed Necdet Sezer. Elle s'est ensuite entretenue avec le Patriarche arménien, Mesrob II, le Recteur de l'Université d'Istanbul, et le directeur du prestigieux lycée Galatasaray, avant le déjeuner servie en son honneur par l'Assemblée Nationale turque au Palais Topkapi : "C'est un voyage d'étude pour nous permettre de mieux comprendre la situation en Turquie et voir si elle est prête à adhérer à l'Union Européenne", commentent pour une fois à l'unisson, les présidents de groupe UMP et PS à l'Assemblée Nationale" (source : Sophie Huet, 3 février 2005).

Françoise de Panafieu, Hervé de Charrette, Pierre Méhaignerie, Christian Estrosi et Jacques Remiller, tous députés UMP, n'ont pas apprécié ce voyage en Turquie qu'ils qualifièrent "d'inopportun". "Certains des députés ont rappelé que l'UMP avait préféré le "partenariat privilégié" avec Ankara et ont accusé le Président de l'Assemblée de "mettre en péril le OUI au référendum" sur le traité européen en "créant la confusion" entre les deux questions, que Jacques Chirac veut précisément distinguer" (source : Sophie Huet, Le Figaro, 9 février 2005). 

Michel Barnier, le Ministre des Affaires Etrangères, n'a pas été informé de ce périple par Jean-Louis Debré, ce dernier estimant qu'il devait disposer de ses propres relations diplomatiques.

Jean-Louis Debré n'a pas non plus jugé utile d'informer Claudie Haigneré, Ministre des Affaires Européennes, de ce déplacement.

Seul Jacques Chirac s'est trouvé être dans la confidence. Il lui aurait d'ailleurs téléphoné "pour le féliciter de ce voyage, qui a été "utile à l'image et aux intérêts de la France", lui demandant de "remercier et transmettre sa reconnaissance "aux quatre présidents de groupe" (source : Sophie Huet, Le Figaro, 9 février 2005).

Vendredi 23 février 2007, Jean-Louis Debré (né le 30 septembre 1944 à Toulouse) est nommé Président du Conseil Constitutionnel par le chef de l'Etat, en remplacement de Pierre Mazeaud. Cette nouvelle fonction l'a conduit à abandonner ses mandats de Député et de Maire d'Evreux (Eure).

 Jean-Louis Debré est le fils de l'ancien Ministre Michel Debré (1912-1996), le petit-fils du Professeur Robert Debré (1882-1978) et l'arrière petit-fils du Rabbin Simon Debré (1854-1939).

A SUIVRE .....

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10 novembre 2008

JACQUES DELORS

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 7. JACQUES DELORS

Le parcours professionnel de Jacques Delors est atypique. Après une carrière à la Banque de France (1945-1962), il devient membre du Conseil Economique et Social, puis chef de service des affaires sociales au Commissaire Général du Plan jusqu'en 1969, ou il est nommé Secrétaire général à la Formation Permanente et à la Promotion Sociale (1969-1973).

Membre du Cabinet de Jacques Chaban-Delmas lorsqu'il était Premier Ministre (1969-1972), Jacques Delors est chargé des affaires sociales et culturelles, puis des questions économiques (il était jusqu'alors considéré comme un proche des démocrates-chrétiens).

Professeur associé à l'Université de Paris-Dauphine (1974-1979), Jacques Delors enseigna à l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) et dirigea le Centre de recherches "Travail et société". Il fut membre du Conseil général de la Banque de France (1973-1979).

Membre du Parti socialiste depuis 1974 et de son Comité directeur (1979), Jacques Delors est élu Député européen en 1979. Il y préside la Commission économique et monétaire jusqu'en mai 1981. De mai 1981 à juillet 1984, Jacques Delors est Ministre de l'Economie et des Finances, tout en étant le Maire de Clichy (1983-1984). François Mitterrand le nomme Président de la Commission Economique Européenne (CEE) en janvier 1985. Il assurera trois mandats jusqu'en 1995.

De 1992 à 1996, il préside à l'UNESCO la "Commission Internationale sur l'Education pour le vingt et unième siècle". Jacques Delors a été Président du Conseil d'administration du Collège de bruges (1995-1999). Il dirige depuis octobre 1996 le groupe d'études et de recherches "Notre Europe" et préside depuis mai 2000 le Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion Sociale (CERC).

Jacques Delors a reçu le titre de docteur honoris causa de vingt-quatre universités et divers Prix et distinctions : Prix Jean Monnet (1988), Prix Louis Weiss (1989), Prix Prince des Asturies (1989), Prix Charlemagne (1992), Prix Carlos V (1995), Prix Erasme (1997)... On lui a remis en 2006 un Prix peu connu du grand public, qu'il a partagé avec deux autres personnes : "Jacques Delors, pour son action au niveau européen, George Akerlof, Professeur d'Economie à l'Université de Berkeley, co-lauréat du Prix Nobel d'Economie 2001, et Jorna Ollila, Président du groupe finlandais Nokia, ont reçu les Prix Mondiaux d'Economie décernés par l'Institut d'Economie Mondiale de Kiel, l'un des principaux instituts allemands de conjoncture et d'études économiques" (source : Nouvel Observateur, semaine du 15 juin 2006, n° 2171).

L'association Notre Europe (www.notre-europe.eu/fr) est le laboratoire d'idées de Jacques Delors mis au service de la construction européenne. Jacques Delors a fondé le 5 juillet 1996 cette association selon la loi de 1901. Ce groupement d'études et de recherches a pour objet "l'étude, la recherche et la formation sur l'Europe, son passé, ses civilisations et ses perspectives d'avenir". Ce n'est en aucun cas un centre de documentation. L'article 2 de l'association stipule que le groupement d'études et de recherches développe son action dans "l'esprit d'une union plus étroite de l'Europe comportant une défense commune, une monnaie commune, respectant l'acquis communautaire et reposant sur des politiques communes qui favorisent le plein emploi, la compétitivité et la solidarité".

Si Jacques Delors est le Président fondateur de l'association Notre Europe, elle est actuellement présidée par Tommaso Padoa-Schioppa, ancien membre du directoire de la Banque Centrale Européenne (fondée en 1998), et initiateur du "processus de Bâle".

Liste non exhaustive des membres qui composent Notre Europe :

- Jean-François PONCET : ancien Secrétaire général de la délégation chargée de négocier les Traités du Marché Commun et de l'EURATOM, ancien Ministre des Affaires Etrangères de Raymond Barre (1978-1981).

- Jean-Louis BOURLANGES : ancien Député européen UDF-PPE, Président de la Commission parlementaire des libertés publiques, de la justice et des affaires intérieures (2004-2005).

- Laurent COHEN-TANUGI : inscrit au Barreau de New York, associé du Cabinet d'avocats internationaux Cleary, Gottlieb, Steen & Hamilton, membre du bureau du Mouvement Européen France, auteur du Parti Communiste Français (PCF).

- Charles FITERMAN : ancien dirigeant du Parti Communiste Français (PCF), Ministre des Transports dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (1981-1984).

- Elisabeth GUIGOU : Députée, plusieurs fois Ministre, dont Ministre déléguée aux Affaires Européennes (1990-1993).

- Eneko LANDABURU : Directeur général de l'élargissement à la Commission Européenne, chef des négociations avec les pays candidats, et ancien directeur général de la politique régionale pendant plus de dix ans.

- Maria Joao RODRIGUES : Président du Conseil pour les sciences sociales auprès de la Commission européenne.

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07 novembre 2008

XAVIER DE VILLEPIN

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 8. XAVIER DE VILLEPIN

Xavier de Villepin (né le 14 mars 1926), père de l'ancien Premier Ministre Dominique de Villepin, fut Sénateur (1986-2004) représentant les français établis hors de France.

Ancien membre de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées lorsqu'il était Sénateur, Xavier de Villepin (www.xavierdevillepin.com) a cosigné la rédaction de nombreux rapports et de propositions de lois qui nous éclairent sur son rôle important au service de la construction européenne.

- Session 1994-1995 : Rapport d'information sur "La marche vers la Monnaie Unique" (rapport d'information numéro 244 de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées). "Projet de loi autorisant la ratification de l'accord instituant l'Organisation Mondiale du Commerce" (rapport législatif numéro 157 de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées).

 - Session 1995-1996 : Dépôt de deux rapports législatifs très important "Projet de loi autorisant l'approbation du deuxième et troisième protocole en date du 6 octobre 1995 annexé à l'accord général sur le Commerce des Services" (rapport numéro 471 de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées).

 - Session 1996-1997 : Rapport d'information numéro 74 de la délégation pour l'Union Européenne sur "La mise en place de l'Euro : cadre juridique, pacte de stabilité, nouveau mécanisme de change" (n° E 719 et n° 720).

- Session 1997-1998 : Rapport d'information numéro 508 de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, concernant sur "Les dispositions du Traité d'Amsterdam".

- Session 1998-1999 : Rapport numéro 259 de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, concernant le "Projet de loi autorisant la ratification du Traité d'Amsterdam modifiant le Traité sur l'Union Européenne, les Traités instituant les Communautés Européennes et certains actes annexes".

- Session 1999-2000 : Rapport d'information numéro 148 de la délégation européenne sur "La réforme des institutions de l'Union Européenne dans la perspective de la conférence intergouvernementale de l'an 2000".

- Session 2000-2001 : Rapport législatif numéro 406 de la Commission des affaires étrangères et des forces armées sur le "Projet de loi relatif à la ratification du Traité de Nice".

- Session : 2003-2004 : Rapport d'information numéro 332 de la délégation de l'Union Européenne sur "Les nouveaux Etats membres et l'Euro". Proposition de loi tendant à la création de délégations parlementaires, à la Mondialisation (texte numéro 64, déposé au Sénat le 13 novembre 2003 par Serge Lepeltier et plusieurs de ses collègues). Proposition de loi tendant à la création d'un Observatoire national de la Mondialisation (texte numéro 65, déposé au Sénat par Serge Pelletier le 13 novembre 2003 et plusieurs de ses collègues).

Xavier de Villepin est par ailleurs membre du Conseil d'administration (composé de onze membres) de la Fondation Robert Schuman (www.robert-schuman.org) aux côtés de Raymond Barre (décédé en 2007). Créée en 1991 après "la chute du Mur de Berlin et l'éclatement de l'URSS. Reconnue d'utilité publique en 1992, la Fondation Robert Schuman s'est donnée pour mission d'apporter une aide concrète aux pays de l'Europe libérée et prendre une part active dans la construction de l'Europe. La Fondation souhaite garder vivants l'esprit et l'inspiration du "père de l'Europe". Elle a apporté une forte contribution à la consolidation de l'axe franco-allemand. Sa vocation s'est rapidement étendue à la recherche et à l'information sur l'Union Européenne. Son indépendance lui permet d'occuper une place privilégiée parmi les organismes de même nature et de développer des relations de premier ordre avec les acteurs majeurs du débat public aussi bien français qu'européens".

La Fondation Robert Schuman accompagne et établit des liens privilégiés avec les nouveaux adhérents et les futurs candidats à l'adhésion de l'Union Européenne. Des séminaires sont organisés pour les jeunes décideurs de pays d'Europe Centrale. Elle favorise et finance la création de centres d'information européens à vocation pédagogique et participe à leurs travaux. La Fondation Robert Schuman est un centre de recherches français de référence sur l'Union Européenne et ses politiques. Elle traite et diffuse un grand nombre d'informations européennes qu'elle met à la disposition des chercheurs et du public. C'est un cercle de réflexion (think tank) important.

Xavier de Villepin est Vice-Président secrétaire du Conseil d'administration de l'Institut Français des Relations Internationales (www.ifri.org). Il a été membre du Conseil de surveillance des Galeries Lafayette, le dernier groupe familial de grands magasins fondé par Théophile Bader (1864-1942). Créé en 1988 après le décès de Georges Meyer, ce conseil de surveillance réunit ou a réuni des personnalités éminentes du monde des affaires : Charles-Henri Filippi (CCF), François Grappotte (Legrand), Jacques Calvet (ex-PSA Peugeot Citroën), Michel Pébereau (ex-BNP Paribas), ou Charles de Croisset (Goldman Sachs), etc...(source : www.groupegalerieslafayette.fr/fr/groupe/conseil.htm).

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