31 décembre 2008
PATRICK OLLIER
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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(catégorie : Regard sur l'Europe)
PATRICK OLLIER
Patrick Ollier (né en 1944), Député-maire UMP de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), préside les Etats Généraux du Gaullisme, une association chargée de perpétuer la mémoire et l'action politique du Général de Gaulle. Il a évoqué lors de la campagne référendaire 2005, un passage emprunté au tome IV des "Discours et messages " (Plon) du père de la Cinquième République, pour dire sa conviction qu'on pouvait être Gaulliste et approuver la Constitution européenne. Cette dernière mettrait en oeuvre l'Europe des Etats-Nations souhaitée par le Général de Gaulle : "Une Europe européenne, signifie qu'elle existe par elle-même et pour elle-même, autrement dit qu'au milieu du monde elle ait sa propre politique".
Inquiet de la montée du NON dans les sondages en 2005, Patrick Ollier suggère la création d'un "Comité pour le OUI" et produit plus de 170 signatures de parlementaires, prêts à jurer que le Général de Gaulle aurait dit OUI à la Constitution européenne, puis fait appel à d'anciens compagnons de Charles de Gaulle : Yvon Bourges, Maurice Herzog, Robert Poujade.
Au sein de l'UMP l'héritage gaulliste fut très disputé pendant la campagne référendaire, même si certains affirmèrent comme François Cornut-Gentille (Député-maire de la Ville de Saint-Dizier), ou George Tron (Député-maire de la Ville de Draveil) que : "Ni le OUi ni le NON, ne peuvent se prévaloir du Général de Gaulle". Deux points de vue qui sont inconciliables.
Compagnon à la ville de Michèle Alliot-Marie, Patrick Ollier préside depuis 2002 la Commission des Affaires économiques, de l'Environnement et du Territoire, une des six commissions de l'Assemblée Nationale.
Mercredi 7 mars 2007, Patrick Ollier est élu Président de l'Assemblée Nationale jusqu'au 19 juin 2007, suite à la nomination de Jean-Louis Debré à la présidence du Conseil Constitutionnel. Mais le 26 juin 2007, c'est son challenger, Bernard Accoyer (né en 1945), Député de la première circonscription de Haute-Savoie et médecin oto-rhino-laryngologiste, qui est élu à la présidence de l'Assemblée Nationale, après avoir recueilli 314 voix sur 563.
Parcours de Patrick Ollier : www.patrick-ollier.com/spip.php?article5
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29 décembre 2008
CHARLES PASQUA
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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CHARLES PASQUA
Dans un entretien accordé à Virginie Le Guay pour le Journal du Dimanche paru le 17 avril 2005, Charles Pasqua regrettait, en tant que Président du Rassemblement pour la France et l'Indépendance de l'Europe (RPF-IE), qu'on parle si peu d'Europe lors de la campagne référendaire 2005 : "Le rejet de cette Constitution européenne, et du modèle européen qu'elle incarne est fort. Il remonte à loin et traduit un profond hiatus entre le pouvoir en place et les français. Mais ce n'est pas tout. Nos compatriotes sont inquiets devant les mauvais chiffres de la croissance, la montée du chômage, les maigres résultats de la politique gouvernementale (...). S'ils ne le comprennent pas, les partisans du OUI auront fort à faire pour remonter la pente. Mais sans doute ont-ils bien d'autres choses en tête : l'Elysée pour certains, Matignon pour d'autres, le contrôle du Parti socialiste pour le reste. On parle décidément bien peu d'Europe dans cette campagne!".
Quelques jours plus tôt, Didier Hassoux et Thomas Lebegue expliquaient dans le journal Libération du samedi 2 avril 2005, au sujet de la participation de Charles Pasqua à la campagne référendaire 2005 : "Le Sénateur des Hauts-de-Seine lance, samedi 2 avril 2005, ses maigres et ultimes forces dans la bagarre référendaire. Il n'avait lui-même pas prévu de sortir ce printemps du Palais du Luxembourg pour battre les estrades. Pas plus qu'il n'avait envisagé un instant que son parti croupion le "Rassemblement Pour la France" (RPF), 2 000 militants revendiqués, serait au nombre des huit formations politiques habilitées à participer à la campagne. C'est-à-dire à bénéficier d'un temps d'antenne. Et, surtout à toucher une manne de 800 000 euros de l'Etat (en échange de factures). Cette promotion inattendue du PRF a étonné, à droite comme à gauche. En privé, François Bayrou (UDF) et François Hollande (PS) ironisent sur les "vieux liens" qu'entretiennent Charles Pasqua et Jacques Chirac.
Cette histoire du sauvetage du RPF débute de fait, à l'Elysée. Cet hiver, Jacques Chirac a consulté toutes les formations politiques représentées au parlement. Il en a tiré la conclusion inédite : l'Etat doit participer au financement de la campagne électorale en subventionnant, de manière équitable les partisans du OUI et du NON. Pour mettre en oeuvre ce principe, les services du Ministère de l'Intérieur ont plongé dans leurs archives. Tout naturellement, ils se sont inspirés de ce qui a prévalu en 1992, au moment du référendum de Maastricht. A l'époque, l'accès à la campagne radiotélévisée avait été réservé aux associations et formations politiques qui bénéficiaient d'un financement public. C'est ainsi que "Demain la France", la structure dissidente du PRP de Charles Pasqua et Philippe Seguin, avait eu droit à son temps d'antenne.
Saisi de cette proposition, Matignon a, cette fois, opposé son veto. Le cabinet du Premier Ministre ne voulait pas que Nicolas Dupont-Aignan, Député UMP et fondateur de "Debout la République" (DLR), puisse promouvoir son NON avec l'argent public. Pas question, en effet, de prendre le risque de voir l'UMP se diviser sur la question européenne, comme le RPR en son temps. Le Ministère de l'Intérieur a donc été prié de revoir ses critères d'habilitation. Il en a proposé deux : le seuil de 5% obtenus aux dernières européennes, ou le soutien d'au moins cinq parlementaires. "C'est en ayant le souci d'éviter une dissidence au sein de l'UMP que nous nous sommes rendus compte que le RPF était retenu", reconnaît-on place Beauvau. "Finalement, ça arrangeait tout le monde". Sauf Nicolas Dupont-Aignan qui devra se contenter du budget propre de DLR (100 000 euros) pour faire valoir son NON. Pas rancunier, le député de l'Essonne, ancien de la maison RPF, devrait participer samedi au lancement de la campagne de Pasqua. Ce qui n'empêche pas un de ses proches de pester contre "l'injustice" qui permet à l'ex-ministre de l'Intérieur de repartir en campagne à l'âge de 78 ans : "Chirac a voulu fragmenter le NON de droite et le ringardiser".
Du côté de l'UMP, on rappelle que les militants du NON n'ont pas le droit d'utiliser le signe du parti durant la campagne. Ca tombe bien : Charles Pasqua n'est pas encarté à l'UMP. Au Sénat, il est considéré comme apparenté au groupe majoritaire. Toujours est-il que cinq députés UMP ont bel et bien apporté leur signature au RPF (dont Jacques Myard, Philippe Pemezec et Georges Siffredi). "Plusieurs d'entre eux nous ont assuré que c'était la dernière année qu'ils signaient pour lui", confie un proche de Nicolas Sarkozy, pour qui Charles Pasqua fait là son "baroud d'honneur". Un baroud à 800 000 euros".
(source : Didier Hassoux et Thomas Lebegue, Libération, 2 avril 2005)
Charles Pasqua (né en 1927) est le fils d'André Pasqua et de Françoise Rinaldi. Petit-fils de berger corse, Charles Pasqua a épousé Jeanne Simard (québécoise). Embauché comme représentant par Paul Ricard en 1952, Charles Pasqua gravit tous les échelons : Inspecteur des ventes en 1955, Directeur régional en 1960, directeur des ventes pour la France en 1962, Directeur de l'exportation en 1963.
Carrière politique de Charles Pasqua : www.senat.fr/senfic/pasqua_charles77053g.html
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26 décembre 2008
JEAN-MARIE LE PEN
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JEAN-MARIE LE PEN
Jean-Marie Le Pen (né en 1928) est le fils de Jean-Marie Le Pen, patron pêcheur, décédé en 1942 après qu'un chalutier eut sauté sur une mine, et d'Anne-Marie Hervé, couturière.
Licencié en droit (Paris) et diplômé d'études supérieures en sciences politiques (mémoire de Jean-Marie Le Pen sur "Le courant anarchiste en France en 1945"), il a exercé différents métiers pour subvenir à ses besoins : Marin-pêcheur, Mineur de fond, Métreur d'appartements, Ambulant des PTT. En 1963, il fonde la Société d'Etudes et de Relations Publiques (SERP), une société phonographique spécialisée dans l'édition de chants et discours historiques.
Carrière politique : Député UFF puis Indépendant de la Seine (1956-1962), Conseiller municipal du XXe arrondissement de Paris en 1983, Député européen depuis 1984, Député du Front National de Paris (1986-1988), Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (1992-2004).
Mardi 1er mai 2005, Jean-Marie Le Pen a appelé dans le journal Le Monde "à un triple NON. NON à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. NON au Super-Etat centralisé et bureaucratique. NON à la politique européenne de Jacques Chirac et de Jean-Pierre Raffarin. Voter OUI serait se tirer une balle dans la tête".
Le défilé du 1er mai 2005 a marqué pour Jean-Marie Le Pen le lancement de la campagne référendaire du Front National. S'il rend hommage chaque année à Jeanne d'Arc dans le discours qu'il prononce, Jean-Marie Le Pen a préparé cette fois un long plaidoyer pour le NON, référendum oblige. C'est devant 3 200 personnes (20 000 selon les organisateurs) rassemblées sur la place de l'Opéra à Paris, que Jean-Marie Le Pen s'est élevé une nouvelle fois contre "la classe politique impuissante et corrompue, incapable de mettre en oeuvre les réformes qui s'imposent" et qui "a trouvé dans le fantasme européiste un exutoire à ses responsabilités", elle qui "a accepté tous les renoncements, toutes les lâchetés, toutes les démagogies" parce qu'elle est "aveugle, sourde, lâche, démagogue, n'a rien vu venir, rien voulu voir venir, ni la crise démographique née de l'insuffisance des naissances et de l'allongement de la vie, ni la crise économique, née pourtant de sa politique. (...) La folle politique européenne est l'ultime raison et la suprême pensée des bobos bureaucrates qui nous gouvernent (...). Les français doivent maintenant savoir que les promesses qui leur ont été faites tout au long des "trente foireuse" ont été trahies...Non, l'Europe ce n'est pas la prospérité, le plein emploi, le progrès social, c'est le chômage, la précarité, les délocalisations, la casse des entreprises françaises ! Voilà la réalité que l'on nous demande d'approuver".
Jean-Marie Le Pen a condamné ceux qui cherchaient à "culpabiliser, à impressionner" tous ceux qui souhaitaient voter NON : "Pour un peu, nous reviendrons à la peur de l'an mil, aux grandes pestes ou aux famines du Moyen Age ou à l'invasion des Huns. (...) Et bien , si le 29 mai 2005 le NON devait l'emporter, il ne se passerait rien ou presque. Mais le pire serait évité. La Constitution européenne serait mort née et on en resterait au Traité de Nice, étape précédente de cet édifice malfaisant, qui a, au moins, un immense avantage : il limite l'Europe à 27 membres, les 25 actuels plus la Roumanie et la Bulgarie, et exclut dont l'adhésion de la Turquie".
Pour Jean-Marie Le Pen il faut "garder notre âme, notre souveraineté, notre substance charnelle, nos cathédrales et nos clochers, nos chantiers navals et nos ateliers. L'Europe n'est pas une Nation, ni une Patrie et ne le sera jamais. C'est une grosse méduse, molle et sans forces, incapables de se défendre elle-même et contrainte de n'être qu'un protectorat". Il a violemment critiqué "les partisans du OUI, sûrs d'eux-mêmes et dominateurs, qui ont toujours présenté comme une évidence les vertus de l'Europe de Bruxelles, qui allait amener prospérité, progrès social et plein emploi. Aujourd'hui, ils s'efforcent d'arracher le OUI suicidaire par un déluge de propagande totalitaire (...). L'Union Européenne est un échec et une impasse, elle n'est pas à la hauteur des défis de notre temps". Le chômage est aggravé à ses yeux par "l'arrivée massive d'immigrés, dont la plupart augmentent les effectifs de l'assistance sociale".
Sur l'immigration, Jean-Marie Le Pen considère "qu'en trente ans, près de dix millions d'étrangers venant la plupart du tiers monde sont entrés chez nous dont la plupart vivant aux dépens des travailleurs et des contribuables français. Mais ils ne sont que l'avant-garde d'une vague déferlante qui dans le monde, déjà, se gonfle de la misère, de la surpopulation, du fol espoir de l'eldorado".
Jean-Marie Le Pen n'hésite pas à s'en prendre aux hommes politiques : "Les politiciens décadents ont cru trouver dans le projet européen la panacée qui leur assurait la victoire sans combattre (...). Ils vous disent "unissons nos faiblesses, nous feront une force, unissons nos vices, nous forgerons la vertu" (...). C'est un référendum de capitulation".
(source : Extraits du discours de Jean-Marie Le Pen prononcé place de l'Opéra à Paris, le 1er mai 2005)
Dans un entretien accordé au Figaro le 29 avril 2005, Jean-Marie Le Pen vitupère : "La Constitution emporterait la disparition de la France comme Etat indépendant, la fin de la République et de sa Constitution, puisqu'une Constitution supérieure lui serait substituée. La Constitution européenne entraînerait surtout l'entrée de la Turquie, qui me paraît être inscrite en filigrane malgré les dénégations des princes qui nous gouvernent : en effet, dans un geste assez symbolique et heureusement photographié, le Premier Ministre turc, Monsieur Erdogan, a paraphé la Constitution à Rome. S'ils ne sont pas encore entrés, les turcs ont donc un pied dans la porte. Les gens qui nous ont demandé d'adopter la Constitution nous ont dit qu'elle était la synthèse de tous les Traités qui avaient été antérieurement signés. Cela veut dire que, si celle-ci n'est pas ratifiée par la France, les traités antérieurs, l'Acte Unique, Maastricht, Schengen, Amsterdam, Nice sont tous rejetés. La voie sur laquelle l'Europe a été conduite près de trente ans est désavouée (...)". (source : Le Figaro, 29 avril 2005)
Jean-Marie Le Pen connaît bien la vie politique française. Jeudi 3 août 2006, Christophe Forcari écrit à ce sujet dans le journal Libération : "Le 24 juin 2006, quatre à cinq cents personnes se pressaient sur les pelouses de Montretout, son manoir de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), pour y célébrer non pas son anniversaire, mais son jubilé de la vie politique. En 1956, il faisait son entré à l'Assemblée Nationale comme plus jeune député, élu dans la vague poujadiste. "J'ai été au Parlement avec Daladier, Ramadier, Herriot. Je suis le dernier à avoir voté contre le Traité de Rome en janvier 1957", se vante t-il" (source : Christophe Forcari, Libération, 3 août 2006)
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24 décembre 2008
SEGOLENE ROYAL
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SEGOLENE ROYAL
Ségolène Royal (né à Dakar en 1953), Conseillère de tribunal administratif de profession, est la Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes.
Dans Le Figaro du 17 novembre 2006, Myriam Lévy voit dans Ségolène Royal le sacre "d'un parcours savamment construit, l'oeil davantage rivé sur l'opinion que sur les partis. (...) Zapatera, ou zapaterreur ? C'est selon. Il y a ceux (...) qui voient en elle une conquérante, et ceux qui la décrivent comme une femme sans scrupule, prête à tout pour arriver au sommet. Ségolène Royal n'est pas une femme linéaire. On la rencontre souvent là ou on ne l'attend pas. C'est l'une des clés de son succès d'aujourd'hui. Féministe et traditionnelle. Mère de famille et ambitieuse. Quand elle les surprend, ses camarades la croient gaffeuse. C'est certainement leur première erreur. Il y a peu de place pour le hasard dans un discours qui, s'il n'est pas toujours exposé avec méthode, n'en est pas moins réfléchi. Et Ségolène Royal a du flair. Grande dévoreuse de sondages et d'études statistiques, elle n'a pas son pareil pour repérer le sujet concret qui fait débat dans les familles et sur lequel, avec du bon sens et passant outre les dogmes, elle va pouvoir renverser la table. Tant pis s'il y a de la vaisselle cassée, son message sera passée. C'est ce qui fait sa différence avec ces éléphants dont même les socialistes se sont lassés au fil des ans. Ouvrant la voie à la candidature d'une femme, quinquagénaire, qui, de plus, est belle et toujours élégante dans sa veste souvent blanche.
(...) Cette image construite au long cours lui permet aujourd'hui d'incarner la nouveauté, bien qu'étant à l'Elysée comme conseillère du Président dès 1981, au côté de François Hollande, dans l'équipe recrutée par Jacques Attali. En 1988, François Hollande et Ségolène Royal entrent ensemble à l'Assemblée Nationale.
(...) Son fond de commerce : les femmes, les classes populaires. Ces français qui, la cinquantaine passée, regardent un monde qu'il ne comprennent plus, trouvent leurs enfants trop coulants avec leurs petits-enfants, voudraient que quelqu'un remette de l'ordre, du respect, du travail, là ou ils ne voient que chômage, je-m'en-foutisme et violence. Alors "l'ordre juste", ils en redemandent. De la démocratie participative aussi, tant ils ont eu l'impression de ne pas être entendus par le passé. Et Royal, ils ont envie d'y croire.
Pourtant, "elle leur promet peu", note Gilles Savary, ancien fabiusien devenu son porte-parole. Ce qui compte, pour elle, ce sont les "valeurs". Il y a le bien et le mal. La vérité et le mensonge, toujours intolérable. Au point de demander à la télévision la démission du Premier Ministre hongrois, coupable à ses yeux d'avoir menti pendant la campagne électorale (...)". (source : Myriam Lévy, Le Figaro, 17 novembre 2006)
Christine Bierre, rédactrice en chef du journal Nouvelle Solidarité, n'a pas relevé de différences entre les programmes des deux candidats à l'élection présidentielle 2007 : "(...) Comme Didier Hassoux le montre à merveille dans un article du journal "Libération" du 19 avril 2006, en dehors du style de chaque personnage, les différences de contenu sont quasiment inexistantes. Leur réponse sur le travail sont caricaturalement identiques. "Nous devons rééquilibrer le rapport salarié-employeur en offrant la sécurité au salarié tout en donnant aux entreprises l'agilité dont elles ont besoin pour s'adapter aux évolutions de la conjoncture", déclare Ségolène Royal au "Nouvel Observateur". "L'enjeu, c'est la simplification de notre contrat de travail pour le salarié", déclare par ailleurs Nicolas Sarkozy. (...) Chacun à sa manière semble vouloir rassurer un électorat en révolte de plus en plus ouverte contre ses élites : Nicolas Sarkozy en multipliant les références autoritaires, en frappant sur la table et en fonçant; Ségolène Royal en véritable robinet d'eau tiède qui materne ses ouailles avec la promesse d'une "démocratie citoyenne" à venir. Quelle mouche à bien pu piquer le peuple français, qui semble prendre plaisir à se laisser bercer par des contes de fée à la Amélie Poulain et par de douces platitudes sur les "citoyens experts", le "désordre" qui règne dans la société et la nécessité d'établir un "ordre juste", une "sécurité durable" et une "égalité réelle"? Derrière ces deux styles différents, la constance est l'acceptation d'un ordre des choses prétendument immuable, celui de la "mondialisation financière" née de la mort du système de Bretton Woods, en 1971, et tant que les candidats n'oseront pas remettre cet ordre en question, quelles que soient leurs qualités par ailleurs, ils ne pourront être que ses serviteurs.
(...) Devenus, depuis le Traité de Maastricht, les domestiques d'un ordre financier sur lequel ils n'exercent plus aucun contrôle, ils sont condamnés à gérer, avec plus ou moins de bon sens, un ordre de banquiers, de chômage et de précarité. C'est la raison pour laquelle Ségolène Royal ne prétend pas "changer" le monde mais seulement "identifier des espaces d'espérance qui seront ensuite des points d'appui pour agir". Sur le même ton résigné avec lequel Lionel Jospin avait dit aux employés licenciés par "Michelin" que désormais, l'homme politique ne peut plus tout faire, Ségolène Royal déclare au "Nouvel Observateur" qu'il faut surtout qu'on "dise (aux français), sans démagogie, sur quoi le politique est capable d'agir et sur quoi il ne peut pas peser".
Les candidatures de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sont l'exemple parfait de la façon dont les pouvoirs financiers "prennent des positions" auprès de leurs poulains sur la scène politico-médiatique. Dans la PME présidentielle de Ségolène Royal, composée plutôt de figures locales ou des conseillers de longue date de la candidate, une figure détonne : celle de Jacques Attali, ancienne éminence grise de François Mitterrand" (source : Christine Bierre, Nouvelle Solidarité, le 9 mai 2006, www.solidariteetprogres.org)
En déplacement dans les DOM fin janvier 2007, Ségolène Royal a dévoilé une partie de ses intentions en cas de victoire. Le journaliste David Revault d'Allonnes rapporte dans les colonnes du journal Libération, les propos de Ségolène Royal : "(...) Je veux être la Présidente de la République qui mettra fin à toutes les discriminations, la présidente d'une France métissée qui s'assume comme telle".
L'Agence France Presse (AFP) indique également dans une dépêche du 28 janvier 2007 (07h19) : "(...) La Député des Deux-Sèvres a une nouvelle fois honoré "les militants anticolonialistes". Elle s'est placée dans la continuité de Gerty Archimède, première femme élue députée en Guadeloupe en 1946 (...). Sans prononcer le mot de discrimination positive, Ségolène Royal a demandé aux employeurs en Guadeloupe "d'orienter le recrutement d'abord vers l'emploi local", c'est-à-dire les Antillais, et s'est engagée à instaurer "une partie de préférence régionale dans les concours". "Cela me semble tout à fait normal et acceptable", a t-elle dit".
Jean-Louis Bianco considère que "Ségolène Royal est dans une stratégie de longue, très longue durée, qui aboutira en 2012". Dans ce but, la Présidente de Poitou-Chatentes a mis au point une méthode que l'ancien secrétaire général de l'Elysée qualifie de "mitterrandienne" : celle des cercles qui ne se croisent presque jamais. Elle compartimente. Dans le schéma ségoléniste, on appartient à un cénacle mais on ignore le nom des membres d'un autre. Personne n'est capable d'avoir une vision globale du travail, sauf Ségolène elle-même. Le coeur du dispositif s'active une fois par semaine. A 8 heures du matin, tous les mardis, une petite dizaine de fidèle se donnent rendez-vous dans les nouveaux locaux de Ségolène Royal, sis dans un immeuble bourgeois du boulevard Raspail, à Paris. Cent cinquante mètres carrés payés sur sa cassette personnelle par Pierre Bergé, le richissime président de la Fondation Yves-Saint-Laurent. "Si vous trouvez un autre socialiste capable de faire 47% à la présidentielle, vous me prévenez! répond-il à qui l'interroge sur les raisons de ce cadeau" (source : Michel Revol, Libération, 29 novembre 2007).
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23 décembre 2008
L'EUROPE SOCIALE
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L'EUROPE SOCIAL
En septembre 2005, l'allemand social démocrate (PSD) Günter Verheugen, Vice-président de la Commission Européenne, aujourd'hui Commissaire chargé des Entreprises et de l'Industrie a déclaré : "Il n'existe pas de modèle social européen. Chaque pays a ses traditions. Il est inutile d'essayer d'unifier nos systèmes sociaux. Dans chaque pays (européen), on pense à peu près la même chose en proportion dans le social, mais avec des méthodes différentes".
De manière générale, le social ne relève pas pour l'essentiel de la compétence de l'Europe, dans la mesure ou ce domaine est principalement régi au niveau des Etats. Le législateur européen peut néanmoins édicter un certain nombre de règles qui prennent souvent la forme de prescriptions minimales (les Etats étant toujours en droit de prévoirdes des règles plus strictes). Le rôle de la Cour de Justice des Communautés européennes a cependant contribué à faire évoluer la norme de droit en la matière (par exemple, s'agissant du domaine de l'égalité des sexes). Des vois s'élèvent aujourd'hui pour réclamer, sinon l'adoption d'un salaire minimum européen identique dans toute l'Union Européenne, du moins des minima sociaux.
La Charte communautaire des droits sociaux fondamentaux des travailleurs, adoptée en 1989, engageait pourtant les Etats membres à garantir une protection sociale, un revenu minimum et une retraite.
En 2004, la Commission Européenne a proposé d'établir un programme communautaire pour l'emploi et la solidarité sociale intitulé : PROGRESS. Ce programme regroupe cinq programmes d'action : l'emploi, la protection et l'inclusion sociale, les conditions de travail, la lutte contre la discrimination et la diversité, ainsi que l'égalité hommes-femmes. Il complète, pour la période 2007-2013, le Fonds Social Européen (FSE), ainsi que le soutien financier apporté au dialogue social, à la libre circulation des travailleurs et aux études dans le domaine social.
En 2005 et 2010, l'Union Européenne a comme objectif :
- un taux d'emploi global de 67% en 2005 et de 70% en 2010.
- un taux d'emploi des femmes de 57% en 2005 et de 60% en 2010.
- un taux d'emploi des travailleurs âgés (55 ans à 64 ans) de 50% en 2010.
A la demande des Présidences autrichiennes et finlandaises en 2006, une réflexion a, en particulier, été lancée au niveau européen sur la "flexisécurité" (flexibilité et sécurité au travail) et la question de l'adaptation des salariés et des entreprises à la mondialisation. La France a, pour sa part, demandé et obtenu que la dimension sociale soit davantage prise en compte dans la construction européenne, notamment par toutes les institutions au cours des différentes étapes du processus législatif.
Profitant de la forte expansion économique en 2006, la croissance de l'emploi a progressé en 2006, enregistrant sa plus forte hausse depuis les années 1990 : près de 4 millions d'emplois ont été créés au cours de l'année 2006 et le taux d'emploi global a augmenté de 64,3%. Malgré les résultats positifs de 2006, l'Europe reste en deçà des objectifs en matière d'emplois supplémentaires d'ici 2010 pour atteindre l'objectif fixé. Selon les prévisions, il semble que 5,5 millions de nouveaux emplois auraient du être créés avant la fin 2008.
Source : Conseil de l'Union Européenne, Bruxelles, le 3 mars 2008 (05.03). Note du : Conseil "Emploi, politique sociale, santé et consommateurs" au Conseil Européen n° doc. préc. : 5984/08 SOC 63 ECOFIN 40 EDUC 35 + COR 1. Objectif : Rapport conjoint sur l'emploi 2007-2008.
Comparatifs : les salaires minima 2007 dans les Etats membres de l'Union Européenne : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_OFFPUB/KS-SF-0...
Coût mensuel de la main d'oeuvre dans l'Union Européenne : http://epp.eurostat.ec.europa.eu/tgm/table.do?tab=table&a...
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22 décembre 2008
GERARD SCHIVARDI
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GERARD SCHIVARDI
Gérard Schivardi (né en 1950), Maire de la ville de Mailhac (Aude) depuis 2001, a été soutenu par le Parti des Travailleurs dirigé par Daniel Gluckstein, son directeur de campagne en 2007 lors de la campagne présidentielle, même si Gérard Schivardi se défend d'être membre de ce parti.
Dans Libération, Mathieu Ecoiffier s'est interrogé toutefois sur les raisons de ce soutien : "(...) Que le Parti des Travailleurs, descendant de l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI), groupuscule fondé par Pierre Lambert dans les années 50 et spécialisé dans l'entrisme à Force Ouvrière (FO), à la Fédération de l'Education Nationale (FEN) ou chez les Francs-Maçons, renonce à présenter Daniel Gluckstein comme en 2002 et le choisisse lui, le "petit maçon de Maihac", avait tout de la grosse manipulation. Gérard Schivardi le "candidat des Maires" pour siphonner leurs 500 signatures et enraciner la révolution dans le terroir? Gérard Schivardi, taupe trotskiste, en pays cathare? (...) Daniel Gluckstein raconte ainsi sa première rencontre avec Gérard Schivardi, qui confirme : "C'était il y a cinq ans, lors d'une réunion publique dans une mairie ou trônait le tambour des vignerons insurgés de 1907. Il disait les mêmes choses que nous. Je préfère un vrai socialiste comme Gérard Schivardi qu'un faux trotskiste comme Olivier Besancenot" (source : Mathieu Ecoiffier, Libération, 31 mars 2007).
En ce qui le concerne, Gérard Schivardi raconte : "Qu'il est entré au Parti Socialiste en 1974 avec toute sa famille. "Mon grand-père, qui a fui l'Italie fasciste de Mussolini, était originaire de Solferino, c'est rigolo non?". Roublard, il brouille les pistes avec ce qui pourrait être une dialectique parfaitement rodée. "j'ai toujours voté Mitterrand", assène t-il. Avant de confier l'avoir regretté dès 1984, après le recul sur l'école libre. "Il y avait un million de personnes dans la rue, mais c'était que des catholiques". Aujourd'hui, le Conseiller Général râle de "voter la subvention annuelle de 700 000 euros au privé". Lui est un "laïc" anticlérical. Croire en Dieu ? Je vous le dirais si demain je le vois". Par contre, il se dit "pour la propriété privée et contre l'étatisation de tout", ce qui ne fait pas de lui un bon révolutionnaire. (...) "Gérard Schivardi a toujours été au Parti Socialiste. Et il y serait encore s'il n'y avait pas eu cette cantonale partielle en 2003, ou un autre que lui a été investi", indique Marcel Raynaud, président de Parti Socialiste du Conseil Général de l'Aude" (source : Mathieu Ecoiffier, Libération, 31 mars 2007).
Gérard Schivardi se bat en faveur des 36 000 communes de France et de la ruralité. Il veut nationaliser les banques, supprimer l'intercommunalité et abroger le Traité de Maastricht. Gérard Schivardi a publié différents communiqués de presse dans lesquels il a dévoilé progressivement son programme politique :
- " (...) Il faut rompre avec l'Union Européenne qui organise l'arrachage de nos vignes au nom d'une prétendue surproduction de vin, dans le même temps ou la même Union Européenne favorise au nom de la libre concurrence, l'importation massive de vin par les grands groupes de spiritueux, produits sous leur contrôle, dans des pays ou le coût du travail est faible et la réglementation de qualité quasi inexistante. Il faut rompre avec l'Union Européenne qui veut transformer nos coopératives en sociétés d'actionnaires au détriment de la solidarité entre producteurs. Il faut rompre avec le Traité de Maastricht qui interdit toute aide de l'Etat faussant la "libre concurrence"" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 5 janvier 2007).
"(...) Pour éviter les multiples désastres industriels et sociaux, n'est-il pas urgent de renationaliser et de nationaliser les secteurs clés de l'économie? Et pour cela n'est-il pas urgent de dénoncer les Traités de l'Union Européenne qui, au nom du dogme de la "concurrence libre et non fausser", provoquent comme pour nos services publics et notre agriculture, la ruine de nos industrie?" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 17 mars 2007).
- "(...) Je demande l'abrogation de l'article 87 du Traité de Masstricht qui interdit "toutes aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d'Etat sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. C'est la Banque Centrale Européenne qui fixe à la place des Etats les taux d'intérêt qui poussent à la misère les familles surendettées, la politique de l'Euro fort qui bloque vos salaires" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 24 mars 2007).
En déplacement à Montpellier en mars 2007, Gérard Schivardi déclare : "Notre candidature est donc une candidature collective et elle est indépendante. Elle a pour mandat la défense des 36 000 communes et des services publics. Elle agit pour la rupture avec l'union Européenne, pour la reconquête de la démocratie politique et sociale " (source : Extrait du discours de Gérard Schivardi à Montpellier, le 24 mars 2007).
Entre Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire), José Bové (soutenu par des mouvements d'extrême gauche et conseillé par des trotskistes), Marie-George Buffet (Parti Communiste), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) et Gérard Schivardi (Parti des travailleurs), la France est un des rares pays de l'Union Européenne à présenter autant de candidats à l'élection présidentielle attachés à cette mouvance.
Au premier tour des élections présidentielles, Gérard Schivardi a recueilli 123 540 voix, soit 0,34% des suffrages exprimés.
- Olivier Besancenot : 1 498 581 voix, soit 4,08% des suffrages exprimés.
- José Bové : 483 008 voix, soit 1,32% des suffrages exprimés.
- Marie-George Buffet : 707 268 voix, soit 1,93% des suffrages exprimés.
- Arlette Laguiller : 487 857 voix, soit 1,33% des suffrages exprimés.
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19 décembre 2008
DOMINIQUE STRAUSS-KAHN
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe.
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(catégorie : Regard sur l'Europe)
4. DOMINIQUE STRAUSS-KHAN
Passionné de nouvelles technologies, Dominique Strauss-Kahn (né en 1949) a innové pour mener la campagne référendaire 2005, avec la sortie d'un DVD édité à 45 000 exemplaires (dont 15 000 destinés au Parti Socialiste), dans lequel il plaidait pour le OUI au référendum. L'idée de ce DVD vendu trois euros l'unité, aurait germé dans l'esprit de son conseiller en communication, Ramzi Khiroun. Dominique Strauss-Kahn explique : "Je voulais à la fois avoir du temps pour m'expliquer et toucher le plus grand nombre. En meeting, vous avez le temps mais vous touchez au plus 1 000 personnes. A la télévision, vous parlez à des millions de gens sans toujours avoir le temps de vous faire comprendre".
Pour Jean-Marc Governatori, Président de La France en Action (www.lafranceenaction.com) : "(...) Lorsque Dominique Strauss-Khan, chantre du OUI, nous explique "le premier progrès, c'est précisément qu'il se substitue à tous les textes existants. Il y aura désormais un texte unique là ou il y avait une sédimentation incompréhensible au delà du cercle restreint de quelques spécialistes", on se dit qu'une secrétaire de bon niveau aurait pu remplacer les 105 membres de la Convention. Ca fait cher l'empilage...Le deuxième progrès, selon Dominique Strauss-Khan, c'est que le Traité opère une clarification du partage des compétences entre l'Union et les Etats membres. Ainsi, on différencie les compétences exclusives de l'Union Européenne, les compétences propres aux Nations. Là encore notre secrétaire de base aurait suffit. Le troisième progrès serait le changement de nom : les lois européennes remplacent les règlements, les lois-cadres européennes se substituent aux directives et ce très cher Traité constitutionnel mentionne enfin deux instruments juridiquement non contraignants : les recommandations et les avis. Quand on sait ce que la France fait des règles européennes, imaginez le sort des recommandations..." (source : Jean-Marc Governatori, "OUI à une Constitution européenne. NON au sabotage proposé. Votons blanc", texte écrit, 2004, p 43-44, Nice, Alpes-Maritimes).
En novembre 2004, Dominique Strauss-Kahn a publié "OUI! Lettre ouverte aux enfants d'Europe" (Editions Grasset), un livre de combat né dans sa tête un jour qu'il "enrageait" de voir l'Europe piétiner et risquer de s'enfoncer. "Il s'agit, pour les socialistes français, dans la fidélité de leur histoire, de forger à leur manière, le socialisme du XXIe siècle" a t-il souligné. Dominique Strauss-Kahn a présenté son livre à Pékin, mercredi 26 octobre 2005. L'édition chinoise lui a permis de défendre à l'Université pékinoise de Qinghua, l'Europe politique à laquelle ils aspire. Il leur a dit que si le référendum du 29 mai 2005 devait échouer, l'Europe politique se ferait de toute manière dans quelques années.
Dominique Strauss-Kahn est membre du Cercle des conseillers étrangers de la China Development Bank, une institution financière qui réunit une fois par an "d'anciens ministres ou économistes pour écouter leurs conseils avisés". Dominique Strauss-Kahn répond autant à l'invitation du Parti Communiste Chinois (PCC) qui s'évertue à tisser des liens avec différents acteurs de partis politiques français (notamment de l'UMP) et étrangers, qu'à celle de l'Académie diplomatique chinoise. Il comptait déjà à son actif en 2005, une dizaine de déplacements en Chine (source : Pierre Haski, Libération, 27 octobre 2005).
Dominique Strauss-Kahn a cofondé un cercle de réflexion avec Michel Rocard appelé "A Gauche en Europe" : "Une association française regroupant un ensemble de personnalités qui estiment qu'un effort de refondation intellectuelle est nécessaire pour la gauche réformiste. Cet effort n'a de sens que s'il est mené avec un souci de cohérence européenne. L'animation intellectuelle de l'association, présidée par Marisol Touraine depuis 2006, est confiée à un conseil d'orientation scientifique. Ce conseil est composé de personnalités européennes choisies pour leur compétence, la qualité de leur engagement et leur capacité à représenter avec légitimité les principales tendances du réformisme de gauche en Europe. Considérant que le débat politique ne saurait se limiter à des cercles étroits et qu'il est essentiel que les citoyens se le réapproprient, "A Gauche, en Europe" est un club ouvert, ou chacun est invité à participer et à adhérer" (source : www.gauche-en-europe.org).
Pour Dominique Strauss-Khan, François Mitterrand "aurait voté OUI sur le projet de Constitution européenne. S'il était là, il n'y aurait pas de débat et le OUI l'emporterait très largement" a t-il affirmé sur Europe 1, mercredi 11 mai 2005. Il est également persuadé que les nouvelles technologies ont joué un rôle prépondérants dans la campagne référendaire 2005.
Dominique Strauss-Khan pensait pouvoir incarner la rénovation du Parti Socialiste avant d'être nommé à la direction du FMI. Il se disait disponible pour cela et avait écrit sur son blog, le 6 mai 2007, au soir du second tour de l'élection présidentielle 2007 : "La gauche a perdu cette élection présidentielle dès le premier tour. Jamais la gauche n'avait connu un score aussi faible. Pourquoi? Parce que depuis cinq ans, nous ne nous sommes pas assez renouvelés. Nous nous sommes laissés bercer par les illusions des victoires aux élections régionales et européennes, alors que les français ne faisaient que rejeter massivement la politique de Jacques Chirac. Nos concitoyens ne veulent plus des solutions du passé. Ils voient bien que la gauche doit apporter autre chose que ce qu'elle a toujours dit. J'ai tenté une révolution social-démocrate pendant la primaire socialiste. Elle n'a pas abouti. Ce renouveau est aujourd'hui nécessaire" (source : Blog de Dominique Strauss-Kahn, mai 2007).
The Wall Street Journal Europe a demandé à Dominique Strauss-Kahn, lorsqu'il était Ministre socialiste de l'Industrie et du Commerce extérieur en mars 1993, quelques jours avant l'installation à Matignon d'Edouard Balladur : "Qu'est-ce qui va changer si la droite l'emporte?". Réponse de Dominique Strauss-Khan : "Rien. Leur politique économique ne sera pas très différente de la nôtre". (source : The Wall Street Journal Europe, 18 mars 1993).
Dominique Strauss-Khan a été nommé le 28 septembre 2007 à la tête du Fond Monétaire International (FMI) grâce à l'aide de Nicolas Sarkozy et de Jean-Claude Juncker. Sa discrétion lors de la campagne présidentielle 2007, n'est bien entendu pas étrangère à cette promotion. Mais sa tâche s'annonce difficile.
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17 décembre 2008
MONIQUE CANTO-SPERBER
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France
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2. MONIQUE CANTO-SPERBER
Dans Le Nouvel Observateur du 26 mai au 01 juin 2005 (n° 2116, p 54), un "Appel des auteurs et des éditeurs" a été lancé à l'initiative de la philosophe Monique Canto-Sperber (née en Algérie en 1954) : "Nous auteurs et éditeurs (écrivains, universitaires, chercheurs, intellectuels et scientifiques), avons besoin dans notre travail quotidien de faire avancer la construction européenne car l'Europe est notre espace naturel de rencontre et d'échange. Notre responsabilité est engagé : nous souhaitons continuer et approfondir la tradition multiséculaire de la culture et des sciences européennes. Comment oublier que, dès le Moyen Age, l'Europe s'est dotée d'une culture commune, qu'à la Renaissance, l'imprimerie fut inventée avec Gutenberg ? Comment douter qu'aujourd'hui l'Europe permette de sauvegarder une politique culturelle qui promeut le livre et la culture ? En appelant à voter OUI au Traité constitutionnel européen, nous tenons à exprimer les raisons particulières de notre engagement et nous invitons tous ceux qui partagent la même confiance de faire de même".
Parmi les premiers signataires : Etienne-Emile Beaulieu, Murielle Beyer, Monique Canto-Sperber, Antoine Compagnon, Anne Fagot-Largeault, Luc Ferry, René Frydman, René Girard, Jean-Noël Jeanneney, Blandine Kriegel, Bernard Manin, Olivier Mongin, Olivier Orban, Michel Prigent, Plivier Nora, Olivier Betourne, etc...
Monique Canto-Sperber a également signé avec le philosophe Paul Ricoeur, un texte favorable au OUI dans Le Monde du 19 décembre 2004, afin de mobiliser les "intellectuels, qui ont une responsabilité particulière à l'égard de la culture européenne".
Directrice de l'Ecole Normale Supérieure (ENS, www.ens.fr) depuis novembre 2005, Monique Canto-Sperber est également directrice de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches politiques Raymond Aron de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (http://crpra.ehess.fr) et professeur d'éthique à l'Ecole polytechnique (www.polytecnique.fr). Elle fut Vice-présidente du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (www.ccne-ethique.fr) de 2005 à 2008.
Monique Canto-Sperber, consultant pour la chaîne parlementaire Public Sénat, co-anime Bibliothèque Médicis (www.publicsenat.fr/emissions/bibliotheque_medicis/), une émission littéraire et culturelle présentée depuis l'annexe de la bibliothèque du Palais du Luxembourg par Jean-Pierre Elkabbach (Président de la société de programme Public Sénat, www.publicsenat.fr).
Mariée un temps à l'anthropologue Dan Sperber, Monique Canto-Sperber est considérée comme un spécialiste de Platon, même si ses ouvrages portent surtout sur la philosophie morale et politique. Elle est notamment l'auteur du livre "Le socialisme libéral : une anthologie Europe-Etats-Unis" (en collaboration avec Nadia Urbinati, éditions Esprit, 2003).
Monique Canto-Sperber est particulièrement contestée au sein de l'Ecole Normale Supérieure : "(...) Beaucoup évoquent les multiples activités de Monique Canto-Sperber pour expliquer l'improvisation dont elle fait souvent preuve. Enseignante à Polytechnique, elle produit une émission hebdomadaire sur l'éthique à "France Culture" et participe à une autre sur la chaîne de télévision "Public Sénat". Si on lui sait gré d'avoir obtenu une dotation en nette augmentation pour l'école, on lui reproche son goût du copinage. Elle a nommé l'historien Alexandre Adler, un ami, à la tête de la Fondation de l'Ecole Normale Supérieure, et nourrirait le projet de créer une chaire de géopolitique qu'il pourrait occuper" (source : Véronique Soule, Libération, 18 novembre 2006).
Le Maire de Mulhouse, Jean-Marie Bokel (né en 1950), Vice-président du Comité de la gauche pour le OUI au Traité constitutionnel en 2005, se situait à l'aile droite du Parti Socialiste (PS) et se référait volontiers à Monique Canto-Sperber pour sa capacité à réconcilier socialisme et libéralisme. Dans Le Figaro du 26 juillet 2005, Jean-Marie Bokel avait avoué son faible pour Tony Blair et Nicolas Sarkozy, précisant : "(...) Chacun, dans sa famille politique, doit préparer les esprits à la réforme".
En juin 2007, François Fillon a nommé Jean-Marie Bokel, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie. En mars 2008, Jean-Marie Bokel est devenu dans le gouvernement II de François Fillon, Secrétaire d'Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants auprès du Ministre de la Défense Hervé Morin.
Jean-Marie Bockel est membre du Collège du Haut Conseil à l'Intégration depuis 1995 (www.hci.gouv.fr). Il fut notamment Président de la Fédération des Industries Ferroviaires (www.fif.asso.fr) de 2005 à 2008 et membre du Comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (www.Idh-france.org) de 1977 à 1980 et Sénateur de 2004 à 2007 (www.senat.fr/senfic/bockel_jean_marie04040a.html).
Jean-Marie Bockel a été aussi à deux reprises membre du gouvernement de Laurent Fabius : Secrétaire d'Etat du Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme de 1984 à 1986 et Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, de février à mars 1986. Le 26 septembre 2007, il crée le Parti Gauche Moderne, un mouvement libéral de centre-gauche (www.lagauchemoderne.org).
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15 décembre 2008
LE CLUB VAUBAN
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France
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3. LE CLUB VAUBAN
Le Club Vauban est fondé au début des années 1980 par Antoine Veil (né en 1926), l'époux de Simone Veil. Il porte le nom de la place ou se trouve leur domicile parisien et rassemble des personnalités modérées de droite et de gauche : Bernard Kouchner, Alain Carignon (ancien Maire RPR de Grenoble, condamné à vingt-neuf mois de prison et écroué pour "corruption et abus de bien sociaux"), Anne-Marie Idrac (ancienne Présidente de la SNCF et de la RATP), Lionel Stoléru, etc..
Le Réseau Voltaire considère que le Club Vauban est à l'économie ce que la Fondation Saint-Simon fut à l'opinion publique, qu'elle a fait et défait.
Dans son édition du 22 février 1990, Jean Chatain dans le journal L'Humanité, écrit au sujet d'Antoine Veil : "Président du Club Vauban, qui vient de s'illustrer comme passerelle entre la droite et le parti socialiste, Antoine Veil n'est pas seulement la mari de madame. Lui-même possède un palmarès à laisser rêveur. Le début de carrière d'Antoine Veil remonte à la fin des années quarante : Attaché au cabinet du démocrate-chrétien Pierre-Henri Teitgen (Vice-président du Conseil puis Ministre des Forces Armées de 1947 à 1948; Attaché au cabinet d'Alain Poher (Secrétaire d'Etat de 1948 à 1949). Interruption pour le classique passage à l'ENA (1953-1954). Inspecteur adjoint des Finances (1955). Inspecteur (1957). Directeur de cabinet de Joseph Fontanet (Secrétaire d'Etat à l'Industrie et au Commerce, puis au Commerce Extérieur de 1959 à 1961). Directeur de cabinet du même (Santé Publique, de 1961 à 1962).
Commence alors la valse des titres et responsabilités d'Antoine Veil liés cette fois directement au monde des affaires : Délégué général du Comité Central des Armateurs de France (1964-1968). Chargé des questions non maritimes au groupe des Chargeurs Réunis (1969), puis directeur général adjoint de la Compagnie des Chargeurs Réunis (1969-1970). Directeur général d'UTA (1971-1980). P-DG de la Compagnie Aéromaritime d'Affrètement (1971-1980). Administrateur d'Air Inter (1971-1980). P-DG de Manuhrin (1982-1985). Président de Matra Transports (1984-1987). Administrateur délégué de la Compagnie Internationale des Wagons-lits et du Tourisme (1985-1989). Vice-président du Conseil National du Tourisme (depuis 1986). Président de la Sofica-Valor (1986), etc...(source : Jean Chatain, L'Humanité, 22 février 1990).
Antoine Veil est actuellement Président directeur général de AV Consultants; Président de Leumi France; Administrateur d'AXA Europe Actions (Sicav); de CS Communications & Systèmes, et de SAGA & Cie.
Un dîner-débat organisé par le Club Vauban au Sénat, pour relancer l'Europe, mardi 19 décembre 2006, a réuni à l'invitation de son Président Antoine Veil, le Premier Ministre du Luxembourg (Jean-Claude Juncker), le Président de la Banque Centrale Européenne (Jean-Claude Trichet), le Président du Sénat (Christian Poncelet), des Ministres, des Sénateurs et des membres du Club Vauban.
En 1990, Jean Chatain notait dans le journal L'Humanité au sujet du Club Vauban : "(...) Les contacts, rencontres, discussions et "compromis" se multiplient entre socialistes et gens de droite à travers une constellation de clubs déjà existants ou en cours de mise en place. La semaine dernière, par exemple, c'était le "Club Vauban" qui tenait salon au Sénat, sous la houlette d'Antoine Veil pour papoter "inégalités sociales". Parmi les grosses têtes invitées à cette occasion : Simone Veil, épouse du Président; le RPR Jacques Godfrain; les UDC Adrien Zeller et Bruno Durieux; les socialistes Dominique Strauss-Khann et Martine Aubry; sans parler d'Alain Poher ou de Léo Hamon, ancien Ministre du Général de Gaulle... Au terme de ce colloque, tout ce petit monde s'est retrouvé parfaitement d'accord...Antoine Veil en était ravi, lui qui quelques jours auparavant définissait son club comme "un lieu de rencontre entre des personnalités politiques appartenant les unes à la majorité, les autres à l'opposition" afin de travailler à l'extinction du "manichéisme regrettable de notre vie politique" et à l'émergence d'une "vision commune (à) des personnalités étiquetées les unes à droite, les autres à gauche" (source : Jean Chatain, L'Humanité, 22 février 1990).
Jean-Marie Cavada (né en 1940), ancien journaliste, député européen (groupe ADLE) et co-responsable de la campagne présidentielle 2007 de François Bayrou, a expliqué à Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV, le 19 mars 2007, au sujet de la polémique qui a opposé Antoine Veil à François Bayrou pendant la campagne présidentielle 2007 : "(...) Tout ce que nous disons (à l'UDF) du point de vue institutionnel, c'est exactement ce que Simone et Antoine Veil ont étudié, travaillé et publié dans le Club Vauban pendant des années, et donc il y a une contradiction. On voit bien que ce n'est pas le fond politique qui est en cause, mais c'est plutôt les relations personnelles, c'est deux personnes qui ne s'apprécient pas, surtout l'une, comme dirait l'autre..." (source : entretien de Jean-Jacques Bourdin avec Jean-Marie Cavada sur BMF-TV, le 19 mars 2007).
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12 décembre 2008
LA FONDATION CONCORDE
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4. LA FONDATION CONCORDE
Parrainé par Jérôme Monod (le très influent conseiller politique de Jacques Chirac), la Fondation Concorde est un cercle de réflexion créé en 1997 par l'économiste Michel Rousseau (Professeur à l'Université Paris-Dauphine).
Les perspectives de la Fondation Concorde sont :
- de réhabiliter la responsabilité, valoriser l'initiative et consolider l'esprit d'entreprise.
- de démultiplier les initiatives et les emplois pour augmenter le pouvoir d'achat.
- de veiller à la modernité et à la qualité des services publics.
- d'assurer les solidarités du peuple français pour mieux défendre nos intérêts en Europe et dans le monde.
Plus de 2 500 membres et plusieurs dizaines d'experts se réunissent dans différentes commissions de travail : Banque-finances; Culture et patrimoine; Défense; Développement durable; Développement solidaire; Energie et matières premières; Enseignement supérieur; L'intéressement des salariés; Le nécessaire partage de la richesse; Nouveaux services télécoms et nouveaux médias; Réduction de la dette; Réforme de l'Etat; Santé; Tourisme; Transport.
Une vingtaine de petits-déjeuners débats sont organisés chaque année par la Fondation Concorde "autour d'un invité issu du milieu politique, universitaire ou des affaires".
Chaque année, cinq à huit fascicules contenant les propositions de la Fondation Concorde sont publiés : "Fruits de la réflexion de groupes de travail, ils sont diffusés à plusieurs milliers d'exemplaires aux responsables politiques, élus et membres de la Fondation Concorde". Exemple de fascicules disponibles sur le site Internet de la Fondation Concorde : "Crise financière : sauvons le capitalisme productif des excès du capitalisme financier" (novembre 2008); "Démocratie, gouvernance et réduction de la défense publique dans les territoires - libérons l'esprit critique et l'initiative des décideurs locaux" (septembre 2008); "La mondialisation, notre nouveau monde" (novembre 2006); "Renforçons nos tissus économiques pour faire face à la mondialisation" (mai 2005; "La mondialisation, un monde nouveau, une chance pour l'avenir" (janvier 2001) (source : www.fondationconcorde.com/publications.php).
Les membres actifs de la Fondation Concorde furent régulièrement invités à dîner à l'Elysée quand Jacques Chirac était Président de la République. La Fondation Concorde est : "Politiquement proche de la majorité gouvernementale. De 1999 à 2002, elle a participé étroitement aux côtés de Dominique Perben, Renaud Dutreil, Hervé Gaymard, François Goulard, Jean-Paul Delevoy et d'autres personnalités aujourd'hui ministres, à la préparation des projets pour 2002. Depuis, elle continue à publier, à proposer et à apporter son soutien aux décideurs politiques. C'est aussi un réseau naissant de 800 relais d'opinion, de décideurs et d'élus de la majorité présidentielle présents dans 95 départements" (source : www.fondationconcorde.com).
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