21 janvier 2009
JEAN FRANCOIS COPE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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(catégorie : Regard sur l'Europe)
JEAN-FRANCOIS COPE
Jean-François Copé (né en 1964), Administrateur civil de profession est le Maire de la Ville de Meaux (www.ville-meaux.fr) depuis 1995.
Nommé au Gouvernement en 2002, Jean-François Copé a laissé un temps son fauteuil de Maire à son premier adjoint, Ange Anziani, ancien entraîneur du club de football de Meaux, fier d'avoir compté dans ses rangs l'ancien champion du monde Frank Leboeuf. Conseiller régional d'Ile-de-France depuis 1998, Jean-François Copé devient député de Seine-et-Marne à la suite de la nomination de Guy Drut (son parrain en politique), Député--Maire de la Ville de Coulommiers (1992-2008), au gouvernement d'Alain Juppé (du 19 juin 1995 au 21 avril 1997).
Jean-François Copé a conduit la liste UMP au premier tour des élections régionales d'Ile-de-France des 21 et 28 mars 2004, puis la liste UMP-UDF. Mais suite à la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (PS), il renonce à prendre la tête du groupe UMP du Conseil Régional Ile-de-France. Il quitte sa fonction de Conseiller régional en 2007 pour respecter les règles sur le cumul des mandats.
Pour renverser les premières tendances favorables au NON lors de la campagne référendaire 2005, Jean-François Copé est désigné pour organiser la contre-attaque. Dès le 5 avril 2005, il adresse à tous les Ministres, aux Parlementaires UMP et UDF, ainsi qu'à plus de 4 000 élus, un argumentaire détaillé destiné à répondre point par point aux critiques des partisans du NON. Un document composé de six pages pour expliquer les raisons du OUI, et de vingt-huit pages pour s'opposer aux arguments du NON. Il devait permettre de faire face à tous les arguments du NON : Turquie, directive Bolkestein, délocalisations, Politique Agricole Commune (PAC), mais aussi mariage homosexuel, avortement, clonage thérapeutique, etc. Un argumentaire qui démontre une fois de plus aux plus crédibles d'entre nous que les promesses n'engagent en politique que ceux qui y croient.
- S'agissant de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, le document souligne que la "Constitution européenne et la Turquie sont deux sujets totalement différents" qui "donneront lieu à deux référendums distincts" si les français votent NON au référendum. En réponse à Philippe de Villiers qui affirme que le Premier Ministre Turc a signé le traité européen "avec le même stylo et la même encre" que Jacques Chirac, Jean François Copé explique que Recep Erdogan "n'a pas signé la Constitution européenne", mais, "qu'en qualité de représentant d'un pays candidat", il a seulement signé l'acte final de la conférence intergouvernementale qui a négocié la Constitution. Ce qui ne revêt à ses yeux "aucun engagement, ni politique, ni juridique de l'Union à l'égard de la Turquie".
- Sur la directive Bolkestein, Jean-François Copé s'est félicité que Jacques Chirac ait obtenu qu'elle soit "complètement réécrite. (...) Et elle le sera. Nous ne cesserons pas de nous battre après le référendum".
- Au sujet des délocalisations à l'intérieur de l'Europe, les Ministres étaient invités à souligner que l'Europe est "un rempart, car les entreprises qui délocalisent le fond dans leur très grande majorité dans des pays d'Asie et du Maghreb". Donc "ce n'est pas en votant NON et en paralysant l'Europe que l'on va générer de la croissance".
- Les arguments sociétaux avancés par les partisans du NON furent aussi dénoncés : "En aucun cas, la Constitution européenne n'ouvre la voie au mariage homosexuel, ne remet en cause le droit à l'IVG, ni n'autorise le clonage thérapeutique". Le mariage relève "des lois nationales, qui en régissent l'exercice", le Conseil d'Etat reconnaît la compatibilité de la loi française sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) avec la Convention européenne des droits de l'Homme, et le clonage thérapeutique relève de "choix de société qui incombent aux législateurs nationaux".
- Quand les partisans du NON disaient que "depuis que l'Euro est là, le pouvoir d'achat a diminué", le gouvernement Raffarin affirmait que c'était faux, avançant l'idée que "l'augmentation des salaires a été considérablement freinée par les 35 heures, véritable poison du pouvoir d'achat des français".
- A l'adresse des agriculteurs, Jean-François Copé a rappelé que 8 milliards d'euros seront reçus jusqu'en 2013 pour les aides directes à l'agriculture par la France, qui reçoit aussi 900 millions d'euros par an pour le développement rural. Il a demandé de répondre à ceux qui expliquent que le NON était un "vote de projet" : "On vous entend critiquer, mais pas proposer. Concrètement, si le NON, l'emporte, vous allez à Bruxelles avec Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon pour négocier un meilleur texte ?"
- Enfin, pour rassurer ceux qui regrettent l'absence de référence aux origines chrétiennes de l'Europe, Jean-François Copé répond : "La formule est suffisamment précise pour que le rôle joué par certaines religions soit reconnu, et suffisamment ouverte pour que chacun se sente respecté. D'autre part, et dans le corps du texte (art I-52 en particulier) la Constitution reconnaît l'identité et la construction spécifique de l'Eglise".
Jean-François Copé a confié à la Tribune Juive du mois de février 2002 : "Je suis juif non pratiquant. Mais je veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque".
Au printemps 2006, Jean-François Copé (www.generationfrance.fr) a sorti un livre au titre percutant : "Promis, j'arrête la langue de bois" (Hachette Littératures). Il prétend tout au long des 263 pages de son livre abandonner la langue de bois et dévoiler ce qu'il a vécu au jour le jour depuis qu'il est entré au gouvernement : "Comment il a attendu fiévreusement que le téléphone sonne les jours précédents sa nomination. Comment il prépare ses interventions télévisées. Comment il a vécu de l'intérieur les grandes crises - retraites, canicule, banlieues - qui ont secoué la majorité. Comment il a affronté la polémique sur son appartement de fonction. Comment, Ministre du Budget, il négocie avec ses collègues des coupes parfois douloureuses. Bref, les mille et une chose de la vie qui constitue l'envers du décor ministériel".
A SUIVRE ...
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