06 juin 2009
PARTENARIAT EURO-MEDITERRANEEN - DIT PROCESSUS DE BARCELONE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue en Méditerranée
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PARTENARIAT EURO-MEDITERRANEEN DIT PROCESSUS DE BARCELONE
Bref historique du Processus de Barcelone
Le Partenariat Euro-Méditerranéen, dit Processus de Barcelone fait "suite aux orientations déjà définies par les Conseils Européens de Lisbonne (juin 1992), Corfou (juin 1994) et Essen (décembre 1994) et aux propositions de la Commission Européenne. L'Union Européenne a décidé d'établir un nouveau cadre de ses relations avec les pays du bassin méditerranéen dans la perspective d'un projet de partenariat. Ce projet s'est concrétisé lors de la Conférence de Barcelone qui a réuni, les 27 et 28 novembre 1995, les quinze Ministres des Affaires Etrangères des Etats membres de l'Union Européenne et les douze Pays Tiers Méditerranéens (PTM) suivant : Algérie, Chypre, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie et Autorité Palestinienne. La ligue des Etats Arabes et l'Union du Maghreb Arabe (UMA) ont été invités ainsi que la Mauritanie (en qualité de membre de l'UMA)".
Le Partenariat Euro-Méditerranéen est la seule enceinte qui réunit depuis 1995 l'ensemble des pays riverains de la Méditerranée, Israël compris. Le processus a été créé comme un projet commun, un véritable partenariat entre l'Union Européenne et les pays du sud de la Méditerranée.
Ses perspectives initiales :
La perspective de créer une zone de libre-échange en 2010 a entraîné la signature de neuf accords d'association (un projet d'accord a été paraphé en octobre 2004 avec la Syrie). Ces accords sont tous entrés en vigueur à l'exception de celui avec le Liban (dont les relations sont actuellement régies par un accord intérimaire).
"La création d'un espace économique euro-méditerranéen de prospérité partagée est un objectif ambitieux: l'écart entre le revenu moyen par habitant en Europe est en effet près de dix fois supérieur à celui des partenaires méditerranéens. Le taux de chômage qui atteint couramment entre 20 % et 25 % chez les partenaires méditerranéens, fait de la croissance un objectif vital. La création d'une zone de libre-échange est plus qu'un objectif ambitieux, c'est une nécessité pour les partenaires méditerranéens. L'une des raisons de cette affirmation est que, individuellement, les marchés des partenaires sont trop petits pour attirer des volumes significatifs d'investissement étranger. A titre d'exemple, le PIB consolidé des trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie) reste inférieur à celui du Portugal, alors que le PIB des pays du Machrek (Egypte, Jordanie, Cisjordanie et Bande de Gaza, Liban et Syrie) ne dépasse pas celui de la Finlande ou de la Grèce".
(source : Rapport annuel du programme MEDA, 1999, p 17)
Les accords d'association ont permis de développer les échanges entre l'Union Européenne et les pays méditerranéens, contribuant de manière significative au développement de ces derniers : les exportations des pays méditerranéens vers l'Union Européenne ont progressé à un rythme moyen de 7,2 % par an depuis 1990, contre 4,2 % dans le reste du monde. Les accords d'association ont également permis d'homogénéiser les législations dans les domaines des règles de concurrence, des mouvements de capitaux et de renforcer la coopération économique dans des secteurs essentiels comme l'énergie, tout comme ils ont permis, à l'échelle macro-économique, d'améliorer les chiffres du déficit public, de la dette extérieure et des taux d'inflation des pays méditerranéens.
Bilan
Mais dix ans après son lancement, le bilan du Processus de Barcelone est mitigé. Certes, la déclaration de Barcelone n'a pas encore été intégralement mise en application, même s'il demeure méconnu, comme l'a admis dans un de ses rapports en décembre 2000 la Commission de Bruxelles : "Le manque de détermination des partenaires méditerranéens à mettre en oeuvre les réformes structurelles fondamentales est également responsable du retard de la mise en oeuvre du programme. Dans un contexte budgétaire globalement difficile, les fonds MEDA seront de plus en plus orientés vers des partenaires ayant une capacité d'absorption confirmée et ayant obtenu des résultats satisfaisant quant à l'application de l'accord d'association avec l'union Européenne. L'engagement des partenaires à mettre en oeuvre leur stratégie nationale de réforme sera décisif dans l'évaluation de leur capacité d'absorption. Le dialogue économique entre l'Union et ses partenaires méditerranéens sera un élément essentiel dans le cadre de cet exercice".
(source : Rapport de la Commission Européenne, Rapport annuel du programme MEDA 1999, Bruxelles le 20 décembre 2000, p 68)
A SUIVRE ...
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18:11 Publié dans VI REGARD SUR LE DIALOGUE EN MEDITERRANEE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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