26 janvier 2009

MARIE-GEORGE BUFFET

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

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(catégorie : Regard sur la France)

MARIE-GEORGE BUFFET

Dans un entretien accordé au journal Le Monde daté du 12 mars 2005, Marie-George Buffet (né en 1949), Secrétaire national du Parti Communiste français (140 000 adhérents dont 92 000 cotisants en février 2006, selon Le Monde du 5 février 2006) a déclaré : "Face à un traité constitutionnel qui inscrit dans le marbre des politiques libérales, une partie de la gauche dit stop. Il faut que le Parti Socialiste (PS) l'admette". Le 30 septembre 2004, Marie-George Buffet avait déjà dit : "C'est un traité de libéralisme, un poste avancé de la mondialisation capitaliste. Le NON sauve l'Europe en mettant un coup d'arrêt à cette Europe qui s'est construite contre les peuples".

Licenciée en Histoire-Géographie et employée à la Mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), Marie-George Buffet (http://mariegeorgebuffet.elunet.fr) adhère au Parti Communiste Français (PCF) en 1969. Adjointe au Maire de Château-Malabry (1977-1983), elle gravit tous les échelons : Conseillère régionale d'Ile-de-France (1977-1983, 1988-2002, et du 29 mars 2004 au 22 avril 2004), Ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), Député de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (Stains, Dugny, Blanc-Mesnil) depuis le 1er juin 1997, Conseillère municipale du Blanc-Mesnil (46 936 habitants) depuis 2001.

Militante féministe, Marie-George Buffet a participé aux diverses actions de la Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception (CADAC) et aux assises des droits des femmes. "Repérée par Georges Marchais, installée au Comité central du Parti Communiste français dès 1987, Marie-George Buffet dut son ascension dans le parti à deux "qualités" communistes : le manque de brillant et la discipline". (source : Christophe Barbier, L'Express du 29 juillet 1999)

"(...) Cette mère de famille au parcours d'apparatchik n'incarne rien de moins que le triomphe du "politiquement discret". Sa panoplie vestimentaire d'une immuable sobriété et son verbe empreint d'humilité collent à l'air du temps. Quand, sur les photos du gouvernement, les ministres se bousculent pour être au premier rang, elle préfère se cacher derrière la troupe. Quand les bleus triomphent, que Jacques Chirac et Lionel Jospin dansent dans les vestiaires, Marie-George Buffet, elle, refuse de plastronner. Les français apprécient. Ils la jugent "sympathique", "spontanée", mais aussi "honnête" et "courageuse". Par les temps qui courent, c'est presque une déclaration d'amour. Dans les sondages de popularité, la Ministre de la Jeunesse et des Sports talonne les icônes de la classe politique (...). J'adorerais en dire du mal, plaisante Alain Dufaut, élu RPR du Vaucluse et responsable de la Commission culture et sport au Sénat, mais c'est vrai qu'elle est drôlement sympa ! Elle ne triche pas. Quand elle ne sait pas répondre à une question, lors de l'examen du budget, elle l'admet. Ce n'est pas le genre à se défausser sur un conseiller technique" (source : Henri Haget, L'Express du 5 juillet 1991) 

Réélue triomphalement à la tête du Parti Communiste Français (www.pcf.fr) avec 91,27 % des voix lors du 33ème Congrès qui s'est tenu au Bourget dimanche 26 mars 2006, Marie-George Buffet a appelé à faire l'unité à l'approche des élections présidentielles 2007. Malgré le nombre de ses élus locaux, plus de 10 000 en 2007, le Parti Communiste a enregistré son plus mauvais score au premier tour des élections présidentielles de 2007 avec 1,93 % des suffrages, soit 707 327 voix. En 2002, Robert Hue avait de son côté rallié 3,39 % des suffrages. Le 14 décembre 2008, Marie-George Buffet a été une nouvelle fois réélue pour un quatrième mandat à la tête du Parti Communiste Français (PCF), après le vote des quelques 800 délégués réunis à la Défense (Paris) lors du 34ème Congrès, avec 67,72 % des voix. 

Lors de l'affaire des marchés publics truqués du Conseil Régional d'Ile-de-France, la presse a révélé que le Parti Communiste Français (PCF) avait reçu la manne de 21 millions de francs entre 1990 et 1995. Bouygues lui aurait versé 3,9 millions de francs, Eiffage 9,3 millions, et la Générale des Eaux 6,3 millions. " Pourtant - les dirigeants du Parti Communiste seraient-ils plus malins que les autres ? - aucun de ses membres ne sera présent au Palais de Justice de Paris ce 21 mars 2005" (source : "Le scandale qui éclabousse la droite et la gauche", L'Express du 14 mars 2005, n° 2802)

Dans le journal Libération du lundi 21 mars 2005, Renaud Lecadre précise : "Le Parti Communiste Français (PCF) a encaissé des dons importants, mais son implication dans le donnant-donnant n'est pas avéré. (...) C'est la dernière des grandes affaires politico-financières de la sale décennie 90. La première à mettre en cause les grands partis, dans un même sac. (...) Une "affaire monstrueuse, qui révèle un pacte clandestin et frauduleux entre les plus grands partis politiques pour qu'ils se partagent les majorations indues des marchés publics". Gérard Peybernès, ancien directeur de l'association de financement du Parti Socialiste (PS), sait de quoi il parle". 

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23 janvier 2009

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

Pendant la campagne référendaire, Jean-Pierre Chevènement a effectué plus d'une vingtaine de déplacements en province pour défendre le NON avant son grand meeting au gymnase de Japy à Paris (XIe).

Le Mouvement des Citoyens (MDC) qu'il a fondé en 1992 a distribué des tracts sur lesquels il dénonçait l'Europe libérale : "Non à l'Europe libérale qui a entraîné la précarité des emplois, les délocalisations (...). Le projet de Constitution européenne livre tout aux marchés, il organise leur toute puissance et nous condamne à l'ultra-libéralisme à perpétuité".

Fin mars 2005, Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement.fr) a sorti un essai au titre explicite : "Pour l'Europe, votez NON!" (Fayard). Composé de quatre grands chapitres regroupant une cinquantaine d'articles enlevés, il a appelé à la rescousse Mendès France, Charles de Gaulle et Jean Jaurès, dont il cite les mots prophétiques toujours d'actualité : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : c'est ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe...". Jean-Pierre Chevènement n'a pas cessé de dénoncer avec ardeur le risque de vassalisation de l'Union Européenne par les Etats-Unis. Jean-Pierre Chevènement s'est prononcé dès le mois d'août 2004 contre la Constitution européenne.

"Êtes-vous pour ou contre l'Europe ? Et non pas : Êtes-vous pour ou contre le texte dit de "Constitution européenne"? Voilà le subterfuge imaginé par ceux "d'en haut" pour faire approuver, à l'esbroufe, par ceux "d'en bas", nu noyau dur de règles contraignantes, tirées d'un credo libéral dogmatique, sous un magma de procédures illisibles et paralysantes. Qui pourrait être contre une Europe organisée et pacifique ? Tout est dans la méthode utilisée. Or, les propagandistes du "OUI" se réfugient dans l'incantation et la dénonciation de ceux qui osent porter la contradiction sur le fond. "Ils agitent toutes les peurs". (...) Dans un monde qui a radicalement changé depuis le traité de Rome (1957), la construction européenne reste sur les rails d'un choix libéral qui en fait un marché ouvert à tous les vents et offert à tous les coups. Le projet de Constitution européenne n'a pris la mesure d'aucun des défis du monde d'aujourd'hui : globalisation financière, hégémonie désormais sans rivale des Etats-Unis appuyés sur le dollar et sur le pétrole, irruption de l'Asie, mise en concurrence des territoires et des mains-d'oeuvre par les multinationales, guerres des civilisations présentes et à venir. Nos concitoyens, depuis l'adoption du traité de Maastricht en 1992, n'ont eu qu'un avant-goût de ce qui les attend : désindustrialisation, enfoncement dans la stagnation de longue durée et dans un chômage de masse, inféodation extérieure, déchirements intérieurs. Le projet de Constitution européenne, s'il été adopté, nous désarmerait et nous marginaliserait pour longtemps. Il y a une autre voie : celle qui consiste à partir de la France, justement parce qu'elle est France, le pays fondateur de l'entreprise européenne par excellence, à dire NON à cette dérive mortifère et à inventer un autre chemin. Ce "NON républicain" pourra permettre de construire un acteur stratégique européen indépendant à partir des Nations qui le voudront. Il n'y aura pas d'Europe qui vaille hors de cette volonté d'indépendance. Faisons la surgir et d'abord dans notre peuple" (source : Jean-Pierre Chevènement, "Pour l'Europe, votez NON !", Fayard, 2005).

En guise de conclusion, Jean-Pierre Chevènement (né en 1939) minimise les conséquences du NON en France. Il explique que l'Europe continuera de vivre simplement sous l'égide du traité de Nice, ce qui "n'entraînera aucun chambardement institutionnel dans l'immédiat (...) et obligera l'ensemble des dirigeants européens à réfléchir le contenu de l'entreprise européenne. (...) La victoire du NON créera un formidable sursaut de la conscience en France et en Europe". Ce sera pour celle-ci "un baptême du feu".

Réaction de Jean-Pierre Chevènement dans le journal Libération quelques jours après le résultat du référendum du 29 mai 2005 : "(...) Jacques Chirac m'a dit un jour que ce texte était moins une Constitution qu'un règlement intérieur. Dans ce cas, pourquoi l'avoir baptisé "Constitution" ? Ce qui a été rejeté à travers la Constitution, c'est la prétention à "constitutionnaliser" au nom du "peuple européen" qui n'existe pas, un corps de règles paralysantes qui ont installé en Europe un chômage de masse et dont les peuples réellement existants ne veulent pas. La seule attitude réaliste est de modifier ce qui dans ce texte fait obstacle à une relance keynésienne à l'échelle européenne. Mais la droite comme le Parti Socialiste (PS) entendent que le processus de ratification de la Constitution se poursuive comme avant. Aujourd'hui, le peuple et les élites coalisées se regardent en chien de faïence et au coeur de l'incompréhension, il y a la Nation. Les élites veulent dépouiller - pour leur bien - le peuple de sa souveraineté nationale et n'entendent rien changer à leur politique. La question qui se pose aujourd'hui est de savoir comment traduire le formidable signe de santé que vient de donner notre peuple dans un système politique dont la fonction est d'étouffer sa volonté. Ce qui n'a pas été possible en 2002 le sera t-il en 2007 ?" (source : Jean-Pierre Chevènement, Libération, "Un NON, porteur d'avenir", 9 juin 2005). 

Jean-Pierre Chevènement Préside la Fondation Res Publica : www.fondation-res-publica.org

Plaquette de présentation de la Fondation Res Publica : www.fondation-res-publica.org/download/Presentation_Fonda...

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21 janvier 2009

JEAN FRANCOIS COPE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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JEAN-FRANCOIS COPE

Jean-François Copé (né en 1964), Administrateur civil de profession est le Maire de la Ville de Meaux (www.ville-meaux.fr) depuis 1995.

Nommé au Gouvernement en 2002, Jean-François Copé a laissé un temps son fauteuil de Maire à son premier adjoint, Ange Anziani, ancien entraîneur du club de football de Meaux, fier d'avoir compté dans ses rangs l'ancien champion du monde Frank Leboeuf. Conseiller régional d'Ile-de-France depuis 1998, Jean-François Copé devient député de Seine-et-Marne à la suite de la nomination de Guy Drut (son parrain en politique), Député--Maire de la Ville de Coulommiers (1992-2008),  au gouvernement d'Alain Juppé (du 19 juin 1995 au 21 avril 1997).

Jean-François Copé a conduit la liste UMP au premier tour des élections régionales d'Ile-de-France des 21 et 28 mars 2004, puis la liste UMP-UDF. Mais suite à la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (PS), il renonce à prendre la tête du groupe UMP du Conseil Régional Ile-de-France. Il quitte sa fonction de Conseiller régional en 2007 pour respecter les règles sur le cumul des mandats.

Pour renverser les premières tendances  favorables au NON lors de la campagne référendaire 2005, Jean-François Copé est désigné pour organiser la contre-attaque. Dès le 5 avril 2005, il adresse à tous les Ministres, aux Parlementaires UMP et UDF, ainsi qu'à plus de 4 000 élus, un argumentaire détaillé destiné à répondre point par point aux critiques des partisans du NON. Un document composé de six pages pour expliquer les raisons du OUI, et de vingt-huit pages pour s'opposer aux arguments du NON. Il devait permettre de faire face à tous les arguments du NON : Turquie, directive Bolkestein, délocalisations, Politique Agricole Commune (PAC), mais aussi mariage homosexuel, avortement, clonage thérapeutique, etc. Un argumentaire qui démontre une fois de plus aux plus crédibles d'entre nous que les promesses n'engagent en politique que ceux qui y croient.

- S'agissant de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, le document souligne que la "Constitution européenne et la Turquie sont deux sujets totalement différents" qui "donneront lieu à deux référendums distincts" si les français votent NON au référendum. En réponse à Philippe de Villiers qui affirme que le Premier Ministre Turc a signé le traité européen "avec le même stylo et la même encre" que Jacques Chirac, Jean François Copé explique que Recep Erdogan "n'a pas signé la Constitution européenne", mais, "qu'en qualité de représentant d'un pays candidat", il a seulement signé l'acte final de la conférence intergouvernementale qui a négocié la Constitution. Ce qui ne revêt à ses yeux "aucun engagement, ni politique, ni juridique de l'Union à l'égard de la Turquie".

- Sur la directive Bolkestein, Jean-François Copé s'est félicité que Jacques Chirac ait obtenu qu'elle soit "complètement réécrite. (...) Et elle le sera. Nous ne cesserons pas de nous battre après le référendum".

- Au sujet des délocalisations à l'intérieur de l'Europe, les Ministres étaient invités à souligner que l'Europe est "un rempart, car les entreprises qui délocalisent le fond dans leur très grande majorité dans des pays d'Asie et du Maghreb". Donc "ce n'est pas en votant NON et en paralysant l'Europe que l'on va générer de la croissance".

- Les arguments sociétaux avancés par les partisans du NON furent aussi dénoncés : "En aucun cas, la Constitution européenne n'ouvre la voie au mariage homosexuel, ne remet en cause le droit à l'IVG, ni n'autorise le clonage thérapeutique". Le mariage relève "des lois nationales, qui en régissent l'exercice", le Conseil d'Etat reconnaît la compatibilité de la loi française sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) avec la Convention européenne des droits de l'Homme, et le clonage thérapeutique relève de "choix de société qui incombent aux législateurs nationaux".

- Quand les partisans du NON disaient que "depuis que l'Euro est là, le pouvoir d'achat a diminué", le gouvernement Raffarin affirmait que c'était faux, avançant l'idée que "l'augmentation des salaires a été considérablement freinée par les 35 heures, véritable poison du pouvoir d'achat des français".

- A l'adresse des agriculteurs, Jean-François Copé a rappelé que 8 milliards d'euros seront reçus jusqu'en 2013 pour les aides directes à l'agriculture par la France, qui reçoit aussi 900 millions d'euros par an pour le développement rural. Il a demandé de répondre à ceux qui expliquent que le NON était un "vote de projet" : "On vous entend critiquer, mais pas proposer. Concrètement, si le NON, l'emporte, vous allez à Bruxelles avec Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon pour négocier un meilleur texte ?

- Enfin, pour rassurer ceux qui regrettent l'absence de référence aux origines chrétiennes de l'Europe, Jean-François Copé répond : "La formule est suffisamment précise pour que le rôle joué par certaines religions soit reconnu, et suffisamment ouverte pour que chacun se sente respecté. D'autre part, et dans le corps du texte (art I-52 en particulier) la Constitution reconnaît l'identité et la construction spécifique de l'Eglise".

Jean-François Copé a confié à la Tribune Juive du mois de février 2002 : "Je suis juif non pratiquant. Mais je veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque".

Au printemps 2006, Jean-François Copé (www.generationfrance.fr) a sorti un livre au titre percutant : "Promis, j'arrête la langue de bois" (Hachette Littératures). Il prétend tout au long des 263 pages de son livre abandonner la langue de bois et dévoiler ce qu'il a vécu au jour le jour depuis qu'il est entré au gouvernement : "Comment il a attendu fiévreusement que le téléphone sonne les jours précédents sa nomination. Comment il prépare ses interventions télévisées. Comment il a vécu de l'intérieur les grandes crises - retraites, canicule, banlieues - qui ont secoué la majorité. Comment il a affronté la polémique sur son appartement de fonction. Comment, Ministre du Budget, il négocie avec ses collègues des coupes parfois douloureuses. Bref, les mille et une chose de la vie qui constitue l'envers du décor ministériel".

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