23 février 2009

L'EUROPE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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(catégorie : Regard sur l'Europe)

L'EUROPE

Le 14 mai 2007, la veille de la réunion des représentants des gouvernements, de la Commission et du Parlement Européen, le Chancelier allemand, Angela Merkel, déclare à la conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires et européennes des Parlements nationaux de l'Union Européenne (COSAC) qui tenait ses assises à Berlin : " Je dis à tous ceux qui ont peur du traité constitutionnel : le texte du traité de Nice n'est pas un fondement avec lequel l'Union Européenne des vingt-sept sera capable d'agir. Le traité constitutionnel apporte plusieurs réponses en renforçant notamment les Parlements nationaux, les régions et le principe de subsidiarité". (source : Cécile Calla, Le Monde, 16 mai 2007)

Plutôt que de se perdre en conjectures sur le bien fondé des déclarations des responsables politiques, il est des domaines ou l'Europe peut jouer pleinement son rôle, quand ils concernent notamment les problèmes de pollution. Nous allons voir concrètement comment l'Europe sait faire preuve de réactivité sur certains dossiers.

En 1998, la Communauté européenne signe le protocole de Kyoto, s'engageant à réduire de 8% le niveau des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport aux niveaux de 1990, pour la période 2008-2012.

Voulant aller plus loin que les objectifs de Kyoto, l'Union Européenne présente le 23 mars 2007 un plan d'action pour mettre en place une politique commune de l'énergie et lutter contre le changement climatique, notamment dans la perspectives de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague. Objectif affiché : limiter ce réchauffement à 2 degrés d'ici 2100. Dans la continuité des conférences internationales sur le climat qui se sont tenues à Bali en 2007 et à Poznan (Pologne) en 2008, les 187 pays signataires de la convention sur le climat devront y négocier un accord climatique sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le protocole de Kyoto arrivant à échéance en 2012, l'Union Européenne propose un plan d'action appelé "paquet énergie-climat". Ce dernier doit permettre à l'Union Européenne d'atteindre d'ici 2020 l'objectif des "3 fois 20" : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie dans l'Union Européenne.

Parmi les énergies renouvelables figurent principalement la biomasse et les déchets, la géothermie, l'hydrométrie, le solaire et l'éolien. Les énergies renouvelables ne représentent toujours qu'une petite partie du bouquet énergétique de l'Union Européenne, dominé par le gaz, le pétrole et le charbon.

Le paquet législatif a fait l'objet d'un accord politique entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil Européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008. Il a ensuite été officiellement adopté par le Parlement Européen et le Conseil des Ministres en décembre 2008.

Pour atteindre l'objectif initial, il faudra augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité, le chauffage, le refroidissement, et les carburants automobiles. Dans ce dernier domaine, chaque Etat membre devra augmenter de 10% sa proportion d'énergie renouvelable dans les transports. Et le cycle de production des carburants utilisés dans les transports devra émettre 6% de moins de gaz à effet de serre.

Dès 2013, chaque Etat membre devra atteindre avant 2020 son propre objectif de réduction d'émissions dans certains secteurs : les transports routiers et maritimes, le bâtiment, les services, l'agriculture, et les petites installations industrielles, responsables d'environ 60% de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans l'Union Européenne.

Ainsi par rapport aux niveaux de 2005, la Belgique devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%, la France de 14% et le Luxembourg de 20%.

D'ici 2020, la France doit utiliser 23% d'énergie renouvelable dans sa consommation totale d'énergie. Elle en utilise actuellement que 6%.

Avec 36,3% la Lettonie est le pays de l'Union Européenne qui consomme le plus d'énergie renouvelable. A l'inverse, le Luxembourg compte seulement 1,6% d'énergie renouvelable dans sa consommation d'énergie primaire.

Le coût estimé du "paquet énergie-climat" devrait s'élever à 1% de la richesse de l'Union Européenne, soit entre 100 et 120 milliards d'euros.

(source : www.touteleurope.fr)

Documentation générale :

- Observatoire de l'énergie : document présentant les principales statistiques énergétiques de la France en juin 2008, le bilan toutes énergies, et énergie par énergie.

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/depliant.pdf

- Le dépliant "Repères CO2 et énergie France et Monde 2009 :

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/reperes-co2.pdf

- Le dépliant visant à offrir une synthèse des principaux tarifs et prix énergétiques en euros :

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/dep2000.pdf

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20 février 2009

LA MONDIALISATION

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

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LA MONDIALISATION

Contrairement à une idée reçue et malgré son rejet massif par une partie de la population directement confrontée à ses aspects les plus négatifs , le phénomène de la mondialisation n'est pas nouveau.

La revue Les Collections de l'Histoire de janvier 2008 (n°38), consacrée à "2000 ans de mondialisation", note par exemple à ce sujet dans son avant-propos : "La mondialisation est devenue le mot-clé de notre époque, étourdie par l'accélération des flux financiers et commerciaux, le déferlement de produit fabriqués aux quatre coins du monde, la circulation des images et des informations. Le phénomène n'est pas aussi récent que ses apparences ultramodernes le laissent croire. Au sein de l'Empire romain, un immense espace rassemblant à son apogée 70 millions d'hommes est unifié par le droit, le mode de vie, l'usage du latin et du grec... Au XVIe siècle, après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, les quatre parties du monde peuvent entrer en contact. L'immense Empire ibérique, cet empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, est le creuset de brassages et d'inventions nés de la rencontre des Indiens, des Européens et bientôt des Africains. Les choses s'accélèrent encore un peu au XIXe siècle, quand l'Europe, dopée par la révolution industrielle et saisie par une véritable fièvre coloniale, unifie la majeure partie de la planète à son profit. La mondialisation fut européenne avant d'être américaine. Empruntant le slogan des altermondialistes, on imaginera le chemin faisant que d'autres mondes étaient possibles. Et si c'était l'immense Empire chinois qui, au XVe siècle, avait découvert l'Amérique ? (...)".

(source : Les Collections de l'Histoire, n°38, janvier 2008)

Jacques Oudin, ancien Sénateur de la Vendée (1986-2004), a rappelé en 1988, en introduction du rapport d'information fait au nom de la délégation du Sénat pour l'Union Européenne, concernant la "politique industrielle et commerciale de l'Union face à la mondialisation de l'économie" que "la mondialisation de l'économie n'est pas un phénomène récent : au fil des siècles, l'accroissement des échanges commerciaux, la circulation des idées et des hommes, la diffusion du savoir, des connaissances et des techniques, notamment informatiques, ont conduit à l'ouverture progressive des économies et des frontières. En revanche, l'accélérateur spectaculaire de ce processus à laquelle nous assistons depuis les années quatre-vingt a contraint les pays industrialisés, qui s'y sont trouvés confrontés, à une brutale et récente prise de conscience d'une évolution, perçue tout à la fois comme une épreuve à subir et un défi à relever".

 (source : N° 462, Sénat, Session ordinaire de 1997-1998, annexe au procès-verbal de la séance du 28 mai 1998)

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18 février 2009

LA PLANETE ET SON ENVIRONNEMENT

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REGARD SUR LA PLANETE ET SON ENVIRONNEMENT

De plus en plus de personnes conscientes de l'état actuel de notre planète, tentent de sensibiliser la population à la préservation de notre environnement, grâce notamment à un large éventail d'activités et d'évènements : livres, films, blogs, expositions, colloques, spectacles, actions politiques, associations, émissions de télévision et de radio, etc... N'est-il pas URGENT d'agir avec raison et de modifier nos comportement destructeurs de notre environnement et donc de notre santé ?

Le 9 décembre 2007, le journal La Croix a mis en ligne sur son site Internet (www.lacroix.com) un article qui démontre combien les équilibres régionaux sont menacés par les phénomènes climatiques et les déplacements de populations qu'ils vont engendrer sur la planète, entraînant dans leur sillage des problèmes humanitaires, des conflits et des famines :

"(...) Au Brésil, les réfugiés du climat gagnent les bidonvilles. (...) En Inde, les petits paysans sont menacés (...). En Chine, 300 millions d'habitants ont déjà rejoint les villes. (...) Au Mexique, les ouragans poussent les pauvres au départ vers les Etats-Unis. (...) En Indonésie, des îles vont disparaître à cause de la déforestation à outrance. (...) Au Darfour, la désertification a préparé le terrain du conflit. (...) En Egypte, la montée des eaux entraînera des mouvements de population. (...) Au Bangladesh, l'exode massif de la population est inéluctable. (...) En Haïti, les cyclones successifs sont des facteurs de déstabilisation. (...) En Ethiopie, s'installe le cycle infernal de la sécheresse et des inondations".

(source : Gilles Biassette, Catherine Rebuffel, Dorian Malovic, Laurent d'Ersu, Agnès Rotivel, Julia Ficatier, www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2322807&rubI...#)

De son côté, James Ephraim Lovelock, un scientifique britannique né en 1919, spécialiste des sciences de l'atmosphère, connu notamment pour avoir démontré à la fin des années 1950 que presque tous les êtres vivants de la planète contenaient des résidus de pesticide "depuis les pingouins de l'Antarctique jusqu'au lait maternel aux Etats-Unis". Auteur en 1990 de "La terre est un être vivant. Pourquoi il faut sauver la terre" (Editions du Rocher), il considère que les changements climatiques vont éradiquer 80% de la population mondiale d'ici à la fin du siècle.

Dans un autre de ses livres intitulé "La revanche Gaïa. Pourquoi la terre riposte t-elle ?" (Flammarion, 2007), James Ephraim Lovelock écrit qu'il "y a deux milliards d'années, la Terre était jeune et vigoureuse" et qu'à "présent, elle lutte pour sa survie. Car une espèce a tragiquement aggravé ses conditions climatiques, l'espèce humaine, en passe de devenir, le pire ennemi de la planète". A ses yeux "seul un repli démographique et économique peut redonner à la Terre les moyens de demeurer une planète habitable. Si nous n'engageons pas dès maintenant le processus de paix, le pire est à prévoir : l'extinction de la plupart des espèces vivantes, la nôtre en particulier".

Les Editions Flammarion rappelle que James Ephraim Lovelock est une grande figure de l'écologie, un scientifique hors norme qui a consacré la majeure partie de son existence à étudier le fonctionnement du système Terre, et l'inventeur d'une théorie singulière, aujourd'hui mondialement connue, "l'hypothèse Gaïa : la Terre est un être vivant doué d'une capacité d'autorégulation préservant les conditions propices à la vie".

A chacun de décider si ces informations sont farfelues ou correspondent au contraire à une partie de la réalité d'aujourd'hui. Il est vrai que les scientifiques s'affrontent sur ces questions et avancent des théories ou des conclusions très différentes les unes des autres. Si la formation des scientifiques repose sur de nombreuses connaissances établies mathématiquement, il n'est pas exclu de penser, qu'à l'image de tout un chacun, une partie de la réalité présente et avenir peut leur échapper. Quand bien même certains phénomènes climatiques que nous vivons depuis l'an 2000 ne les interpelleraient pas, les tempêtes et les périodes caniculaires que nous subissons de plus en plus fréquemment depuis ce début de siècle, laissent penser que nous nous trouvons dans une période de turbulences qui n'est peut être pas le fruit du hasard. Allons nous savoir anticiper leurs conséquences dévastatrices et rapprochées, ou devrons nous encore un peu de temps en subir les effets, pour enfin réagir ensemble ? Les citoyens doivent épauler dans la mesure de leur possibilité les hommes politiques qui agissent localement à franchir les étapes de la prise de conscience nécessaire, et chercher avec eux des solutions appropriées, en fonction des particularités géographiques, culturelles, économique, sociales et politiques qu'ils rencontrent géographiquement, même si des solutions à l'échelle de la planète s'imposent.

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