16 février 2009
DIALOGUE POLITIQUE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
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DIALOGUE POLITIQUE
Si le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing et le Premier Ministre Michel Rocard ont pratiqué l'ouverture lorsqu'ils étaient en fonction, Nicolas Sarkozy l'a érigée en art de gouverner.
Explication de texte proposée par Alain Lamassoure (www.alainlamassoure.eu), Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Europe et Député européen (PPE), dans un article publié dans le Journal du pays basque du 27 juillet 2007 :
"François Bayrou en rêvait, Nicolas Sarkozy l'a fait. Au nom de l'unité nationale, il a ouvert son gouvernement à des hommes venus du centre et de la gauche, il a repris la politique de Valéry Giscard d'Estaing tendant à donner un vrai statut à l'opposition, et il multiplie, non sans malice, les offres de mission à des ténors du Parti Socialiste (PS). Tout citoyen ne peut que se réjouir que des personnalités de la qualité de Bernard Kouchner ou de Martin Hirsch reçoivent enfin les responsabilités dignes de leur talent. Mais quelle peut être la vraie portée politique de cette ouverture ?
En dépit des apparences, et du vocabulaire, nous sommes loin de "l'ouverture" pratiquée par François Mitterrand en 1988. Celle-ci s'apparentait à un vrai élargissement des alliances politiques. A l'époque, l'entrée de plusieurs ministres issus de toutes les composantes de l'UDF dans le gouvernement de Michel Rocard s'était accompagnée d'une scission du groupe parlementaire de l'UDF, les centristes constituant leur propre groupe autour de Pierre-Méhaignerie, Jacques Barrot, Bernard Bosson, avec notamment le jeune François Bayrou. Cela permit pendant trois ans à Michel Rocard de faire voler ses textes, tantôt avec le soutien du PC, tantôt avec celui des centristes : il s'était bel et bien bâti une véritable majorité de rechange. Cette attitude ouverte lui permit de maintenir une popularité inégalée pendant trois ans mais en renvoyant aux calendes grecques les réformes les plus difficiles, comme celles des retraites.
Rien de tel aujourd'hui. Les personnalités sollicitées sont des individualités qui n'entraînent personne d'autres avec elles. Ni au Parlement : le groupe parlementaire socialiste ne s'est pas divisé et l'UMP n'en a pas besoin, puisqu'elle dispose d'une large majorité à elle seule. Ni dans l'opinion : à la différence de leurs collègues UMP et centristes, aucun des ministres venus de la gauche n'a affronté le suffrage universel ce printemps (2007). Y a t-il un seul électeur de gauche qui votera, l'an prochain, pour une liste municipale de droite parce que Nicolas Sarkozy aura soutenu la candidature de Dominique Strauss-Kahnn au FMI ? Evidemment non.
"L'ouverture" de l'été 2007 est d'une tout autre nature. Elle ne s'adresse pas aux partis politiques, mais à l'opinion. Ce qui "s'ouvre", c'est bel et bien un chapitre nouveau de la politique française. L'ouverture d'aujourd'hui, c'est la respiration du débat politique enfin retrouvée.
L'ouverture 2007, c'est la porte ouverte à une nouvelle catégorie de gouvernants, plus représentatifs de la réalité de la société française : des femmes aussi nombreuses que les hommes, y compris aux Finances et à l'Intérieur; une magistrate d'origine maghrébine en charge de la Justice, une jeune femme d'origine sénégalaise pour défendre les droits de l'Homme dans le monde, le Président d'Emmaüs, successeur de l'abbé Pierre, pour lutter contre la grande pauvreté.
L'ouverture, c'est aussi la liberté d'action. Fort du soutien populaire, dès le lendemain de son élection, et sans crainte d'un "troisième tour social", le Président élu engage toutes les réformes promises en même temps. Non pas en s'enfermant dans son palais, et dans ses certitudes, mais en recevant tous les syndicats avant de prendre ses fonctions, et en amenant la chancelière allemande à partager le repas des ouvriers à la cantine d'Airbus à Toulouse.
L'ouverture, c'est enfin la confiance retrouvée de la France avec elle-même, avec l'Europe, avec le monde et, pour tout dire, avec son temps. Le "traité simplifié" donnera à l'Europe le meilleur de ce que contenait le projet de Constitution. La mondialisation, les changements climatiques, les tensions sur les matières premières, l'émergence des grands pays du Tiers Monde ne sont plus vécus comme des dangers implacables mais comme la grande aventure de notre temps, qu'il faut affronter par plus d'audace politique, plus de progrès scientifique, plus de solidarité à l'échelle planétaire. Certes, comme tous les "états de grâce", celui-ci n'aura qu'un temps. Mais c'est une autre France qui en sortira. De droite ? De Gauche ? Ouverte".
(source : Alain Lamassoure, Le journal du pays basque, vendredi 27 juillet 2007)
"L'ouverture" tant décriée du Président de la République se pratique depuis longtemps dans l'ensemble des loges maçonniques, les clubs de réflexion et les associations de toutes sortes. Pourquoi choque t-elle tant les consciences quand elle se produit en politique ? Les situations de crise n'exigent-elles pas d'instaurer le dialogue ? Le dialogue politique n'est-il pas préférable aux divisions stériles ?
En 2003, le Canada a par exemple choisi de dialoguer avec sa population et de retisser des liens avec elle. Face aux nouvelles réalités mondiales et aux rejets qu'elles suscitent, Bill Graham, le Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce International du Canada, a lancé le 22 janvier 2003 "un dialogue sur la politique étrangère", ceci afin d'inciter les canadiens à faire des propositions sur les orientations, les priorités et les choix du Canada dans le contexte mondial du moment. La population a été invitée à adresser ses suggestions au Ministre jusqu'au 1er mai 2003 (www.foreign-policy-dialogue.ca/pdf/DialogueFre.pdf). Quelques semaines plus tard, Bill Graham rendait public le 27 juin 2003 le rapport résumant les idées qui lui avaient été communiquées pendant ce "dialogue", ces avis étant censés officiellement l'aider ainsi que ses collaborateurs, à établir les grandes lignes de la politique étrangère du Canada.
(source : www.foreign-policy-dialogue.ca/fr/document_de_travail/ind...)
Cette entreprise politique de séduction canadienne est emblématique du pouvoir de plus en plus grand dont dispose progressivement les masses populaires sur une grande partie de la planète.
A SUIVRE ...
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13 février 2009
NICOLAS DUPONT-AIGNAN
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
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NICOLAS DUPONT-AIGNAN
Nicolas Dupont-Aignan (né 1961), Député RPR (1997-2002), UMP (2002-2007), puis DLR - divers droite depuis 2007, Maire de la Ville de Yerres (www.yerres.fr), Président de la Communauté d'agglomération du Val d'Yerres (www.levaldyerres.fr) et Président de l'association souverainiste Debout la République (fondée le 16 mars 1999), incarnait une autre voix à l'UMP jusqu'en 2007. Nicolas Dupont-Aignan est parvenu à réunir le 9 mars 2005, 500 à 600 "souverainistes" de droite et de gauche, pour lancer sa campagne en faveur du NON au référendum européen. Il préféra au "OUI de résignation de l'UMP", opposer un "NON de conviction".
Nicolas Dupont-Aignan (http://blog.nicolasdupontaignant.fr) a voté NON avec ses partisans "pour bloquer l'adhésion de la Turquie, sauver la France, et jeter les bases d'une Europe confédérale". Il a relu les "Mémoires d'espoir" du Général de Gaulle (Plon), pour y piocher ce passage qu'il tient pour une autre preuve de l'existence d'un NON gaulliste à la Constitution européenne. Dans cet extrait, l'homme du 18 juin rejette "une entité unique ayant son gouvernement, son parlement, ses lois et qui régira à tous les égards ses sujets (...) au sein d'une partie artificielle qu'aura enfanté la cervelle des technocrates".
Nicolas Dupont-Aignan a convié mardi 12 avril 2005 à l'Assemblée Nationale deux anciens collaborateurs du Général de Gaulle : Pierre Lefranc qui était à ses côtés au RPF, puis à l'Elysée en qualité de chef de cabinet, et Pierre Maillard, son conseiller diplomatique de 1959 à 1964. Ces deux gardiens de l'orthodoxie gaulliste sont convaincus que le fondateur de la Cinquième République n'aurait jamais accepté "les abandons de souveraineté" prévus par la Constitution européenne : la création d'un Ministre des Affaires Etrangères de l'Union, le lien renforcé entre les vingt-cinq (aujourd'hui 27) et l'OTAN, le recours croissant au vote à la majorité qualifiée au détriment de la règle l'unanimité, etc... (source : www.interet-general.info/article.php3?id_article=4343). La démarche de Pierre Lefranc et Pierre Maillard a reçu le soutien de gaullistes historiques, dont les Ambassadeurs de France, Pierre-Louis Blanc et Etienne Buring des Roziers. L'Amiral de Gaulle en revanche ne s'y est pas associé.
Dans son livre "Le coup d'Etat simplifié" (Editions du Rocher, 2008), Nicolas Dupont-Aignan écrit notamment : "Quelle est donc cette démocratie européenne pour laquelle quand c'est "oui" c'est "oui" à tout jamais (traité de Maastricht) et quand c'est "non" (référendum du 29 mai 2005) c'est "oui" quand même. Quelle est cette démocratie qui ne dit pas ce qu'elle fait et ne fait pas ce qu'elle dit ?"
Mercredi 11 février 2009 sur le site Internet de son parti politique (www.debout-la-republique.fr), Nicolas Dupont-Aignan s'indigne de voir la Commission de Bruxelles qui réfléchit actuellement à une réforme de la réglementation communautaire sur la protection de la vie privée sur Internet, s'en remettre à un collège "d'experts" à 80% américain, en soulevant les contradictions qui en résultent. (www.debout-la-republique.fr/Une-Europe-europeenne-Mais-no...)
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11 février 2009
DIALOGUE EN MEDITERRANEE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue en Méditerranée
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(catégorie : Dialogue en Méditerranée)
DIALOGUE EN MEDITERRANEE
Une pléthore de spécialistes de la Méditerranée considèrent que l'espace géographique méditerranéen pourrait devenir dans un avenir proche une zone de conflits, cinq pays membres de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ayant un littoral qui donne sur la Mer Méditerranée : l'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce et la Turquie. La sécurité dans l'ensemble de l'Europe est liée en grande partie à la stabilité et à la sécurité dans la région méditerranéenne.
L'OTAN (www.nato-int/home-fr.htm) a donc lancé en 1995 le DIALOGUE EN MEDITERRANEE pour répondre à ces défis, principalement avec six pays situés dans la partie sud de la Méditerranée : l'Egypte, Israël, la Jordanie, le Maroc, la Mauritanie, la Turquie et l'Algérie depuis février 2000. Le DIALOGUE MEDITERRANEEN a officiellement pour objet de contribuer à la sécurité dans la région, d'instaurer une meilleure compréhension mutuelle et de dissiper les idées fausses qui circulent au sujet de l'OTAN dans ces mêmes pays.
Par exemple, du 24 au 26 novembre 2008, la Division Diplomatique publique de l'OTAN a co-organisé avec l'Institut des études de sécurité nationale (INSS) de Tel-Aviv, un séminaire international consacré au DIALOGUE et à la coopération sur la sécurité régionale au Moyen-Orient.
Le DIALOGUE EN MEDITERRANEE vient compléter d'autres initiatives, liées mais distinctes, menées notamment sous l'égide de l'Union Européenne et de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (www.osce.org/fr/) : "Le Dialogue prévoit un dialogue politique et l'établissement d'une coopération pratique avec les pays participants. Tous les partenaires méditerranéens se voient proposer la même base pour les discussions et les activités conjointes, mais le niveau de la participation varie d'un pays à l'autre, en fonction des souhaits de chacun. Le DIALOGUE POLITIQUE consiste en des consultations bilatérales régulières au niveau des ambassadeurs. Ces consultations sont l'occasion de procéder à un échange de vues sur un éventail de questions ayant trait à la sécurité dans la région méditerranéenne, ainsi que sur le développement futur du DIALOGUE". ( source : pages 28 et 29 : www.nato.int/docu/nato-today/nato-today-f.pdf)
De nombreuses autres organisations politiques, économiques ou culturelles travaillent également en faveur du DIALOGUE EN MEDITERRANEE à des degrés divers. Chacune d'entre elles vient enrichir le débat et participe à construire le monde de demain ou la Mer Méditerranée va jouer un rôle central. Il s'agit d'un phénomène de fond qui ne va pas cesser de prendre de l'ampleur.
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