09 février 2009
MARTINE AUBRY, PIERRE MAUROY, JACK LANG
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
Quel est votre avis sur la note : "Martine Aubry, Pierre Mauroy, Jack Lang" ?
Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.
(catégorie : Regard sur l'Europe)
MARTINE AUBRY, PIERRE MAUROY, JACK LANG
En ouvrant à Lille la campagne du OUI socialiste au référendum sur le projet de Constitution européenne dans les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, Martine Aubry, Pierre Mauroy et Jack Lang n'ont pas eu de mots assez durs contre les partisans du NON.
"Ils avancent un tissu de mensonges. Ils attisent la peur, les craintes. Je suis atterrée en lisant les tracts d'ATTAC, du Parti Communiste (PC) et de certains socialistes. C'est du populisme, c'est ce qui a conduit l'Italie à ce que l'on sait" a déclaré Martine Aubry (née en 1950). Maire de la Ville de Lille, la fille de Jacques Delors a remporté un certain succès lors de l'opération "Lille 2004, capitale européenne de la culture", avec plus de neuf millions de visiteurs.
Dans le journal le Figaro du 23 avril 2005, Pierre Mauroy (né en 1928) déclare : "Voter OUI, c'est se donner les moyens de faire une avancée en Europe : Voter NON, c'est en rester à la situation actuelle en prenant le risque de tout arrêter pour un certain temps. Le OUI s'inscrit donc clairement dans une évolution plus progressive. Parce que l'Europe fait partie intégrante de l'Histoire, il faut avancer et ne surtout pas reculer. Si c'était le cas, je regretterais le souffle qui nous a animés depuis les années 50. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'on est aux côtés de la droite républicaine. Nous l'avons été dès le départ pour faire l'Europe. J'ai le sentiment que mes camarades qui prennent position pour le NON succombent à la facilité (...). Le PS a connu des débats tumultueux dans son histoire. Mais il avait un règle : le respect de la majorité. Quand on la transgresse... Nous ne manquerons pas de dire que si le parti a eu cette évolution centenaire, c'est parce que certains n'ont jamais perdu le sens de l'unité. Actuellement, je pense pas que cette unité soit encore en cause, mais on ne sait pas ce qu'un NON en France pourrait provoquer".
Devant une centaine de militants venus l'écouter à Solesmes (Nord) en mai 2005, Pierre Mauroy a dénoncé "l'outrecuidance de ces socialistes français qui pensent avoir raison contre tous les socialistes européens et le Confédération des Syndicats Européens".
"Si la France se recroqueville" a souligné pour sa part Jack Lang (né en 1939), "elle risque de perdre de son poids et de son influence. Nous sommes candidats aux Jeux Olympiques 2012 : pensez-vous que tourner le dos à l'Europe nous attirera des sympathies ? Or l'Espagne, qui dit OUI, est aussi candidate !".
Lundi 21 mars 2005, Jack Lang a présenté le Comité de soutien socialiste en faveur du traité européen en présence de l'écrivain Jorge Semprun et de Giberto Passos Gil Moreira, dit Gilberto Gil (chanteur, compositeur, Ministre brésilien de la Culture du Président Lula da Silva de 2003 à 2008). Jack Lang a assorti sa prestigieuse liste de trois cents personnalités d'un discours fustigeant le NON : "Pour la première fois dans l'histoire européenne sont notamment reconnus les droits et la diversité culturelle. Mais une sorte de poison du mensonge a été instillé dans les esprits. Notre devoir est plus que jamais d'expliquer avec des mots clairs, simples, concrets, le contenu de ce texte que certains ont réussi malhonnêtement à diaboliser, alors même qu'il est le plus progressiste de tous les traités européens jamais conclus".
A la tribune du Cirque d'Hiver le 18 mai 2005 ou se trouvaient un grand nombre de socialistes européens, Jack Lang lance : "Les chefs du NON sont les tenants du nationalisme, de la xénophobie, de l'extrême droite". Et de dénoncer "la dérive idéologique, le chauvinisme, qui semble avoir pénétré les esprits". Mais l'ancien Ministre le reconnaît lui même, la Constitution, très technique, a rendu difficile la campagne. Pour Jack Lang, organiser un référendum sur cette question a été une erreur.
En 1992, le département du Pas-de-Calais dont il est député, avait déjà rejeté le traité de Maastricht par 58% des suffrages. Cette fois, il a repoussé le projet de Constitution européenne par 69,5% des votants. Le décalage entre la présence médiatique de Jack Lang à Paris et le peu d'influence qu'il a eu localement lors de cette campagne référendaire est saisissant. La fédération socialiste du Pas-de-Calais, la plus importante de France avec près de 11 000 personnes encartées, avait pourtant voté OUI à 59,63% lors de la consultation interne du Parti Socialiste (PS) en décembre 2004. Il est vrai que les opposants socialistes à la Constitution européenne s'étaient abstenus de mener campagne pour respecter les consignes nationales du Parti Socialiste (PS).
A SUIVRE ...
REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR
BLOG : //pascaljeangimenez.hautetfort.com/about.html
PS : Pensez à revenir sur ce blog, il est régulièrement mis à jour.
10:49 Publié dans II REGARD SUR L'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 février 2009
MICHEL BARNIER
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
Quel est votre avis sur la note : "Michel Barnier" ?
Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.
(catégorie : Regard sur l'Europe)
MICHEL BARNIER
Engagé dans le processus européen depuis longtemps, Michel Barnier (né en 1951) est revenu dans le Journal du Dimanche du 11 décembre 2005 sur le NON au projet de Constitution européenne :
(...) Première leçon : l'on ne rattrape pas quarante ans de silence en trois mois de campagne, dans un pays qui pratique l'omerta européenne. (...) Cette omerta traduit le sentiment qu'au fond la chose européenne ennuie les français, ou simplement l'absence de réflexe européen, dans un pays politiquement, économiquement, médiatiquement construit autour de Paris. Or c'est une situation dangereuse, compte tenu de l'impact qu'ont chaque jour les décisions prises à Bruxelles.
Deuxième leçon : le 29 mai 2005, nombre de nos compatriotes ont voulu manifester leur refus de la mondialisation en rejetant la Constitution européenne. Historique malentendu. L'Europe est une réponse, pas un sous-produit de la mondialisation. Le courage politique ne consiste donc pas à ignorer la mondialisation, et moins encore à s'avouer commodément contre, par principe. La mondialisation est une réalité planétaire, qui s'impose même aux plus grands Etats. Elle place la politique devant l'existence de comportements nouveaux. Comment répondre à ce qui est mondial, avec pour unique logiciel la défense de l'intérêt national ? Comment refuser la mondialisation chez soi, et prétendre l'expliquer aux autres ? La France ne peut faire le choix de l'impasse nationale. Elle doit, si elle veut réellement peser sur la mondialisation, aller de nouveau vers les autres. Je mets en garde ceux qui voudraient reconstruire la politique autour de la France, seulement et rien que la France. Ceux-là méconnaîtraient vraiment les intérêts de notre pays et la nature de ses obligations vis-à-vis de l'Europe et du monde.
La troisième leçon, naturellement, concerne le pouvoir en France. Ou plutôt, les pouvoirs. Car les responsables politiques, les partis, mais aussi les médias, les syndicats, les organisations confessionnelles, tous les pouvoirs ont été bousculés par le vote du 29 mai 2005. Consultation après consultation, la distance s'accroît entre le pays réel et le pays légal. Si réformer notre pays est nécessaire dans bien des domaines, alors il faut commencer par la politique elle-même. Je fais une proposition pour que la France retrouve une voix forte en Europe : celle d'un "dialogue national" réunissant les partisans du OUI et du NON. , de gauche, du centre et de la droite, pour finalement définir et défendre une position française sur l'avenir de l'Europe, et lui donner ainsi le maximum de légitimité et de crédibilité. Ce serait aussi, pour toutes celles et ceux qui entendent diriger le pays après 2007, l'occasion de démontrer collectivement leur sens des responsabilités, le temps d'une pause, avant l'obsédante élection" . (source : Michel Barnier, Journal du Dimanche, 11 décembre 2005)
Lors du Conseil européen qui s'est tenu à Laeken (Belgique) en décembre 2001, Michel Barnier a représenté la Commission européenne au sein du praesidium de la Convention sur l'Avenir de l'Union Européenne, dans lequel Valéry Giscard d'Estaing fut chargé d'élaborer le projet de Constitution européenne.
Conseiller spécial de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, Michel Barnier a remis lors du Conseil européen de juin 2006, un rapport remarqué sur la gestion civile des crises.
En juin 2006, Michel Barnier fut invité à la conférence annuelle du Groupe Bilderberg qui s'est déroulée du 08 au 11 juin 2006 au Brookstreet Resort près d'Ottawa (Canada). (source : www.voltairenet.org/article140407.html)
Michel Barnier est membre du Conseil d'administration de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, aux côtés notamment d'Alain Bauer, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Seguin, Hubert Védrine, Manuel Valls, Francis Wurtz, Pascal Lamy (www.iris-france.org/iris/conseil-administration.php). Michel Barnier est également membre du Conseil d'orientation de l'Institut Aspen France (www.aspenfrance.org) et de l'Académie des Sports (institution française fondée en 1905 sur le modèle des autres académies françaises, constituée d'un collège de 46 membres qui réfléchissent aux enjeux du sport).
Nommé le 23 février 2006, Vice-président du Groupe Mérieux Allaince (www.biomerieux.com), en charge du développement international, Michel Barnier doit au sein du Groupe Mérieux Alliance animer les relations avec les grands organismes de santé internationaux, les instances économiques et financières, et les acteurs du développement mondial. Ce holding regroupe un ensemble de sociétés dans le domaine de la biologie : BioMérieux, Silliker, Trangène et ABL.
Depuis le mois de juin 2007, Michel Barnier (http://michelbarnier.eu) est Ministre de l'Agriculture et de la Pêche de François Fillon. Il vient d'être désigné tête de liste UMP de la région Ile-de-France aux élections européennes de juin 2009.
A SUIVRE ...
REAGISSEZ A CET ARTICLE SUR
BLOG : //pascaljeangimenez.hautetfort.com
PS : Pensez à revenir sur ce blog, il est régulièrement mis à jour.
11:04 Publié dans II REGARD SUR L'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 février 2009
FRANCOIS BAYROU
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe
Quel est votre avis sur la note : "François Bayrou" ?
Je serais heureux que certains d'entre vous trouvent le temps de lire cette note et je serais intéressé de connaître vos commentaires, réactions, avis, opinions et critiques, - Merci.
(catégorie : Regard sur l'Europe)
FRANCOIS BAYROU
En faveur du référendum sur l'Europe, François Bayrou (né en 1951) déclare le 2 mars 2005 : "L'Europe a construit la société la plus solidaire, la plus respectueuse des droits humains, qui existe sur la planète. Dans un monde de confrontation, face aux superpuissances - Etats-Unis, Chine...- nous ne pouvons pas rester seuls et divisés : l'Europe est notre chance pour préserver notre modèle de solidarité dans la grande compétition des années qui viennent. Nous voulons préserver notre modèle de solidarité, nous votons OUI".
Lors de la campagne référendaire 2005, François Bayrou (www.bayrou.fr) fait le choix de la "proximité" en privilégiant les médias locaux et en préférant les débats restreints aux grands meetings régionaux, "ou l'on affrète des cars de militants pour remplir la salle". Dans ses différents déplacements, il a répété à maintes reprises : "La Chine s'est éveillée ! Sept cents millions de chinois sont prêts à suivre l'exemple de ceux qui sont déjà au travail; 60% des grues plantées sur la planète sont en Chine ! Le prix des matières premières va continuer de grimper, et un rapport d'experts prévoit dans un futur proche un baril à 385 dollars ! Quant à l'Amérique, avec sa recherche, son armée, vous savez ce qu'il en est, vous connaissez sa puissance. Voilà les défis auxquels nous devons faire face". Il considère donc que la France ne peut plus boxer dans la catégorie des super-lourds. Voter contre la Constitution européenne c'était pour lui courir le risque de nous retrouver "tout seul...".
François Bayrou stigmatise depuis vingt ans l'immobilisme du pouvoir avec les mêmes hommes et "les mêmes problèmes, jamais résolus".
Certains à gauche ont pensé avec cynisme pouvoir utiliser François Bayrou (www.mouvementdemocrate.fr) à leur guise : "Pierre Moscovici, Député européen proche de Dominique Strauss-Kahn, estime que le jeu de François Bayrou est une bénédiction pour la gauche. "Pour nous" dit-il, "Bayrou est le parfais couillon de service. Il va détruire la droite en 2007 et faire passer la gauche. Mais s'il pense en récolter les fruits, il se trompe. On lui dira merci et ciao". (source : Le Nouvel Observateur, rubrique le Téléphone Rouge, semaine du 22 septembre 2005, n° 2133)
Alain Madelin porte quant à lui sur François Bayrou un regard différent : "François Bayrou au moins a compris que la France ne pouvait pas continuer à être le seul pays en Europe, sinon dans le monde, à opposer les mots social et libéralisme (...). D'un point de vue juridique, le texte est très mauvais. C'est n'est pas une Constitution, et c'est normal : les gens qui l'ont écrit ne sont pas des constitutionnalistes. Ce n'est pas un traité qu'ils ont rédigé, c'est une lettre au père noël. Ils ont fait la liste de leurs souhaits pour l'Europe au lieu de délimiter, et de limiter, les pouvoirs de chacun dans l'Union, ce qui est la fonction essentielle de toute Constitution". (source : Judith Waintraub, Le Figaro, 12 mai 2005)
A la tribune de l'Assemblée Nationale, mardi 16 mai 2006, François Bayrou a dévoilé son nouveau plan d'action : une stratégie de rupture. Transgressant pour la première fois la règle tacite de non-agresion envers un gouvernement de droite, il a voté aux côtés des socialistes une motion de censure relative à l'affaire "Clearstream", destinée certes à mettre en cause la responsabilité du gouvernement de Dominique de Villepin, mais qui visait plus largement l'ensemble de la classe politique française :
"(...) La responsabilité du gouvernement de Dominique de Villepin c'est d'avoir été acteur de la décomposition civique à laquelle nous assistons. (...) Ce gouvernement a été bâti autour d'une rivalité haineuse. (...) Cette rivalité haineuse, elle a tout pourri, comme c'était prévisible. (...) Mais la mise en cause du gouvernement, elle ne s'adresse pas seulement à ce climat de rivalité haineuse. Elle s'adresse à l'utilisation par l'Etat dans cette guerre des clans. (...) Tout cela sur fond de terribles affaires financières, dont on prononce le nom en baissant la voix, les frégates de Taïwan, les avions de combat, parce qu'elles ont entraîné des détournements d'argent inouïs, et un chapelet d'assassinat, affaires dont un ancien Ministre de la Défense, Alain Richard, vient de parler en termes voilés.
(...) Nous avons un virus dans notre démocratie, qui empêche la démocratie de se défendre : c'est l'absolutisme. (...) Aujourd'hui, et depuis des décennies, nous avons le pire des absolutismes : l'absolutisme dissimulé, sans contrôle, l'absolutisme d'autant plus pernicieux qu'il est caché. Absolutisme et dissimulation. (...) Dans la République absolutiste, il n'y a plus qu'un seul but politique : contrôler la quartier général. (...) Je suis en désaccord, et souvent en opposition avec le Parti Socialiste (PS). (...) Je n'ai pas oublié que les frégates de Taïwan, c'était sous un gouvernement socialiste. (...) Je ne me dissimule rien de leur passé, ni des différences que j'ai avec eux. Mais je ne considère pas les socialistes comme des ennemis, comme des intouchables. (...) Ce que je considère comme ennemie, c'est la malédiction qui interdit de se parler en France, même quand on est d'accord, sous prétexte qu'on n'a pas la même étiquette. Dans la société du XXIe siècle, le pluralisme gagne partout, dans les familles, dans les genres de vie, dans les entreprises. Le pluralisme et le respect réciproque. Le seul endroit ou le pluralisme n'est pas accepté, c'est dans le lieu même du pluralisme, à l'Assemblée Nationale, ou pourtant la France, dans sa diversité, est censée être représentée, se représenter!
Et bien, en effet, je franchis un pas : j'accepte de voter, dans des circonstances graves, avec des gens qui sont différents de moi. Je ne renie rien de ces différences, mais je les fais passer après l'intérêt général. Et même, j'envisage dans l'avenir, lorsque viendra le moment de reconstruire notre pays, de travailler avec des gens différents de moi, d'un bord et de l'autre, non pas pour sanctionner, mais pour construire. Ma conviction est en effet que nous sommes descendus si bas, nous sommes allés si loin dans la décomposition qu'il faudra rassembler, pas seulement du centre, mais de droite, de gauche, pour garantir aux français que la République nouvelle sera la République de tous non pas la République des amis". (source : Discours de François Bayrou, Assemblée Nationale, 16 mai 2006)
A SUIVRE ...
REAGISSEZ A CET ARTICLE
BLOG :// pascaljeangimenez.hautetfort.com/about.html
PS : Pensez à revenir sur ce blog, il est régulièrement mis à jour.
07:15 Publié dans II REGARD SUR L'EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note