16 février 2009
DIALOGUE POLITIQUE
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
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DIALOGUE POLITIQUE
Si le Président de la République Valéry Giscard d'Estaing et le Premier Ministre Michel Rocard ont pratiqué l'ouverture lorsqu'ils étaient en fonction, Nicolas Sarkozy l'a érigée en art de gouverner.
Explication de texte proposée par Alain Lamassoure (www.alainlamassoure.eu), Secrétaire national de l'UMP en charge de l'Europe et Député européen (PPE), dans un article publié dans le Journal du pays basque du 27 juillet 2007 :
"François Bayrou en rêvait, Nicolas Sarkozy l'a fait. Au nom de l'unité nationale, il a ouvert son gouvernement à des hommes venus du centre et de la gauche, il a repris la politique de Valéry Giscard d'Estaing tendant à donner un vrai statut à l'opposition, et il multiplie, non sans malice, les offres de mission à des ténors du Parti Socialiste (PS). Tout citoyen ne peut que se réjouir que des personnalités de la qualité de Bernard Kouchner ou de Martin Hirsch reçoivent enfin les responsabilités dignes de leur talent. Mais quelle peut être la vraie portée politique de cette ouverture ?
En dépit des apparences, et du vocabulaire, nous sommes loin de "l'ouverture" pratiquée par François Mitterrand en 1988. Celle-ci s'apparentait à un vrai élargissement des alliances politiques. A l'époque, l'entrée de plusieurs ministres issus de toutes les composantes de l'UDF dans le gouvernement de Michel Rocard s'était accompagnée d'une scission du groupe parlementaire de l'UDF, les centristes constituant leur propre groupe autour de Pierre-Méhaignerie, Jacques Barrot, Bernard Bosson, avec notamment le jeune François Bayrou. Cela permit pendant trois ans à Michel Rocard de faire voler ses textes, tantôt avec le soutien du PC, tantôt avec celui des centristes : il s'était bel et bien bâti une véritable majorité de rechange. Cette attitude ouverte lui permit de maintenir une popularité inégalée pendant trois ans mais en renvoyant aux calendes grecques les réformes les plus difficiles, comme celles des retraites.
Rien de tel aujourd'hui. Les personnalités sollicitées sont des individualités qui n'entraînent personne d'autres avec elles. Ni au Parlement : le groupe parlementaire socialiste ne s'est pas divisé et l'UMP n'en a pas besoin, puisqu'elle dispose d'une large majorité à elle seule. Ni dans l'opinion : à la différence de leurs collègues UMP et centristes, aucun des ministres venus de la gauche n'a affronté le suffrage universel ce printemps (2007). Y a t-il un seul électeur de gauche qui votera, l'an prochain, pour une liste municipale de droite parce que Nicolas Sarkozy aura soutenu la candidature de Dominique Strauss-Kahnn au FMI ? Evidemment non.
"L'ouverture" de l'été 2007 est d'une tout autre nature. Elle ne s'adresse pas aux partis politiques, mais à l'opinion. Ce qui "s'ouvre", c'est bel et bien un chapitre nouveau de la politique française. L'ouverture d'aujourd'hui, c'est la respiration du débat politique enfin retrouvée.
L'ouverture 2007, c'est la porte ouverte à une nouvelle catégorie de gouvernants, plus représentatifs de la réalité de la société française : des femmes aussi nombreuses que les hommes, y compris aux Finances et à l'Intérieur; une magistrate d'origine maghrébine en charge de la Justice, une jeune femme d'origine sénégalaise pour défendre les droits de l'Homme dans le monde, le Président d'Emmaüs, successeur de l'abbé Pierre, pour lutter contre la grande pauvreté.
L'ouverture, c'est aussi la liberté d'action. Fort du soutien populaire, dès le lendemain de son élection, et sans crainte d'un "troisième tour social", le Président élu engage toutes les réformes promises en même temps. Non pas en s'enfermant dans son palais, et dans ses certitudes, mais en recevant tous les syndicats avant de prendre ses fonctions, et en amenant la chancelière allemande à partager le repas des ouvriers à la cantine d'Airbus à Toulouse.
L'ouverture, c'est enfin la confiance retrouvée de la France avec elle-même, avec l'Europe, avec le monde et, pour tout dire, avec son temps. Le "traité simplifié" donnera à l'Europe le meilleur de ce que contenait le projet de Constitution. La mondialisation, les changements climatiques, les tensions sur les matières premières, l'émergence des grands pays du Tiers Monde ne sont plus vécus comme des dangers implacables mais comme la grande aventure de notre temps, qu'il faut affronter par plus d'audace politique, plus de progrès scientifique, plus de solidarité à l'échelle planétaire. Certes, comme tous les "états de grâce", celui-ci n'aura qu'un temps. Mais c'est une autre France qui en sortira. De droite ? De Gauche ? Ouverte".
(source : Alain Lamassoure, Le journal du pays basque, vendredi 27 juillet 2007)
"L'ouverture" tant décriée du Président de la République se pratique depuis longtemps dans l'ensemble des loges maçonniques, les clubs de réflexion et les associations de toutes sortes. Pourquoi choque t-elle tant les consciences quand elle se produit en politique ? Les situations de crise n'exigent-elles pas d'instaurer le dialogue ? Le dialogue politique n'est-il pas préférable aux divisions stériles ?
En 2003, le Canada a par exemple choisi de dialoguer avec sa population et de retisser des liens avec elle. Face aux nouvelles réalités mondiales et aux rejets qu'elles suscitent, Bill Graham, le Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce International du Canada, a lancé le 22 janvier 2003 "un dialogue sur la politique étrangère", ceci afin d'inciter les canadiens à faire des propositions sur les orientations, les priorités et les choix du Canada dans le contexte mondial du moment. La population a été invitée à adresser ses suggestions au Ministre jusqu'au 1er mai 2003 (www.foreign-policy-dialogue.ca/pdf/DialogueFre.pdf). Quelques semaines plus tard, Bill Graham rendait public le 27 juin 2003 le rapport résumant les idées qui lui avaient été communiquées pendant ce "dialogue", ces avis étant censés officiellement l'aider ainsi que ses collaborateurs, à établir les grandes lignes de la politique étrangère du Canada.
(source : www.foreign-policy-dialogue.ca/fr/document_de_travail/ind...)
Cette entreprise politique de séduction canadienne est emblématique du pouvoir de plus en plus grand dont dispose progressivement les masses populaires sur une grande partie de la planète.
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16 juillet 2008
NICOLAS SARKOZY
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
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3. NICOLAS SARKOZY
NICOLAS SARKOZY est né le 28 janvier 1955 à Paris, - au sujet des origines familiales paternelles, les thèses les plus fantaisistes côtoient les hypothèses les plus contradictoires.
Celle de Serge Raffy dans Challenges en OCTOBRE 2005 (n°9, p 56-59) en est une parmi d'autres :
Son père : "PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA, aristocrate hongrois, né à Budapest en 1928, vit dans un château, à ALATTYAN, à une centaine de kilomètres de la capitale. Sa famille possède des centaines d'hectares de terres et quelques usines.
En 1944, l'invasion de l'Armée Rouge provoque la fuite des SARKOZY VON NAGY BOCSA vers l'Autriche. A 20 ans, le jeune Pal Sàrközy von Nagy Bocsa ne veut pas rester dans cette zone si incertaine, il décide d'aller vivre en France, il dessine plutôt bien et rêve d'exercer son art à Montparnasse. Le garçon a le tempérament d'un artiste. Pour organiser son départ, les siens le déclarent mort, et vont même jusqu'à reconnaître le cadavre d'un autre jeune homme, mort noyé dans un lac.
Officiellement, donc, PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA est décédé. C'est donc un fantôme qui fuit le communisme vers l'Ouest. Après un périple tumultueux, il rejoint Marseille et s'inscrit à la Légion Etrangère, afin d'obtenir la nationalité française. Mais il découvre que les légionnaires sont envoyés en Indochine pour faire la guerre. Il se fait aussitôt réformer et saute dans le premier train en direction de Paris, sans un centime en poche, avec pour seul bagage, un kilo de pain.
"Ah, oui, la légende du train....", soupire, dubitatif, NICOLAS SARKOZ à ses interlocuteurs. Le patron de l'UMP a des doutes. Le château de son père ? En voyage en Hongrie, il n'en a pas retrouvé la trace. Là encore, la "légende" prétend que les communistes l'auraient rasé.
Mais poursuivons : en 1948, PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA débarque à Paris, dans l'euphorie des années d'après-guerre. Les premiers jours, il vit comme un clochard, à la belle étoile. Pas très longtemps. le jeune homme, grand séducteur, ne tarde pas à trouver des soutiens du côté du beau sexe. Il est grand, élancé, très bel homme. Il a un sourire ravageur et l'insouciance de ses 20 ans. Il trouve un job de dessinateur industriel chez Boussac, expose un temps ses croquis, puis atterrit dans la publicité.
Il additionne les conquêtes, jusqu'au jour ou il s'éprend d'une jeune fille de bonne famille : Andrée MALLAH. Elle est étudiante en droit et ambitionne de devenir avocate. Pour lui elle plaque tout. Ils se marient en 1960. Trois enfants naissent : GUILLAUME, l'aîné, - puis NICOLAS, - et FRANCOIS, le petit dernier.
Tout paraît sourire à la famille. PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA vient d'ouvrir un studio de publicité et gagne beaucoup d'argent. Andrée MALLAH est une mère aimante et très présente. Mais le jeune marié n'a pas l'âme d'un père de famille. C'est un dandy invétéré, absent la plupart du temps. Le couple ne résiste pas aux frasques de "PAL le magnifique".
NICOLAS SARKOZY vit très mal la séparation de ses parents. A cette époque, les enfants de divorcés sont montrés du doigt, comme des animaux de foire. Il n'a que 5 ans et redoute le regard des autres. D'autant que très vite, sa petite famille lui pose un problème. Il est le vilain petit canard, le gosse au patronyme dont les sonorités viennent d'on ne sait ou; SARKOZY ? C'est de quelle origine, dites-vous ? Le gosse découvre qu'il est, lui aussi, à sa manière un exilé, comme papa, ce père qu'il chérissait tant et qui se révèle si peu adulte. "PAL le versatile", après Andrée MALLAH, se remarie trois fois. C'est un papillon, souriant toujours, courant d'une conquête à une autre, ayant peu de temps à consacrer à ses enfants. NICOLAS SARKOZY en souffre terriblement, mais serre les dents. Pas question de se lamenter. Il admire sa mère, qui élève seule ses trois rejetons, reprend néanmoins ses études et devient avocate. Dadoue, comme ses enfants la surnomment, est une femme exemplaire, libérale, moderne, mais dure à la tâche. Ils vivent dans le XVIIe arrondissement de Paris, près du parc Monceau, dans un hôtel particulier (loué) du grand-père, BENEDICT MALLAH, gaulliste ardent qui va entraîner son petit-fils dans le culte du Général de GAULLE
(SOURCE : Serge Raffy, Challenges, OCTOBRE 2005, n°9, p 56-59).
Au sujet du Docteur AARON BENICO MALLA dit BENEDICT MALLAH (1890-1972), - Catherine Nay, auteur d'une biographie consacrée à NICOLAS SARKOZY, "UN POUVOIR NOMME DESIR" (Editions Grasset, 2007), explique dans le "Paris Match" du 11 au 17 JANVIER 2007 (n°3008, p 38-39) :
"(...) C'était un juif de SALONIQUE, converti au catholicisme pour épouser une jeune veuve de guerre qu'il avait connue à Lyon. Il adorait la France, le pays de son choix. Il était gaulliste . Il n'a jamais parlé de ses origines à ses petits-fils, non par reniement mais parce qu'il jugeait inutile de leur faire humer ce malheur : sa plus jeune soeur avait été déportée avec son mari et leur fillette. Ils n'en étaient pas revenus".
(SOURCE : Catherine Nay, Janvier 2007).
Le 13 JANVIER 2008, Pierre Rouchaléou écrit sur www.rue89.com, au sujet d'un livre rédigé et publié en GRECE par deux chercheurs et un journaliste grecs : Georges Anastasiadis, Léon Nar et Christos Raptis, et intitulé : "MOI, LE PETIT-FILS D'UN GREC" (Editions Kastaniotis), qui retrace les racines familiales maternelles de NICOLAS SARKOZY :
"Pour qu'un livre soit présenté (...), par la Ministre des Affaires Etrangères Grecque Dora Bakoyannis, accompagnée de son prédécesseur socialiste Théodore Pangalos, en présence de l'ex-Premier Ministre conservateur Costas Mitsotakis et des Ambassadeurs de France et d'Israël, il faut bien qu'il ait une importance diplomatique majeure.
"MOI, LE PETIT-FILS D'UN GREC" n'est pourtant pas un savant Traité Géopolitique, mais une Histoire des racines Judéo-Grecques de NICOLAS SARKOZY. Rédigé par ces deux chercheurs et ce journaliste grecs, ce livre décrit la destinée de sa famille maternelle, qui appartient à la communauté juive de SALONIQUE.
Edité par la prestigieuse Maison d'Editions Kastaniotis à Athènes, cet ouvrage dont le titre fait référence, - à un des premiers discours que NICOLAS SARKOZY a tenu le 27 MAI 2007 au Havre, - évoque l'Histoire des Juifs de Grèce à la fin du XIXe et XXe siècle, à travers la saga de la grande Famille Sépharade des MALLAH, établie à SALONIQUE à la fin du XVIe siècle et dont est issue : Andrée MALLAH, la mère de Nicolas Sarkozy. Après avoir longuement dépouillé les archives locales, les auteurs ont établi qu'en des temps reculés : la Famille de la mère de NICOLAS SARKOZY est arrivée à SALONIQUE - sous domination Ottomane jusqu'en 1912 -, après avoir quitté la PROVENCE ou la Famille MALLAH s'était installée après avoir été chassée d'ESPAGNE par Ferdinand le Catholique.
L'arrière-grand père de Nicolas Sarkozy, MORDOHAI MALLAH (1865-1913), était artisan et il s'imposera rapidement comme un bijoutier talentueux ayant pignon sur rue. Il eut sept enfants de son épouse, REINA MAGRISO (1868-1944).
Un des enfants de MORDOHAI MALLAH affichera des ambitions politiques (Centre-Droit) et cherchera à se faire élire au Parlement Grec en 1915. Il échouera en raison de ses opinions sionistes qui furent peu appréciées des électeurs de SALONIQUE.
Un autre : AARON BENICO MALLAH , deviendra le grand-père de NICOLAS SARKOZY. A l'âge de quatorze ans, AARON BENICO MALLAH et sa mère se sont rendus en France ou, quelques années plus tard, il entame des études de médecine. Lors du premier conflit mondial, AARON BENICO MALLAH exerce en tant que médecin pour l'Armée Française. Pendant une permission à Paris, il y rencontre ADELE JEANNE BOUVIER (1891-1956), et se convertit au Catholicisme en prenant le prénom de : BENEDICT, pour pouvoir l'épouser en 1917. Vient la Seconde Guerre Mondiale. La famille se réfugie dans les Pyrénées pour échapper aux persécutions du régime de Vichy.
Après 1945, BENEDICT MALLAH s'engage résolument dans le camp Gaulliste. Une des deux filles : ANDREE MALLAH, épouse un réfugié hongrois du nom de : Paul Etienne Ernest Sarkozy de Nagy Bocsa. (...) NICOLAS SARKOZY et ses frères n'ont rien su de leurs racines jusqu'au décès de leur grand-père en 1972. Les auteurs du livre affirment que Bénédict Mallah ne leur a rien dit à ce sujet afin de les protéger. Traumatisé par l'antisémitisme européen d'avant-guerre, il aurait craint la malédiction d'un nouvel Holocauste. Douloureux réveil pour l'adolescent NICOLAS SARKOZY, qui découvre ce trou noir dans son histoire. Les auteurs révèlent - photocopies de documents notariés à l'appui - qu'à l'âge de 20 ans, il s'est rendu à SALONIQUE pour vendre la propriété familiale afin de résoudre des problèmes financiers auxquels sa famille est confrontée. Nicolas Sarkozy aurait caché l'argent de la vente dans la doublure de sa veste pour échapper aux douanes grecques.
"Le fait que le Président Français ait des racines juives et grecques suscite un fort intérêt des Grecs", nous a déclaré Christos Raptis, l'un des trois auteurs du livre, avec Georges Anastasiadis et Léon Nar. (...) Les Grecs manifestent un vif intérêt pour l'histoire de la communauté juive de SALONIQUE, longtemps surnommée "la JERUSALEM DES BALKANS", dont l'histoire a été occultée par les GRECS pendant de longues années", souligne Christos Raptis. Avant la Seconde Guerre Mondiale, la population de confession juive de SALONIQUE était estimée à 53 000 personnes, - voir Raoul Hilberg dans son livre "La destruction des juifs d'Europe". De 1942 à 1945, environ 50 000 membres de cette communauté vont être massacrées par l'occupant nazi. La communauté de Grèce ne compterait plus aujourd'hui que quelque 6 000 personnes.
Lors du dernier Sommet Européen de Bruxelles, de juin 2007, le Premier Ministre Costas Caramanlis a remis un exemplaire du livre à NICOLAS SARKOZY Président de la République Française, en lui promettant qu'il serait traduit en français au printemps 2008. Nicolas Sarkozy a pu prendre connaissance de certains passages, les auteurs lui ayant fait parvenir une traduction partielle. Lors de la présentation du livre à la presse, Dora Bakoyiannis, la Ministre Grecque des Affaires Etrangères, a rapporté que le Président Français s'était déclaré "très content" de l'ouvrage.
(source : Pierre Rouchaléou, 13 JANVIER 2008, www.rue89.com/2008/01/13/trois-chercheurs-grecs-e...).
Le 16 MAI 2007, sur le site officiel de la CHAMBRE DE COMMERCE FRANCE ISRAEL, David Rosenfeld regrette que "rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille de Nioclas Sarkozy : LES MALLAH".
David Rosenfeld déclare : "Le nouveau Président est différent : il n'est pas énarque et ne termine pas ses études à Sciences Po. Il est Avocat, proche des milieux d'affaires et issu de la nouvelle génération d'après-guerre. Mais sa dissemblance avec ses prédécesseurs ne s'arrête pas là : C'EST LE SEUL PRESIDENT FRANCAIS ISSU DE L'IMMIGRATION.
En ce jour d'intronisation du nouveau Président Français : NICOLAS SARKOZY, tous les journaux ont écrit sur son père PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA et ses origines hongroises. Rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille maternelle de Sarkozy : LES MALLAH. Nous allons donc vous présenter la famille juive sépharade d'ANDREE MALLAH, mère de Nicolas Sarkozy. Car Nicolas Sarkozy va grandir dans la famille de sa mère.
BENEDICT MALLAH, né AARON "BENIKO" MALLAH, est un megorashim, c'est-à-dire un descendant des juifs sépharades expulsés d'ESPAGNE en 1492 par le Roi Ferdinand le Catholique, (à l'instar du Sénateur UMP Roger Karoutchi -actuel Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement de François Fillon-, un des proches de Nicolas Sarkozy). Le grand-père BENEDICT MALLAH est un "JUIF DE GRECE", né à SALONIQUE en 1890. Il appartient à la Famille MALLAH : "Messager" ou "Ange" en Hébreu, qui s'installe au XVIe siècle en Provence dans le Sud de la France, avant de s'installer à SALONIQUE : deuxième ville de Grèce au XVIIe siècle.
SALONIQUE est une communauté juive installée dès le Ier siècle, et SAINT PAUL DE TARSE prêcha dans la Synagogue de la ville sur son chemin vers ROME. Saint Paul de Tarse y écrivit ses célèbres : DEUX EPITRES AUX THESSALONICIENS, - Salonique est devenu le Centre du Mouvement Messianique Juif des Sabbatéens, déclenché par Sabbataï Tsevi, du XVIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle. A cette époque, la communauté juive représente plus de la moitié de la population de Salonique, on y parle le ladino, jusqu'au grand incendie de 1917 qui détruisit et ruina ses habitants, forcés à l'exil.
BENEDICT MALLAH est l'aîné de sept enfants. A la mort de son père en 1913, sa mère part avec tous ses enfants en France ou le jeune Bénédict Mallah devient Médecin.
(...) Lors d'un voyage à SALONIQUE en 2006, la communauté juive de la ville a remis à NICOLAS SARKOZY : l'Arbre Généalogique de la FAMILLE MALLAH. On y retrouve le père de BENEDICT MALLAH : Joaillier, - son oncle MOSHE : Rabbin et Editeur du journal grec "El Avenir". On trouve également deux cousins : ASHER MALLAH, Sénateur grec qui en 1912 participa à établir l'Université de Technion à HAÏFA en ISRAËL, et PEPPO MALLAH également Sénateur grec, appelé à devenir le premier représentant diplomatique d'ISRAËL EN GRECE.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, la plupart de la FAMILLE MALLAH de SALONIQUE périt dans l'Holocauste, - les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce. Les survivants sont établis en France, en Angleterre, en Israël et en Suisse. En France, la Famille Mallah se cache en Corrèze pour échapper aux rafles.
(...) NICOLAS SARKOZY est le plus proche de Bénédict Mallah qu'il considère dans un récit biographique comme son père. (...) En 1972, lors du décès de BENEDICT MALLAH, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c'est la déchirure, une profonde tristesse. L'idéal Judéo-Grec n'est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s'installer à Neuilly-sur-Seine, ou habite Pal Sarkozy von Nagy Bocsa, et dont Nicolas Sarkozy deviendra à l'âge de 28 ans le plus jeune Maire de Neuilly-sur-Seine, - la suite appartient à l'HISTOIRE.
NICOLAS SARKOZY a effectué plusieurs visites en ISRAËL. Il entretient des liens amicaux avec plusieurs personnalités : dont BENJAMIN NETANYAHU, ancien Ministre Israélien (...). Sa position par rapport à Israël était déjà résumé dans son : "DISCOURS D'HERZLIYA" prononcé en DECEMBRE 2004 dans la capitale de la high-tech israélienne NICOLAS SARKOZY rappelle dans ce "discours tout ce qui rapproche nos deux pays, la francophonie forte de 500 000 personnes en ISRAËL et la coopération intense avec des compagnies comme : BNP-PARIBAS, CALYON, CIC, DEXIA, ROTHSCHILD ou TEVA..." .
(source : David Rosenfeld, 16 MAI 2007, www.israelvalley.com/news/2007/05/16/10290/israel-france-......).
NICOLAS SARKOZY, Président de la République Française est très apprécié en ISRAËL.
Le 9 Mai 2007, le journal Le Monde a fait savoir qu'ISRAËL se félicitait de la victoire de NICOLAS SARKOZY : "(...) Manifestement, l'arrivée à la plus haute fonction de l'Etat de l'ancien Ministre de l'Intérieur réjouit l'Etat juif. NICOLAS SARKOZY n'a jamais caché ses liens d'affection avec Israël et le Gouvernement Israélien espère que ce réchauffement des relations entre les deux pays engagé depuis trois ans va s'accentuer.
"UNE ERE NOUVELLE DANS LES RELATIONS AVEC LA FRANCE" a titré en "une" le grand quotidien Yedo Aoronide : "Les origines juives du prochain Président catholique français ont suscité de grands espoirs à JERUSALEM", note l'éditorial, et fait remarquer qu'il "est significatif qu'il ait entamé sa campagne électorale à l'étranger en visitant "YARD VASO - le MEMORIAL DE L'HOLOCAUSTE", lors d'une visite effectuée comme Président de l'UMP, en DECEMBRE 2004".
(SOURCE : Michel Bôle-Richard, Le Monde, 9 MAI 2007).
Quelques jours avant l'ELECTION PRESIDENTIELLE 2007, - Le 4 MAI 2007 : une dépêche de l'ASSOCIADED PRESS (AP) publiée sur YAHOO.FR ACTUALITES, affirmait que :
"D'ici deux ans, le petit village hongrois d'ALATTYAN aimerait célébrer : son 800e ANNIVERSAIRE, avec NICOLAS SARKOZY, - donné favori de l'élection présidentielle française.
Avant de quitter le pays issue de la Seconde Guerre Mondiale, son père PAL SARKOZY VON NAGY BOCSA, y avait passé de nombreux étés. S'il ne reste que quelques souvenirs de la FAMILLE SARKOZY à ALATTYAN, son histoire démontre que le prétendant à l'ELYSEE est loin d'être le premier à dédier sa vie à la politique.
Son grand-père et son arrière-grand-père, qui s'appelaient tous deux : GYÖRGY SARKOZY VON NAGY BOCSA, ont été Conseillers municipaux et maires adjoints de la ville voisine de SZOLNOK.
Pendant son mandat du début des années 1920 jusqu'en 1936, le grand-père : Gyorgy III Alexander Sàrközy von Nagy Bocsa, 1896-1948, Maire Adjoint de SZOLNOK et Lieutenant de l'ARMEE HONGROISE s'est fait connaître pour le grand nombre de projets de développement qu'il avait encouragés, dont la construction du Théâtre de la Ville et son principal hôtel, le Tisza Szallo.
Selon un ouvrage publié en 1935, - sur l'Histoire du COMTE de JASZ-NAGYKUN-SZOLNOK, ou figure ALATTYAN, à environ 85 km au Sud-Est de BUDAPEST, - les SARKOZY ont été anoblis en 1628 par le Roi Ferdinand II. L'arbre généalogique de la Famille Sarkozy compte également des Juges et Vice-gouverneurs, aussi loin qu'au XVIIIe et XIXe siècles. "C'est une famille dans laquelle le service rendu à la collectivité s'est transmis pratiquement de père en fils à travers de nombreuses générations", observe Sandor Mosonyi, 67 ans, policier à la retraite, travaillant sur l'histoire du village pour son 800e ANNIVERSAIRE, en 2009.
"NICOLAS SARKOZY réunit le meilleur de cette Tradition, d'abord comme Ministre de l'Intérieur, et maintenant peut-être comme Président de la République Française. "Selon le policier, une crise économique a containt les SARKOZY à vendre leur résidence d'été à AALATTYAN en 1934 pour quelques sacs de blé seulement. Mais ils ont continué à y venir en vacances et à séjourner dans la maison plus grande d'un proche : Lajos Toth-Maar. (...) Les terres ayant appartenu à la Famille Sarkozy ont été divisées par le régime communiste après la Seconde Guerre Mondiale. ALATTYAN se prépare doucement pour l'anniversaire de 2009. "Je suis en contact avec Pal Sarkozy von Nagy Bocsa et il m'a assuré qu'il participerait à ce grand évènement", affirme Sandor Mosonyi. "Ce serait un immense honneur pour nous si NICOLAS SARKOZY pouvait aussi venir".
L'ancien Ministre de l'Intérieur s'est rendu en HONGRIE à plusieurs reprises, même s'il n'est jamais venu, à la connaissance des villageois à ALATTYAN. En 1994, NICOLAS SARKOZY s'était rendu avec son père dans une autre commune hongroise : BOCSA, d'ou est originaire la Famille Sarkozy. Il avait même signé le livre d'or du village de son nom complet : Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa.
(SOURCE : Assiated Press, vendredi 4 mai 2007, 17h15, Yahoo.fr actualités).
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L'ascension sociale des deux frères de NICOLAS SARKOZY est également un exemple d'intégration française réussie :
GUILLAUME SARKOZY, né en 1950, est connu du grand public depuis qu'il s'est présenté en binôme avec Francis Mer, ancien Ministre de l'Economie et des Finances, pour succéder à Ernest-Antoine Seillière à la tête du PATRONAT FRANCAIS. Chargé de Mission à la direction de la sécurité civile du Ministère de l'Intérieur (1975-1976), Guillaume Sarkozy a cumulé les mandats de Président du Groupe Protection Sociale du MEDEF de 2003 à 2005, ou il a représenté le Patronat dans les négociations sur les Retraites et l'Assurance-Maladie. Il fut aussi Vice-président de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), membre de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie (UNCAM), du Comité de surveillance du Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV) et du Conseil d'orientation des Retraites.
Guillaume Sarkozy préside depuis 2006 Menway International, un Cabinet de conseil en recrutement qui réalise un chiffre d'affaires de 11 millions d'euros par an. Les 30 et 31 mai 2006, les Conseils d'administration des différentes institutions de Médéric, l'un des tous premiers acteurs de la protection sociale complémentaire en France, ont approuvé dans le cadre du processus de renouvellement de la direction générale annoncé le 28 mars 2006, la nomination de Guillaume Sarkozy comme Délégué Général à compter du 1er septembre 2006. Initiateur des premiers systèmes d'allocations familiales en 1920, puis promoteur des assurances sociales dans les années 1930, Médéric (www.mederic.com) s'est développé après la Deuxième Guerre Mondiale dans le domaine des retraites complémentaires et des assurances collectives. Médéric a 3 750 collaborateurs présents dans quarante villes en France. Depuis, Guillaume Sarkozy est devenu le Président du Directoire du Groupe Résalliance Conseil (350 millions d'euros de CA).
FRANCOIS SARKOZY, né en 1959 : ancien pédiatre, il préside depuis 2006 le Cabinet de conseil en stratégie et en organisation Advisors Experts & Consultants Partners Inc (www.aec-partners.com), spécialisé dans le domaine pharmaceutique. Il est parallèlement Vice-président et membre du Conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma (www.bioalliancepharma.com) depuis 2005. Il anime aussi avec François de la Brosse depuis avril 2008, une web télé magazine Longevitv.com "dédiée au vieillir jeune et à l'anti-âge"
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16 juin 2008
JACQUES CHIRAC
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1. JACQUES CHIRAC
Jacques Chirac est attiré par le vaste monde. Lundi 18 avril 2005, dans la matinée, il a promu Jean Malaurie Commandeur de la légion d'honneur. Ethnologue, Géographe, Ecrivain et Editeur, Jean Malaurie a créé la collection "Terre humaine" aux Editions Plon. Lors de cette cérémonie le Président de la République lui a rendu un vibrant hommage pour avoir "toujours soutenu les mouvements d'autonomie inuit" et partagé et étudié la vie des peuples hyperboréens. Un peuple, qui, comme les aborigènes ou les indiens d'Amérique passionne tellement Jacques Chirac qu'il s'est rendu à Saint-Pétersbourg le 30 mai 2003, pour visiter l'Académie Polaire de Saint-pétersbourg.
Dans Le Figaro du 31 mai 2003, Luc de Barochez précise au sujet de cette visite :
"Dans la ville de la rationalité des Lumières, Jacques Chirac a fait hier un détour par la sorcellerie des chamans de Sibérie afin de manifester le vif intérêt qu'il porte aux peuples premiers. Chirac avait promis de longue date de venir visiter le nouveau bâtiment d'une Université dont il a déjà rencontré les membres à plusieurs reprises. L'Académie Polaire, ou l'enseignement du français est obligatoire, va devenir la première Université russe à entrer dans la catégorie des établissements francophones. Elle coopère avec la France et son Président d'honneur est le savant français Jean Malaurie, directeur du Centre d'Etudes Arctiques. En accueillant le Président de la République hier à l'Académie, Jean Malaurie lui a offert une queue de cheval qui, a-t-il précisé, a été bénie par tous les chamans de Sibérie. "Elle sert à éloigner les mauvais esprits", a-t-il au Président.
A la veille du Sommet des huit grands pays industrialisés qu'il doit présider à Evian, Jacques Chirac a semblé intéressé par un instrument qui pourrait peut-être l'aider à dissiper la brouille franco-américaine. "Je souhaite bien entendu qu'il me permette d'éloigner du G8, et aussi de Saint-Pétersbourg, les mauvais esprits", a-t-il dit en souriant. Revenant à un thème qui lui tient à coeur et qui doit trouver un écho du G8, le Président de la République a loué "le dialogue nécessaire entre les Cultures et les Civilisations". Car, à l'heure de la Mondialisation néo-libérale, Jacques Chirac avait un message à délivrer : "Le respect que l'on doit aux peuples premiers, dont on n'a pas encore mesuré l'apport qu'ils peuvent fournir au monde de demain". Après avoir reçu en cadeau des dents de morse gravées, le chef de l'Etat, qui a appris le russe dans sa jeunesse, a un "spassiba bolchoï" (merci beaucoup) retentissant. Il s'est ensuite plongé dans les festivités du tricentenaire, avec concert et dîner de gala à bord d'un bateau à quai sur la Neva, s'offrant une détente avant les débats animés qui l'attendent à Evian" (source : Luc de Barochez, Le Figaro, 31 mai 2003).
Le Président de la République a inauguré mardi 20 juin 2006, le Musée du Quai Branly. Celui-ci réunit sur un vaste plateau de 4 500 mètres carrés, les collections du département d'ethnologie du Musée de l'Homme situé au Trocadéro, et celles du Musée des Arts Africains et Océaniens situé Porte Dorée (Paris). L'idée a été lancée dans les jours qui ont suivi en 1995 la prise de fonction de Jacques Chirac à l'Elysée. Ce lieu "manifeste un autre regard sur le génie des Peuples et des Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques" (source : extrait de allocution de Jacques Chirac à l'occasion de l'inauguration du Musée du Quai Branly).
Après son départ de l'Elysée, fidèle à ses convictions, Jacques Chirac a décidé de la création d'une Fondation pour le développement durable et le dialogue des cultures. La Fondation Chirac "oriente ses premières actions vers l'accès aux médicaments, l'accès à l'eau, la lutte contre la déforestation et la désertification, et le soutien aux langues et cultures menacées" (source : www.fondationchirac.eu).
Le 16 mai 2007, l'Assemblée Générale des Nations Unies proclamait 2008 "Année internationale des langues" sous le slogan "Les langues, ça compte". "Les questions de langue étant au coeur du mandat de l'UNESCO dans les domaines de l'Education, des Sciences, des Sciences Humaines et Sociales, de la Culture ainsi que de la Communication et de l'Information, l'UNESCO a été nommée organisme chef de file pour la célébration de cet évènement" (source : UNESCO).
Composition du Conseil d'Administration de la Fondation Chirac (2008) :
- Mohamed ARKOUN : Professeur émérite d'histoire de la pensée islamique à la Sorbonne Nouvelle,
- Yan ARTHUS-BERTRAND : Photographe, Journaliste, Ecrivain et Militant écologiste
- Marie-Hélène BERARD : Présidente-Directrice générale de MHB SA, société d'investissement conseil spécialisée dans l'implantation des entreprises françaises dans les pays d'Europe Centrale et Orientale et de l'ex-Union Soviétique.
- Michel CANDESSUS : Président d'honneur des "Semaines Sociales de France", membre de "Africa Progress Panel" présidé par Kofi Annan, il a été Directeur du Fonds Monétaire International (FMI) de 1987 à 2000.
- Catherine COLONNA : Ambassadrice de France auprès de l'UNESCO, ancien Ministre délégué aux Affaires Européennes.
- Geneviève FERONE : Directrice du Développement Durable chez Véolia Environnement.
- Jean-Pierre LAFON : Président du Bureau International des Expositions (BIE), Ambassadeur.
- Tristan LECOMTE : Fondateur et Président d'Alter Eco.
- Besnik MUSTAFAJ : Homme politique et homme de lettres albanais.
- René RICOL : Vice-Présidente de Ricol, Lasteyrie & Associés, Président de la Fédération internationale des experts-comptables.
- Jean-Michel SEVERINO : Directeur de l'Agence Française de Développement.
- Valérie TERRANOVA : Conseiller de Jacques CHIRAC à la Présidence de la République depuis 1995, spécialiste du Japon.
- Bernard VATIER : Avocat, ancien Bâtonnier de Paris, ancien Président du Conseil des Barreaux de l'Union Européenne.
- Wu JIANMIN : Président de l'Université des Affaires Etrangères de Chine, il est membre fondateur du Forum Chine-Europe.
La création de la Fondation Chirac est parue dimanche 9 mars 2008 au Journal officiel : "Reconnue comme un établissement d'utilité publique par décret en date 7 mars 2008" du Ministère de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités locales, elle peut désormais recevoir des fonds privés d'entreprises ou de particuliers.
Lors du lancement de la Fondation Chirac, lundi 9 juin 2008, au théâtre Claude Lévi-Strauss du Musée du Quai Branly à Paris (www.quaibranly.fr), Jacques Chirac déclare :
" (...) Construire une culture du respect mutuel, tisser des liens entre les hommes, bâtir une société internationale plus harmonieuse, est une urgence vitale pour l'humanité.
La crise alimentaire ou l'ébranlement des finances mondiales nous rappellent que notre monde est confronté à une conjonction de périls sans précédent. Tous les hommes de bonne volonté doivent se mobiliser pour que prévale la paix sur les facteurs de guerre, la solidarité sur l'indifférence, le partage sur l'égoïsme, la responsabilité sur la résignation à la fatalité.
La grande question aujourd'hui est bien celle du monde que nous allons léguer aux générations futures.
(...) Alors que la Mondialisation a favorisé une multiplication des échanges et des progrès sans équivalent dans l'histoire, l'humanité peut-elle poursuivre sa marche sans résoudre les crises profondes qui l'affectent.
Depuis la fin des années 1980, un triple danger s'impose à nos consciences : le danger d'uniformisation de nos cultures, celui de la destruction de notre environnement, celui du scandale de la pauvreté. Ce sont là autant de menaces majeures pour la paix et pour la survie même de notre Planète.
(...) Au moment ou s'impose la nécessité de repenser la notion de progrès pour réconcilier l'homme et son environnement, il faut remettre la culture, la diversité des cultures, au coeur du projet même de l'humanité.
Ma conviction est que chaque peuple a un message singulier à délivrer au monde. Chaque peuple peut enrichir l'humanité en apportant sa part de beauté, de création, de vérité. L'attention à la diversité culturelle, c'est le prix donné à la singularité de toute création, c'est le goût retrouvé des choses, c'est le refus d'un standard qui bâtirait un univers exclusivement rationnel et parfaitement aseptisé- pour tout dire, inhumain.
"L'humanité s'apprête à produire la civilisation de masse, comme la betterave. L'ordinaire ne comptera plus que ce plat...": cette mise en garde de Lévi-Strauss, dont le lieu ou nous nous trouvons réunis célèbre la pensée visionnaire, est hélas devenue pour partie réalité. Si nous ne voulons pas que cette sombre prédiction s'accomplisse, nous devons agir en faveur d'un monde divers, pluriel, d'un monde qui garde intacte sa capacité à créer du nouveau, de l'inédit, de la différence" (source : extrait du discours de Jacques Chirac lors du lancement de sa Fondation, le 9 juin 2008, Salle Lévi-Strauss, Musée du quai Branly, Paris).
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28 mai 2008
FRANCOIS FILLON
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la note : "François Fillon" ?
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1. FRANCOIS FILLON
François Fillon (né le 4 mars 1954, au Mans, Sarthe), Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité (2002-2004) et Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (2004-2005), s'est défendu dans Le Figaro paru le 7 avril 2005, du paradoxe né de le voir défendre le Traité constitutionnel alors qu'il a voté NON à Maastricht aux côtés de Philippe Séguin :
"Une grande partie des critiques que nous avons faites en 1992 tombe aujourd'hui d'elle-même. A l'époque, on pouvait reprocher aux règles européennes d'être édictées par un petit cercle d'initiés, et de ne pas établir de cadre politique. En toile de fond, se profilait une Europe fédérale. Cette fois, le débat a largement eu lieu, aboutissant à un texte de compromis. Il clarifie les compétences des Etats, des Parlements européens et nationaux, il donne des instruments pour faire de l'Europe une affaire politique et non technocratique. Qui aujourd'hui a encore peur du fédéralisme européen ? Cette Constitution permet à l'ambition française de s'affirmer dans la grande Europe que le Général de Gaulle appelait de ses voeux".
Le Figaro : "Le Traité est-il de nature à mettre en péril le service public à la française, dont celui de l'Education ?"
François Fillon : "Les partisans du NON réussissent à faire croire à une Constitution inspirée par les pays les plus libéraux, comme l'Angleterre. En réalité, le Traité est un compromis qui fait la part belle à des idées défendues par la France depuis longtemps. C'est vrai sur la question des services publics ou sur la finalité sociale de la politique économique. La France a tout fait pour que l'Education ne soit pas assimilée, dans le Traité européen, à une notion de marché ou de concurrence. C'est l'option qui a été retenue. La victoire du NON signifierait donc la défaite d'Une Europe ne se résumant pas à une zone de libre-échange. Il serait paradoxal que ceux qui défendent une Europe sociale plus affirmée à l'avènement d'une Europe sans protection" (source : Le Figaro, 7 avril 2005).
Le Nouvel Observateur dans sa rubrique le "Téléphone Rouge" du 26 mai au 1er juin 2005, a relevé le constat auquel est parvenu François Fillon sur le partage de la souveraineté de la France : "Nous sommes entrés dans une phase de partage de la souveraineté dans certains domaines. C'est inévitable" a dit François Fillon en campagne pour le OUI dans les Yvelines, lors d'une réunion d'appartement. C'est un aveu de taille pour ce gaulliste, ancien séguiniste. En 1992, le Ministre de l'Education avait appelé à voter NON à Maastricht".
De passage à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, vendredi 27 avril 2005, François Fillon a défendu l'Europe avec énergie, la qualifiant "d'aventure existentielle pour notre civilisation". Selon lui, "l'idée selon laquelle la force de notre Nation passe par le NON n'a aucun sens". Le Traité constitutionnel européen devrait au contraire garantir un "pacte historique" autour du "respect de l'homme, de la promotion de notre style de vie et de la défense de nos intérêts communs".
Charles Jaigu et Guillaume Tabard dans Le Figaro du 3 et 4 septembre 2005 lui posèrent la question suivante : "Après avoir été séguiniste, puis chiraquien, vous voici donc sarkozyste. Ne va t-on pas vous reprocher de manquer de constance ?".
François Fillon répond : "Je ne suis lié à aucun clan. Je suis constant avec mes convictions. Je suis un républicain qui veut moderniser son pays. J'ai à mon actif l'ouverture à la concurrence de France Télécom, la réforme des retraites, celle du dialogue social, le revenu minimum d'activité, la réforme de l'école,. Ma signature c'est l'action ! Notre société est bloquée par ses usages, ses structures, ses castes. Les espoirs de nos concitoyens notamment des classes moyennes se heurtent au statu quo. Nous devons créer la France des rêves accessibles" (source : Charles Jaigu et Guillaume Tabard, Le Figaro, 3-4 septembre 2005).
Parcours de François Fillon :
- Maire de Sablé-sur-Sarthe (1983-2001)
- Conseiller général du canton de Sablé-sur-Sarthe (1981-1988)
- Député de la Sarthe (1981-2005)
- Président du Conseil Général de la Sarthe (1992-1998)
- Président du Conseil Régional des Pays de la Loire (1998-2004)
- Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche d'Edouard Balladur (1993-1995)
- Ministre des Technologies de l'Information et de la Poste, puis Ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l'Espace d'Alain Juppé (1995-1997))
- Ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité de Jean-Pierre Raffarin (2002-2004)
- Ministre de l'Education Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche de Jean-Pierre Raffarin (2004-2005)
- Sénateur de la Sarthe depuis 2004.
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26 mai 2008
L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP) - Suite de la Note du 09 Avil 2008
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la Note : "L'Union Interparlementaire (IUP)" ?
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4. L'Union Interparlementaire
Créée en 1989 à Paris, l'Union Interparlementaire (IUP) est l'organisation des Etats souverains dans le monde et la plus ancienne des institutions internationales à caractère politique. Elle oeuvre pour la paix, la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative. Depuis 1921 son siège est à Genève (Suisse) après avoir changé trois fois:
- de 1892 à 1911 : Berne (Suisse)
- de 1911 à 1914 : Bruxelles (Belgique)
- de 1914 à 1920 : Oslo (Norvège)
La plupart des membres appartiennent à un des six groupes géopolitiques de l'Union Interparlementaire (UIP):
- Groupe Afrique, 39 membres : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Congo, Côte d'Ivoire, Egypte, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Jamahiriya arabe libyenne, Kenya, Libéria, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République démocratique du Congo, République -Unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-principe, Sénégal, Somalie, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.
- Groupe Arabe, 15 membres : Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Jamahiriya arabe libyenne, Jordanie, Koweït, Liban, Maroc, Qatar, République arabe syrienne, Soudan, Tunisie, Yémen.
- Groupe Asie-Pacifique, 26 membres : Afghanistan, Australie, Bangladesh, Cambodge, Canada, Chine, Inde, Indonésie, Iran, (République islamique d'), Japon, Malaisie, Mongolie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, République des Palaos, Papouasie Nouvelle-Guinée, Philippines, République de Corée, République démocratique populaire lao, République populaire démocratique de Corée Samoa, Sri Lanka, Thaïlande, Viet Nam.
- Groupe Eurasie, 7 membres : Arménie, Biélorussie, Fédération de Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, République de Moldavie, Tadjikistan.
- Groupe Amérique Latine et des Caraïbes, 19 membres : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, El Salvador, Equateur, Guatemala, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Suriname, Uruguay, Venezuela.
- Groupe des Douze, 44 membres : Albanie, Allemagne, Andorre, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Ex-République de yougoslavie de Macédoine, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Saint-Marin, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie.
Certains pays membres de l'Union Interparlementaire (UIP) ne sont cependant affiliés à aucun groupe géopolitique : l'Azerbaïdjan, la Bosnie-Herzégovine, les Maldives, le Monténegro et l'Ukraine.
Les délégations qui prennent part aux Assemblées sont traditionnellement constituées de parlementaires de tous les partis. Siégeant deux fois par an (au printemps et à l'automne), l'Assemblée se tient à chaque fois dans un pays différent, donnant ainsi aux participants la possibilité de se familiariser avec diverses réalités nationales. La 118ème Assemblée Interparlementaire (IUP) s'est tenue au Cap (Afrique du Sud) du 13 au 18 avril 2008.
Trois commissions permanentes assistent l'Assemblée de l'Union Interparlementaire pour ses travaux :
- la Commission Permanente de la Paix et de la Sécurité Internationale,
- la Commission Permanente du Développement Durable, du Financement et du Commerce,
- la Commission Permanente de la Démocratie et des Droits de l'Homme.
L'Union Interparlementaire (UIP) compte aussi sept assemblées parlementaires régionales en qualité de membres associés :
- l'Assemblée législative Est-Africaine: Tanzanie, Ouganda, Kenya, Rwanda, Burundi;
- l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe composée de 47 Etats membres pléniers et 3 Etats observateur: Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Martin, Serbie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine. Les parlements du Canada, d'Israël et du Mexique ont un statut d'observateur.
- le Parlement Andin : Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou;
- le Parlement Centraméricain : Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, République dominicaine;
- le Parlement de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierre Léone, Togo;
- le Parlement Européen (composé des 27 Etats de l'Union Européenne);
- le Parlement Latino-Américain : Antilles néerlandaises, Argentine, Aruba, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Cuba, Equateur, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République dominicaine, Salvador, Suriname, Uruguay, Venezuela.
Exemple de réunions et autres activités de l'Union Interparlementaire (UIP) en 2008:
- du 20 au 21 février 2008 à Luanda (Angola) - Séminaire régional sur le rôle des Parlements Nationaux et du Forum Parlementaire de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) : "Ce séminaire sera l'occasion de réfléchir aux défis actuels auxquels font face les Parlements de la région, notamment aux entraves à un contrôle parlementaire efficace. Il devrait déboucher sur une meilleure compréhension des problèmes de sécurité nationaux et transfrontalières que rencontrent les pays d'Afrique Australe, et susciter un renforcement du contrôle parlementaire du secteur de la sécurité au niveau national et régional, et le développement de la coopération entre Parlements sur les questions de sécurité".
Ce séminaire fut organisé par le Centre de formation du forum parlementaire de la Communauté pour le Développement de l'Afrique Australe (SADC) et par l'Union Interparlementaire avec le soutien du Centre pour le contrôle Démocratique des Forces Armées à Genève (DCAF) et l'Institut d'Etudes de Sécurité (ISS). Il était ouvert aux membres de l'union Interparlementaire (UIP) et aux membres du personnel de défense et de sécurité des Parlements des Etats membres du SADC et des Parlements du Burundi et du Rwanda (source : www.ipu.org/splz-f/luanda08.htm).
- le 27 février 2008 à New York, siège de l'ONU : "Lors de la 52ème session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies, qui débattra du "financement pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes", l'Union Interparlementaire (UIP) et la Division de la Promotion de la Femme de l'ONU (UNDAW) organisent une réunion parlementaire sur le thème "Le rôle des Parlements dans le financement de l'égalité des sexes".
Cette réunion avait pour but de souligner la contribution décisive et spécifique que les Parlements sont en mesure d'apporter à la mise en place d'un soutien financier suffisant pour l'autonomisation des femmes et la mise en oeuvre de politiques et programmes en faveur de l'égalité des sexes. Les parlementaires étaient donc invités à se pencher sur cet objectif sous deux angles:
a. le rôle du Parlement dans la maximisation de la richesse nationale et du potentiel en faveur des femmes et de l'égalité des sexes.
b. le financement de l'égalité des sexes dans la vie politique.
- du 03 au 04 avril 2008 à Genève, siège de l'Union Interparlementaire (UIP) : 117ème session du Comité de pilotage de la Conférence parlementaire sur l'OMC, à huit clos (source : www.ipu.org/strct-f/futrmets.htm).
Le Groupe français de l'Union Interparlementaire se compose de 50 Députés et de 50 Sénateurs. Il a pour but de représenter le Parlement Français auprès de l'Union Interparlementaire (UIP) et de contribuer à la réalisation des objectifs de celle-ci.
Le Président du Sénat et le Président de l'Assemblée Nationale sont, conjointement, Présidents de droit du Groupe français. Un comité directeur administre le Groupe français et désigne les délégués appelés à participer aux conférences de l'Union Interparlementaire (UIP).
Le comité directeur comprend : les Présidents de droit, un Président exécutif, huit Vice-présidents, dix Secrétaires et un Trésorier.
En 2008 :
- le Président exécutif du Comité directeur est Patrice Martin-Lalande (né en 1947), Député UMP du Loir-et-Cher.
- un des huit Vice-président est Rudy Salles (né en 1954), Député des Alpes-Maritimes.
- un des dix Secrétaires est Michel Vauzelle (né en 1944), Député des Bouches-du-Rhône et Président de la Région Provence-Alpes-Côtes d'Azur.
(source : www.senat.fr/uip/statuts.htm).
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07 mai 2008
OLIVIER GISCARD D'ESTAING
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique
Quel est votre avis sur la note : "Olivier Giscard d'Estaing"?
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(catégorie: V Regard sur le Dialogue Politique)
2. OLIVIER GISCARD D'ESTAING
Moins connu que son frère, l'ancien Président Valéry Giscard d'Estaing, Olivier Giscard d'Estaing (né en 1927) travaille depuis plusieurs années pour la création d'une communauté mondiale d'arbitrage en marge de l'ONU. Très actif sur le plan international, il fut par exemple le chef de la délégation française à la Conférence sur l'Avenir de la Coopération Est-Ouest (1979-1985), plus connue sous le nom de Club de Vienne. Il a aussi été membre de la Commission Trilatérale, de l'Institut Atlantique et le Président du Centre Européen du Commerce International.
David Rockefeller, ancien Président de la Trilatérale, fut l'un des grands promoteurs de l'extension du commerce Ouest-Est. De Nikita Sergeïevitch Khrouchtchev à Léonid Ilych Brejnev, tous les anciens Secrétaires du parti communiste de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), ont reçu David Rockefeller à Moscou. La période de la guerre froide est pourtant censée avoir opposé officiellement les Etats-Unis au bloc soviétique de 1947 à 1991. Mais à ce degré des affaires, les relations internationales qui régissent les liens politiques et économiques de la planète concernent que les masses populaires. Pour les plus fortunés ces règles n'existent pas. Quand il s'agit de concentrer entre les mains d'une minorité l'essentiel de la richesse mondiale, rien ne doit venir entraver le cours des évènements soigneusement préétabli. Cette extraordinaire capacité d'anticipation est une des clefs essentielles du contrôle de la situation dont dépendent la plupart des opportunités financières.
Valéry Giscard d'Estaing est membre du comité d'honneur du Comité d'Action pour un Parlement Mondial (COPAM) présidé par son frère Olivier, une association française sans but lucratif, fondée à Paris le 10 février 2000 (siège situé 25 Bd du château à Neuilly-sur-Seine), dans la perspective des rendez-vous du Millénium.
Le Comité d'Action pour un Parlement Mondial (COPAM) s'est donné pour mission d'intéresser à son projet des personnalités de tous bords et d'étudier les conditions pour réaliser à brève échéance une représentation parlementaire à l'échelon mondial.
Il est aujourd'hui soutenu par un comité d'honneur de plusieurs personnalités dignes de confiance, en mesure de le présenter à des personnes capables de le réaliser. Comme il est dangereux de saisir individuellement les gouvernements et les parlement de cent quarante pays démocratiques, il s'assure d'abord de constituer un noyau dur de gouvernements et de parlements convaincus de la nécessité de ce projet et disposés à y souscrire, après l'avoir mis à l'ordre du jour d'une conférence internationale.
Le comité d'honneur du Comité d'Action pour un Parlement Mondial (COPAM) est composé de personnalités influentes :
- Professeur Amartya SEN (Trinity College, Prix Nobel);
- Raymond BARRE (ancien Premier Ministre, aujourd'hui décédé);
- George BERTHOIN (Président d'honneur du Mouvement Européen et de la Commission Trilatérale);
- Edouard BONNEFOUS (chancelier honoraire de l'Institut de France, ancien Ministre d'Etat Français, Président de la Fondation Singer Polignac);
- Jacques DELORS (ancien Président de la Commission Européenne, ancien Ministre Français);
- Lord JUDD (ancien Ministre d'Etat du Royaume-Uni);
- Catherine LALUMIERE (ancien Ministre Français, député du Parlement Européen, ancien Secrétaire général du Conseil de l'Europe);
- Christian PONCELET (Président du Sénat);
- Andreas VAN GAT (ancien Premier Ministre des Pays-bas);
- Dimitris AVRAMOPOULOS (ancien Ministre du gouvernement grec, ancien Maire d'Athènes);
- Boutros Boutros GHALI (ancien Secrétaire général des Nations-Unies, ancien Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie);
- Son Altesse l'Archiduc Otto de HABSBOURG (Président International de l'Union PanEuropéenne);
- Sonia GANDHI (Chaiperson of All India Congress Comitte, Former Indian Prime Minister);
- Felipe GONZALEZ (ancien Président du gouvernement espagnol);
- SAR le Prince Hassan de Jordanie;
- Nelson MANDELA (ancien Président de la République d'Afrique du Sud);
- Shimon PERES (plusieurs fois Ministre d'Etat d'Israël, Président de l'Etat d'Israël depuis le 13 juin 2007);
- Javier PEREZ DE CUELLAR (Président de la Fondation Internationale des Droits de l'Homme, ancien Sécrétaire général des Nations-Unies);
- Mario SOARES (ancien Président du Portugal);
- Peter D. SUTHERLAND (ancien directeur général du GATT, Chairman of Goldman Sachs International and of BP Amoco Plc);
- Gaston THORN (ancien Premier Ministre du Luxembourg, ancien Président de la Commission de l'Union Européenne et de l'Assemblée générale des Nations-Unies).
(source : Olivier Giscard d'estaing, "Après l'Amérique, un monde nouveau", Editions Charles Léopold Mayer).
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23 avril 2008
NICOLAS SARKOZY
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique.
Quel est votre avis sur la note : "Nicolas Sarkozy" ?
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(catégorie: I Regard sur la France)
1. Regard de nos hommes et femmes politiques français
Nicolas Sarkozy a réuni à Paris le 6 mars 2005, les 2 700 membres du "parlement" de l'UMP, afin de leur dévoiler dans le cadre de la campagne référendaire 2005, le slogan officiel du parti: "L'Europe mérite un OUI". Il a martelé que "dire OUI à la Constitution, c'est dire OUI à l'Europe", avant de s'attaquer aux arguments du NON qui reposaient en général sur l'entrée de la Turquie, la politique industrielle et agricole, les délocalisations et le dumping social.
C'est en affichant son hostilité à la candidature d'Ankara qu'il s'est attiré les applaudissements les plus nourris. Il a demandé aux membres du conseil national du parti d'approuver les termes de la notion de synthèse qu'il leur soumettait "pour que chaque français comprenne qu'en diasnt OUI à la Constitution européenne, il ne dit pas OUI à l'intégration de la Turquie".
Nicolas Sarkozy est parvenu à les convaincre. Le texte final qui plaide en faveur d'un "partenariat privilégié" avec la Turquie a été adopté par 90,8% des votants, quand seulement 6,5% l'ont rejeté et 2,7% se sont abstenus.
Il n'a pas manqué de réserver une grande partie de son intervention à dénoncer les partisans du NON qui se trompent de combat. "Ce qui est en cause le 29 mai 2005" a t-il assuré, "ce n'est pas le Président de la République, ce n'est pas le gouvernement, ni le Premier Ministre. Ce n'est pas l'UMP. Il ne s'agit pas de politique, la petite ou la grande. Il ne s'agit pas de la France, notre pays et notre patrie. Nous n'avons pas, nous les français, le droit de dire NON à l'Europe".
A Strasbourg, jeudi 17 mars 2005, il ajoute: "on n'a pas le droit de dire NON à une idée qui a apporté la paix (...). Cette paix que nous connaissons depuis 60 ans porte un nom : l'Union politique européenne (...). Un NON serait le triomphe de l'Europe anglo-saxonne, l'Europe du marché ou c'est le plus fort qui gagne (...). Je me fais une idée de la France première en Europe et pas derrière tous les pays".
Nicolas Sarkozy pense que cette Constitution européenne devait amener "trois progrès considérables": l'élection d'un Président de l'Union qui "corrigera la réalité si souvent bureaucratique et technocratique de l'Europe d'aujourd'hui", le passage de la règle de l'unanimité à celle de la majorité, et la reconnaissance par les 25 pays de l'Union des "mêmes valeurs" qui sont "celles de la démocratie française".
Le même jour sur "Radio J", Philippe de Villiers, le Président du Mouvement pour la France (MPF), accuse Nicolas Sarkozy de pratiquer un double langage:
"Nicolas Sarkozy annonce qu'il vote OUI à la Constitution européenne alors qu'il pense NON (...). C'est un OUI officiel et c'est un NON officieux. Je sais ce qu'il pense parce qu'il me l'a dit". Avant d'ajouter: "En réalité, il fournit à ses troupes ce qu'il appelle un kit, une boîte à outils pour le NON. Sur la boîte , il y a marqué OUI parce qu'il ne peut pas faire autrement, c'est le parti du Président (Jacques Chirac). Vous ouvrez la boîte et c'est tout pour le NON, et il dit :voilà pourquoi je vote".
(source : dépêche AFP, Paris le 6 mars 2005).
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09 avril 2008
L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)
Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur le Dialogue Politique.
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4. L'UNION INTERPARLEMENTAIRE (UIP)
Créée en 1889 à Paris, l'Union Interparlementaire est l'organisation des Parlements des Etats souverains dans le monde et la plus ancienne des institutions internationales à caractère politique. Elle oeuvre pour la paix, la coopération entre les peuples et l'affermissement de la démocratie représentative. Depuis 1921, le siège de l'Union Interparlementaire Genève (Suisse), après avoir changé à trois reprises :
- 1892/1911 : Berne (Suisse)
- 1911/1914 : Bruxelles (Belgique)
- 1914/1920 : Oslo (Norvège)
L'Union Interparlementaire (UIP) est actuellement présidée par Pier Ferdinando Casini (né à Bologne le 3 décembre 1955), ancien Président de la Chambre des députés italienne, ancien Président du Centre Chrétien Démocrate (CCD), et ancien député européen (1994-2001). Elu à ce poste pour un mandat de trois ans le 19 octobre 2005, il quittera ses fonctions en octobre 2008.
Le souvenir des campagnes napoléoniennes et les tensions liées à la montée des nationalismes favorisèrent l'émergence de cette structure dans le contexte des idées pacifistes en vogue au XIXe siècle. L'idée de réunir les parlementaires de tous les pays a séduit, entre 1870 et 1890, les pacifistes de nombreux pays pour promouvoir la paix et le principe de l'arbitrage international.
" L'idée de créer une structure permettant de réunir régulièrement des parlementaire de tous les pays pour faire progresser l'application de ce que l'on appelait alors l'arbitrage international fut d'abord lancée, semble-t-il, par le député autrichien Robert de Walterdkircher puis reprise en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Belgique. Mais ce sont deux députés, français et britannique, qui la concrétisèrent : Frédéric Passy (1822-1912) et William Randal Cremer (1828-1908). (...) Ils se fixèrent un même but : la mobilisation des parlements au service de la paix".
Frédéric Passy, - neveu d'Hippolyte Passy (1793-1880), Ministre de Louis Philippe et de Louis Napoléon -, était " juriste, économiste, brillant conférencier, libéral convaincu opposé au socialisme, adversaire déclaré du régime impérial, fondateur en 1867 de la "Ligue Internationale de la Paix" qui devint plus tard la "Société Française pour l'Arbitrage entre Nations". Auréolée dès cette époque, du titre d'Apôtre de la paix, il contribua à la création de l'Institut de droit international et participa à tous les congrès internationaux de la paix. Membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques en 1877, député de la Seine de 1881 à 1889, il siégea à gauche mais fit preuve d'une très grande indépendance à l'égard des partis, refusant de s'inscrire à un groupe et d'obéir à des consignes de vote".
William Randal Cremer se voua quant à lui entièrement à la cause de l'arbitrage. "Proche des idées socialistes, il fut membre de la Chambre des Communes de 1885 à 1895, puis de 1900 à 1908. En 1888, William Randal Cremer, qui avait pris le relais de l'action de Henry Richard, fondateur en 1816 en Angleterre de la "Société de la Paix", et avait notamment lancé en 1871 un projet de Haute Cour des Nations, prit contact avec Frédéric Passy, qui venait, avec quarante-quatre de ses collègues députés, de demander au gouvernement français de négocier avec d'autres pays les moyens de régler les conflits internationaux à l'aide de l'arbitrage et de la médiation. Il lui proposa une rencontre entre parlementaires français et britanniques".
Le 31 octobre 1888 au Grand Hôtel à Paris, une délégation de neuf parlementaires britanniques conduite par William Randal Cremer rencontre une délégation de 24 députés français menée par Frédéric Passy, pour parler de l'arbitrage et jeter les bases d'une organisation dont ce serait la mission.
La 1ère Conférence Interparlementaire se tint les 29 et 30 juin 1889 à l'Hôtel Continental à Paris, en présence d'une centaine de parlementaires de neuf pays (dont 55 français, 28 anglais, 5 italiens, 1 belge, 1 espagnol, 1 danois, 1 hongrois, 1 américain et un membre du Libéria). "Si faible que fût la participation étrangère, elle était suffisante pour donner à la conférence un caractère international. Au lieu de se laisser décourager, on résolut de faire des Conférences Interparlementaires une institution permanente. On peut donc considérer cette décision du 30 juin 1889 comme l'acte de création des Conférences Interparlementaires et, par là même, indirectement de l'Union Interparlementaire".
Les parlementaires y adoptèrent des résolutions en faveur de la juridiction arbitrale et décidèrent de se réunir chaque année dans l'un des pays représentés. "L'Union Interparlementaire était née. Elle ne trouva sa dénomination actuelle qu'en 1905, après s'être appelée "Conférence Parlementaire de l'Arbitrage", "Conférence Interparlementaire de l'Arbitrage International", puis "Union Interparlementaire de l'Arbitrage et de la Paix", ces changements successifs traduisant l'évolution des buts et de la vocation d'une institution qui ne tarda pas à élargir son champ de réflexion au désarmement, à l'étude de questions économiques et financières, à la responsabilité des Etats vis-à-vis des colonies et à la protection des minorités nationales. Couronnant l'action à laquelle les fondateurs de l'Union Interparlementaire consacrèrent leur vie, le Prix Nobel de la Paix fut décerné à Frédéric Passy en 1901 (...); en 1903, le Prix fut attribué à William Randal Cremer".
La naissance de l'Union Interparlementaire (UIP) fut le premier forum permanent de négociations politiques multilatérales. Elle est à l'origine de la création de l'Organisation des Nations Unies et de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye. Si l'Union Interparlementaire travaille en étroite collaboration avec l'Organisation des Nations Unies, elle coopère aussi avec les organisations internationales régionales, les organisations internationales, intergouvernementales et non gouvernementales qui s'inspirent des mêmes idéaux.
Depuis la fondation de l'Union Interparlementaire, deux parlementaires français ont assuré sa présidence: Fernand Bouisson de 1928 à 1933 et André Chandernagor de 1968 à 1973.
En 2008, cent quarante-six Parlements Nationaux sont membres de l'Union Interparlementaire (UIP).
L'Assemblée de l'Union Interparlementaire, principal organe statuaire de l'Union, exprime ses positions sur les questions politiques. Elle réunit des parlementaires qui se penchent sur les grandes questions internationales et formulent des recommandations sur des mesures concrètes.
(source : Assemblée Nationale Française)
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