23 février 2009

L'EUROPE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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(catégorie : Regard sur l'Europe)

L'EUROPE

Le 14 mai 2007, la veille de la réunion des représentants des gouvernements, de la Commission et du Parlement Européen, le Chancelier allemand, Angela Merkel, déclare à la conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires et européennes des Parlements nationaux de l'Union Européenne (COSAC) qui tenait ses assises à Berlin : " Je dis à tous ceux qui ont peur du traité constitutionnel : le texte du traité de Nice n'est pas un fondement avec lequel l'Union Européenne des vingt-sept sera capable d'agir. Le traité constitutionnel apporte plusieurs réponses en renforçant notamment les Parlements nationaux, les régions et le principe de subsidiarité". (source : Cécile Calla, Le Monde, 16 mai 2007)

Plutôt que de se perdre en conjectures sur le bien fondé des déclarations des responsables politiques, il est des domaines ou l'Europe peut jouer pleinement son rôle, quand ils concernent notamment les problèmes de pollution. Nous allons voir concrètement comment l'Europe sait faire preuve de réactivité sur certains dossiers.

En 1998, la Communauté européenne signe le protocole de Kyoto, s'engageant à réduire de 8% le niveau des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport aux niveaux de 1990, pour la période 2008-2012.

Voulant aller plus loin que les objectifs de Kyoto, l'Union Européenne présente le 23 mars 2007 un plan d'action pour mettre en place une politique commune de l'énergie et lutter contre le changement climatique, notamment dans la perspectives de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague. Objectif affiché : limiter ce réchauffement à 2 degrés d'ici 2100. Dans la continuité des conférences internationales sur le climat qui se sont tenues à Bali en 2007 et à Poznan (Pologne) en 2008, les 187 pays signataires de la convention sur le climat devront y négocier un accord climatique sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le protocole de Kyoto arrivant à échéance en 2012, l'Union Européenne propose un plan d'action appelé "paquet énergie-climat". Ce dernier doit permettre à l'Union Européenne d'atteindre d'ici 2020 l'objectif des "3 fois 20" : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% de l'efficacité énergétique et une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie dans l'Union Européenne.

Parmi les énergies renouvelables figurent principalement la biomasse et les déchets, la géothermie, l'hydrométrie, le solaire et l'éolien. Les énergies renouvelables ne représentent toujours qu'une petite partie du bouquet énergétique de l'Union Européenne, dominé par le gaz, le pétrole et le charbon.

Le paquet législatif a fait l'objet d'un accord politique entre les 27 chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil Européen de Bruxelles des 11 et 12 décembre 2008. Il a ensuite été officiellement adopté par le Parlement Européen et le Conseil des Ministres en décembre 2008.

Pour atteindre l'objectif initial, il faudra augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité, le chauffage, le refroidissement, et les carburants automobiles. Dans ce dernier domaine, chaque Etat membre devra augmenter de 10% sa proportion d'énergie renouvelable dans les transports. Et le cycle de production des carburants utilisés dans les transports devra émettre 6% de moins de gaz à effet de serre.

Dès 2013, chaque Etat membre devra atteindre avant 2020 son propre objectif de réduction d'émissions dans certains secteurs : les transports routiers et maritimes, le bâtiment, les services, l'agriculture, et les petites installations industrielles, responsables d'environ 60% de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans l'Union Européenne.

Ainsi par rapport aux niveaux de 2005, la Belgique devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15%, la France de 14% et le Luxembourg de 20%.

D'ici 2020, la France doit utiliser 23% d'énergie renouvelable dans sa consommation totale d'énergie. Elle en utilise actuellement que 6%.

Avec 36,3% la Lettonie est le pays de l'Union Européenne qui consomme le plus d'énergie renouvelable. A l'inverse, le Luxembourg compte seulement 1,6% d'énergie renouvelable dans sa consommation d'énergie primaire.

Le coût estimé du "paquet énergie-climat" devrait s'élever à 1% de la richesse de l'Union Européenne, soit entre 100 et 120 milliards d'euros.

(source : www.touteleurope.fr)

Documentation générale :

- Observatoire de l'énergie : document présentant les principales statistiques énergétiques de la France en juin 2008, le bilan toutes énergies, et énergie par énergie.

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/depliant.pdf

- Le dépliant "Repères CO2 et énergie France et Monde 2009 :

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/reperes-co2.pdf

- Le dépliant visant à offrir une synthèse des principaux tarifs et prix énergétiques en euros :

www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/dep2000.pdf

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13 février 2009

NICOLAS DUPONT-AIGNAN

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NICOLAS DUPONT-AIGNAN

Nicolas Dupont-Aignan (né 1961), Député RPR (1997-2002), UMP (2002-2007), puis DLR - divers droite depuis 2007, Maire de la Ville de Yerres (www.yerres.fr), Président de la Communauté d'agglomération du Val d'Yerres (www.levaldyerres.fr) et Président de l'association souverainiste Debout la République (fondée le 16 mars 1999), incarnait une autre voix à l'UMP jusqu'en 2007. Nicolas Dupont-Aignan est parvenu à réunir le 9 mars 2005, 500 à 600 "souverainistes" de droite et de gauche, pour lancer sa campagne en faveur du NON au référendum européen. Il préféra au "OUI de résignation de l'UMP", opposer un "NON de conviction".

Nicolas Dupont-Aignan (http://blog.nicolasdupontaignant.fr) a voté NON avec ses partisans "pour bloquer l'adhésion de la Turquie, sauver la France, et jeter les bases d'une Europe confédérale". Il a relu les "Mémoires d'espoir" du Général de Gaulle (Plon), pour y piocher ce passage qu'il tient pour une autre preuve de l'existence d'un NON gaulliste à la Constitution européenne. Dans cet extrait, l'homme du 18 juin rejette "une entité unique ayant son gouvernement, son parlement, ses lois et qui régira à tous les égards ses sujets (...) au sein d'une partie artificielle qu'aura enfanté la cervelle des technocrates".

Nicolas Dupont-Aignan a convié mardi 12 avril 2005 à l'Assemblée Nationale deux anciens collaborateurs du Général de Gaulle : Pierre Lefranc qui était à ses côtés au RPF, puis à l'Elysée en qualité de chef de cabinet, et Pierre Maillard, son conseiller diplomatique de 1959 à 1964. Ces deux gardiens de l'orthodoxie gaulliste sont convaincus que le fondateur de la Cinquième République n'aurait jamais accepté "les abandons de souveraineté" prévus par la Constitution européenne : la création d'un Ministre des Affaires Etrangères de l'Union, le lien renforcé entre les vingt-cinq (aujourd'hui 27) et l'OTAN, le recours croissant au vote à la majorité qualifiée au détriment de la règle l'unanimité, etc... (source : www.interet-general.info/article.php3?id_article=4343). La démarche de Pierre Lefranc et Pierre Maillard a reçu le soutien de gaullistes historiques, dont les Ambassadeurs de France, Pierre-Louis Blanc et Etienne Buring des Roziers. L'Amiral de Gaulle en revanche ne s'y est pas associé.

Dans son livre "Le coup d'Etat simplifié" (Editions du Rocher, 2008), Nicolas Dupont-Aignan écrit notamment : "Quelle est donc cette démocratie européenne pour laquelle quand c'est "oui" c'est "oui" à tout jamais (traité de Maastricht) et quand c'est "non" (référendum du 29 mai 2005) c'est "oui" quand même. Quelle est cette démocratie qui ne dit pas ce qu'elle fait et ne fait pas ce qu'elle dit ?"

Mercredi 11 février 2009 sur le site Internet de son parti politique (www.debout-la-republique.fr), Nicolas Dupont-Aignan s'indigne de voir la Commission de Bruxelles qui réfléchit actuellement à une réforme de la réglementation communautaire sur la protection de la vie privée sur Internet, s'en remettre à un collège "d'experts" à 80% américain, en soulevant les contradictions qui en résultent. (www.debout-la-republique.fr/Une-Europe-europeenne-Mais-no...)

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09 février 2009

MARTINE AUBRY, PIERRE MAUROY, JACK LANG

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MARTINE AUBRY, PIERRE MAUROY, JACK LANG

En ouvrant à Lille la campagne du OUI socialiste au référendum sur le projet de Constitution européenne dans les fédérations du Nord et du Pas-de-Calais, Martine Aubry, Pierre Mauroy et Jack Lang n'ont pas eu de mots assez durs contre les partisans du NON.

"Ils avancent un tissu de mensonges. Ils attisent la peur, les craintes. Je suis atterrée en lisant les tracts d'ATTAC, du Parti Communiste (PC) et de certains socialistes. C'est du populisme, c'est ce qui a conduit l'Italie à ce que l'on sait" a déclaré Martine Aubry (née en 1950). Maire de la Ville de Lille, la fille de Jacques Delors a remporté un certain succès lors de l'opération "Lille 2004, capitale européenne de la culture", avec plus de neuf millions de visiteurs.

Dans le journal le Figaro du 23 avril 2005, Pierre Mauroy (né en 1928) déclare : "Voter OUI, c'est se donner les moyens de faire une avancée en Europe : Voter NON, c'est en rester à la situation actuelle en prenant le risque de tout arrêter pour un certain temps. Le OUI s'inscrit donc clairement dans une évolution plus progressive. Parce que l'Europe fait partie intégrante de l'Histoire, il faut avancer et ne surtout pas reculer. Si c'était le cas, je regretterais le souffle qui nous a animés depuis les années 50. Et qu'on ne vienne pas nous dire qu'on est aux côtés de la droite républicaine. Nous l'avons été dès le départ pour faire l'Europe. J'ai le sentiment que mes camarades qui prennent position pour le NON succombent à la facilité (...). Le PS a connu des débats tumultueux dans son histoire. Mais il avait un règle : le respect de la majorité. Quand on la transgresse... Nous ne manquerons pas de dire que si le parti a eu cette évolution centenaire, c'est parce que certains n'ont jamais perdu le sens de l'unité. Actuellement, je pense pas que cette unité soit encore en cause, mais on ne sait pas ce qu'un NON en France pourrait provoquer". 

Devant une centaine de militants venus l'écouter à Solesmes (Nord) en mai 2005, Pierre Mauroy a dénoncé "l'outrecuidance de ces socialistes français qui pensent avoir raison contre tous les socialistes européens et le Confédération des Syndicats Européens".

"Si la France se recroqueville" a souligné pour sa part Jack Lang (né en 1939), "elle risque de perdre de son poids et de son influence. Nous sommes candidats aux Jeux Olympiques 2012 : pensez-vous que tourner le dos à l'Europe nous attirera des sympathies ? Or l'Espagne, qui dit OUI, est aussi candidate !".

Lundi 21 mars 2005, Jack Lang a présenté le Comité de soutien socialiste en faveur du traité européen en présence de l'écrivain Jorge Semprun et de Giberto Passos Gil Moreira, dit Gilberto Gil (chanteur, compositeur, Ministre brésilien de la Culture du Président Lula da Silva de 2003 à 2008). Jack Lang a assorti sa prestigieuse liste de trois cents personnalités d'un discours fustigeant le NON : "Pour la première fois dans l'histoire européenne sont notamment reconnus les droits et la diversité culturelle. Mais une sorte de poison du mensonge a été instillé dans les esprits. Notre devoir est plus que jamais d'expliquer avec des mots clairs, simples, concrets, le contenu de ce texte que certains ont réussi malhonnêtement à diaboliser, alors même qu'il est le plus progressiste de tous les traités européens jamais conclus".

A la tribune du Cirque d'Hiver le 18 mai 2005 ou se trouvaient un grand nombre de socialistes européens, Jack Lang lance : "Les chefs du NON sont les tenants du nationalisme, de la xénophobie, de l'extrême droite". Et de dénoncer "la dérive idéologique, le chauvinisme, qui semble avoir pénétré les esprits". Mais l'ancien Ministre le reconnaît lui même, la Constitution, très technique, a rendu difficile la campagne. Pour Jack Lang, organiser un référendum sur cette question a été une erreur.

En 1992, le département du Pas-de-Calais dont il est député, avait déjà rejeté le traité de Maastricht par 58% des suffrages. Cette fois, il a repoussé le projet de Constitution européenne par 69,5% des votants. Le décalage entre la présence médiatique de Jack Lang à Paris et le peu d'influence qu'il a eu localement lors de cette campagne référendaire est saisissant. La fédération socialiste du Pas-de-Calais, la plus importante de France avec près de 11 000 personnes encartées, avait pourtant voté OUI à 59,63% lors de la consultation interne du Parti Socialiste (PS) en décembre 2004. Il est vrai que les opposants socialistes à la Constitution européenne s'étaient abstenus de mener campagne pour respecter les consignes nationales du Parti Socialiste (PS). 

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06 février 2009

MICHEL BARNIER

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MICHEL BARNIER

Engagé dans le processus européen depuis longtemps, Michel Barnier (né en 1951) est revenu dans le Journal du Dimanche du 11 décembre 2005 sur le NON au projet de Constitution européenne :

(...) Première leçon : l'on ne rattrape pas quarante ans de silence en trois mois de campagne, dans un pays qui pratique l'omerta européenne. (...) Cette omerta traduit le sentiment qu'au fond la chose européenne ennuie les français, ou simplement l'absence de réflexe européen, dans un pays politiquement, économiquement, médiatiquement construit autour de Paris. Or c'est une situation dangereuse, compte tenu de l'impact qu'ont chaque jour les décisions prises à Bruxelles.

Deuxième leçon : le 29 mai 2005, nombre de nos compatriotes ont voulu manifester leur refus de la mondialisation en rejetant la Constitution européenne. Historique malentendu. L'Europe est une réponse, pas un sous-produit de la mondialisation. Le courage politique ne consiste donc pas à ignorer la mondialisation, et moins encore à s'avouer commodément contre, par principe. La mondialisation est une réalité planétaire, qui s'impose même aux plus grands Etats. Elle place la politique devant l'existence de comportements nouveaux. Comment répondre à ce qui est mondial, avec pour unique logiciel la défense de l'intérêt national ? Comment refuser la mondialisation chez soi, et prétendre l'expliquer aux autres ? La France ne peut faire le choix de l'impasse nationale. Elle doit, si elle veut réellement peser sur la mondialisation, aller de nouveau vers les autres. Je mets en garde ceux qui voudraient reconstruire la politique autour de la France, seulement et rien que la France. Ceux-là méconnaîtraient vraiment les intérêts de notre pays et la nature de ses obligations vis-à-vis de l'Europe et du monde.

La troisième leçon, naturellement, concerne le pouvoir en France. Ou plutôt, les pouvoirs. Car les responsables politiques, les partis, mais aussi les médias, les syndicats, les organisations confessionnelles, tous les pouvoirs ont été bousculés par le vote du 29 mai 2005. Consultation après consultation, la distance s'accroît entre le pays réel et le pays légal. Si réformer notre pays est nécessaire dans bien des domaines, alors il faut commencer par la politique elle-même. Je fais une proposition pour que la France retrouve une voix forte en Europe : celle d'un "dialogue national" réunissant les partisans du OUI et du NON. , de gauche, du centre et de la droite, pour finalement définir et défendre une position française sur l'avenir de l'Europe, et lui donner ainsi le maximum de légitimité et de crédibilité. Ce serait aussi, pour toutes celles et ceux qui entendent diriger le pays après 2007, l'occasion de démontrer collectivement leur sens des responsabilités, le temps d'une pause, avant l'obsédante élection" . (source : Michel Barnier, Journal du Dimanche, 11 décembre 2005)

Lors du Conseil européen qui s'est tenu à Laeken (Belgique) en décembre 2001, Michel Barnier a représenté la Commission européenne au sein du praesidium de la Convention sur l'Avenir de l'Union Européenne, dans lequel Valéry Giscard d'Estaing fut chargé d'élaborer le projet de Constitution européenne.

Conseiller spécial de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, Michel Barnier a remis lors du Conseil européen de juin 2006, un rapport remarqué sur la gestion civile des crises.

En juin 2006, Michel Barnier fut invité à la conférence annuelle du Groupe Bilderberg qui s'est déroulée du 08 au 11 juin 2006 au Brookstreet Resort près d'Ottawa (Canada). (source : www.voltairenet.org/article140407.html)

Michel Barnier est membre du Conseil d'administration de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques, aux côtés notamment d'Alain Bauer, Renaud Donnedieu de Vabres, Philippe Seguin, Hubert Védrine, Manuel Valls, Francis Wurtz, Pascal Lamy (www.iris-france.org/iris/conseil-administration.php). Michel Barnier est également membre du Conseil d'orientation de l'Institut Aspen France (www.aspenfrance.org) et de l'Académie des Sports (institution française fondée en 1905 sur le modèle des autres académies françaises, constituée d'un collège de 46 membres qui réfléchissent aux enjeux du sport).

Nommé le 23 février 2006, Vice-président du Groupe Mérieux Allaince (www.biomerieux.com), en charge du développement international, Michel Barnier doit au sein du Groupe Mérieux Alliance animer les relations avec les grands organismes de santé internationaux, les instances économiques et financières, et les acteurs du développement mondial. Ce holding regroupe un ensemble de sociétés dans le domaine de la biologie : BioMérieux, Silliker, Trangène et ABL.

Depuis le mois de juin 2007, Michel Barnier (http://michelbarnier.eu) est Ministre de l'Agriculture et de la Pêche de François Fillon. Il vient d'être désigné tête de liste UMP de la région Ile-de-France aux élections européennes de juin 2009.

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04 février 2009

FRANCOIS BAYROU

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FRANCOIS BAYROU

En faveur du référendum sur l'Europe, François Bayrou (né en 1951) déclare le 2 mars 2005 : "L'Europe a construit la société la plus solidaire, la plus respectueuse des droits humains, qui existe sur la planète. Dans un monde de confrontation, face aux superpuissances - Etats-Unis, Chine...- nous ne pouvons pas rester seuls et divisés : l'Europe est notre chance pour préserver notre modèle de solidarité dans la grande compétition des années qui viennent. Nous voulons préserver notre modèle de solidarité, nous votons OUI".

Lors de la campagne référendaire 2005, François Bayrou (www.bayrou.fr) fait le choix de la "proximité" en privilégiant les médias locaux et en préférant les débats restreints aux grands meetings régionaux, "ou l'on affrète des cars de militants pour remplir la salle". Dans ses différents déplacements, il a répété à maintes reprises : "La Chine s'est éveillée ! Sept cents millions de chinois sont prêts à suivre l'exemple de ceux qui sont déjà au travail; 60% des grues plantées sur la planète sont en Chine ! Le prix des matières premières va continuer de grimper, et un rapport d'experts prévoit dans un futur proche un baril à 385 dollars ! Quant à l'Amérique, avec sa recherche, son armée, vous savez ce qu'il en est, vous connaissez sa puissance. Voilà les défis auxquels nous devons faire face". Il considère donc que la France ne peut plus boxer dans la catégorie des super-lourds. Voter contre la Constitution européenne c'était pour lui courir le risque de nous retrouver "tout seul...".

François Bayrou stigmatise depuis vingt ans l'immobilisme du pouvoir avec les mêmes hommes et "les mêmes problèmes, jamais résolus".

Certains à gauche ont pensé avec cynisme pouvoir utiliser François Bayrou (www.mouvementdemocrate.fr) à leur guise : "Pierre Moscovici, Député européen proche de Dominique Strauss-Kahn, estime que le jeu de François Bayrou est une bénédiction pour la gauche. "Pour nous" dit-il, "Bayrou est le parfais couillon de service. Il va détruire la droite en 2007 et faire passer la gauche. Mais s'il pense en récolter les fruits, il se trompe. On lui dira merci et ciao". (source : Le Nouvel Observateur, rubrique le Téléphone Rouge, semaine du 22 septembre 2005, n° 2133)

Alain Madelin porte quant à lui sur François Bayrou un regard différent : "François Bayrou au moins a compris que la France ne pouvait pas continuer à être le seul pays en Europe, sinon dans le monde, à opposer les mots social et libéralisme (...). D'un point de vue juridique, le texte est très mauvais. C'est n'est pas une Constitution, et c'est normal : les gens qui l'ont écrit ne sont pas des constitutionnalistes. Ce n'est pas un traité qu'ils ont rédigé, c'est une lettre au père noël. Ils ont fait la liste de leurs souhaits pour l'Europe au lieu de délimiter, et de limiter, les pouvoirs de chacun dans l'Union, ce qui est la fonction essentielle de toute Constitution". (source : Judith Waintraub, Le Figaro, 12 mai 2005) 

A la tribune de l'Assemblée Nationale, mardi 16 mai 2006, François Bayrou a dévoilé son nouveau plan d'action : une stratégie de rupture. Transgressant pour la première fois la règle tacite de non-agresion envers un gouvernement de droite, il a voté aux côtés des socialistes une motion de censure relative à l'affaire "Clearstream", destinée certes à mettre en cause la responsabilité du gouvernement de Dominique de Villepin, mais qui visait plus largement l'ensemble de la classe politique française :

"(...) La responsabilité du gouvernement de Dominique de Villepin c'est d'avoir été acteur de la décomposition civique à laquelle nous assistons. (...) Ce gouvernement a été bâti autour d'une rivalité haineuse. (...) Cette rivalité haineuse, elle a tout pourri, comme c'était prévisible. (...) Mais la mise en cause du gouvernement, elle ne s'adresse pas seulement à ce climat de rivalité haineuse. Elle s'adresse à l'utilisation par l'Etat dans cette guerre des clans. (...) Tout cela sur fond de terribles affaires financières, dont on prononce le nom en baissant la voix, les frégates de Taïwan, les avions de combat, parce qu'elles ont entraîné des détournements d'argent inouïs, et un chapelet d'assassinat, affaires dont un ancien Ministre de la Défense, Alain Richard, vient de parler en termes voilés.

(...) Nous avons un virus dans notre démocratie, qui empêche la démocratie de se défendre : c'est l'absolutisme. (...) Aujourd'hui, et depuis des décennies, nous avons le pire des absolutismes : l'absolutisme dissimulé, sans contrôle, l'absolutisme d'autant plus pernicieux qu'il est caché. Absolutisme et dissimulation. (...) Dans la République absolutiste, il n'y a plus qu'un seul but politique : contrôler la quartier général. (...) Je suis en désaccord, et souvent en opposition avec le Parti Socialiste (PS). (...) Je n'ai pas oublié que les frégates de Taïwan, c'était sous un gouvernement socialiste. (...) Je ne me dissimule rien de leur passé, ni des différences que j'ai avec eux. Mais je ne considère pas les socialistes comme des ennemis, comme des intouchables. (...) Ce que je considère comme ennemie, c'est la malédiction qui interdit de se parler en France, même quand on est d'accord, sous prétexte qu'on n'a pas la même étiquette. Dans la société du XXIe siècle, le pluralisme gagne partout, dans les familles, dans les genres de vie, dans les entreprises. Le pluralisme et le respect réciproque. Le seul endroit ou le pluralisme n'est pas accepté, c'est dans le lieu même du pluralisme, à l'Assemblée Nationale, ou pourtant la France, dans sa diversité, est censée être représentée, se représenter! 

Et bien, en effet, je franchis un pas : j'accepte de voter, dans des circonstances graves, avec des gens qui sont différents de moi. Je ne renie rien de ces différences, mais je les fais passer après l'intérêt général. Et même, j'envisage dans l'avenir, lorsque viendra le moment de reconstruire notre pays, de travailler avec des gens différents de moi, d'un bord et de l'autre, non pas pour sanctionner, mais pour construire. Ma conviction est en effet que nous sommes descendus si bas, nous sommes allés si loin dans la décomposition qu'il faudra rassembler, pas seulement du centre, mais de droite, de gauche, pour garantir aux français que la République nouvelle sera la République de tous non pas la République des amis". (source : Discours de François Bayrou, Assemblée Nationale, 16 mai 2006)

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30 janvier 2009

CHRISTINE BOUTIN

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CHRISTINE BOUTIN

Présidente du Forum des Républicains Sociaux (www.frs-ladroitehumaine.fr), une formation associée à l'UMP, Christine Boutin (née en 1944), Député UMP des Yvelines depuis 1986, a lancé le 19 avril 2005 un "appel à la réconciliation des français", sa formation s'étant prononcée à 70 % pour le NON au référendum du 29 mai 2005.

Pour Christine Boutin la question n'était pas de savoir si le OUI ou le NON allait l'emporter : "Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est de savoir comment on va rétablir l'Unité Nationale". La situation de la France est à ses yeux d'une extrême gravité et révélatrice de "la fragmentation de la société nationale". Elle a dénoncé "les querelles internes au gouvernement, les divisions au sein de la droite et la gauche, l'incompréhension et l'éclatement entre tenants du OUI et les partisans du NON, les français qui n'ont pas de réponse à leurs questions (...). Nous sommes dans le mur. Le seul moteur qui guide les gens est la peur. Comment reconstruire avec toutes ces peurs (...)".

Le NON au référendum de Christine Boutin s'appuyait sur quatre déficits : "Un déficit historique et culturel (car la notion de racines judéo-chrétiennes ne figure pas dans le préambule de la Constitution européenne). Il ne s'agit pas de prosélytisme religieux, mais on ne peut pas construire l'avenir sans nos racines. Un déficit démocratique : les simples citoyens ne pourront jamais réunir un million de signatures pour mettre en oeuvre un droit de pétition qui sera réservé aux lobbies. Un déficit social : le traité ne fait aucune référence "à la lutte contre la pauvreté". Un déficit éthique : Christine Boutin redoutait que la Constitution européenne ne laisse "la porte ouverte" au clonage thérapeutique ou au mariage homosexuel". (source : Sophie Huet, Le Figaro, 20 avril 2005)

Après avoir décidé de se présenter à l'élection présidentielle 2002 malgré la candidature de François Bayrou, elle est exclue de l'UDF en décembre 2001 et rejoint les rangs de l'UMP. Au premier tour de l'élection présidentielle 2002, Christine Boutin rallie 1,9% des suffrages (avant dernier des candidats), ce qui lui vaudra, grâce à des accords passés avec Nicolas Sarkozy, d'être nommée le 18 mai 2007 par le Premier Ministre François Fillon, Ministre du Logement et de la Ville (www.logement.gouv.fr).

Le Nouvel Observateur du 3 avril 2008 (n° 2265) rapporte dans sa rubrique intitulée "Le téléphone rouge", les critiques de Christine Boutin sur les choix politiques de François Bayrou : ""La stratégie de François Bayrou depuis quinze ans a été d'amener nos idées à être représentées par quatre députés, c'est une tragédie", allume Christine Boutin. La Ministre du Logement, (...) juge que François Bayrou a commis une erreur magistrale en plaidant pour le quinquennat et l'inversion du calendrier en 2001. "Il n'a pas vu que cela conduisait à un régime présidentiel favorisant la bipolarisation de la vie politique. Celle-là même contre laquelle il lutte!"".

Christine Boutin dément appartenir à l'Opus Deï (www.opusdei.fr) malgré des rumeurs persistantes à ce sujet. Consulteur de la Sacrée Congrégation Pontificale pour la Famille, elle travaille comme conseiller technique sur les affaires familiales auprès de l'Etat du Vatican (elle a effectué quatre interventions en dix ans). Sur la cinquième chaîne française, le 16 mai 1990, Christine Boutin a déclaré : "Je suis catholique avant tout, avant d'être législateur. Je suis au service de la vie, donc contre l'avortement. Et l'Eglise, dans ce domaine, se réfère à une loi naturelle qui, en fait, s'impose à tous. Aux catholiques comme aux non-catholiques".

Christine Boutin suit de près le dossier des prisons françaises sur lesquelles elle enquête pour le compte du Parlement. Elle n'a de cesse de demander une amélioration des conditions de détention : "Seul l'amour de l'homme me guide dans mon combat" a t-elle dit. (source : Libération, 30 juin 2001).

Christine Boutin a écrit sur son blog (www.christineboutin-blog.fr) le 21 juin 2008 : "Depuis toujours la solidarité humaine et mon moteur. La mondialisation qui apporte de formidables avancées dans notre société a, par certains côtés, fragilisé la place de l'homme. Tout ce que j'ai essayé de faire depuis 20 ans au travers de ma vie personnelle ou politique passe par ce regard sur la fragilité humaine".

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23 janvier 2009

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

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JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

Pendant la campagne référendaire, Jean-Pierre Chevènement a effectué plus d'une vingtaine de déplacements en province pour défendre le NON avant son grand meeting au gymnase de Japy à Paris (XIe).

Le Mouvement des Citoyens (MDC) qu'il a fondé en 1992 a distribué des tracts sur lesquels il dénonçait l'Europe libérale : "Non à l'Europe libérale qui a entraîné la précarité des emplois, les délocalisations (...). Le projet de Constitution européenne livre tout aux marchés, il organise leur toute puissance et nous condamne à l'ultra-libéralisme à perpétuité".

Fin mars 2005, Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement.fr) a sorti un essai au titre explicite : "Pour l'Europe, votez NON!" (Fayard). Composé de quatre grands chapitres regroupant une cinquantaine d'articles enlevés, il a appelé à la rescousse Mendès France, Charles de Gaulle et Jean Jaurès, dont il cite les mots prophétiques toujours d'actualité : "Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire : c'est ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe...". Jean-Pierre Chevènement n'a pas cessé de dénoncer avec ardeur le risque de vassalisation de l'Union Européenne par les Etats-Unis. Jean-Pierre Chevènement s'est prononcé dès le mois d'août 2004 contre la Constitution européenne.

"Êtes-vous pour ou contre l'Europe ? Et non pas : Êtes-vous pour ou contre le texte dit de "Constitution européenne"? Voilà le subterfuge imaginé par ceux "d'en haut" pour faire approuver, à l'esbroufe, par ceux "d'en bas", nu noyau dur de règles contraignantes, tirées d'un credo libéral dogmatique, sous un magma de procédures illisibles et paralysantes. Qui pourrait être contre une Europe organisée et pacifique ? Tout est dans la méthode utilisée. Or, les propagandistes du "OUI" se réfugient dans l'incantation et la dénonciation de ceux qui osent porter la contradiction sur le fond. "Ils agitent toutes les peurs". (...) Dans un monde qui a radicalement changé depuis le traité de Rome (1957), la construction européenne reste sur les rails d'un choix libéral qui en fait un marché ouvert à tous les vents et offert à tous les coups. Le projet de Constitution européenne n'a pris la mesure d'aucun des défis du monde d'aujourd'hui : globalisation financière, hégémonie désormais sans rivale des Etats-Unis appuyés sur le dollar et sur le pétrole, irruption de l'Asie, mise en concurrence des territoires et des mains-d'oeuvre par les multinationales, guerres des civilisations présentes et à venir. Nos concitoyens, depuis l'adoption du traité de Maastricht en 1992, n'ont eu qu'un avant-goût de ce qui les attend : désindustrialisation, enfoncement dans la stagnation de longue durée et dans un chômage de masse, inféodation extérieure, déchirements intérieurs. Le projet de Constitution européenne, s'il été adopté, nous désarmerait et nous marginaliserait pour longtemps. Il y a une autre voie : celle qui consiste à partir de la France, justement parce qu'elle est France, le pays fondateur de l'entreprise européenne par excellence, à dire NON à cette dérive mortifère et à inventer un autre chemin. Ce "NON républicain" pourra permettre de construire un acteur stratégique européen indépendant à partir des Nations qui le voudront. Il n'y aura pas d'Europe qui vaille hors de cette volonté d'indépendance. Faisons la surgir et d'abord dans notre peuple" (source : Jean-Pierre Chevènement, "Pour l'Europe, votez NON !", Fayard, 2005).

En guise de conclusion, Jean-Pierre Chevènement (né en 1939) minimise les conséquences du NON en France. Il explique que l'Europe continuera de vivre simplement sous l'égide du traité de Nice, ce qui "n'entraînera aucun chambardement institutionnel dans l'immédiat (...) et obligera l'ensemble des dirigeants européens à réfléchir le contenu de l'entreprise européenne. (...) La victoire du NON créera un formidable sursaut de la conscience en France et en Europe". Ce sera pour celle-ci "un baptême du feu".

Réaction de Jean-Pierre Chevènement dans le journal Libération quelques jours après le résultat du référendum du 29 mai 2005 : "(...) Jacques Chirac m'a dit un jour que ce texte était moins une Constitution qu'un règlement intérieur. Dans ce cas, pourquoi l'avoir baptisé "Constitution" ? Ce qui a été rejeté à travers la Constitution, c'est la prétention à "constitutionnaliser" au nom du "peuple européen" qui n'existe pas, un corps de règles paralysantes qui ont installé en Europe un chômage de masse et dont les peuples réellement existants ne veulent pas. La seule attitude réaliste est de modifier ce qui dans ce texte fait obstacle à une relance keynésienne à l'échelle européenne. Mais la droite comme le Parti Socialiste (PS) entendent que le processus de ratification de la Constitution se poursuive comme avant. Aujourd'hui, le peuple et les élites coalisées se regardent en chien de faïence et au coeur de l'incompréhension, il y a la Nation. Les élites veulent dépouiller - pour leur bien - le peuple de sa souveraineté nationale et n'entendent rien changer à leur politique. La question qui se pose aujourd'hui est de savoir comment traduire le formidable signe de santé que vient de donner notre peuple dans un système politique dont la fonction est d'étouffer sa volonté. Ce qui n'a pas été possible en 2002 le sera t-il en 2007 ?" (source : Jean-Pierre Chevènement, Libération, "Un NON, porteur d'avenir", 9 juin 2005). 

Jean-Pierre Chevènement Préside la Fondation Res Publica : www.fondation-res-publica.org

Plaquette de présentation de la Fondation Res Publica : www.fondation-res-publica.org/download/Presentation_Fonda...

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21 janvier 2009

JEAN FRANCOIS COPE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

Quel est votre avis sur la note : "Jean-François Copé ?"

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JEAN-FRANCOIS COPE

Jean-François Copé (né en 1964), Administrateur civil de profession est le Maire de la Ville de Meaux (www.ville-meaux.fr) depuis 1995.

Nommé au Gouvernement en 2002, Jean-François Copé a laissé un temps son fauteuil de Maire à son premier adjoint, Ange Anziani, ancien entraîneur du club de football de Meaux, fier d'avoir compté dans ses rangs l'ancien champion du monde Frank Leboeuf. Conseiller régional d'Ile-de-France depuis 1998, Jean-François Copé devient député de Seine-et-Marne à la suite de la nomination de Guy Drut (son parrain en politique), Député--Maire de la Ville de Coulommiers (1992-2008),  au gouvernement d'Alain Juppé (du 19 juin 1995 au 21 avril 1997).

Jean-François Copé a conduit la liste UMP au premier tour des élections régionales d'Ile-de-France des 21 et 28 mars 2004, puis la liste UMP-UDF. Mais suite à la victoire de la liste conduite par Jean-Paul Huchon (PS), il renonce à prendre la tête du groupe UMP du Conseil Régional Ile-de-France. Il quitte sa fonction de Conseiller régional en 2007 pour respecter les règles sur le cumul des mandats.

Pour renverser les premières tendances  favorables au NON lors de la campagne référendaire 2005, Jean-François Copé est désigné pour organiser la contre-attaque. Dès le 5 avril 2005, il adresse à tous les Ministres, aux Parlementaires UMP et UDF, ainsi qu'à plus de 4 000 élus, un argumentaire détaillé destiné à répondre point par point aux critiques des partisans du NON. Un document composé de six pages pour expliquer les raisons du OUI, et de vingt-huit pages pour s'opposer aux arguments du NON. Il devait permettre de faire face à tous les arguments du NON : Turquie, directive Bolkestein, délocalisations, Politique Agricole Commune (PAC), mais aussi mariage homosexuel, avortement, clonage thérapeutique, etc. Un argumentaire qui démontre une fois de plus aux plus crédibles d'entre nous que les promesses n'engagent en politique que ceux qui y croient.

- S'agissant de l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne, le document souligne que la "Constitution européenne et la Turquie sont deux sujets totalement différents" qui "donneront lieu à deux référendums distincts" si les français votent NON au référendum. En réponse à Philippe de Villiers qui affirme que le Premier Ministre Turc a signé le traité européen "avec le même stylo et la même encre" que Jacques Chirac, Jean François Copé explique que Recep Erdogan "n'a pas signé la Constitution européenne", mais, "qu'en qualité de représentant d'un pays candidat", il a seulement signé l'acte final de la conférence intergouvernementale qui a négocié la Constitution. Ce qui ne revêt à ses yeux "aucun engagement, ni politique, ni juridique de l'Union à l'égard de la Turquie".

- Sur la directive Bolkestein, Jean-François Copé s'est félicité que Jacques Chirac ait obtenu qu'elle soit "complètement réécrite. (...) Et elle le sera. Nous ne cesserons pas de nous battre après le référendum".

- Au sujet des délocalisations à l'intérieur de l'Europe, les Ministres étaient invités à souligner que l'Europe est "un rempart, car les entreprises qui délocalisent le fond dans leur très grande majorité dans des pays d'Asie et du Maghreb". Donc "ce n'est pas en votant NON et en paralysant l'Europe que l'on va générer de la croissance".

- Les arguments sociétaux avancés par les partisans du NON furent aussi dénoncés : "En aucun cas, la Constitution européenne n'ouvre la voie au mariage homosexuel, ne remet en cause le droit à l'IVG, ni n'autorise le clonage thérapeutique". Le mariage relève "des lois nationales, qui en régissent l'exercice", le Conseil d'Etat reconnaît la compatibilité de la loi française sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) avec la Convention européenne des droits de l'Homme, et le clonage thérapeutique relève de "choix de société qui incombent aux législateurs nationaux".

- Quand les partisans du NON disaient que "depuis que l'Euro est là, le pouvoir d'achat a diminué", le gouvernement Raffarin affirmait que c'était faux, avançant l'idée que "l'augmentation des salaires a été considérablement freinée par les 35 heures, véritable poison du pouvoir d'achat des français".

- A l'adresse des agriculteurs, Jean-François Copé a rappelé que 8 milliards d'euros seront reçus jusqu'en 2013 pour les aides directes à l'agriculture par la France, qui reçoit aussi 900 millions d'euros par an pour le développement rural. Il a demandé de répondre à ceux qui expliquent que le NON était un "vote de projet" : "On vous entend critiquer, mais pas proposer. Concrètement, si le NON, l'emporte, vous allez à Bruxelles avec Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon pour négocier un meilleur texte ?

- Enfin, pour rassurer ceux qui regrettent l'absence de référence aux origines chrétiennes de l'Europe, Jean-François Copé répond : "La formule est suffisamment précise pour que le rôle joué par certaines religions soit reconnu, et suffisamment ouverte pour que chacun se sente respecté. D'autre part, et dans le corps du texte (art I-52 en particulier) la Constitution reconnaît l'identité et la construction spécifique de l'Eglise".

Jean-François Copé a confié à la Tribune Juive du mois de février 2002 : "Je suis juif non pratiquant. Mais je veille à demeurer, avant tout, le représentant d'une autorité laïque".

Au printemps 2006, Jean-François Copé (www.generationfrance.fr) a sorti un livre au titre percutant : "Promis, j'arrête la langue de bois" (Hachette Littératures). Il prétend tout au long des 263 pages de son livre abandonner la langue de bois et dévoiler ce qu'il a vécu au jour le jour depuis qu'il est entré au gouvernement : "Comment il a attendu fiévreusement que le téléphone sonne les jours précédents sa nomination. Comment il prépare ses interventions télévisées. Comment il a vécu de l'intérieur les grandes crises - retraites, canicule, banlieues - qui ont secoué la majorité. Comment il a affronté la polémique sur son appartement de fonction. Comment, Ministre du Budget, il négocie avec ses collègues des coupes parfois douloureuses. Bref, les mille et une chose de la vie qui constitue l'envers du décor ministériel".

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14 janvier 2009

PHILIPPE DE VILLIERS

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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PHILIPPE DE VILLIERS

A quelques mois des élections européennes 2009, le Mouvement Pour la France (www.pourlafrance.fr) est le principal parti politique français SOUVERAINISTE. Il dispose de trois Députés français au Parlement Européen : Philippe de Villiers, Paul-Marie Coûteau (www.pmcouteaux.org), Patrick Louis (www.patricklouis.fr).

Lorsqu'il Philippe de Villiers a été invité lundi 27 septembre 2004 à l'Académie des Sciences Morales et Politiques (www.asmp.fr), il a pris le temps d'expliquer ce que signifiait à ses yeux le SOUVERAINISME (http://canalacademie.com/spip.php?article130) :

"(...) L'Europe des Souverainistes fait confiance aux Nations qui la composent et au monde qui l'entoure: l'Europe actuelle se méfie de tout, de ses propres peuples, des gouvernements et de l'environnement mondial ou elle ne veut voir que désordre et chaos. Les Souverainistes veulent une Europe qui, loin de tenir ses Etats en lisière ou de fuir le monde, n'ait d'autre ambition que d'être utile à l'un comme aux autres.

(...) Si l'Europe des Souverainistes a un avenir, c'est qu'elle n'a pas seulement des principes pour fonder son organisation et un projet pour donner sens et but à sa mission, aussi elle a une méthode pour conduire son action. Cette méthode est aux antipodes de ce qu'on appelle la "méthode communautaire".

 (...) La méthode souverainiste (...) est celle de la raison et de la liberté. C'est celle des géométries variables : elle part de cette constatation de bon sens qu'il n'est ni juste ni raisonnable d'attendre de 25 ou 30 Etats, tous différents, qu'ils éprouvent le besoin et le désir de mener à tout instant et dans tous les domaines une politique uniforme. (...) Elle laisse les Etats libres de poursuivre entre eux des coopérations sectorielles avec les partenaires de leur choix. Sans jamais contraindre aucun d'entre eux, elle garantit que ceux qui s'engagent dans une action en ont réellement et la volonté et la capacité. Quant aux Institutions, elles peuvent se modeler chaque fois sur les nécessités et les caractéristiques du domaine considéré au lieu de les coucher dans tous les cas, sur le même lit de Procuste d'un cadre institutionnel immuable.

(...) Une Europe de Souverainistes ne laisserait pas piétiner la souveraineté d'un de ses Etats membres jusqu'au point d'interdire aux Chypriotes d'exercer leur droit d'établissement dans la partie nord de l'île, c'est-à-dire de les priver d'un des droits les plus fondamentaux de l'Union et cela, sur leur propre sol. Une Europe de Souverainistes serait un peu moins prompte à abandonner ses propres principes et à se renier elle-même. (...) Ce qui est donc en jeu, sous la fameuse question européenne, c'est bien de savoir si l'Europe restera dans l'histoire ou sortira de l'histoire. Et, puis, il y a une autre question qui est de savoir si une France sans Souveraineté peut elle-même survivre. Une France sans Etat, sans légitimité, sans politique. Il y a, dans l'actuelle orientation fédérale de l'Europe, une si grande hostilité envers les souverainetés nationales qu'elle finit par "délégitimer" l'Etat, c'est-à-dire l'idée même de l'autorité publique. Le pouvoir a de moins en moins de pouvoir.

(...) Quand il n'y a plus les Nations, on s'expose irrémédiablement à subir le joug des Empires, toujours accompagnés de leur cortège de frustration, de tension et finalement toujours promis à l'effondrement. C'est cette logique là, la logique du dépassement des Nations, au bénéfices des blocs, des Empires et aujourd'hui d'une hégémonie à prétention mondiale qui doit être désormais dépassée afin que nous entrions sans complexe dans un XXIe siècle qui sera, je le souhaite, plus pragmatique, plus fidèle aussi à l'esprit pluraliste de l'Europe.

(...) Nous sommes entrés, avec le pouvoir égalisateur non plus seulement de l'atome mais du microprocesseur et la puce, dans un monde radicalement nouveau, marqué par la combinaison contradictoire de l'infiniment petit et de l'infiniment puissant. Comme le résume Georges Berthu dans son ouvrage "L'Europe sans les peuples" : "Il n'y a plus de rapport entre la masse et la puissance". Ceci vaut pour les entreprises et pour les Nations, pour toutes les organisations humaines".

Note précédente sur Philippe de Villiers : http://pascaljeangimenez.hautetfort.com/archive/2008/06/2...

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12 janvier 2009

HENRI EMMANUELLI

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur l'Europe

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HENRI EMMANUELLI

C'est dans une lettre ouverte aux socialistes, qu'Henri Emmanuelli (né en 1945) a annoncé son intention de faire publiquement campagne pour le NON à la Constitution européenne, quand le Parti Socialiste a opté pour le OUI lors d'une consultation interne en décembre 2004. Cofondateur avec Jean-Luc Mélenchon du courant Nouveau Monde en 2002, Henri Emmanuelli (www.henriemmanuelli.fr) a estimé que le Parti Socialiste (PS) français et le Parti Socialiste Européen (PSE) "commettent une erreur historique en approuvant le Traité européen. Voter NON, ce n'est pas voter contre l'Europe. C'est la possibilité, qui ne se représentera pas de sitôt, de donner un coup d'arrêt à la dérive libérale qui déchire la gauche C'est saisir la chance de favoriser l'émergence d'un projet euro-progressiste qui rassemble"

Sur France-Info, vendredi 11 mars 2005, il déclare : "Moi je pense que, en conscience, quand on croit devoir défendre une cause parce qu'elle est juste, on doit franchir des lignes. Il y avait une majorité de socialistes pour envoyer un contingent en Algérie, ce n'est pas pour ça que c'était une bonne chose. Il y avait une majorité de socialistes pour voter en 1940 les pleins pouvoirs à Laval : ceux qui ont résisté sont passés à la postérité, ceux qui l'ont fait sont passés dans l'opprobre". Henri Emmanuelli sera cependant contraint de s'excuser le 13 mars 2005 : "Pour illustrer le fait que le parti n'est pas infaillible, j'ai cité deux exemples historiques dont le caractère dramatique peut légitimement choquer (...) je le regrette mais ne suis pas dupe non plus. Je vois bien qu'on préfèrerai discuter de ce genre de choses que du traité européen".

A la Mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) le 17 avril 2005, Henri Emmanuelli réunit 200 militants représentant "plus de 80 comités pour le NON socialiste" au traité constitutionnel européen, pour "essayer de structurer le NON de la gauche plurielle". Il a fait ses comptes : "La moitié au moins des socialistes, tout le Parti Communiste (PC), un Vert sur deux, une majorité de parlementaires radicaux, la gauche mouvementiste, ça commence à faire du monde". Il est persuadé que "les ingrédients de cette nouvelle construction politique existent", et qu'il faudra en passer par "un nouvel Epinay", comme il le confie au journal Libération le 16 avril 2005, c'est-à-dire un rassemblement des "forces de progrès" autour du Parti Socialiste (PS).

En 1992, alors que François Mitterrand est à l'Elysée, qu'Henri Emmanuelli est Président de l'Assemblée Nationale et que Laurent Fabius est Premier Secrétaire du Parti Socialiste, ils défendent ensemble le traité de Maastricht ratifié le 20 septembre 1992, par 51,05% des français. En déplacement à Hérouville-Saint-Clair le 12 septembre 1992, Henri Emmanuelli déclare : "Les ligueurs du NON tiennent un discours ambigu et font de la supercherie : il s'agit pour eux de piper les dés". Dans son ouvrage "Plaidoyer pour l'Europe" (Flammarion, 1992), Henri Emmanuelli avait également défendu avec conviction le traité de Maastricht.

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