28 novembre 2009

ALLIANCE POUR LA SANTE

 

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L'ALLIANCE POUR LA SANTE a été lancé par Jean-Marc GOVERNATORI, Président de la "France en Action" et Co-Président de "L'Alliance Ecologiste Indépendante", mardi 24 novembre 2009, Salle de la Mutualité à Paris, devant plus de 2 000 personnes présentes et plus de 20 000 internautes, avec :

- Daniel KIEFFER : Président de la Fédération Française de Naturopathie et de l'Union Européenne de Naturopathie.

- Maître Isabelle ROBARD : Docteur en Droit, auteur d'ouvrages de référence sur le sujet, oeuvre depuis plus de 15 ans en France et en Europe pour la légalisation des médecines non-conventionnelles ayant abouti à la mise en place de nouvelles lois.

- Philippe DESBROSSES : Agriculteur, Docteur en Sciences de l'Environnement et écrivain. Est un des pionniers de l'agriculture biologique en Europe. Il fut à l'origine de la création de la plupart des mouvements de l'officialisation de l'agriculture biologique.

- Luc BODIN : Médecin depuis 25 ans. Spécialisé en cancérologie clinique, il pratique également l'acupuncture, l'homéopathie, la phytothérapie, l'ostéopathie, et possède aussi des connaissances en communication PNL, décodage biologique des maladies etc. De nombreux voyages à travers le monde à la rencontre de médecins chinois et tibétains, de guérisseurs philippins, de chamans, lui ont permis d'enrichir son expérience. (voir www.medecine-demain.com)

- Dominique BELPOMME : Médecin et professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Il est membre de plusieurs sociétés savantes internationales et Président de l'Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse (ARTAC), fondée en 1984, et connu pour ses travaux de recherche sur le cancer (voir : www.artac.info). Depuis 2004, il considère "que 80 à 90 % des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement". Le professeur Belpomme est à l'affiche de deux films documentaires traitant de problèmes liés aux pesticides : "Nos enfants nous accuserons" (2008) de Jean-Paul Jaud, et "Sous les pavés, la terre" (2009) de Thierry Kruger et Pablo Girault.

- Albert-Claude QUEMOUN : Docteur en Pharmacie. Membre du comité scientifique à la Faculté de Médecine de Paris XIIIe, chargé de cours et coordinateur de thèses et de mémoires. Vice-président de la Société Française d'Homéopathie. Auteur de 11 ouvrages en France et à l'étranger.

- Jean-Jacques DUBOST : Biophysicien, conseiller santé. Ingénieur ETP et IPF Professionnel France. Autodidacte en biologie spécialisée en énergétique. A développé la démarche "Santé Globale Exogène Endogène" dans l'Association "La santé retrouvée et Conservée".

- Kiran VYAS : Est originaire du Gujarat en Inde. Ancien élève du Centre international d'éducation Sri Aurobindo de Pondichéry. A fondé trois écoles expérimentales avec son père qui fut l'un des plus proches collaborateurs du Mahatma GANDHI. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence (Massage indien, Ayurveda, Yoga des yeux, ...). Est un conférencier expert de renommée internationale (Inde, Japon, Grèce, Russie, Italie, Suisse, Espagne, Maroc ...).

- Cathrine BILLOD : Médecin généraliste, homéopathe (Besançon).

- Françoise JOET : Présidente d'honneur de l'Association Liberté Information Santé (ALIS). Impliquée depuis longtemps dans les combats pour l'Ecologie. Auteur de plusieurs livres sur les vaccinations. (voir : www.alis-france.com)

La vocation du réseau Alliance pour la Santé est d'être l'interlocuteur des pouvoirs publics pour une politique de santé.

Pour voir ou revoir la retransmission de cette soirée, veuillez cliquer sur le lien suivant : www.alliance-pour-la-sante.com/web-tv-de-lalliance.html

Adresse : Alliance pour la Santé 185, rue de Lourmel 75015 PARIS

Site Internet : WWW.alliance-pour-la-sante.com

Courriel : alliance-pour-la-sante@orange.fr

02 février 2009

OLIVIER BESANCENOT

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

Quel est votre avis sur la note : "Olivier Besancenot" ?

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(catégorie : Regard sur la France)

OLIVIER BESANCENOT

C'est en classe de seconde à Louviers (Eure) qu'Olivier Besancenot (né en 1974) adhère aux Jeunesses Communistes Révolutionnaires en 1988, aidé en cela par son professeur d'allemand, par ailleurs animateur de SOS Racisme et membre de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Entré à la Ligue Communiste Révolutionnaire en 1991, Olivier Besancenot est élu à la direction nationale en 1996 et intègre en 1999, à l'âge de 25 ans, le bureau politique de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Choisi en 2001 à l'âge de 27 ans pour se présenter à l'élection présidentielle de 2002, il obtient 4,25% des suffrages au 1er tour (soit 1 210 562 voix), quand Jacques Chirac a recueilli 19,68% des voix (soit 5 665 855 bulletins de vote).

Olivier Besancenot a obtenu une Licence d'Histoire à l'Université de Nanterre. Facteur à Levallois-Perret de 1997 à 1999, il est mis en disponibilité pendant un an de 1999 à 2000, pour assister au Parlement Européen les députés de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Muté à Neuilly-sur-Seine depuis l'an 2000, Olivier Besancenot travaille depuis 2002 à 80% de son temps pour assumer ses différentes activités politiques.

Le casting organisé par les stratèges de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) s'est révélé payante. Initialement ce n'est pas à lui qu'ils avaient pensé pour devenir porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), car Olivier Besancenot avait l'inconvénient à leurs yeux d'appartenir à "Révolution", la tendance la plus radicale de la ligue. Ils avaient alors jeté en vain leur dévolue sur "une jeune fille, incarnant la nouvelle génération de prolétaires précarisés, pour mieux ringardiser Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), qui vient snober la ligue en refusant sa proposition de candidature commune" (source : Christophe Ono-dit-Biot, Le Point, 17 novembre 2005). Olivier Besancenot a été en 2002 "(...) une révélation politique, le casting génial du stratège Krivine, l'invention d'une jeune vedette pour prendre une génération d'avance sans rien céder sur l'essentiel. Ca a marché au-delà de toute espérance" (source : Claude Askolovitch, Le Nouvel Observateur, jeudi 18 août 2005).

"Pourtant, dans ce parti ou s'affrontent plusieurs courants, les deux "historiens" (Alain Krivine et François Sabado) passent aux yeux de Besancenot pour des "droitiers". Lui était un peu gauchiste, se souvient François Sabado. "Mais il cherchait toujours à rassembler". "J'ai été longtemps minoritaire. Je n'étais pas d'accord avec eux" confirme Olivier Besancenot" (source : Paris-Match, semaine du 24 au 30 août 2006, n° 2988, p 90). Olivier Besancenot représente d'une certaine façon les personnes diplômées qui ne trouvent pas de travail.

Cette farouche volonté de communiquer sur l'activité professionnelle d'Olivier Besancenot accrédite l'idée que "le petit postier" est un atout marketing entre les mains du parti. Des enquêtes d'opinions ont d'ailleurs démontré que l'image du facteur constitue pour les français un lien social très fort. Même le magazine Gala du 13 février 2003 s'est aventuré à rendre l'image de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) plus lisse (4 pages), lors de la promotion du livre d'Olivier Besancenot : "Révolution! 100 mots pour changer le monde". 

""Quand on possède un porte-parole populaire comme Olivier, on ne laisse pas passer sa chance", commente François Sabado (...)" (source : Claude Askolovitch, Le Nouvel Observateur, semaine du 19 janvier 2006, n° 2150). " (...) Il est fait pour la télévision. Messages simples et efficaces. T-shirt noir contre costards. Langage vert contre phrases ampoulées mais ce plan com véhicule une idéologie. "Je crois de plus en plus qu'il faut être révolutionnaire" dit-il. Que le capitalisme doit être abattu et que précaution valent trahison" (source : Claude Askolovitch, Le Nouvel Observateur, jeudi 18 août 2005)

Après le congrès de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) fin janvier 2006, la direction nationale a renouvelé cinq de ses cadres afin de rajeunir son image, preuve que l'aspect marketing n'est pas négligé. Alain Krivine a donc quitté le bureau politique de la formation trotskiste le 1er mars 2006, après trente-cinq ans de service.

La Ligue Communiste Révolutionnaire (www.lcr-rouge.org) a voté NON au projet de Constitution européenne.

Dans son livre "Lettre recommandée au facteur" (Seuil, 2004), Henri Weber dénonce "le simplisme, le maximalisme, l'irréalisme et la démagogie" du programme de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) qu'il accuse d'être d'un autre âge. Au sujet de l'interdiction de licencier à laquelle est attachée la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Henri Weber rétorque à Olivier Besancenot : "Tu sais pertinemment que ce mot d'ordre est irréalisable car comment nationaliser des entreprises multinationales dont la plupart des établissements et des activités se trouvent hors de France ? (...) L'objectif de cette revendication de l'ultragauche, n'est d'ailleurs pas d'être réalisée, mais de mobiliser les salariés, d'aiguiser leur combativité, d'élever leur niveau de conscience afin d'aiguiser les contradictions du capitalisme. C'est ce qu'en théorie trotskiste on appelle un mot d'ordre transitoire". Henri Weber (www.henri-weber.fr) a cependant gardé des liens étroits avec Alain Krivine, qui s'efforce de son côté de "garder la main" sur la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR).

La Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) a été officiellement dissoute jeudi 5 février 2009, après 40 ans d'existence, pour créer le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA, www.npa2009.org). (source : www.lcr-rouge.org/spip.php?article2950)

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28 janvier 2009

JOSE BOVE

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

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JOSE BOVE

Ancien porte-parole de la Confédération Paysanne (www.confederationpaysanne.fr), José Bové (né en 1953) a expliqué le 30 mars 2005 à la presse les raisons de son opposition à une "constitution européenne idéologique qui s'inscrit dans la logique de la mondialisation". Il arborait un badge sur lequel on pouvait lire : "J'aime l'Europe, je vote NON". Signataire de la charte "pour une europe sociale et démocratique" lancée par le socialiste Pierre Larrouturou, José Bové a plaidé pour une "alternative" à l'Europe. Quelques cinquante personnalités de gauche ont signé ce texte, parmi lesquelles les socialistes Henri Emmanuelli et Michel Charzat ou encore Patrick Pelloux (Président de l'association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France). 

Pour José bové "il faut redonner le pouvoir aux citoyens et, pour cela, il faut une véritable charte sociale (...). Tout n'est pas noir dans ce traité mais sa philosophie générale est trop idéologique". Cette idéologie se trouve résumée selon lui par le débat autour de la directive bolkestein : "Ce débat m'a rappelé le jour ou l'Espagne est entrée dans l'Union. Et la manière dont l'Europe a laissé faire du dumping, en Andalousie avec l'implantation de serres agricoles géantes, qui ont obligé l'Espagne à avoir recours à de la main-d'oeuvre étrangère, souvent des sans-papiers". Bref, il "faut d'abord une harmonisation sociale".

José bové se disait "prêt à assumer d'aller à l'Elysée" en 2007 alors qu'il avait jusque-là écarté cette hypothèse propagée par Daniel Cohn-Bendit lors de l'élection présidentielle 2002. Il l'avait qualifiée de "débile". José Bové pense que "les hommes politiques ne transforment pas la société dans la mesure ou il ne remettent pas en cause ses fondements : l'Etat et l'économie. S'inscrire dans le débat politique pour être acteur de transformation ou de prises de conscience est un mauvais calcul. Les choses changent quand la contrainte vient d'un phénomène ou d'un mouvement extérieur. Pour peser, il faut se situer à côté du système politicien". 

Six ans plus tard José Bové a changé d'avis : "Un taulard pourrait-il briguer l'Elysée ? "Si la Cour de Cassation refuse mon pourvoi à la fin de l'année 2006, je pourrais être un candidat à la présidentielle derrière les barreaux", confie le provocateur José Bové sans dissimuler la joie que lui procurerait cette situation inédite. (...) "Nous pouvons être la gauche qui gagne, en menant à la fois les luttes sociales et les combats électoraux", hurle le tribun des Causses (...). C'était le 29 juin 2006, à Aubagnes (Bouches-du-Rhône), lors d'un meeting unitaire rassemblant 800 personnes ou l'éleveur de brebis, a remporté, et de loin, le concours de l'applaudimètre face à Alain Krivine, 65 ans, et à Olivier Dartignolles, 35 ans, les porte-parole respectifs de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) et du Parti Communiste Français (PCF), puisque Olivier Besancenot et Marie-George Buffet n'avaient pas souhaité faire le déplacement. (...)  Le candidat à la candidature a mis de l'eau dans son vin, mais conserve un discours hostile aux appareils politiques, presque populiste, pour mieux flatter les militants de base. Reste que Bové sait qu'il a besoin du soutien du Parti Communiste Français (PCF) et de jouer serré avec la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR). Le paysan libertaire se méfie des marxistes, des léninistes et surtout des trotskistes. Afin de mieux comprendre, il s'est entouré d'experts de ces organisations si loin de sa culture, qui le conseillent "à titre personnel"" (source : François Koch, L'Express, semaine du 6 juillet 2006).

Objecteur de conscience, José Bové est un ardent partisan de la "non violence active". Il a fréquenté à l'adolescence les communautés de "L'Arche de Lanza del Vasto" (www.arche-nonviolence.eu)  fondée en 1948. Lanza del Vasto (1901-1981) est né à San Vito di Normandi (les Pouilles) dans une famille fortunée de Sicile. Son vrai nom est Giuseppe Giovanni Luigi Enrico Lanza di Trabia-Branciforte. Lanza del Vasto est parti en 1937 rejoindre pendant quelques mois dans le cadre d'un voyage initiatique en Inde Mohandas Karamchand Gandhi (1869-1948). Il s'inspirera du modèle des ashrams de Ghandi pour animer à la mode occidentale quelques années plus tard les centres de la communauté de L'Arche.

Interrogé par le sociologue Paul Ariès (un des témoins de moralité de José Bové lors du procès de l'affaire du Mc Donald de Millau) et par le théologien Christian Terras, Directeur des Editions Golias (www.golias.fr) (tendance chrétien de gauche) et administrateur du Réseau Voltaire (www.voltairenet.org), dans le cadre de leur livre-entretien avec José Bové ("José Bové, la révolte d'un paysan", Editions Golias, 2000), José Bové leur a confié : "Je suis un arnarcho-syndicaliste. Mes références, ce sont la fondation de la première internationale au siècle dernier et la CNT Espagnole en 1936. (...) Avec les paysans sans terre au Brésil, je me sens proche de la théologie de la libération. Leur manière de vivre leur foi est extraordinaire".

Luxembourgeois, le père de José Bové (né en 1929) obtient la nationalité française quand il est nommé Directeur horaire de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), le premier institut agronomique en Europe et l'un des trois premiers au monde dans les domaines de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement. Le grand-père de José Bové était un maraîcher luxembourgeois.

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26 janvier 2009

MARIE-GEORGE BUFFET

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la France

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MARIE-GEORGE BUFFET

Dans un entretien accordé au journal Le Monde daté du 12 mars 2005, Marie-George Buffet (né en 1949), Secrétaire national du Parti Communiste français (140 000 adhérents dont 92 000 cotisants en février 2006, selon Le Monde du 5 février 2006) a déclaré : "Face à un traité constitutionnel qui inscrit dans le marbre des politiques libérales, une partie de la gauche dit stop. Il faut que le Parti Socialiste (PS) l'admette". Le 30 septembre 2004, Marie-George Buffet avait déjà dit : "C'est un traité de libéralisme, un poste avancé de la mondialisation capitaliste. Le NON sauve l'Europe en mettant un coup d'arrêt à cette Europe qui s'est construite contre les peuples".

Licenciée en Histoire-Géographie et employée à la Mairie de Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), Marie-George Buffet (http://mariegeorgebuffet.elunet.fr) adhère au Parti Communiste Français (PCF) en 1969. Adjointe au Maire de Château-Malabry (1977-1983), elle gravit tous les échelons : Conseillère régionale d'Ile-de-France (1977-1983, 1988-2002, et du 29 mars 2004 au 22 avril 2004), Ministre de la Jeunesse et des Sports (1997-2002), Député de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis (Stains, Dugny, Blanc-Mesnil) depuis le 1er juin 1997, Conseillère municipale du Blanc-Mesnil (46 936 habitants) depuis 2001.

Militante féministe, Marie-George Buffet a participé aux diverses actions de la Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception (CADAC) et aux assises des droits des femmes. "Repérée par Georges Marchais, installée au Comité central du Parti Communiste français dès 1987, Marie-George Buffet dut son ascension dans le parti à deux "qualités" communistes : le manque de brillant et la discipline". (source : Christophe Barbier, L'Express du 29 juillet 1999)

"(...) Cette mère de famille au parcours d'apparatchik n'incarne rien de moins que le triomphe du "politiquement discret". Sa panoplie vestimentaire d'une immuable sobriété et son verbe empreint d'humilité collent à l'air du temps. Quand, sur les photos du gouvernement, les ministres se bousculent pour être au premier rang, elle préfère se cacher derrière la troupe. Quand les bleus triomphent, que Jacques Chirac et Lionel Jospin dansent dans les vestiaires, Marie-George Buffet, elle, refuse de plastronner. Les français apprécient. Ils la jugent "sympathique", "spontanée", mais aussi "honnête" et "courageuse". Par les temps qui courent, c'est presque une déclaration d'amour. Dans les sondages de popularité, la Ministre de la Jeunesse et des Sports talonne les icônes de la classe politique (...). J'adorerais en dire du mal, plaisante Alain Dufaut, élu RPR du Vaucluse et responsable de la Commission culture et sport au Sénat, mais c'est vrai qu'elle est drôlement sympa ! Elle ne triche pas. Quand elle ne sait pas répondre à une question, lors de l'examen du budget, elle l'admet. Ce n'est pas le genre à se défausser sur un conseiller technique" (source : Henri Haget, L'Express du 5 juillet 1991) 

Réélue triomphalement à la tête du Parti Communiste Français (www.pcf.fr) avec 91,27 % des voix lors du 33ème Congrès qui s'est tenu au Bourget dimanche 26 mars 2006, Marie-George Buffet a appelé à faire l'unité à l'approche des élections présidentielles 2007. Malgré le nombre de ses élus locaux, plus de 10 000 en 2007, le Parti Communiste a enregistré son plus mauvais score au premier tour des élections présidentielles de 2007 avec 1,93 % des suffrages, soit 707 327 voix. En 2002, Robert Hue avait de son côté rallié 3,39 % des suffrages. Le 14 décembre 2008, Marie-George Buffet a été une nouvelle fois réélue pour un quatrième mandat à la tête du Parti Communiste Français (PCF), après le vote des quelques 800 délégués réunis à la Défense (Paris) lors du 34ème Congrès, avec 67,72 % des voix. 

Lors de l'affaire des marchés publics truqués du Conseil Régional d'Ile-de-France, la presse a révélé que le Parti Communiste Français (PCF) avait reçu la manne de 21 millions de francs entre 1990 et 1995. Bouygues lui aurait versé 3,9 millions de francs, Eiffage 9,3 millions, et la Générale des Eaux 6,3 millions. " Pourtant - les dirigeants du Parti Communiste seraient-ils plus malins que les autres ? - aucun de ses membres ne sera présent au Palais de Justice de Paris ce 21 mars 2005" (source : "Le scandale qui éclabousse la droite et la gauche", L'Express du 14 mars 2005, n° 2802)

Dans le journal Libération du lundi 21 mars 2005, Renaud Lecadre précise : "Le Parti Communiste Français (PCF) a encaissé des dons importants, mais son implication dans le donnant-donnant n'est pas avéré. (...) C'est la dernière des grandes affaires politico-financières de la sale décennie 90. La première à mettre en cause les grands partis, dans un même sac. (...) Une "affaire monstrueuse, qui révèle un pacte clandestin et frauduleux entre les plus grands partis politiques pour qu'ils se partagent les majorations indues des marchés publics". Gérard Peybernès, ancien directeur de l'association de financement du Parti Socialiste (PS), sait de quoi il parle". 

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19 janvier 2009

DOMINIQUE DE VILLEPIN

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DOMINIQUE DE VILLEPIN

Invité sur Europe 1, dimanche 17 avril 2005, Dominique de Villepin (né en 1953 au Maroc), alors Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des Libertés locales (31 mars 2004 - 31 mai 2005), a annoncé un changement de politique, "encore plus volontaire, encore plus audacieuse, encore plus solidaire", après le 29 mai 2005, "quelle que soit la réponse des français". Diplomate de profession, Dominique de Villepin n'avait pas cependant jugé utile d'informer au préalable le Premier Ministre en exercice. Sur RTL, mardi 18 avril 2005, Jean-Pierre Raffarin rappelle à l'ordre Dominique de Villepin : "Il a dérapé, cela arrive souvent lorsqu'on veut aller trop vite. Je l'ai recadré. L'incident est clos. Au travail !".

Secrétaire général de l'Elysée avant les élections présidentielles 2002, Dominique de Villepin a fait sensation à Casablanca (Maroc), en s'adonnant à une "époustouflante causerie poétique", intitulé "L'amour des deux rives" (source : Le Figaro, 27 septembre 2005). Premier conseiller à l'Ambassade de France à New Delhi (1984-1992), Dominique de Villepin a pris le temps d'écrire deux recueils de poèmes en 1986 et en 1988 : "Parole d'exil" et "Le droit d'aînesse". Ecrivain talentueux, il a reçu le Prix des Ambassadeurs en juin 2001 pour son épopée napoléonienne, "Les cents-jours ou l'esprit de sacrifice " (Editions Perrin, 2001), ainsi que le Prix de la Fondation Napoléon. En 2000, Jacques Chirac déclare au sujet de Dominique de Villepin : "Il est rare de rencontrer un homme qui, comme lui, soit à la fois un poète et un très bon capitaine d'escadron de commando" (source : Eric Mandonnet, Eric Pelletier et Jean-Marc Pontaut, L'Express du 18 octobre 2004).

Didier Schuller accuse Dominique de Villepin d'avoir dirigé "un cabinet noir à l'Elysée", ce qui a écorné son image. Celle du Diplomate hautement qualifié aux manières exquises, s'effaça alors brutalement pour laisser apparaître le visage sadique du bourreau, orfèvre en coups tordus. Nicolas Sarkozy le soupçonne lui aussi de la même chose. Il s'est d'ailleurs arrangé pour faire savoir que son retour au Ministère de l'Intérieur en juin 2005, était lié à son désir de contrecarrer les agissements occultes du Premier Ministre en exercice.

Dominique de Villepin a passé la majeure partie de son enfance et de sa jeunesse hors du territoire national. Il a surtout étudié à Caracas et à New York. Il aime répéter : "La France, je l'ai rêvée avant de la connaître" (source : Le Monde, 1er septembre 2005). Il ne manque jamais une occasion d'évoquer son "attachement" à sa terre natale et à l'Afrique en particulier, ni de se définir comme un "métèque". Il confie parfois : "De mon enfance à Rabat, j'ai conservé quelques souvenirs : des couleurs, des images, des émotions, des sensations". En mai 1968, il a été le seul gréviste au lycée français de Caracas : "J'étais loin de la France. J'apercevais un tournant dans les relations entre le pouvoir et la société, l'affirmation d'une jeunesse, d'un autre regard porté sur le monde, d'un idéal à défendre" (source : Entretien de Dominique de Villepin avec Denis Etienne et Jean-François Verdonnet, Tribune de Génève, 1er avril 2008).

Sa vision du pays est parfois déroutante. Le journaliste Franz-Olivier Giesbert qui l'a côtoyé de près sans jamais cacher le carnet de notes qui le suit partout pour recueillir minutieusement la teneur de ses précieux échanges avec les hommes politiques, rapporte dans "La tragédie du Président" (Flammarion, 2006), les propos étonnants de Dominique de Villepin sur la France : "La France a l'air à la ramasse. Mais observez-la de près. Elle a les jambes écartées. Elle attend désespérément qu'on la baise : ça fait trop longtemps que personne ne l'a honorée !"

Jeudi 6 octobre 2005, dans "A vous de juger" une émission politique de France 2 animée par Arlette Chabot, Dominique de Villepin affirme avoir changé : "J'ai le sentiment de m'être allégé de beaucoup d'ambitions inutiles, de beaucoup de susceptibilités, de beaucoup d'amour-propre, qui font qu'on a des réactions parfois puériles, parfois même stupides".

Dans son livre "Des hommes d'Etat" (Grasset, 2008), Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin à Matignon (2006-2007), député de l'Eure depuis juin 2007, actuel Secrétaire d'Etat en charge des Affaires Européennes, décrit les réactions de l'ancien Premier Ministre dans le cadre confiné de leurs relations de travail. Le 31 mars 2006 par exemple, suite à la crise du Contrat Première Embauche (CPE) qui s'achève sur un échec, il raconte : "Au déjeuner, Dominique de Villepin invite ses conseillers les plus proches, il sait que la partie est jouée et perdue. "Dans le fond, je suis né cinquante ans trop tard. Je n'aurais jamais dû faire ce métier"".

Le 22 mars 2007, quand Dominique de Villepin arrive à l'Elysée, se tournant vers Bruno Le Maire (http://brunolemaire.fr) avant de sortir du véhicule, il confie : "Je serais heureux de quitter tout ça. Si vous saviez comme je suis soulagé. La politique est un rétrécissement : toujours les mêmes visages". Il descend, monte quatre à quatre les marches du perron entre deux rangées de gardes républicains sabre au clair. "Et tout ces chapeaux à plumes, ces uniformes, ces cérémonies, vraiment je n'en peux plus, c'est fini : ce n'est pas la vie"" (source : Bruno Le Maire, "Des Hommes d'Etat", Grasset, 2008).

Le 9 janvier 2008, Dominique de Villepin a intégré sur dossier l'Ordre des Avocats. Il a prêté serment devant la Cour d'Appel de Paris, aux côtés d'une cinquantaine d'impétrants. Les anciens Ministres François Baroin, Jean-François Copé et Ségolène Royal, ont récemment embrassé la carrière d'avocat grâce à la même procédure, c'est-à-dire par la valorisation de leur diplôme et de leur expérience professionnelle. Dominique de Villepin a déclaré ce jour là à la presse : "Toute ma vie a été placée sous le signe du combat pour le bien public à la fois comme diplomate en matière internationale et comme politique. J'entends poursuivre ce combat pour la paix et la justice en qualité d'avocat. C'est une grande fierté pour moi de revêtir aujourd'hui cette robe. Ca fait partie des rêves que j'avais quand j'étais enfant. Vous voyez, il y a des rêves qui se réalisent".

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16 janvier 2009

RENAUD DONNEDIEU DE VABRES

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RENAUD DONNEDIEU DE VABRES 

Jacques Chirac a ouvert, lundi 2 mai 2005, au Palais de l'Elysée, les Rencontres pour l'Europe de la Culture (www.culture.gouv.fr/culture/actualites/index-rec.html), réunissant huit cent personnalités venues des vingt-cinq pays de l'Union Européenne : cinéastes, écrivains, architectes, chorégraphes, peintres, comédiens, musiciens, intellectuels, représentants d'organisations professionnelles et d'institutions. Devant la résistance du NON au projet de Constitution européenne, très nombreux à gauche, il fallait marquer un grand coup. Jacques Chirac a utilisé l'élément fédérateur de la "marchandisation de la culture" pour s'adresser aux gens de gauche, traditionnellement plus sensible à ce thème. Le Ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, fut le grand ordonnateur de ces Rencontres pour l'Europe de la Culture, les 2 et 3 mai 2005 à Paris, sous le haut patronage de Jacques Chirac.

Renaud Donnedieu de Vabres (né en 1954), Administrateur de profession, a été contraint de démissionner de ses fonctions de Ministre délégué aux Affaires Européennes auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et de la Francophonie du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin 1 (du 7 mai 2002 au 16 juin 2002), après avoir été mis en examen dans l'affaire liée au financement du Parti Républicain. Le Tribunal Correctionnel de Paris a condamné l'ancien porte-parole de l'UMP à 15 000 euros d'amende pour blanchiment d'argent, après avoir estimé que Renaud Donnedieu de Vabres savait que les espèces versées au profit du Parti Républicain de manière occulte étaient stockées dans le coffre-fort de son bureau. Il a en revanche été relaxé de l'accusation de "complicité de financement illicite d'un parti politique". Renaud Donnedieu de Vabres (www.rddv.fr), membre de l'UMP, souhaitait en 2008 conquérir la Mairie de la Ville de Tours, mais le 16 mars 2008, le socialiste Jean Germain l'a battu aux municipales avec 37,94% des suffrages.

Le père de Renaud Donnedieu de Vabres, Jacques, un Conseiller d'Etat reconverti dans l'industrie, fut le négociateur du Marché Commun dans le cadre des négociations du traité de Rome en 1957. Et son grand-père, Henri Donnedieu de Vabres, fut l'un des quatre juges du Tribunal de Nuremberg en 1945. Renaud Donnedieu de Vabres descend d'une famille protestante originaire des Cévennes par son père et d'une famille catholique de Normandie par sa mère.  

Dans un article publié le 21 avril 2007 dans le journal Le Monde, Philippe Jantet, Président du Groupement des Editeurs de Sites en Ligne (GESTE), a mis en cause Renaud Donnedieu de Vabres en qualité de Ministre de la Culture. Objet de son mécontentement : un projet de décret créant une commission nationale de déontologie des services de communication au public en ligne, en passe d'être adopté par le gouvernement. Je vous invite à lire ci-joint ce très intéressant article de Philippe Jantet, intitulé : "L'Etat veut-il tuer Internet en France"? (www.topchretien.com/topinfo/?/12667/letat-veutil-tuer-int...).

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02 janvier 2009

ARNAUD MONTEBOURG

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ARNAUD MONTEBOURG

Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France du 11 avril 2005, Arnaud Montebourg indique ne pas vouloir mener campagne pour le NON au référendum 2005 afin de respecter la ligne officielle du Parti Socialiste (PS) : "Nous avons le devoir d'être loyaux à l'égard des milliers de militants qui ont exprimé un choix majoritaire". Mais Arnaud Montebourg a voté contre la Constitution européenne, estimant que le NON de la France ne signifie pas un refus massif de l'Europe mais plutôt "une volonté de mieux contrôler la construction européenne et de décider vraiment de son orientation (...). Si le NON l'emporte, il faudra renégocier, tout remettre à plat". Pour le Député de Saône-et-Loire, la Constitution européenne n'avait "presque aucune chance de voir le jour". Il avait cependant l'espoir qu'en cas de victoire du NON, l'unité du Parti Socialiste (PS) ne serait pas remise en cause, redoutant par-dessus tout qu'une gauche divisée au moment des élections présidentielles de 2007, n'offre un cadeau inestimable à la droite.

Mis en minorité au congrès du Parti Socialiste (PS) au Mans (du 18 au 20 novembre 2005), le Nouveau Parti Socialiste (NPS), le mouvement qu'il avait cofondé le 16 octobre 2002 avec Vincent Peillon (né en 1960, enseignant de profession, ancien assistant parlementaire d'Henri Emmanuelli, député de la Somme de 1997 à 2002) et Benoît Hamon (né en 1967), au lendemain du traumatisme du 21 avril 2002, a implosé. Critiques vis-à-vis des orientations prises par le Parti Socialiste (PS), ils étaient les partisans d'une réforme en profondeur des Institutions. En réalité le Nouveau parti Socialiste (NPS) voulait surtout apparaître dynamique et différend des autres

Ce courant fut salué par Jean-Marc Governatori, Président-fondateur de la France en Action (www.lafranceenaction.com), le dixième parti politique de France, qui s'inscrit au delà du clivage droite-gauche : "C'est (...) une grande vertu de notre démocratie et de nos médias que de laisser s'exprimer des avis différents. Cela enrichit le débat et stimule l'intérêt du citoyen. Au sein du Parti Socialiste, il est bon qu'une troisième voie s'élève, portée par messieurs Montebourg, Peillon et Hamon. La démocratie, c'est cela aussi. Les états-majors parisiens ne s'y font décidément pas. Ce débat met d'ailleurs en exergue quelques individualités intéressantes, hélas cloisonnées, enfermées dans un régime de parti ou ils étiquettent, s'époumonent, se condamnent à l'intérieur d'un clivage ancestral" (source : Jean-Marc Governatori, texte écrit en 2004, "Oui à une Constitution européenne. NON au sabotage proposé. Votons blanc", p 42-43).

Des dissensions sont cependant vite apparues à l'intérieur du Nouveau Parti Socialiste (NPS), avec notamment le départ de Julien Dray au printemps 2003, parti rejoindre François Hollande. Cette volte-face a valu à Julien Dray d'être désigné porte-parole du Parti Socialiste en guise de remerciements. Depuis, Vincent Peillon envisageait lui aussi de rejoindre la majorité du Parti Socialiste, alors qu'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon souhaitaient se tourner vers la gauche du Parti Socialiste. Vincent Peillon franchira finalement le "rubicon" au congrès du Mans, scellant ainsi l'amorce de la fin programmée du Nouveau Parti Socialiste (NPS). Arnaud Montebourg et Vincent Peilon se disputèrent alors par médias interposés pendant plusieurs jours. Vincent Peillon reprochera à Arnaud Montebourg "d'employer un vocabulaire toujours à la limite du populisme et de l'extrême droite", tout en essayant de réduire son rôle au sein du Nouveau Parti Socialiste (NPS) à celui d'une simple "mascotte". Arnaud Montebourg l'accusera en retour "d'utiliser des méthodes empruntées à Lucrèce Borgia".

Samedi 10 décembre 2005 à Paris, Arnaud Montebourg, Vice-président de la Commissions des lois de l'Assemblée Nationale, pose les fondations de Rénover Maintenant (www.renover-maintenant.org), un nouveau courant qui entend demeurer un laboratoire d'idées pour le Parti Socialiste. Reconnu aussitôt par François Hollande, cet adoubement lui ouvre les portes des instances dirigeantes du Parti Socialiste et l'accès très convoité à la "Commission projet" composée de tous les "éléphants". Arnaud Montebourg souhaite cependant continuer à incarner "l'opposition" et se dit dubitatif sur la stratégie adoptée par le Parti Socialiste dans sa lutte contre la mondialisation et sur la défense du projet européen qu'il juge indécis. Il reproche surtout au Parti Socialiste de ne pas être en mesure de changer et d'être dans l'impossibilité "d'accomplir sa propre révolution intérieure" (source : Le Parisien, 9 décembre 2005).

Arnaud Montebourg a réussi à souffler à Ségolène Royal l'idée de sa VIe République qui lui tient à coeur. Dimanche 18 mars 2007, la candidate socialiste à l'élection présidentielle l'évoque pour la première fois : "(...) Dans un discours prononcé devant quelque 4 000 élus socialistes réunis porte de Versailles à Paris, la candidate socialiste a promis "une République nouvelle dont vous (les élus) êtes les acteurs à l'avant-garde", grâce à "un référendum refondateur de la République, ancrée sur ses traditions et en même temps tournée vers le futur". "Ce sera notre VIe République, c'est celle-là (...) que nous construirons ensemble. Cette République nouvelle reposera, a t-elle indiqué, sur "quatre piliers : une démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats, une démocratie sociale qui va faire faire à la France un bond vers le futur en modernisant le dialogue social", la garantie des "solidarités de base" avec "le maintien des services publics sur tout le territoire", enfin "la démocratie territoriale". C'est la première fois que Ségolène Royal utilise aussi explicitement le terme de "VIe République" pour décrire ces changements institutionnels, bien qu'ils ne touchent que de façon marginale aux pouvoirs du Chef de l'Etat, clé de voûte de la Ve République" (source : AFP, dimanche 18 mars 2007).

S'estimant humilié lors de son passage dans l'émission télévisée "Vendredi pétantes", présentée le 27 janvier 2006 sur Canal + par Stéphane Bern, Arnaud Montebourg décide de réagir : "Le débat politique est misérable sur le service public. On est dans une arène ou on se fait allumer si on ne joue pas le jeu. Les politiques (...) sont obligés de participer à des émissions ou ils servent de repoussoir ou de punching-ball, coincés entre un acteur et un sportif". Et de fustiger "ces animateurs qui nous traitent comme de la m...." (source : Philippe Ridet, Le Monde, 8 avril 2006).

Arnaud Montebourg (www.arnaudmontebourg.fr) est le fils de Michel Montebourg, fonctionnaire de l'administration fiscale, et de Leïla Ould Cadi, professeur d'espagnol, descendante de la famille des Ould Cadi, une noble famille de Wali algériens, c'est-à-dire de "préfets" arabes placés à la tête des Wilayas, l'équivalent de nos départements français.

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24 décembre 2008

SEGOLENE ROYAL

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SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal (né à Dakar en 1953), Conseillère de tribunal administratif de profession, est la Présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes.

Dans Le Figaro du 17 novembre 2006, Myriam Lévy voit dans Ségolène Royal le sacre "d'un parcours savamment construit, l'oeil davantage rivé sur l'opinion que sur les partis. (...) Zapatera, ou zapaterreur ? C'est selon. Il y a ceux (...) qui voient en elle une conquérante, et ceux qui la décrivent  comme une femme sans scrupule, prête à tout pour arriver au sommet. Ségolène Royal n'est pas une femme linéaire. On la rencontre souvent là ou on ne l'attend pas. C'est l'une des clés de son succès d'aujourd'hui. Féministe et traditionnelle. Mère de famille et ambitieuse. Quand elle les surprend, ses camarades la croient gaffeuse. C'est certainement leur première erreur. Il y a peu de place pour le hasard dans un discours qui, s'il n'est pas toujours exposé avec méthode, n'en est pas moins réfléchi. Et Ségolène Royal a du flair. Grande dévoreuse de sondages et d'études statistiques, elle n'a pas son pareil pour repérer le sujet concret qui fait débat dans les familles et sur lequel, avec du bon sens et passant outre les dogmes, elle va pouvoir renverser la table. Tant pis s'il y a de la vaisselle cassée, son message sera passée. C'est ce qui fait sa différence avec ces éléphants dont même les socialistes se sont lassés au fil des ans. Ouvrant la voie à la candidature d'une femme, quinquagénaire, qui, de plus, est belle et toujours élégante dans sa veste souvent blanche.

(...) Cette image construite au long cours lui permet aujourd'hui d'incarner la nouveauté, bien qu'étant à l'Elysée comme conseillère du Président dès 1981, au côté de François Hollande, dans l'équipe recrutée par Jacques Attali. En 1988, François Hollande et Ségolène Royal entrent ensemble à l'Assemblée Nationale.

(...) Son fond de commerce : les femmes, les classes populaires. Ces français qui, la cinquantaine passée, regardent un monde qu'il ne comprennent plus, trouvent leurs enfants trop coulants avec leurs petits-enfants, voudraient que quelqu'un remette de l'ordre, du respect, du travail, là ou ils ne voient que chômage, je-m'en-foutisme et violence. Alors "l'ordre juste", ils en redemandent. De la démocratie participative aussi, tant ils ont eu l'impression de ne pas être entendus par le passé. Et Royal, ils ont envie d'y croire.

Pourtant, "elle leur promet peu", note Gilles Savary, ancien fabiusien devenu son porte-parole. Ce qui compte, pour elle, ce sont les "valeurs". Il y a le bien et le mal. La vérité et le mensonge, toujours intolérable. Au point de demander à la télévision la démission du Premier Ministre hongrois, coupable à ses yeux d'avoir menti pendant la campagne électorale (...)". (source : Myriam Lévy, Le Figaro, 17 novembre 2006)

Christine Bierre, rédactrice en chef du journal Nouvelle Solidarité, n'a pas relevé de différences entre les programmes des deux candidats à l'élection présidentielle 2007 : "(...) Comme Didier Hassoux le montre à merveille dans un article du journal "Libération" du 19 avril 2006, en dehors du style de chaque personnage, les différences de contenu sont quasiment inexistantes. Leur réponse sur le travail sont caricaturalement identiques. "Nous devons rééquilibrer le rapport salarié-employeur en offrant la sécurité au salarié tout en donnant aux entreprises l'agilité dont elles ont besoin pour s'adapter aux évolutions de la conjoncture", déclare Ségolène Royal au "Nouvel Observateur". "L'enjeu, c'est la simplification de notre contrat de travail pour le salarié", déclare par ailleurs Nicolas Sarkozy. (...) Chacun à sa manière semble vouloir rassurer un électorat en révolte de plus en plus ouverte contre ses élites : Nicolas Sarkozy en multipliant les références autoritaires, en frappant sur la table et en fonçant; Ségolène Royal en véritable robinet d'eau tiède qui materne ses ouailles avec la promesse d'une "démocratie citoyenne" à venir. Quelle mouche à bien pu piquer le peuple français, qui semble prendre plaisir à se laisser bercer par des contes de fée à la Amélie Poulain et par de douces platitudes sur les "citoyens experts", le "désordre" qui règne dans la société et la nécessité d'établir un "ordre juste", une "sécurité durable" et une "égalité réelle"? Derrière ces deux styles différents, la constance est l'acceptation d'un ordre des choses prétendument immuable, celui de la "mondialisation financière" née de la mort du système de Bretton Woods, en 1971, et tant que les candidats n'oseront pas remettre cet ordre en question, quelles que soient leurs qualités par ailleurs, ils ne pourront être que ses serviteurs.

(...) Devenus, depuis le Traité de Maastricht, les domestiques d'un ordre financier sur lequel ils n'exercent plus aucun contrôle, ils sont condamnés à gérer, avec plus ou moins de bon sens, un ordre de banquiers, de chômage et de précarité. C'est la raison pour laquelle Ségolène Royal ne prétend pas "changer" le monde mais seulement "identifier des espaces d'espérance qui seront ensuite des points d'appui pour agir". Sur le même ton résigné avec lequel Lionel Jospin avait dit aux employés licenciés par "Michelin" que désormais, l'homme politique ne peut plus tout faire, Ségolène Royal déclare au "Nouvel Observateur" qu'il faut surtout qu'on "dise (aux français), sans démagogie, sur quoi le politique est capable d'agir et sur quoi il ne peut pas peser".

Les candidatures de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal sont l'exemple parfait de la façon dont les pouvoirs financiers "prennent des positions" auprès de leurs poulains sur la scène politico-médiatique. Dans la PME présidentielle de Ségolène Royal, composée plutôt de figures locales ou des conseillers de longue date de la candidate, une figure détonne : celle de Jacques Attali, ancienne éminence grise de François Mitterrand" (source : Christine Bierre, Nouvelle Solidarité, le 9 mai 2006, www.solidariteetprogres.org)

En déplacement dans les DOM fin janvier 2007, Ségolène Royal a dévoilé une partie de ses intentions en cas de victoire. Le journaliste David Revault d'Allonnes rapporte dans les colonnes du journal Libération, les propos de Ségolène Royal : "(...) Je veux être la Présidente de la République qui mettra fin à toutes les discriminations, la présidente d'une France métissée qui s'assume comme telle".

L'Agence France Presse (AFP) indique également dans une dépêche du 28 janvier 2007 (07h19) : "(...) La Député des Deux-Sèvres a une nouvelle fois honoré "les militants anticolonialistes". Elle s'est placée dans la continuité de Gerty Archimède, première femme élue députée en Guadeloupe en 1946 (...). Sans prononcer le mot de discrimination positive, Ségolène Royal a demandé aux employeurs en Guadeloupe  "d'orienter le recrutement d'abord vers l'emploi local", c'est-à-dire les Antillais, et s'est engagée à instaurer "une partie de préférence régionale dans les concours". "Cela me semble tout à fait normal et acceptable", a t-elle dit".

Jean-Louis Bianco considère que "Ségolène Royal est dans une stratégie de longue, très longue durée, qui aboutira en 2012". Dans ce but, la Présidente de Poitou-Chatentes a mis au point une méthode que l'ancien secrétaire général de l'Elysée qualifie de "mitterrandienne" : celle des cercles qui ne se croisent presque jamais. Elle compartimente. Dans le schéma ségoléniste, on appartient à un cénacle mais on ignore le nom des membres d'un autre. Personne n'est capable d'avoir une vision globale du travail, sauf Ségolène elle-même. Le coeur du dispositif s'active une fois par semaine. A 8 heures du matin, tous les mardis, une petite dizaine de fidèle se donnent rendez-vous dans les nouveaux locaux de Ségolène Royal, sis dans un immeuble bourgeois du boulevard Raspail, à Paris. Cent cinquante mètres carrés payés sur sa cassette personnelle par Pierre Bergé, le richissime président de la Fondation Yves-Saint-Laurent. "Si vous trouvez un autre socialiste capable de faire 47% à la présidentielle, vous me prévenez! répond-il à qui l'interroge sur les raisons de ce cadeau" (source : Michel Revol, Libération, 29 novembre 2007).

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22 décembre 2008

GERARD SCHIVARDI

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GERARD SCHIVARDI

Gérard Schivardi (né en 1950), Maire de la ville de Mailhac (Aude) depuis 2001, a été soutenu par le Parti des Travailleurs dirigé par Daniel Gluckstein, son directeur de campagne en 2007 lors de la campagne présidentielle, même si Gérard Schivardi se défend d'être membre de ce parti.

Dans Libération, Mathieu Ecoiffier s'est interrogé toutefois sur les raisons de ce soutien : "(...) Que le Parti des Travailleurs, descendant de l'Organisation Communiste Internationaliste (OCI), groupuscule fondé par Pierre Lambert dans les années 50 et spécialisé dans l'entrisme à Force Ouvrière (FO), à la Fédération de l'Education Nationale (FEN) ou chez les Francs-Maçons, renonce à présenter Daniel Gluckstein comme en 2002 et le choisisse lui, le "petit maçon de Maihac", avait tout de la grosse manipulation. Gérard Schivardi le "candidat des Maires" pour siphonner leurs 500 signatures et enraciner la révolution dans le terroir? Gérard Schivardi, taupe trotskiste, en pays cathare? (...) Daniel Gluckstein raconte ainsi sa première rencontre avec Gérard Schivardi, qui confirme : "C'était il y a cinq ans, lors d'une réunion publique dans une mairie ou trônait le tambour des vignerons insurgés de 1907. Il disait les mêmes choses que nous. Je préfère un vrai socialiste comme Gérard Schivardi qu'un faux trotskiste comme Olivier Besancenot" (source : Mathieu Ecoiffier, Libération, 31 mars 2007).

En ce qui le concerne, Gérard Schivardi raconte : "Qu'il est entré au Parti Socialiste en 1974 avec toute sa famille. "Mon grand-père, qui a fui l'Italie fasciste de Mussolini, était originaire de Solferino, c'est rigolo non?". Roublard, il brouille les pistes avec ce qui pourrait être une dialectique parfaitement rodée. "j'ai toujours voté Mitterrand", assène t-il. Avant de confier l'avoir regretté dès 1984, après le recul sur l'école libre. "Il y avait un million de personnes dans la rue, mais c'était que des catholiques". Aujourd'hui, le Conseiller Général râle de "voter la subvention annuelle de 700 000 euros au privé". Lui est un "laïc" anticlérical. Croire en Dieu ? Je vous le dirais si demain je le vois". Par contre, il se dit "pour la propriété privée et contre l'étatisation de tout", ce qui ne fait pas de lui un bon révolutionnaire. (...) "Gérard Schivardi a toujours été au Parti Socialiste. Et il y serait encore s'il n'y avait pas eu cette cantonale partielle en 2003, ou un autre que lui a été investi", indique Marcel Raynaud, président de Parti Socialiste du Conseil Général de l'Aude" (source : Mathieu Ecoiffier, Libération, 31 mars 2007).

Gérard Schivardi se bat en faveur des 36 000 communes de France et de la ruralité. Il veut nationaliser les banques, supprimer l'intercommunalité et abroger le Traité de Maastricht. Gérard Schivardi a publié différents communiqués de presse dans lesquels il a dévoilé progressivement son programme politique :

- " (...) Il faut rompre avec l'Union Européenne qui organise l'arrachage de nos vignes au nom d'une prétendue surproduction de vin, dans le même temps ou la même Union Européenne favorise au nom de la libre concurrence, l'importation massive de vin par les grands groupes de spiritueux, produits sous leur contrôle, dans des pays ou le coût du travail est faible et la réglementation de qualité quasi inexistante. Il faut rompre avec l'Union Européenne qui veut transformer nos coopératives en sociétés d'actionnaires au détriment de la solidarité entre producteurs. Il faut rompre avec le Traité de Maastricht qui interdit toute aide de l'Etat faussant la "libre concurrence"" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 5 janvier 2007).

"(...) Pour éviter les multiples désastres industriels et sociaux, n'est-il pas urgent de renationaliser et de nationaliser les secteurs clés de l'économie? Et pour cela n'est-il pas urgent de dénoncer les Traités de l'Union Européenne qui, au nom du dogme de la "concurrence libre et non fausser", provoquent comme pour nos services publics et notre agriculture, la ruine de nos industrie?" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 17 mars 2007).

- "(...) Je demande l'abrogation de l'article 87 du Traité de Masstricht qui interdit "toutes aides accordées par les Etats ou au moyen de ressources d'Etat sous quelque forme que ce soit, qui faussent ou menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou certaines productions. C'est la Banque Centrale Européenne qui fixe à la place des Etats les taux d'intérêt qui poussent à la misère les familles surendettées, la politique de l'Euro fort qui bloque vos salaires" (source : Communiqué de presse, Gérard Schivardi, 24 mars 2007).

En déplacement à Montpellier en mars 2007, Gérard Schivardi déclare : "Notre candidature est donc une candidature collective et elle est indépendante. Elle a pour mandat la défense des 36 000 communes et des services publics. Elle agit pour la rupture avec l'union Européenne, pour la reconquête de la démocratie politique et sociale " (source : Extrait du discours de Gérard Schivardi à Montpellier, le 24 mars 2007).

Entre Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire), José Bové (soutenu par des mouvements d'extrême gauche et conseillé par des trotskistes), Marie-George Buffet (Parti Communiste), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière) et Gérard Schivardi (Parti des travailleurs), la France est un des rares pays de l'Union Européenne à présenter autant de candidats à l'élection présidentielle attachés à cette mouvance.

Au premier tour des élections présidentielles, Gérard Schivardi a recueilli 123 540 voix, soit 0,34% des suffrages exprimés.

- Olivier Besancenot : 1 498 581 voix, soit 4,08% des suffrages exprimés.

- José Bové : 483 008 voix, soit 1,32% des suffrages exprimés.

- Marie-George Buffet : 707 268 voix, soit 1,93% des suffrages exprimés.

- Arlette Laguiller : 487 857 voix, soit 1,33% des suffrages exprimés.

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17 décembre 2008

MONIQUE CANTO-SPERBER

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2. MONIQUE CANTO-SPERBER

Dans Le Nouvel Observateur du 26 mai au 01 juin 2005 (n° 2116, p 54), un "Appel des auteurs et des éditeurs" a été lancé à l'initiative de la philosophe Monique Canto-Sperber (née en Algérie en 1954) : "Nous auteurs et éditeurs (écrivains, universitaires, chercheurs, intellectuels et scientifiques), avons besoin dans notre travail quotidien de faire avancer la construction européenne car l'Europe est notre espace naturel de rencontre et d'échange. Notre responsabilité est engagé : nous souhaitons continuer et approfondir la tradition multiséculaire de la culture et des sciences européennes. Comment oublier que, dès le Moyen Age, l'Europe s'est dotée d'une culture commune, qu'à la Renaissance, l'imprimerie fut inventée avec Gutenberg ? Comment douter qu'aujourd'hui l'Europe permette de sauvegarder une politique culturelle qui promeut le livre et la culture ? En appelant à voter OUI au Traité constitutionnel européen, nous tenons à exprimer les raisons particulières de notre engagement et nous invitons tous ceux qui partagent la même confiance de faire de même".

Parmi les premiers signataires : Etienne-Emile Beaulieu, Murielle Beyer, Monique Canto-Sperber, Antoine Compagnon, Anne Fagot-Largeault, Luc Ferry, René Frydman, René Girard, Jean-Noël Jeanneney, Blandine Kriegel, Bernard Manin, Olivier Mongin, Olivier Orban, Michel Prigent, Plivier Nora, Olivier Betourne, etc...

Monique Canto-Sperber a également signé avec le philosophe Paul Ricoeur, un texte favorable au OUI dans Le Monde du 19 décembre 2004, afin de mobiliser les "intellectuels, qui ont une responsabilité particulière à l'égard de la culture européenne".

Directrice de l'Ecole Normale Supérieure (ENS, www.ens.fr) depuis novembre 2005, Monique Canto-Sperber est également directrice de recherche au CNRS, membre du Centre de recherches politiques Raymond Aron de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (http://crpra.ehess.fr) et professeur d'éthique à l'Ecole polytechnique (www.polytecnique.fr). Elle fut Vice-présidente du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (www.ccne-ethique.fr) de 2005 à 2008. 

Monique Canto-Sperber, consultant pour la chaîne parlementaire Public Sénat, co-anime Bibliothèque Médicis (www.publicsenat.fr/emissions/bibliotheque_medicis/), une émission littéraire et culturelle présentée depuis l'annexe de la bibliothèque du Palais du Luxembourg par Jean-Pierre Elkabbach (Président de la société de programme Public Sénat, www.publicsenat.fr).

Mariée un temps à l'anthropologue Dan Sperber, Monique Canto-Sperber est considérée comme un spécialiste de Platon, même si ses ouvrages portent surtout sur la philosophie morale et politique. Elle est notamment l'auteur du livre "Le socialisme libéral : une anthologie Europe-Etats-Unis" (en collaboration avec Nadia Urbinati, éditions Esprit, 2003).

Monique Canto-Sperber est particulièrement contestée au sein de l'Ecole Normale Supérieure : "(...) Beaucoup évoquent les multiples activités de Monique Canto-Sperber pour expliquer l'improvisation dont elle fait souvent preuve. Enseignante à Polytechnique, elle produit une émission hebdomadaire sur l'éthique à "France Culture" et participe à une autre sur la chaîne de télévision "Public Sénat". Si on lui sait gré d'avoir obtenu une dotation en nette augmentation pour l'école, on lui reproche son goût du copinage. Elle a nommé l'historien Alexandre Adler, un ami, à la tête de la Fondation de l'Ecole Normale Supérieure, et nourrirait le projet de créer une chaire de géopolitique qu'il pourrait occuper" (source : Véronique Soule, Libération, 18 novembre 2006).

Le Maire de Mulhouse, Jean-Marie Bokel (né en 1950), Vice-président du Comité de la gauche pour le OUI au Traité constitutionnel en 2005, se situait à l'aile droite du Parti Socialiste (PS) et se référait volontiers à Monique Canto-Sperber pour sa capacité à réconcilier socialisme et libéralisme. Dans Le Figaro du 26 juillet 2005, Jean-Marie Bokel avait avoué son faible pour Tony Blair et Nicolas Sarkozy, précisant : "(...) Chacun, dans sa famille politique, doit préparer les esprits à la réforme".

En juin 2007, François Fillon a nommé Jean-Marie Bokel, Secrétaire d'Etat auprès du Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie. En mars 2008, Jean-Marie Bokel est devenu dans le gouvernement II de François Fillon, Secrétaire d'Etat chargé de la Défense et des Anciens combattants auprès du Ministre de la Défense Hervé Morin.

Jean-Marie Bockel est membre du Collège du Haut Conseil à l'Intégration depuis 1995 (www.hci.gouv.fr). Il fut notamment Président de la Fédération des Industries Ferroviaires (www.fif.asso.fr) de 2005 à 2008 et membre du Comité central de la Ligue des Droits de l'Homme (www.Idh-france.org) de 1977 à 1980 et Sénateur de 2004 à 2007 (www.senat.fr/senfic/bockel_jean_marie04040a.html).

Jean-Marie Bockel a été aussi à deux reprises membre du gouvernement de Laurent Fabius : Secrétaire d'Etat du Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme de 1984 à 1986 et Ministre du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme, de février à mars 1986. Le 26 septembre 2007, il crée le Parti Gauche Moderne, un mouvement libéral de centre-gauche (www.lagauchemoderne.org).

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