20 février 2009

LA MONDIALISATION

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

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(catégorie : Regard sur la Mondialisation)

LA MONDIALISATION

Contrairement à une idée reçue et malgré son rejet massif par une partie de la population directement confrontée à ses aspects les plus négatifs , le phénomène de la mondialisation n'est pas nouveau.

La revue Les Collections de l'Histoire de janvier 2008 (n°38), consacrée à "2000 ans de mondialisation", note par exemple à ce sujet dans son avant-propos : "La mondialisation est devenue le mot-clé de notre époque, étourdie par l'accélération des flux financiers et commerciaux, le déferlement de produit fabriqués aux quatre coins du monde, la circulation des images et des informations. Le phénomène n'est pas aussi récent que ses apparences ultramodernes le laissent croire. Au sein de l'Empire romain, un immense espace rassemblant à son apogée 70 millions d'hommes est unifié par le droit, le mode de vie, l'usage du latin et du grec... Au XVIe siècle, après la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, les quatre parties du monde peuvent entrer en contact. L'immense Empire ibérique, cet empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, est le creuset de brassages et d'inventions nés de la rencontre des Indiens, des Européens et bientôt des Africains. Les choses s'accélèrent encore un peu au XIXe siècle, quand l'Europe, dopée par la révolution industrielle et saisie par une véritable fièvre coloniale, unifie la majeure partie de la planète à son profit. La mondialisation fut européenne avant d'être américaine. Empruntant le slogan des altermondialistes, on imaginera le chemin faisant que d'autres mondes étaient possibles. Et si c'était l'immense Empire chinois qui, au XVe siècle, avait découvert l'Amérique ? (...)".

(source : Les Collections de l'Histoire, n°38, janvier 2008)

Jacques Oudin, ancien Sénateur de la Vendée (1986-2004), a rappelé en 1988, en introduction du rapport d'information fait au nom de la délégation du Sénat pour l'Union Européenne, concernant la "politique industrielle et commerciale de l'Union face à la mondialisation de l'économie" que "la mondialisation de l'économie n'est pas un phénomène récent : au fil des siècles, l'accroissement des échanges commerciaux, la circulation des idées et des hommes, la diffusion du savoir, des connaissances et des techniques, notamment informatiques, ont conduit à l'ouverture progressive des économies et des frontières. En revanche, l'accélérateur spectaculaire de ce processus à laquelle nous assistons depuis les années quatre-vingt a contraint les pays industrialisés, qui s'y sont trouvés confrontés, à une brutale et récente prise de conscience d'une évolution, perçue tout à la fois comme une épreuve à subir et un défi à relever".

 (source : N° 462, Sénat, Session ordinaire de 1997-1998, annexe au procès-verbal de la séance du 28 mai 1998)

A SUIVRE ...

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11 décembre 2008

NICOLAS SARKOZY

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NICOLAS SARKOZY

Le 16 JUILLET 2008 sur ce blog, j'ai rédigé une note sur Nicolas Sarkozy qui se terminait par : A SUIVRE...(voir : http://pascaljeangimenez.hautetfort.com/archive/2008/07/1...).

Aujourd'hui jeudi 11 DECEMBRE 2008, il est intéressant de réfléchir et d'analyser entre les mots, entre les lignes, l'éditorial de Christophe Barbier paru dans L'Express du 4 décembre 2008 (5), sur NICOLAS SARKOZY - intitulé : "UN PRESIDENT EN HIVER".

"(...) Il s'agit non plus de tenir les promesses de la campagne, mais d'amortir le choc de la RECESSION.

NICOLAS SARKOZY sait que les français attendent moins de lui une ambition qu'une protection (...).

"Sur le diagnostic économique et sur ce qu'il faut faire, cela ne change rien", affirmait NICOLAS SARKOZY le 8 JANVIER 2008, à propos de la CRISE MONDIALE qui grondait déjà.

GRAVE ERREUR : la nuée a déversé son orage sur la PLANETE entière et cela change tout, en FRANCE comme ailleurs.

Ce "TOUT" n'est même qu'un début.

Tant il faudra s'adapter.

Et s'adapter encore.

Changer de cap pour ne pas être brisé par la tempête.

Corriger sans cesse le diagnostic.

Et inventer sans relâche le nécessaire (...).

2009, lui offre l'occasion de reprendre sa copie d'apprenti philosophe et de mettre du contenu dans le concept (...).

NICOLAS SARKOZY se voulait le chantre d'une ère nouvelle, d'un printemps français.

Le voici contraint d'entonner une complainte pour HIVER SOCIAL (...)".

(source : Extrait de l'éditorial de Christophe Barbier, L'Express, du 4 au 10 décembre 2008, n° 2996, p 5)

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02 décembre 2008

JACQUES ATTALI

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JACQUES ATTALI

Le 1er octobre 2008 sur ce blog, j'ai rédigé une note succincte sur Jacques Attali qui se terminait par : A SUIVRE ... (voir http://pascaljeangimenez.hautetfort.com/archive/2008/09/2...).

Aujourd'hui mardi 2 décembre 2008, j'ajoute la chronique de Jacques Attali parue dans le magazine L'Express du 27 novembre au 3 décembre 2008 (n° 2995, p 68), - cette chronique me semble prémonitoire et donne réfléchir et à analyser.

LE TOCSIN

S'annoncent des menaces épouvantables : 

- chômage de masse considérable, dépression puis inflation massive.

Pendant que le Parti socialiste français se suicide en chantant et offre à la droite, qui devrait être aux abois en raison de la crise, une réjouissante diversion, ceux qui sont plus informés que les autres des catastrophes à venir prennent des dispositions, encore très discrètes, dont les effets désastreux seront bientôt visibles.

Ainsi, les banques utilisent tous les prétextes pour se faire rembourser par anticipation leurs prêts aux PME - les contraignant à la faillite - et aux particuliers - détruisant le secteur du logement. Les grandes entreprises arrêtent les recrutements et préparent de vastes plans de licenciement. Les projets d'investissement sont renvoyés aux calendes grecques, en particulier ceux de l'industrie pétrolière : la production de la mer du Nord menace de s'interrompre cette année, faute de maintenance, des gisements en Arabie Saoudite, en Russie et au Kazakhstan, d'autres tout juste découverts en eau profonde au Brésil pourraient ne pas être exploités faute de financement.

Les investissements dans le solaire et le nucléaire, ou pour économiser l'énergie, sont aussi, malgré les discours, ralentis. Et comme on compense tout cela par d'immenses injections monétaires, sans contrepartie, s'annoncent des menaces épouvantables. Dans l'ordre : un chômage considérable, une dépression puis une inflation massive. C'est-à-dire, à l'échelle du monde, ce qui s'est passé en Allemagne dans les années 1920.

Si les socialistes européens ne sont pas capables de voir cela et de s'y préparer, la faillite de l'économie libérale ouvrira la voie, une fois de plus, à des caricatures de socialisme, c'est-à-dire à des Etats totalitaires empruntant à la social-démocratie ses idées économiques (grands travaux et nationalisations) et en lui ajoutant des privations de liberté et des boucs émissaires.

Les partis sociaux-démocrates devraient n'avoir qu'une idée en tête : se doter d'un programme commun très ambitieux pour les prochaines élections européennes. Et tout faire pour convaincre les opinions publiques que seule une Union européenne se donnant d'urgence les moyens d'une politique économique ambitieuse (un fonds souverain continental de 1 trillion d'euros pour financer des grands travaux; une politique industrielle et une reconversion écologique majeure) pourra sauver la démocratie.

Mais qui s'en soucie ?"

Signé : J@attali.com

(autre source : http://blogs.lexpress.fr/attali/2008/11/le-tocsin.php).

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28 novembre 2008

L'ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL / ALLIANCE GENERAL KOENING

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10. ASSOCIATION FRANCE-ISRAËL /ALLIANCE GENERAL KOENING

L'association France-Israël-Alliance Général Koening (www.france-israel.org) est née en 1987 de la fusion de deux associations. Son objectif est d'agir "pour défendre l'image et les droits d'Israël. Mais l'association veut aussi tenir un langage français qui soit, si nécessaire, différent du langage officiel et échappe aux modes intellectuels".

De nombreuses personnalités de la classe politique et de la société civile composent le Comité d'Honneur et le Comité directeur. Environ quatre vingt personnalités composent le Comité directeur dont plusieurs anciens Ministres :

- Alain BOMBARD (1924-2005) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (22 mai-23 juin 1981);

- Alain DEVAQUET (né en 1942) : Ministre délégué auprès du Ministre de l'Education Nationale chargé de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (1986) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- François LEOTARD (né en 1942) : Ministre de la Culture et de la Communication du gouvernement de Jacques Chirac (1986-1988) et Ministre de la Défense du gouvernement d'Edouard Balladur (1993-1995);

- Pierre-Christian TAITTINGER (né en 1926) : Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères (1986-1988) dans le gouvernement de Jacques Chirac;

- Gabriel KASPEREIT (1919-2006) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Développement Industriel et Scientifique Bernard Lafay en 1969, puis Secrétaire d'Etat à la Moyenne et Petite Industrie (1969-1972);

- Jacques GUYARD (né en 1937) : Secrétaire d'Etat auprès du Ministre d'Etat, Ministre de l'Education Nationale, chargé de l'Enseignement Technique (1991-1992) dans le gouvernement d'Edith Cresson;

- Michèle ANDRE (né en 1947) : Secrétaire d'Etat aux Droits des Femmes dans le gouvernement de Michel Rocard (1988-1991).

 

Le Comité d'Honneur se compose en moyenne d'une quarantaine de personnalités :

- Dominique BAUDIS (né en 1947)  : ancien Maire de la Ville de Toulouse, ancien Président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), actuel  Président de l'Institut du Monde Arabe;

- Pierre DE BENOUVILLE (1914-2000) : ancien Député de Paris;

- Daniel GELIN (1921-2002) : Acteur;

- Pierre GILLES DE GENNES (1932-2007) : Prix Nobel de Physique en 1991;

- Emmanuel LE ROY LADURIE (né en 1929)  : Historien et Académicien des Sciences Morales et politiques;

- Christian PONCELET (né en 1928)  : ancien Président du Sénat;

- Pierre PFLIMLIN (1907-2007) : ancien Président du Conseil;

- Jacqueline WORMS DE ROMILLY (né en 1913) : Historienne et Académicienne.

Après le Sommet de l'Union pour la Méditerranée qui s'est déroulée à Paris le 13 juillet 2008, le Général Michel Darmon, Ingénieur général du Génie maritime et Président d'Honneur de l'association France-Israël/Alliance Général Koening, a publié sur le site Internet de l'association ses commentaires sur ce Sommet controversé, dans une tribune intitulée : "L'Union pour la Méditerranée, entre dindons et rapaces":

 "Le spectacle de l'Union pour la Méditerranée à Paris, le 13 juillet 2008, s'est déroulé de façon quasi-parfaite selon le scénario prévu. Mais ce scénario comme son exécution ont comporté de sérieuses entorses à la géographie, à la morale et même au respect dû au peuple français.

La première entorse fut faite à la géographie puisque, sous la pression de l'Allemagne, le Président de la République a été obligé d'élargir l'Union pour la Méditerranée aux pays de l'Union Européenne, même s'ils sont loin de border la Méditerranée. On voit mal pourquoi la Finlande ou les pays baltes devaient être investis d'un rôle en Méditerranée. Preuve que l'Union Européenne peut être un carcan pour la France.

La deuxième entorse fut faite aux valeurs de la démocratie dès lors qu'étaient invités nombre de despotes qui les violent en permanence. Parmi eux, au premier rang, le dictateur syrien Bachar al Assad.

Non seulement, il n'a donné aucun gage préliminaire qui aurait un peu justifié son invitation, mais, appelé à faire la paix avec Israël, il n'a pas estimé devoir être présent au Sommet à l'instant ou le Premier Ministre israélien prenait la parole. Coïncidence étrange mais révélatrice, son Ministre des Affaires Etrangères n'était pas non plus présent lors de la réunion du matin à l'instant ou Madame Tsipi Livni, Ministre israélien des Affaires Etrangères, prenait la parole. L'affront n'est pas seulement pour Israël.

Et, à deux reprises sur France Inter, le Président syrien a ajouté l'insolence à l'affront : D'abord quand il a traité de "tapage franco-français sans importance" les manifestations contre sa présence en France. Ensuite, quand il a demandé aux français si "l'occupation des territoires faisait partie des principes prônés par le 14 juillet".

Ils ont dû bien rire sous cape, tous ces despotes, en écoutant la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et en approuvant la déclaration commune du 13 juillet 2008 par laquelle ils s'engageaient à les respecter. Ils ont dû bien noter aussi que le Sommet n'avait pas posé, comme préalable fondamental à la paix, l'éradication de la haine antijuive qu'ils inculquent à leur peuple.

Entorse à la vérité extrêmement grave quand, dans la déclaration commune, "les parties s'emploient à établir au Proche-Orient, une zone exempte de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques...". Les parties -dont Israël- mettent ainsi sur le même plan une arme nucléaire qui, dans les mains d'Israël, serait une arme de la dissuasion et qui, dans les mains de ses ennemis, serait une arme de l'impérialisme et de l'agression (selon les mots de l'Ambassadeur Alain Pierret en 2003). L'approbation d'Israël ne doit tromper personne. Sa désapprobation eût signifié un aveu que, légitimement, il se refuse à faire. Il faut aux responsables de notre diplomatie beaucoup d'inconscience ou de malveillance pour ouvrir encore une fois la voie à des mises en cause de l'ultime citadelle qui assure la sécurité d'Israël.

La déclaration commune abonde ainsi en voeu pieux à tel point qu'elle ne peut être prise au sérieux en tous ses termes et qu'elle risque de tomber dans la poussière de tant de résolutions antérieures. Il y a des tragi-comédies ou figurants, dindons, renard et rapaces ne font que jouer aux colombes de la paix" (source : www.france-israel.org/articles.php?id=3498rub=19).

L'Union pour la Méditerranée est loin de faire l'unanimité. Patrick Bonazza écrit dans le magazine Le Point du 20 novembre 2008 (n° 1888, p 15) : "Mouammar Kadhafi pense le plus grand mal du projet d'Union pour la Méditerranée (UMP), et il veut que cela se sache. Le Comité populaire général pour la culture et l'information libyen (le ministère de la Propagande) vient d'éditer un opuscule en trois langue (arabe, français, anglais) diffusée en France et titré : "La face cachée de l'UPM". Sous une couverture glacée, le texte fait l'exégèse d'un discours prononcé par le "Guide" de Tripoli le 9 juillet 2008 et dans lequel il expliquait son refus de participer au Sommet organisé quatre jours plus tard à Paris par Nicolas Sarkozy. Après la réconciliation franco-libyenne consécutive à la libération des infirmières bulgares, Kadhafi avait pourtant adhéré avec ferveur à l'idée initiale, qui visait à rassembler une dizaine de pays du Maghreb et du Sud de l'Europe. Mais il a vu rouge quand, sous la pression d'Angela Merkel, l'UPM s'est étendue aux 27 pays de l'Union Européenne ainsi qu'à la Syrie, au Liban et -surtout- à Israël, qu'il qualifie toujours "d'Etat illégal".

 A SUIVRE...

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31 octobre 2008

LE CLUB DE ROME

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4. LE CLUB DE ROME

Etabli dans le domaine privé de Bellagio (Italie), propriété de la famille Rockefeller , le Club de Rome est une association de droit français créé le 8 avril 1968 par Aurelio Peccei (1908-1984), membre du Groupe Bilderberg et numéro deux à l'époque du Groupe FIAT (famille Agnelli), et par l'écossais Alexandre King (1909-2007, www.clubofrome.at/peccei/career.html), chimiste de profession, Directeur général des affaires scientifiques à l'OCDE en 1968, et Président de l'International of Institutes of Advanced Study au moment des faits.

Hautement stratégique, le Club de Rome invite ses membres à étudier l'activité humaine dans son ensemble et à l'échelle mondiale, afin d'appréhender les maux qui affectent la planète. Les conclusions qu'ils tirent de leurs travaux sont habilement suggérés aux responsables politiques, aux organismes internationaux et aux décideurs publics et privés, dans le sens des solutions qu'ils jugent nécessaires.

Le Club de Rome a par exemple servi à mettre en place le mouvement environnemental à l'échelle mondiale. De nombreux rapports sur les problèmes environnementaux faisant état d'une situation de crise furent publiés sous son égide. Membre du conseil de la célèbre association écologiste Friends of Earth (Les Amis de la Terre, www.amisdelaterre.org), Aurelio Peccei est parvenu à anticiper l'évolution exponentielle des nombreux mouvements écologistes apparus à partir des années soixante-dix. Friends of Earth (www.foe.org) est représenté dans 68 pays, compte plus de 5 500 adhérents et sympathisants, et lutte officiellement pour protéger l'homme et l'environnement sous toutes ses formes. 

Les conclusions du rapport publié en 1972 par le Club de Rome, intitulé "Limits to growth" de D. Meadows (Halte à la croissance), a durablement marqué par les esprits. Il s'agit d'une étude de prospective reposant sur l'interaction et l'interdépendance de cinq facteurs critiques comme l'explosion démographique, la production alimentaire, l'industrialisation, l'épuisement des ressources naturelles et la pollution jusqu'à l'horizon de la fin du XXIe siècle. Tous les scénarios envisagés à la suite de cette analyse, grâce à l'aide précieuse d'un nouveau modèle informatique élaboré par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), indiquent que nous connaîtront à plus ou moins longue échéance des pénuries en ressources alimentaires et en matières premières, c'est-à-dire ce que nous commençons concrètement à vivre actuellement.

Si la vision pessimiste qui s'en dégage et les chiffres avancés furent parfois décriés ou contestés, le premier choc pétrolier va surprendre la plupart des pays européens et déstabiliser leur économie. Est-ce un hasard ? Existe t-il un lien de cause à effet avec ce rapport ?

Ce premier choc pétrolier va engendrer en France une situation économique très difficile. Lorsque le 16 octobre 1973, les pays membres de l'Organisation des Pays exportateurs de Pétrole (OPEP) augmentent subitement le prix du baril de pétrole, de 3 à 12 dollars, le nombre des faillites en France bondit de 17 %, et l'inflation atteint 15 %.

Financé par la Fondation Volkswagen (www.volkswagenstiftung.de), ce rapport, qui envisageait par exemple une pénurie probable de l'énergie fossile, - n'était-il pas destiné à préparer les esprits récalcitrants à accepter l'idée d'utiliser l'énergie nucléaire ? Ce rapport a t-il pesé sur les consciences, en amenant progressivement les citoyens à se conformer aux plans préétablis...en coulisses ?

Le premier choc pétrolier va permettre au lobby nucléaire qui avançait jusque-là sous couvert de la commission consultative, Production d'Electricité d'Origine Nucléaire (PEON), d'obtenir du gouvernement français ce qu'il défendait depuis le début des années soixante, c'est-à-dire le lancement du programme nucléaire (1974), consistant principalement à construire des centrales nucléaires. Il sera ensuite imposé par les responsables politiques pour accroître l'indépendance énergétique du pays.

Le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) créé en 1945, a dressé début 2006 un bilan élogieux de son activité : "En France, 76% de l'électricité est d'origine nucléaire. C'est l'une des plus compétitives d'Europe. Grâce à son parc de 58 réacteurs, la France atteint un taux d'indépendance énergétique proche de 50%, lui garantissant une grande stabilité d'approvisionnement. Actuellement, l'énergie nucléaire représente 16% de la production mondiale d'électricité" (source : CEA, www.cea.fr).

Le Groupe Rockefeller finance le Club de Rome. Ses participations dans de nombreuses compagnies pétrolières lui ont permis d'échapper aux conséquences du premier choc pétrolier : la Standard Oil of New Jersey devenue Exxon (première compagnie pétrolière mondiale), Mobil Oil, Socal, Standard Oil of Indiana... 

Dans son livre intitulé "A century of war : anglo-american oil politics and the new world war" ("Un siècle de guerre : la politique anglo-américaine sur les hydrocarbures et la nouvelle guerre mondiale"), F. William Engdahl contredit la version officielle liée au premier choc pétrolier. Il impute la responsabilité de cette crise aux plans occultes de Groupe Bilderberg réuni en Suède en 1973 :

"Ce que les puissants, regroupés dans le Bilderberg, avaient décidé de façon évidente en ce mois de mai, était de lancer un assaut colossal contre la croissance industrielle dans le monde, afin de faire pencher la balance du pouvoir une nouvelle fois à l'avantage des intérêts financiers anglo-américains et du dollar. Pour ce faire, ils ont décidé d'utiliser leur arme la plus prisée, le contrôle des flux mondiaux de pétrole. La politique du Bilderberg était de déclencher un embargo mondial sur le pétrole, pour forcer une augmentation radicale des prix mondiaux des hydrocarbures. Depuis 1945, le pétrole mondial a été fixé en dollars, selon une habitude internationale, puisque les sociétés pétrolières américaines dominaient le marché de l'après-guerre. Une augmentation importante et soudaine des prix des hydrocarbures signifiait, par conséquent, une augmentation radicale équivalente de la demande mondiale en dollars pour payer les achats nécessaires en hydrocarbures. Les pétrodollars saoudiens se sont alors déplacés vers les "bonnes" banques à Londres et à New York pour financer les déficits du gouvernement américain. Jeu, set et match pour le Bilderberg, ou les mandarins de la finance internationale gagnent toujours".

C'est ainsi que des responsables politiques qui semblent en apparence incompatibles aux yeux des profanes, se retrouvent dans les mêmes cercles de pouvoir pour servir les mêmes intérêts. Pour l'économiste britannique Will Hutton : "Le consensus atteint à chaque réunion du Bilderberg constitue la toile de fond de la politique mondiale. Ce que le Bilderberg décide à toutes les chances d'être mis en application par la réunion du G8 et par les décisions du FMI et de la Banque Mondiale". Bien entendu, si le Groupe Bilderberg n'est pas le Club de Rome, ils sont tous les deux très influents et fonctionnent sur le même principe.

 Le Club de Rome fut présidé successivement par :

- Aurelio PECCEI (1969-1984)

- Alexandre KING (1984-1990)

- Ricardo DIEZ-HOCHLEITNER (1990-2000) : www.idea.int/about/board/diez-hochleitner.cfm

- El Hassan BIN TALAL (2000-2006) : www.elhassan.org

Depuis deux Vice-Présidents se partagent la direction du Club de Rome :

- Ashok KHOSLA : www.khosla.in ; http://cmsdata.iucn.org/custom/elections/president_1_fr.pdf

- Eberhard von KOERBER : Chairman and CEO de Eberhard von Koerber AG, une société internationale de conseil basée à Zurich. Dr Eberhard von Koerber est un observateur au plus haut niveau du secteur des infrastructures au niveau mondial. Il a été Vice-Président exécutif d'ABB Ltd Zurich, en charge de l'Europe, l'Europe de l'Est, le Moyen-Orient et l'Afrique. Il est présent également au sein de fondations d'éthiques et culturelles allemandes : cofondateur du Centre Wittenberg d'Ethique Globale (www.wcge.org) et Président de la Fondation Mondiale du Scoutisme (http://world.scout.org).

Sous la présidence de Ricardo Diez Hochleitner (1990-2000), l'UNESCO et le Club de Rome ont signé un accord de coopération qui visait à renforcer les liens existants entre les deux organisations : "En favorisant des échanges de vues réguliers et en mettant à la disposition de l'UNESCO les résultats des réflexions et des enquêtes menées par le Club de Rome en coopération avec l'ensemble de la communauté scientifique et intellectuelle" (source : www.unesco.org/bpi/fre/unescopresse/98-220f.htm).

Son Altesse Royale le Prince El Hassan bin Talal (né le 20 mars 1947 à Amman, Jordanie) s'est rendu à Bruxelles le 28 novembre 2008, missionné par le Club de Rome, pour aller présenter aux membres du Parlement Européen et remettre à son Président, Hans-Gert Pöttering, un livre blanc intitulé : "L'énergie verte des déserts - Le concept DESERTEC appliqué à l'énergie, l'eau et la sécurité climatique", - dans lequel les auteurs traitent de "l'immense potentiel des déserts en ce qui concerne la production d'une énergie sûre, propre et abordable pour l'Europe, le Moyen-orient et l'Afrique (EU-MENA)". Le Club de Rome propose un plan d'action international pour régler ce problème et réclame 10 milliards d'euros pour financer la mise en oeuvre du concept DESERTEC.

sources :

Communiqué de presse du Club de Rome Allemagne : www.desertec.org/downloads/articles/press_release_fr_05.pdf

Version PDF préliminaire du livre blanc et du plan d'action : www.desertec.org/downloads/summary_fr.pdf

Version PDF du livre blanc (en anglais) : www.desertec.org/downloads/articles/trec_white_paper.pdf

Le prince El-Hassan bin Talal du Royaume hachémite de Jordanie, ancien Président du Club de Rome (2000-2006), s'est fait connaître du grand public au décès de son frère, le Roi Hussein de Jordanie (1935-1999), lorsqu'il est brutalement écarté de la succession au trône le 25 janvier 1999. Rentré précipitamment des Etats-Unis ou il était soigné pour un cancer en phase terminale, le Roi Hussein désigne subitement son fils aîné Abdallah (né le 30 janvier 1962 à Amman) pour lui succéder, treize jours avant sa mort. Intronisé le 7 février 1999, le nouveau souverain désigné sous le nom d'Abdallah II, est l'époux de la ravissante palestinienne Rania Al-Yassin, née au Koweït.

Le Club de Rome dispose de cellules dans différents pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Bulgarie, Canada, Colombie, Espagne, Finlande, Italie, Maroc, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Russie, Slovaquie, Tchéquie, Ukraine, Venezuela et ex-Yougoslavie. Des organismes lui sont directement affiliés : l'Institut International pour les Applications de l'Analyse des Systèmes, le Centre d'Analyses des Systèmes de Cleveland, l'Institut de Technologie de Hanovre...Certains de ses membres travaillent directement au service du Club de Rome en créant à titre personnel des structures adaptés, comme l'a fait par exemple le français Thierry de Montbrial... 

Le Club de Rome n'admet en son sein que ceux qui lui sont utiles. La liste ci-dessous (non exhaustive) de ses membres d'honneur, donne une idée du degré d'influence dont il bénéficie pour atteindre ses objectifs. Tous ses membres oeuvrent dans la même direction, indépendamment des partis politiques auxquels ils appartiennent respectivement.

Liste (non exhaustive) des membres honoraires du Club de Rome (source : www.clubofrome.org) :

 - Jacques DELORS (ancien Ministre des Finances)

- Raymond BARRE (ancien Premier Ministre français, décédé en 2007)

- Valdas ADAMKUS (Président de la République de Lituanie depuis 1998)

- Frederik WILLEM DE KLERK (Président d'Afrique du Sud de 1989 à 1994)

- Arpad GÖNCZ (Président de la République de Hongrie de 1990 à 2000)

- Vaclav HAVEL (Président de la République Tchèque de 1990 à 2003)

- Le Roi Juan CARLOS Ier d'Espagne

- Mauno KOIVISTO (Président de la République de Finlande de 1982 à 1994)

- Luis LACALLE HERRERA (Président de l'Uruguay de 1990 à 1995)

- Rud LUBBERS (Chef du Gouvernement des Pays-Bas de 1982 à 1994, Haut Commissaire des Nations Unies aux Réfugiés de 2001 à 2005)

- Rigoberta MENCHU TUM (Prix Nobel de la paix en 1992, guatémaltèque, défend les droits des peuples indigènes)

- Le Prince Philippe de Belgique (premier dans l'ordre de succession au trône)

- La Reine Beatrix des Pays-Bas (règne depuis 1980, épouse de Claus von Amsberg un des fondateurs du Groupe Bilderberg)

- Sophie de Grèce (fille de Paul Ier de Grèce, a épousé le 14 mai 1962 à Athènes le futur Roi d'Espagne, Juan Carlos de Borbon y Borbon)

- Edouard CHEVARDNADZE (ancien Ministre des Affaires Etrangères de Michaël Gorbatchev et ancien Président de la République de Géorgie)

- Karan SINGH (homme politique aux multifonctions, Président of the India Concil for Cultural Relations (ICCR) depuis août 2005)

- Richard von WEIZSÄCKER (Président de la République Fédérale d'Allemagne de 1984 à 1994, Maire CDU de Berlin de 1981 à 1984).

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13 octobre 2008

ALAIN MADELIN

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

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(catégorie : Regard sur la Mondialisation)

13. ALAIN MADELIN

Alain Madelin (né le 26 mars 1946 à Paris) a organisé au bénéfice de l'UMP, samedi 15 novembre 2003 (sur le toit de la Grande Arche de la Défense), une importante manifestation baptisée "Les 4 vérités de la Mondialisation", pour y développer une vision positive de la globalisation : "La Mondialisation est devenue aujourd'hui le DEBAT. Celui qui structure de plus en plus la vie intellectuelle et politique. Si partout dans le monde on s'accorde volontiers sur les bienfaits de la Mondialisation, la France cultive des courants anti-mondialistes qui exploitent les peurs (de la fin du travail à l'horreur économique, des catastrophes démographiques aux catastrophes scientifiques ou écologiques) et nourrissent une remise en cause du progrès, de la croissance et de nos libertés fondamentales, en prônant toujours plus de restrictions, d'interdictions et de réglementations. LE MOMENT EST VENU de remettre les idées à l'endroit" (source : http://cerclesliberaux.com/mondialisation).

Alain Madelin a été Ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Tourisme (1986-1988) dans le gouvernement de Jacques Chirac, Ministre des Entreprises et du Développement Economique, chargé des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l' Artisanat (1993-1995) dans le gouvernement d'Edouard Balladur, Ministre de l'Economie et des Finances durant 101 jours (18 mai-26 août 1995) dans le gouvernement d'Alain Juppé : "(...) Avec Alain Juppé, je me suis bien entendu...les premières quarante-huit heures. Nous avons abordé trois dossiers de fond : le projet de budget 96, la réforme fiscale, le débat sur la réforme sociale. Début août, nous étions d'accord sur tout. Fin août, il avait changé d'avis sans que je comprenne pourquoi. Alors, nous avons... divorcé !" (source : www.alainmadelin.fr/new/biographie/index.htm).

Dans le cercle de ses responsabilités ministérielles, Alain Madelin a participé au premier programme de privatisation française (1986) et à la déréglementation des télécoms et de l'énergie. Convaincu de l'importance du rôle des idées, de l'influence des analyses économiques solides, et "de la nécessité de benchmarker les politiques nationales", Alain Madelin a parallèlement à ses activités politiques, fondé et présidé plusieurs cercles de réflexions qui lui permirent de s'impliquer dans les grands enjeux du nouveau monde, né de la chute du Mur de Berlin en 1989.

Alain Madelin a fondé en 1988 l'Institut Euro 92 qui "rassemble des décideurs et responsables économiques soucieux alors de renforcer la compétitivité globale de leur pays face aux nouvelles exigences créées par la mise en place du Marché Unique et la mise en route de l'Union Européenne. Après la chute du Mur de Berlin, "l'Institut Euro 92" s'est engagé dans la voie de la grande Europe, la réflexion sur les futures institutions communes et l'appui à la transition des nouvelles démocraties de l'Est européen. Le domaine d'action de "l'Institut Euro 92" ne se limite pas à l'économie, mais s'étend à la redécouverte et à la reformulation des racines philosophiques, juridiques et culturelles communes sur lesquelles se fonde la véritable tradition européenne et occidentale des libertés individuelles.

Club d'études, de réflexion et de propositions, "l'Institut Euro 92" s'appuie sur un réseau mondial de plus de 250 instituts et d'organismes partageant les mêmes conceptions d'une société de droit et de liberté, couvrant plus d'une soixante de pays, qui lui permettent de mobiliser un potentiel intellectuel exceptionnel autour des travaux qu'il organise. Dans une époque marquée par un changement rapide et un bouleversement des repères, l'Institut Euro 92 organise une veille des idées et des faits porteurs d'avenir au profits de ses adhérents.

Membres fondateurs (liste non exhaustive) : Kléber Beauvillain (Hewlett Packard), Pierre Bellon (Sodexho), Jean-François Deheck (Elf Sanofi), Jean-Louis Descours (Groupe André), Paul Dubrule et Gérard Pelisson (Accor), Jean-Réné Fourtou (Rhône-Poulenc), Serge Kampf (Cap Gémini Sogeti), Louis Le Druff (La Brioche Dorée), Francis Mer (Usinor Sacilor), François Pinault (Artémis SA), Patrick Ricard (Pernod Ricard), Yves Rocher (Laboratoire Yves Rocher), Jacques Servier (Laboratoire Servier), Gilbert Trigano (Club Méditerranée) et Jean-Pierre Raffarin (Secrétaire général de l'Institut Euro 92)" (source : www.euro92.com/new/presentation/index.htm).

Alain Madelin s'est fortement impliqué dans le soutien  aux nouvelles démocraties nées de la chute de l'empire soviétique et dans les problèmes de transition économique avant la chute du Mur de Berlin et pendant le Perestroïka : "(...) J'ai très tôt multiplié les contacts dans ces pays, et les hasards de l'histoire ont fait que j'ai alors noué des liens d'amitié avec beaucoup de ceux qui allaient assurer la relève démocratique et la transition économique au sortir du communisme. J'étais à Budapest le jour de la proclamation de l'indépendance hongroise, trente-quatre jours ans jour pour jour après l'insurrection du 23 octobre 1956. J'étais à Bucarest au lendemain de la chute de Ceausescu, avec les étudiants roumains qui avaient provoqué la Révolution. J'étais à Vilnius, entré clandestinement en Lituanie, dans le bureau du Président Lansbergis, qui négociait alors avec Gorbatchev, dans un Parlement encerclé par des chars soviétiques, défendu par des barricades gardées avec ferveur par tout un peuple" (source : Marie-ange Michet, publié sur le site www.alainmadelin.fr/new/biographie/index.htm).

Alain Madelin a cofondé en 1990 à Moscou "l'International Center for Economic Transformation" avec l'Institut of Economic Affairs (important cercle de réflexion fondé en 1955 pour promouvoir le libre marché). Alain Madelin s'est particulièrement intéressé au continent africain, en facilitant notamment le rapprochement des plans de développement des Présidents Abdoulaye Wade (Sénégal) et Thado Mbeki (Afrique du Sud), à l'origine du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Il a aussi une bonne connaissance des économies asiatiques. Alain Madelin a mené une réflexion sur le développement de la démocratie, l'Etat de droit, l'économie de marché au Moyen-orient et leur conciliation avec les valeurs de l'Islam.

Alain Madelin a installé ses cercles libéraux (www.cerclesliberaux.com) dans 300 mètres carrés de bureaux boulevard de la Tour Maubourg à Paris. Ses sympathisants se sont réunis par exemple le 12 mai 2005, salons Hoche à Paris, ou la droite favorable au OUI au projet de Constitution européenne a été jugée "indigne". Alain Madelin a considéré que sa famille de pensée est longtemps restée à cette occasion entre un "OUI de résignation" et un "NON d'irritation". Il a relativisé la polémique liée à la directive Bolkestein : "Nous sommes, dans cette campagne, à la grosse artillerie des peurs. J'appartiens à une génération qui a eu peur de l'invasion des armées du Pacte de Varsovie. Aujourd'hui, on a peur, à tort, de l'invasion du plombier polonais. Cela me semble grave" (source : Charles Jaigu, Le Point, semaine du 5 mai 2005, n° 1703, p 58).

Inscrit au Barreau de Paris, Alain Madelin a été associé au cabinet Peisse-Dupichot-Zirah (devenu depuis le cabinet Peisse-Dupichot-Zirah-Bothorel & Associés, www.dzb-avocats.com), ou il s'était spécialisé dans le droit de la concurrence, de l'environnement et des arbitrages internationaux (plus particulièrement ceux des pays de l'Est). C'est dans ce cadre professionnel qu'il a fondé l'International Center for Research on Environnemental Issues (ICREI), qui organise régulièrement des manifestations nationales et internationales : "(...) Conscient de l'importance des enjeux environnementaux et de la nécessité de concilier l'économie de marché et l'écologie". 

A l'âge de dix-huit ans, Alain Madelin fonde le Mouvement Occident (1964) avec des camarades : AlainRrobert, Gérard Longuet, François Duprat, Xavier Raufer et Nicolas Tandler... Pour le Réseau Voltaire (www.voltairenet.org/article9514.html) : "(...) Alain Madelin a été remarqué par Georges Albertini. Il est engagé à l'Institut d'Histoire Sociale (IHS) (www.voltairenet.org/article130193.html) , une officine anticommuniste mise en place par les services américains autour d'anciens collaborationnistes. Tout en y travaillant, il finit ses études de droit et devient avocat au Barreau de Paris. A l'IHS, Georges Albertini s'efforce de "blanchir" le jeune militant d'extrême droite, de lui donner une solide formation anticommuniste, et de lui ouvrir les portes des organisations politiques respectables (...). En 1986, Alain Madelin est élu conseiller régional de Bretagne et devient Ministre des PTT et du Tourisme dans le gouvernement de Jacques Chirac. Il s'entoure alors d'un "think tank" de grands patrons, le "Grenelle Consulting group" Ce noyau donne naissance à "l'Institut 92" d'Henri Lepage, dont il est président. C'est à cette époque que fidèle à ses contacts américains, il devient membre de la très fermée "Société du Mont Pèlerin". 

Le Mont-Pèlerin fait partie de la commune suisse de Chardonne, du canton de Vaud, située dans le district de Vevey. La massif a donné son nom à la Société du Mont Pèlerin, un club de réflexion qui fait la promotion du libéralisme économique, lieu ou les membres se retrouvent chaque année. La Société du Mont Pèlerin a été fondée le 10 avril 1947 par l'autrichien Friedrich Hayek (1899-1922à ,né Frieddrich August von Hayek, lors de sa conférence organisée au Mont-Pèlerin,   réunissant les grands penseurs de l'époque, dont l'américain Milton Friedman (1912-2006). Voir à ce sujet article du Réseau Voltaire du 16 mars 1988 ( www.voltairenet.org/article12761.html).

Début octobre 2008, le conseil d'administration du Groupe Rentabiliweb (www.rentabiliweb.org) a nommé Alain Madelin en tant qu'administrateur indépendant aux côtés de Gilles Lioret et Jean-Marie Messier.

Alain Madelin préside depuis novembre 2007 le Fond mondial de Solidarité Numérique (www.dsf-fsn.org).

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10 octobre 2008

RAYMOND BARRE

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2. RAYMOND BARRE

Raymond Barre (1924-2007) fut un des partisans les plus actifs de l'Union Economique Monétaire. A l'issue de ses études au Lycée Lecomte de Lisle à Saint-Denis de la Réunion, ou le célèbre avocat pénaliste Jacques Vergès lui servit parfois d'émule, Raymond Barre travaille en 1942 après la libération de l'île, au service de presse et d'information du gouverneur Capagarry.

Mobilisé en mars 1944, Raymond Barre reçoit une instruction militaire à Madagascar qui devait lui permettre d'embarquer pour l'Indochine, ce qui le contraindra à renoncer à la tradition familiale de suivre des études de médecine à la faculté de Montpellier. Mais les américains et les britanniques ne fourniront pas les navires de transport nécessaires avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Démobilisé fin 1945 sans avoir participé aux opérations, Raymond Barre prend le bateau pour Paris le 15 janvier 1946.

Logé à la cité internationale universitaire, Raymond Barre s'inscrit à la Faculté de Droit et à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris ou il rencontre l'économiste François Perroux (1903-1987), - fondateur de l'Institut de Science Economique Appliquée (ISEA), - qui l'initie à "l'analyse économique quantitative" et aux techniques de la "comptabilité nationale". Il subira surtout l'influence de Jean-Jacques Chevallier (1900-1983), - professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Paris, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques de 1964 à 1983, - et de Raymond Aron (1905-1983), - philosophe, sociologue, spécialiste de Karl Marx et promoteur du libéralisme).

Raymond Barre débute sa carrière de professeur à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de Caen en 1950, puis à l'Institut des Hautes Etudes de Tunis de 1951 à 1954 (source : www.asmp.fr/fiches_academiciens/barre_carriere.htm).

Jean Fuerxer démontre dans son livre d'histoire immédiate "Raymond Barre à la loupe" (Edition Le Manuscrit, Tome 1, 2003), que Raymond Barre avait déjà lorsqu'il était en poste en Tunisie " (....) des jugements très carrés. Ainsi considère t-il qu'Antoine Pinay va à contresens de ce qu'il conviendrait de faire, et que sa politique entraînera une chute grave des investissements pour l'avenir".

Directeur de cabinet de 1959 à 1962 de Jean-Marcel Jeanneney, Ministre de l'Industrie du gouvernement de Michel Debré, Raymond Barre reprend en 1962 son enseignement à la Fondation des Sciences Politiques à Paris ou il dirige le "service de recherches sur l'activité économique". Il exerce ensuite une succession de fonctions à dominante économique, notamment en tant que membre du Conseil du centre d'études des revenus et des coûts du Commissariat au Plan (1966) avant que la Général de Gaulle le nomme en 1967, vice-président de la Commission Européenne ou il restera jusqu'en 1972. 

Le Plan Barre de stabilité monétaire en Europe qu'il élabore en 1969 en qualité de Commissaire responsable des affaires économiques et financières sert de travail préparatoire au projet d'Union Economique et Financière lancé par les six Etats de la CEE au Sommet de La Haye en 1969. Adopté en 1970 par le Conseil des ministres, ce plan ne sera finalement pas appliqué de la manière prévue. Le "Rapport Werner" (1970) qui en découle, proposait déjà la création d'une organisation communautaire supranationale. La crise des années 1970 ne permettra pas de concrétiser l'Accord survenu en 1971, prévoyant la naissance d'un ensemble monétaire individualisé à l'horizon des années quatre-vingt. Ce projet, qui aboutira à l'instauration de l'Euro a cependant pris du retard sur le calendrier prévu initialement. A la Commission Européenne, Raymond Barre n'a cessé de marteler que l'action communautaire était prioritaire et que l'intérêt commun devait dépasser les intérêts nationaux.

Nommé le 12 janvier 1976 Minsitre du Commerce Extérieur dans le gouvernement de Jacques Chirac, il devient Premier Ministre le 25 août 1976, lorsque Jacques Chirac démissionne de son poste en pleine crise économique et financière. Raymond Barre cumule alors sa fonction de Premier Ministre avec celle de Ministre de l'Economie et des Finances, ce qui ne c'était jamais produit dans l'histoire de la République.

Confronté à la hausse du chômage et de l'inflation, Raymond Barre lance au mois de septembre 1976, le Plan Barre axé sur une politique dite "d'austérité", dans le but de réduire l'inflation et de relancer l'investissement. Bien que surnommé par Valéry Giscard d'Estaing "le meilleur économiste de France", il ne parvient à juguler ni le chômage (+ 60 % depuis le début de ce Plan), ni l'inflation (9,7 % en 1978; 11,8 % en 1979).

Dans "Raymond Barre à la loupe" (Edition Le Manuscrit, Tome 1, 2003), Jean Fuerxer apporte un nouvel éclairage à ce sujet. Ordonné autour d'un examen "à la loupe" des nombreuses déclarations de et écrits de raymond Barre, avant et pendant sa période de responsabilités, Jean Fuerxer démontre que la politique de Raymond barre ne fut pas forcément conforme aux idées libérales qu'il professait par ailleurs (source : www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp).

Proche de l'UDF, Raymond Barre est un des rares hommes politiques français à avoir occupé d'aussi hautes fonctions sans jamais avoir appartenu à un parti politique. Cela ne l'a pas empêché d'être élu député de la 4e circonscription du Rhône (1978-2002) et de devenir Maire de Lyon (1995-2001). Dans un entretien accordé au Figaro le 10 juin 2002, Raymond Barre déclare : "(...) N'appartenant à aucun parti, n'ayant pas le goût du portefeuille ministériel et insensible aux sondages, je pouvais tenir des propos qu'on s'interdisait dans le "microcosme". Il a renoncé à toutes fonctions en 2002.

 Raymond Barre a été le Président d'Honneur de l'Institut Aspen France de 1994 à 2004 (source : www.aspenfrance.org/fr/p40.php).

Le 29 août 2007, quelques jours après le décès de Raymond Barre, Jacques Attali remet en cause sur son blog le titre "d'économiste" qui avait fait la réputation de Raymond Barre, en s'interrogeant plus largement sur le rôle des économistes : "A quoi sert un économiste ? Depuis qu'elle existe, la République sut faire, dans ses gouvernements, le meilleur usage de ses professeurs. Des professeurs de tout et n'importe quoi furent, et sont, Ministres de tout et n'importe quoi. Paradoxalement, les seuls enseignants rarement appelés à diriger des administrations sont ceux dont la discipline aurait du justifier qu'on les attendent au premier rang : les professeurs d'économie. De fait, leur réputation est sulfureuse et chacun les considère au mieux, comme des experts aussi doués que les métérologues et au pire comme des rebouteux. Et, comme le disait très justement un des meilleurs prêtres de cette église, (...) Kenneth Boulding : "Un économiste est un expert qui saura vous expliquer demain pourquoi ce qu'il a prévu hier ne s'est pas passé aujourd'hui".

Raymond Barre semble (avec Jean Marcel Jeanneney, son maître, qui le fit entrer en politique), une exception : un économiste montée au plus haut niveau de la vie publique. En réalité, il n'était pas un économiste, mais un professeur; et peu importe ce qu'il enseignait; il était surtout un formidable vulgarisateur, (je fus très heureux d'être son élève) des idées des autres, aussi complexes qu'elles soient, sans jamais avoir été lui-même capable, ni même avoir souhaité, exprimer la moindre idée personnelle. Depuis son passage au gouvernement (qui laissa le pays dans une situation pire que celle ou il le trouva), presque personne n'a éprouvé le besoin de renouveler l'expérience, sinon avec d'autres pédagogues, comme Dominique Strauss-Kahn, dont l'apport à la théorie n'est pas non plus le premier titre de gloire. Depuis, les économistes sont cantonnés dans des postes d'experts, dans les banques ou les administrations. Les meilleurs d'entre eux partent par wagons entiers enseigner dans les universités américaines; quatre d'entre eux sont aujourd'hui considérés comme dignes du Prix Nobel, cette récompense magnifique qui distingue chaque année des travaux qui seront sans doute considérés dans cinquante ans comme aussi ridicules que le sont aujourd'hui les oeuvres des écrivains récompensés de ce même prix il y a un demi siècle. Parce que cette science n'excelle que dans l'art de se vendre : comme le disait un des plus lucides de ses maîtres, John Galbraith : "Un économiste, c'est quelqu'un qui ne sait pas de quoi il parle, et qui vous fait sentir que c'est de votre faute" (source : http://blogs.lexpress.fr/attali/2007/08/).

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07 octobre 2008

MAURICE LEVY (Groupe Publicis)

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 8. MAURICE LEVY (GROUPE PUBLICIS)

Maurice Lévy (né le 18 février 1942 à Oujda, Maroc) dirige depuis le 27 novembre 1987 le directoire du Groupe Publicis. Ce dernier est en 2008 le 4e groupe mondial de communication et le 2e groupe mondial de conseil et achat média, avec une présence dans 104 pays sur les 5 continents et près de 44 000 collaborateurs. Le Groupe Publicis a été créé par Marcel Bleunstein-Blanchet, le père d'Elisabeth Badinter. Fils d'un couple d'immigrés juifs russo-polonais, Marcel Bleustein-Blanchet a quitté l'école communale à l'âge de 12 ans pour aller aider son père au magasin de meubles du boulevard Barbès à Paris. Il est considéré comme le père de la publicité en France  (source : www.plublicisgroupe.com).

La journaliste Marie Bénilde écrit dans "Le Monde Diplomatique" du mois de juin 20004 : "(...) On doit remonter à "Publicité" 1926 (Publi-Six) pour mesurer le chemin parcouru depuis la création de l'entreprise par marcel Bleustein-Blanchet. Au siège de Publicis, avenue des Champs-Elysées, qui jouxte le drugstore du même nom (lequel a rouvert ses portes en 2004), un restaurant privé baptisé "Marcel" rend un hommage discret au fondateur. Avec ce club fermé ou les caciques de Publicis reçoivent des grands patrons, des décideurs politiques, et l'élite culturelle, le groupe a affiché sa capacité à faire des affaires. Pas seulement avec des slogans publicitaires, mais grâce à un impressionnant réseau de relations.

Contrairement à son prédécesseur, dont les contemporains reconnaissent la patte derrière chaque publicité, Maurice Lévy, Président du directoire de Publicis depuis 1988, n'est pas un "fils de pub". Cet informaticien de formation est avant tout un lobbyiste acharné, dont les intérêts relationnels rejoignent toujours son portefeuille publicitaire. Au fil des ans, il s'est construit une image de grand patron communiquant parmi ses pairs, porte-parole d'un capitalisme moderne, vivant des honoraires de ses clients et les guidant sur la route de la mondialisation heureuse. Un credo : la confiance; il la chante sur tous les tons, appelant les patrons à "l'optimisme pour stimuler la demande et réveiller le désir". L'histoire de Maurice Lévy doit beaucoup au siège de Publicis et à son drugstore. C'est au cours de l'incendie de cet édifice, en 1972, qu'il se fit remarquer par Marcel Bleustein-Blanchet en sauvant les fichiers informatiques des campagnes et les comptes des clients. Après cet incendie, dont on soupçonna l'organisation terroriste palestinienne "Septembre Noir" en dépit de son caractère apparemment accidentel, plus encore après 1974 quand une attaque à la grenade revendiquée par Illich Ramirez Sanchez (dit Carlos) visa le drugstore Publicis de Saint-Germain-des-Près, l'agence se montre très active contre le terrorisme arabe.

Maurice Lévy affiche un soutien militant à l'Etat d'Israël. Le groupe qu'il préside est implanté, via sa filiale "Ariely", dans l'Etat hébreu. Le Mossad lui doit une de ses campagnes de recrutement destinée aux jeunes à haut niveau d'études. Exemple, cette annonce publiée en 2000 dans la presse israélienne. "Si vous avec entre 25 et 35 ans, si vous cherchez une profession passionnante, si vous n'êtes plus motivé par votre profession ou si vous êtes ouvert à une  fascinante carrière, faxez votre CV au 1-800-371-333. Le Mossad s'adresse non pas à tout le monde, non pas à beaucoup, mais peut-être à vous". L'appel était suivi d'un texte incitant les recrues potentielles à "penser différemment, à aller au-delà des limites de l'habitude là ou convergent le rare et l'essentiel, l'aptitude et l'audace, l'intelligence et la créativité a écrit Arieh O'Sullivan dans un article du "Jerusalem Post" du 4 août 2000, intitulé "They're looking for a few good spies".

En 2004, (...) Publicis a démenti des informations publiées par "Le Figaro" faisant état de sa participation à une campagne de communication en faveur du Mur en Cisjordanie" (source : Marie Bénilde, Le Monde Diplomatique", juin 2004).

Mais le "Réseau Voltaire" est cependant formel à ce sujet. Il affirme sur son site Internet le 12 février 2004 que : "(...) Le cabinet d'Ariel Sharon a annoncé, jeudi 12 février 2004, qu'Israël ne se rendrait finalement pas devant la Cour internationale de Justice de La Haye", pour les auditions qui s'ouvrent le 23 février 2004, à propos de la légalité du Mur construit en Palestine. Les principaux Ministres du gouvernement israélien se sont rangés à la position défendue par le Ministre de la Justice et les juristes internationaux Daniel Bethléem et Alan Dershowitz. Ceux-ci ont en effet conclu que la condamnation d'Israël était inévitable et que la meilleure stratégie consiste à récuser à l'avance la légitimité de la Cour. Le gouvernement a en parallèle débloqué des fonds pour financer une campagne de presse internationale visant à défendre ce point de vue. En Europe, elle a été confiée à Publicis, dont Elisabeth Badinter préside le Comité de surveillance" (source : www.voltairenet.org/article12481.html).

Pour Marie Bénilde : "(...) Déjà, l'agence qui se prétend "apolitique" ne dédaignait pas, via Marcel Bleustein-Blanchet de conseiller le Général de Gaulle avant ses interventions à la télévision. Et, aux Etats-Unis, le groupe "Leo Burnett", filiale de Publicis, a conçu une campagne de recrutement de l'Armée américaine qui a déclenché l'ire de manifestants pacifistes pendant la guerre d'irak. En France, via "Publicis Consultant", Maurice Lévy, s'est employé à promouvoir le Plan Fillon de réforme des retraites. On doit également au groupe, la campagne de lancement de l'Euro dans les pays européens et la mise en place de la monnaie unique en France. Le budget de "mise en circulation de l'Euro" est revenu à Publicis en novembre 2000 sur décision du Ministre de l'Economie et des Finances, Laurent Fabius, fidèle allié de l'agence. Maurice Lévy, qui organisa deux mois plus tard un déjeuner à Publicis entre Lionel Jospin, alors Premier Ministre, et vingt des plus grands patrons français, sait en effet se montrer proche de la majorité, quelle qu'elle soit. D'ou, parfois de surprenantes acrobaties politiques quand il appelle à "réduire les inégalités" tout en précisant que "ce n'est pas en protégeant les gens de façon excessive qu'on leur rendra service" (sur Europe 1 le 5 février 2004). Et pour cause : Publicis est le chantre des offres publiques d'achat ou d'échange, des fusions créatrices de "valeur" pour l'actionnaire (et de licenciement pour les salariés). "La seule façon de se protéger, c'est de créer plus de croissance, c'est d'être plus gros que les autres" assure Maurice Lévy (sur Europe 1 le 5 février 2004).

Après avoir conseillé Thierry Desmarets, le PDG de TOTAL, dans son raid boursier contre ELF, la patron de Publicis a, au début de l'année 2004, assuré la communication du groupe pharmaceutique "Sanofi-Synthélabo" dans son offre de fusion avec "Aventis". On lui doit cette campagne ou un petit blondinet alité, le regard triste, lançait un appel vibrant au petit porteur d'actions. De quoi s'agissait-il ? Non pas, bien sûr, d'appâter l'actionnaire, de lui promettre davantage de dividendes, de s'assurer la propriété des brevets de l'adversaire...Publicis avait trouvé mieux : "Nous refusons l'idée de ne pas trouver plus vite le médicament qui va guérir Louis". En Allemagne, ou elle fit scandale, la campagne fut rapidement retirée. Mais en France, Publicis et "Sanofi-Synthélabo" ont pu compter sur de précieux relais d'influence pour communiquer comme ils l'entendaient. Et, en avril 2004, "Sanofi" a fait main basse sur "Adventis" (source : Marie Bénilde, Le Monde diplomatique, juin 2004).

 

Dans "Une faillite française" (Editions Albin Michel, 2003), Martine Orange - ancienne journaliste au quotidien Le Monde, rédactrice en chef de La Tribune - et Jo Johnson écrivent : "(...) Tout comme les médias, Publicis est d'autant plus friand de fusions d'entreprises que cette perspective s'accompagne toujours d'une bataille de communication avec de gros budgets publicitaires à la clé. La perspective d'une "création de valeur" a parfois aveuglé Maurice Lévy. Conformément à la théorie du "toujours plus" chère au publicitaire, il appuya ainsi l'ancien PDG de "Vivendi Universal", Jean-Marie Messier, et son groupe né de la fusion avec "Seagram", propriétaire des "Studios Universal". La boulimie de Jean-Marie Messier, qui rachetait ses "actifs" à coups d'endettement, au point de mettre son groupe au bord de la faillite, a souvent obtenu l'appui amical du patron de Publicis. Il fallut même l'intervention personnelle d'Elisabeth Badinter, Présidente du Conseil de surveillance du groupe, pour empêcher au printemps 2002 le Président du directoire de conforter la stratégie de Jean-Marie Messier en entrant au Conseil d'administration de "Vivendi Universal" quelques semaines avant l'éviction de son PDG " (source : Martine Orange et Jo Johnson, "Une faillite française", Albin Michel, p 301).

Pour Marie Bénilde : "(...) Si Maurice Lévy s'est fourvoyé sur son ami Jean-Marie Messier, c'est aussi qu'il avait intérêt à la comprendre. "Vivendi Universal" compte en effet au nombre des rares multinationales françaises cotées à Wall Street, là ou Publicis réalise une bonne part de son activité. En aspirant sur des dépenses de communication les levées de fonds des nouvelles valeurs internet, le groupe publicitaire a (comme l'ex-gérant de la communication et des médias) contribué au gonflement de la bulle spéculative. "Il existe, s'extasiait Maurice Lévy en 2000, une nouvelle race d'entrepreneurs, de jeunes gens qui préfèrent se lancer dans le Net plutôt que de faire des études prolongées ou de choisir une carrière à risques. C'est la meilleure nouvelle que la France ait connue depuis ces vingt dernières années (source : "Le journal du Net", le 15 mai 2004). A l'apogée de l'ère Jean-Marie Messier, "Vivendi Universal" était le premier annonceur français, et Publicis son agence de publicité.

 (...) En vertu de sa position de principal pourvoyeur de campagnes de publicité, Publicis peut compter sur la bienveillance des médias. Yves de Chasemartin, lorsqu'il était le patron du Figaro, est ainsi allé jusqu'à se séparer d'une journaliste qui suivait Publicis. Maurice Lévy n'ayant pas apprécié le récit qu'elle fit de son OPA ratée sur le groupe "True North", ni qu'elle laisse entendre qu'il avait profité du conflit d'héritage opposant Elisabeth Badinter et sa soeur pour récupérer des actions Publicis "à titre personnel". En 2002, c'est sur les conseils de Maurice Lévy que Yves de Chasemartin, désireux de racheter "L'Express" à "Vivendi Universal", prit la plume (dans le Figaro du 29 mai 2002) pour affirmer dans un éditorial retentissant : "Il faut sauver le soldat Messier".

Marie Bénilde conclue : "(...) Enfin, Maurice Lévy s'est employé à rapprocher Jean-Marie Messier et la direction du journal "Le Monde", au moment ou le quotidien commençait à signaler les difficultés financières de "Vivendi Universal". Le patron de Publicis était alors simultanément le conseiller de Jean-Marie Messier et le dirigeant de l'agence actionnaire à 49 % du "Monde Publicité". Plus tard, l'influence de Publicis sur le journal "Le Monde" a été confortée quand la firme de Maurice Lévy est devenue principal contributeur, à hauteur de 12 millions d'euros, du plan d'obligations remboursables en actions du quotidien du soir. Publicis est aussi actionnaire à 49 % "d'Espace Libération", la régie publicitaire du quotidien "Libération" (...). Maurice Lévy aime minimiser son action dans l'histoire économique des dix dernières années. "Jai un rôle très modeste" dit-il. "La seule chose que je fais, c'est des petites annonces et des petits conseils ici ou là". Il est aussi le coprésident du "French American Business Council" (une organisation informelle qui regroupe plusieurs entreprises françaises, Thales, Saint-Gobain, EADS, Lafarge;...et américaines).

(...) Le patron de Publicis, rémunéré 1,8 millions d'euros brut en 2003, est néanmoins réputé pour avoir le plus influent carnet d'adresses de la place de Paris. Avec Dominique Strauss-Kahn, il compte même au nombre des fondateurs, en 1994, du "Cercle de l'Industrie", dont il fut trésorier un moment ou cet organisme se vit reprocher par la justice d'avoir réglé le salaire de sa secrétaire grâce à l'argent d'ELF. A travers le "Cercle de l'Industrie", Maurice Lévy a pris place au sein du lobby de grandes entreprises françaises. Il entretient sa position en assurant l'organisation du "Forum Economique Mondial "de Davos" (source : Marie Bénilde, Le Monde Diplomatique, juin 2004, www.monde-diplomatique.fr/2004/06/BENILDE/11267).

 

Dans "L'Express" du 3 avril 2003, Renaud Revel dresse de Maurice Lévy le portrait suivant : " (...) Entré dans le groupe de Marcel Bleustein Blanchet en 1972, Maurice Lévy a su s'y faire adopter. Adoubé par le patron, il a hissé l'entreprise familiale au quatrième rang mondial des colosses de la pub. Mais comment fait-il ? Enquête sur un orfèvre en meccano d'entreprise.

Levé à l'aube, il a dévoré la presse du jour, avalé plusieurs litres de café, avant de jeter sa grande carcasse sur la banquette d'un taxi qui va l'emmener à la rencontre de quelques fauves de la planète. Venu au Forum de Davos pour se frotter au gratin de l'industrie et de la finance. Maurice Lévy biche : près de vingt années passées à ratisser les cénacles les plus cotés du globe n'ont pas émoussé la curiosité d'un homme entré dans la publicité par hasard (...). Doté d'un entregent qui participe à sa réputation, cet homme d'influence (on dit même de lui qu'il en est la quintessence) n'a pas son pareil pour serrer le bras des uns, cajoler les autres, un compliment ici, dans un anglais fluide qu'il a appris sur le tard, une accolade là. Et toujours à portée de main une carte de visite discrètement glissée, avec l'agilité d'un joueur de bonneteau : "Maurice Lévy, Chairman & CEO, Publicis Group". Bonne pioche : de retour dans sa chambre d'hôtel, Maurice Lévy dresse le bilan d'une journée bien remplie (...). Outre quelques squales de la haute finance ramassés dans ses filets, il a harponné le Président du Brésil Lula, accroché le Secrétaire américain au Commerce, Donald Evans. Avant d'embrayer avec le Secrétaire d'Etat aux Finances allemand, Caio Koch-Weser. Des noms venus grossir un calepin déjà rempli. N'a t-on pas coutume de dire que c'est le plus grand carnet d'adresses de Paris ? "Un petit opuscule..." a t-il pour habitude d'ironiser avec une fausse modestie. Lui qui, pour connaître chaque recoin de l'establishment, possède son rond de serviette à quelques-unes des tables fréquentées de Paris.

Maurice Lévy est un séfarade dont la passion pour le judaïsme est aussi ancienne et profonde que discrète et contenue. Un judaïsme tranquille, pour lequel il milite sans ostentation, mais que réveille toute allusion à l'Etat d'Israël. Membre du Comité central de l'Alliance Israélite Universelle, longtemps à la tête de l'association de Coopération Economique et Financière, il oeuvre ainsi, sans bruit, en faveur du développement économique et financière de l'Etat hébreu. Autre jardin secret, son premier cercle : en dresser l'inventaire est peine perdue. Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Simone Veil, Bernard-Henri Lévy, Nicolas Sarkozy, Alain Minc ou Jean-Marie Messier figurent certes parmi ses proches, mais il en est de plus intimes, dont on ignore l'identité (source : Renaud Revel, L'Express, 3 avril 2003).

Maurice Lévy a reçu le prestigieux Prix Benjamin Franklin de la fédération franco-américaine de New York au mois de novembre 2004, pour son implication en faveur de l'amitié franco-américaine. Etaient présents à cette cérémonie : Jean-Marie Messier, Jean-David Levitte (ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis, nommé en mai 2007 conseilller diplomatique et "sherpa" de Nicolas Sarkozy), Félix George Rohatyn (membre du Conseil de surveillance de Publicis Groupe SA, ancien ambassadeur des Etats-Unis en France, longtemps associé-gérant de la Banque Lazard, il dirige aujourd'hui son propre cabinet de conseil en fusions et acquisitions, Rohatyn Associates LLC. Felix Rohatyn est membre du Conseil d'administration de la Banque Rothschild). (source : www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/fils-de-publ...).

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01 octobre 2008

JACQUES ATTALI

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

Quel est votre avis sur la note : "Jacques Attali" ?

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(catégorie : III Regard sur la Mondialisation)

1. JACQUES ATTALI

A l'université du MEDEF organisée les 29, 30 et 31 août 2005 sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (Essonne), Jacques Attali, invité à participer à la réunion de clôture sur le thème "La terre peut elle tourner sans utopies ?", a expliqué au sujet du référendum sur le projet de Constitution européenne : "(...) D'abord, il ne faut pas renoncer. Ce n'est pas parce que qu'on a échoué une fois. Ceux qui ont voté NON au référendum se sont trompés ou ont menti. Malheureusement beaucoup de dirigeants politiques qui ont proposé le NON ne se sont pas trompés, ils ont menti. Il faut continuer et convaincre que la construction plus vaste de l'Europe est un progrès et non pas un recul, parce qu'il s'agit d'une construction politique qui équilibre le marché. Il faut donc le faire non seulement en recommençant ce qui a été fait, mais aussi en cherchant d'autres voies. Je pense en particulier à une voie d'accélération de l'intégration franco-allemande, à la mise en place de grands programmes sociaux européens. En particulier dans le domaine de l'éducation ou des réformes de type LMD, dont j'ai été un des initiateurs, démontrent que l'on peut avancer dans la vie quotidienne des européens de façon extrêmement rapide, positive et concrète. Il faut maintenant montrer aux européens que l'Europe est un plus et non un moins" (source : le magazine de l'université d'été 2005 du MEDEF, p 16, www.medef.fr/staging/medias/upload/82833_FICHIER.pdf).

 Jacques Attali (né le 01 novembre 1943 à Alger, Algérie) a exercé différentes fonctions : professeur, écrivain, conseiller d'Etat honoraire, conseiller spécial auprès du Président de la République (1981-1991). Il est le fondateur et le premier président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) à Londres (1991-1993). Il préside actuellement A&A (Attali & Associés, un cabinet conseil spécialisé dans le conseil stratégique, l'ingénierie financière et les fusions-acquisitions) et PlaNet Finance (une organisation internationale à but non lucratif qui rassemble l'ensemble des institutions de microfinance du monde). Jacques Attali a fondé en 1980 Action contre la Faim, puis en 1984, le programme européen Eurêka (programme majeur européen sur les nouvelles technologies qui a inventé entre autres le MP3). Il lance en 1989 un programme international d'action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh et conseille le Secrétaire général des Nations Unies sur les risques de prolifération nucléaire. Il est aussi à l'origine de la réforme de l'Enseignement supérieur dite LMD qui harmonise tous les diplômes européens. Docteur d'Etat en sciences économiques, diplômé de l'Ecole Polytechnique, de l'Ecole des Mines, de l'Institut d'Etudes Politiques et de l'Ecole Nationale de l'Administration (ENA), Jacques Attali a enseigné l'économie théorique à l'Ecole Polytechnique, à l'Ecole des Ponts et Chaussées et à l'Université Paris-Dauphine. Chroniqueur à L'Express, il est l'auteur de quarante livres, traduits dans vingt langues et diffusés à plus de six millions d'exemplaires dans le monde entier : des essais (traitant de sujets variés allant de l'économie mathématique à la musique), des romans, des contes pour enfants, des biographies et des pièces de théâtre (source : www.attali.com).

 Christine Bierre, rédactrice en chef du bimensuel Nouvelle Solidarité (publié par le parti politique français Solidarité et Progrès, www.solidariteetprogres.org) écrit en 2006 au sujet de Jacques Attali :

"(...) Après son rôle de conseiller spécial de François Mitterrand, ou il a côtoyé pendant plus de dix ans tous les grands de ce monde, Jacques Attali est aujourd'hui l'un des plus beaux carnets d'adresses des cercles de pouvoir en France. Plusieurs ouvrages parus ces derniers temps révèlent les relations étroites de Jacques Attali avec certains groupes financiers et les relations d'intérêt qui ont pu se nouer à l'abri du pouvoir.

Les ouvrages de Laurent Chemineau, "L'incroyable histoire de Lazard Frères", et de Martine Orange, "Ces messieurs de Lazard Frères", mettent en relief ses relations avec ce redoutable groupe de banquiers d'affaires. Maison très ancienne, fondée à la Nouvelle Orléans dans les années 1840 par deux familles alsaciennes, les Lazard et les Weill, son style l'a toujours distinguée des autres. C'est toujours dans l'ombre et dans les interstices du pouvoir que cette banque a aimé exercer ses talents. Banque de conseil et d'intermédiation, elle s'est insinuée auprès des politiciens, de droite comme de gauche, auprès des grandes banques et industries ou, en échange de ses conseils, elle exige de siéger dans leurs comités d'administration. Intermédiaires entre secteur public et privé pour les privatisations ou les investissements infrastructurels, elle s'est introduite dans la haute administration. Ces relations croisées lui ont permis de tisser une véritable mise en coupe réglée des sociétés du CAC 40 et du système politique français.

Nationalisations de 1981 - "la divine surprise" pour Lazard ! Les deux livres révèlent le rôle décisif joué par Jacques Attali auprès de François Mitterrand, pour faire en sorte que la "Maison Lazard" soit épargnée dans la nationalisation de trente-cinq grands établissements financiers opérée par la gauche au pouvoir! Laurent Chemineau révèle dans son ouvrage l'amitié d'Attali avec Michel-David Weill, à la tête de la Maison Lazard jusqu'en 2004, ainsi qu'avec Patrick Gerschell, petit-fils d'André Meyer qui dirigea la branche américaine. Martine Orange rapporte le lobbying mené par les banquiers auprès des dirigeants socialistes avant même que François Mitterrand ne soit élu, afin d'éviter la nationalisation de leur banque, Jacques Attali, proche de Lazard, est sollicité à plusieurs reprises.

Et voici ce que déclare Daniel Lebègue, alors conseiller technique à Matignon, sous Pierre Mauroy : "Jacques Attali savait qu'il était inutile de se battre pour Rothschild. C'était un nom trop symbolique. Politiquement indéfendable. Jamais le parti communiste n'aurait accepté de le laisser hors du champ des nationalisations. Lazard, en revanche, personne ne connaissait en dehors des milieux d'affaires. Il s'est fixé comme objectif d'éviter la nationalisation. C'était un de ses buts. Il l'a atteint". Martine Orange souligne que bien que la banque n'ait rien donné à Jacques Attali en échange, "sa main" protectrice ne s'est jamais éloignée de lui : "Comme premier Président de la BERD, il aura toutes les idées, l'expertise, les entrées des équipes de la Maison pour l'aider dans sa mission. Par la suite, elle sera toujours prête à le soutenir pour le financement de ses fonds d'investissement de micro-crédits en Afrique (PanetFinance) ou le développement technologique (A&A)". Martine Orange (ancienne journaliste du journal "Le Monde", actuellement rédactrice en chef du magazine "Challenges") souligne enfin comment Felix Rohatyn, l'ancien associé-gérant de Lazard à New York, a fortement investi dans le parti démocrate, ajoutant "qu'en France, fidèle à sa stratégie de deux fers au feu, le boulevard Haussmann, lui, s'est préparé de longue date à la prochaine éléction présidentielle. Il misait sur un duel Sarkozy-Strauss-Kahn au deuxième tour". Avant de se mettre à la disposition de de Ségolène Royal, dans une interview à John Paul Lepers, et ailleurs, Jacques Attali avait déclaré être prêt à jouer les conseillers du prince auprès de Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, à droite, et de Strauss-Kahn, Fabius et Ségolène Royal, à gauche. Tant que les citoyens ne mettront pas fin à cette corruption, telles des sauterelles, ces financiers, dont les Lazards ne sont qu'une variété un peu originale, iront jusqu'au bout dans le pillage de la substance productive des Nations et des populations. Pour changer cela, il faut ne pas avoir trempé dans ces années "fric" du XXe siècle et être prêt à déployer un grand volontarisme pour changer le cours des choses (source : www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_artic...).

Jacques Attali est autant l'ami de Ségolène Royal que de Nicolas Sarkozy : "(...) Les hasards de la vie font que je suis l'ami personnel de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal qui a été ma collaboratrice et que j'ai eu le privilège de faire rentrer dans la vie politique en 1981. Comme je l'ai fait pour Laurent Fabius qui était mon assistant en 1975. Dominique Strauss-Kahn est un ami très proche. Aucun de ceux-là n'est suspect sur la question juive et sur celle d'Israël. Donc, les juifs de France ne peuvent se déterminer sur la relation des candidats avec Israël ou le peuple juif. Ils sont tous de ce point de vue absolument parfaits. Moi, je suis de gauche. Je ne suis membre d'aucun parti mais , naturellement, je voterait pour le candidat de gauche, pas pour Nicolas Sarkozy" (source : Interview de Jacques Attali par Yves Azéroual, Tribune Juive, novembre 2006, p 12).

Lucide sur la réalité de nos institutions démantelées et le rôle dérisoire joué par les hommes politiques, Jacques Attali a expliqué au quotidien Le Monde pourquoi les énarques ne voulaient plus se lancer en politique aujourd'hui : "(...) Un : c'est mal payé. Deux : c'est beaucoup moins intéressant que par le passé. Avec l'Euro, il n'y a plus de politique économique. Avec les privatisations, il n'y a plus de politique industrielle. Avec la décentralisation, il n'y a plus de politique d'équipement. Avec la fin de l'Union Soviétique, il n'y a plus de politique militaire et stratégique. Et avec la globalisation, il n'y a plus de politique de rien. Le Président de la république a infiniment moins de pouvoir qu'il y a vingt ans, les Ministres n'en ont quasiment plus. Les énarques l'ont compris. Ils vont là ou il y a de la lumière : dans les entreprises, dans les banques, dans les régions...Entrer en politique pour ne prendre que des coups ou servir d'assistante sociale est devenu un sacerdoce. Les énarques qui continuent à en faire me font penser à ces personnages de Tex Avery qui continuent à courir dans le vide après franchi la falaise" (source : propos recueillis par Annick Cojean, Le Monde, 16 juin 2007). 

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25 septembre 2008

LE COMITE JUIF AMERICAIN (AMERICAN JEWISH COMMITTEE)

Blog de Pascal Jean Gimenez : Regard sur la Mondialisation

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7. LE COMITE JUIF AMERICAIN (THE AMERICAN JEWISH COMMITTE)

Lors de son voyage outre-atlantique, vendredi 7 octobre 2005, Jean-François Copé, en qualité de Ministre délégué au Budget dans le gouvernement de Dominique de Villepin, a rencontré de 15h00 à 18h00, David A. Harris, le directeur exécutif de l'American Jewish Committee (Comité Juif Américain).

Fondé le 11 novembre 1906 à la suite du pogrom de Kichinev, l'American Jewish Committee (AJC) a la charge de défendre les droits civils et religieux des juifs dans le monde.

David A. Harris s'est par exemple présenté le 22 octobre 2003 devant la sous-commission pour les affaires européennes de la Commission du Sénat américain pour les affaires étrangères, afin d'apporter son témoignage sur l'antisémitisme en Europe :"(...) L'antisémitisme se présente dans ses vieux habits familiers de l'extrême droite, dans ses déguisements variés de l'extrême gauche (y compris le mélange explosif d'anti-américanisme, d'anti-mondialisme et d'anti-sionisme) par l'intermédiaire de sources musulmanes qui colportent des théories malsaines de complot dans les écoles, les mosquées et les médias pour diffuser la haine des juifs, la voix de l'Europe doit être forte et cohérente. Et des gestes doivent être joints à la parole" (source : American Jewish Committee).

L'American Jewish Committee (AJC) a inauguré le 12 février 2004 à Bruxelles, le Transatlantic Institute (www.transatlanticinstitute.org), un organisme dont l'objectif principal est de renforcer les liens entre l'Europe et les Etats-Unis. Plusieurs ministres européens ont participé à l'inauguration. L'ambassade d'Israël en France a indiqué dans sa Newsletter n°65 du 19 février 2004, qu'à cette occassion : "Javier Solana a rendu hommage à cette initiative qui renforcera les triangles Etats-Unis-Europe-Israël et christianisme-judaïsme-islam".

Le Comité Juif Américain (AJC) a félicité Nicolas Sarkozy lors de son élection à la Présidence de la République : "(...) Nous admirons depuis longtemps Nicolas Sarkozy en tant que leader politique profondément engagé en faveur des valeurs démocratiques de la France, son empressement à affronter les menaces (...) et son dévouement au renforcement des relations transatlantiques. L'American Jewish Committe (AJC) envisage de travailler étroitement avec le Président Sarkozy et son administration sur les questions cruciales relevant de l'intérêt commun. L'American Jewish Committe a eu la joie d'avoir une relation coopérative et productive avec Nicolas Sarkozy depuis qu'il est devenu Miinsitre de l'Intérieur en 2002. (...) Nous espérons que vous continuerez à considérer l'Américan Jewish Committee comme un allié dans la tâche essentielle du renforcement de la compréhension et de la coopération entre la France et les USA", ont écrit le Président de l'American Jewish Committee, Richard Siderman, et le directeur exécutif, David D. Harris, dans une lettre de félicitations envoyée à Nicolas Sarkozy dès son élection (source : www.ajc.org). 

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